terça-feira, 17 de março de 2009

1889, 7 de Maio - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CVIII
Nº. 18
Pag. 931, 932, 933
*
ASTRONOMIE, - Note de M. Mouchez,accompagnant la présentation du 3e fascicule du « Bulletin internalional de la Carte du Ciel ». « Le panto-graveur stellaire » de M. Isaac Roberts.

« En présentant le 3e fascicule du Bulletin du Comité international de la Carte photographique du Ciel, M. Mouchez appelle l'attention de l'Académie sur la Notice dans laquelle M. Isaac Roberts donne la description de l'instrument qu'il vient d'imaginer et d'essayer pour la reproduction gravée des clichés d'étoiles.
« On sait que la grande utilité de la Carte photographique des étoiles jusqu'à la 14e ou 15e grandeur et des Catalogues qu’on en déduira sera de pouvoir transmettre à une époque très éloignée de la nôtre l'image exacte du ciel actuel, afin de permettre au temps de rendre assez grand le déplacement si lent des étoiles pour qu'on puisse déterminer leurs mouvements propres et relatifs.
« La connaissance de l'ensemble de tous ces mouvements à peine sensibles dans le cours d’un siècle, et qui échappent presque complètement aujourd'hui à la Science par l’incertitude d’observations très délicates insuffisamment espacées et la brièveté de la vie humaine, permettra certainement de découvrir bien des points d'une haute importance pour la connaissance de l'univers.
» L’objection la plus sérieuse qu’on avait faite à ce projet, dont on poursuit aujourd'hui très activement partout les préparatifs d'exécution, était la grande difficulté, sinon l'impossibilité de conserver et d'utiliser pendant des siècles, sans altération ni avaries, de si fragiles clichés avec leur délicate couche sensible. Leur reproduction sur papier ne pouvait donner d'ailleurs une garantie d'exactitude et de durée suffisante pour qu'on pût y avoir recours.
« L'instrument que vient dimaginer M. Isaac Roberts, et qu'il désigne sous le nom de pantograveur stellaire, permet de reporter sur une plaque métallique avec une rigoureuse exactitude en grandeur et en position toutes les étoiles contenues sur un cliché. L'opération pouvant se faire d'une manière sûre, économique et suffisamment rapide, il devient donc possible de reproduire sur métal en autant d'exemplaires qu'on le voudra tous les clichés de la Carte du Ciel, et l’on pourra également en tirer un nombre indéfini d'exemplaires sur papier pour en vulgariser l'usage.
» Si, comme tout permet de le croire d’après les essais déjà faits avec le premier appareil qui a été construit, le problème est aussi complètement résolu, c'est un nouveau et grand service qu’aura rendu à l'Astronomie M. Roberts, auquel on doit déjà les magnifiques photographies de nébuleuses dernièrement présentées à l’Académie.
« Ce 3e fascicule contient également un très intéressant Mémoire de M. Van de Sande Bakhuyzen, directeur de l’observatoire de Leyde, sur les nombreuses mesures qu’il a opérées sur des clichés d’étoiles de MM. Henry.
« La conclusion de ce Mémoire, conforme aux résultats semblables déjà obtenus par M. le Dr Thiele à l'observatoire de Paris en 1887, est que les clichés de MM. Henry sont susceptibles de donner les positions des étoiles avec la plus haute précision. »

Sem comentários:

Enviar um comentário