| 1847 11 de Janeiro | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 2 Pag. 46, 47 | M. Arago annonce qu’il a reçu de M. Blanquart-Évrard la description du procédé au moyen duquel ont été obtenues les images photographiques sur papier, mises sous les yeux de l’Académie : la Note est sous pli cacheté, et l’auteur demande que le paquet ne soit ouvert que si le procédé doit être publié dans les Comptes rendus. L’Académie ne pouvant prendre une décision sur une Note qu’elle ne connais pas encore, le paquet sera conservé à titre de dépôt jusqu’à ce que l’auteur ait fait connaître son intention. |
- ACONTECIMENTOS - ANTOLOGIA – CRONOLOGIA – MISCELÂNIA - NOTÍCIAS - ... – SEC. XIX (Desde 1971, que tenho recolhido em diversas publicações e jornais de época, textos e informações diversas, de assuntos referentes à Fotografia, num período que limitei até ano de 1900,constituindo uma cronologia e antologia. Dada a enorme quantidade de informação que recolhi, este blog encontra-se em ainda organização.)
terça-feira, 1 de dezembro de 2009
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
1847 25 de Janeiro | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 4 Pag. 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123 | PHOTOGRAPHIE. - Procédés employés pour obtenir les épreuves de photographie sur papier; par M. Blanquart-Évrard, de Lille. « A l’admiration que fit naître la belle découverte de M. Daguerre, se joignit bientôt un voeu: les artistes surtout firent appel à la science et lui demandèrent les moyens de fixer sur le papier les images de la chambre noire, que M. Daguerre obtenait sur plaqué d’argent. Cet appel fut entendu: grand nombre de savants firent bientôt connaître les propriétés photogéniques de beaucoup de produits chimiques; les recettes se multiplièrent a l’infini: d’où vient qu’elles restèrent sans résultat ? « Certes, on ne pourrait l’attribuer à l’inaction des amateurs; car, outre le piquant qu’offre toujours une nouveauté, cette nouvelle branche de photographie présentait trop d’intérêt sous le double rapport de l’art et de ses applications à l’industrie, pour ne pas réclamer tous leurs efforts. Si leurs travaux sont restés stériles, c’est qu’il y avait au fond de l’opération, telle qu’elle se pratiquait, une cause permanente d’insuccès; en d’autres termes, l’absence d’un principe pour la préparation du papier. « Dirigeant dès lors mes recherches vers ce but, j’arrivai bientôt à reconnaître que si les résultats qu’on obtenait étaient inconstants et défectueux, donnant des images sans puissance et sans finesses, sans dégradations lumineuses et sans transparence dans les clairs-obscurs, la cause était due à une préparation incomplète et trop superficielie du papier. En effet, procédant par analogie avec la préparation sur plaqué, on se contentait de déposer sur une des surfaces du papier les principes photogéniques. Cette opération chargeant inégalement la surface du papier, celle-ci était inégalement impressionnée à la lumière, lors de l’exposition à la chambre noire. Les réactions chimiques qui suivaient cette exposition accusaient toutes ces inégalites; en outre, la préparation étant trop superficielle, l’image manquait de ton dans les parties lumineuses, et de transparence dans les demi-teintes. Cette analyse me conduisit donc à reconnaître ce principe, qu’il fallait rendre la pâte du papier photogenique, en procédant à sa préparation par absorption, de manière qu’elle recélat les principes chimiques des dissolutions, et qu’elle devînt ainsi le milieu dans lequel doivent s’accomplir les réactions chimiques, qui finalement constituent l’image photographique. « Ce principe posé, chaque praticien peut, à son gré, choisir ses substances. De même que pour le plaque d’argent, les uns préfèrent les bromures aux chlorures, de même, pour le papier, ils seront libres de leur préference: les résultats seront relatifs, mais le principe devra être observé dans la préparation. « A fin de faciliter les premiers travaux de ceux qui voudraient se livrer a l’étude de la photographie sur papier, je vais leur indiquer ici les moyens de préparations des epreuves que j’ai produites, et dont l’emploi leur donnera un résultat propre à les encourager à de nouvelles études. « Pour opérer promptement, il faut employer le papier mouillé: c’est là une condition qui rend l’opération trés-difficile; car, à peine le papier est-il déposé snr la planchette du châssis, qu’il se boursouffle. Pour parer a ce grave désagrément,on a conseillé l’ardoise humide; mais cela ne retarde l’inconvénient que de quelques minutes, et, par suite, ne dispense pas de procéder à ces opérations préliminaires sur les lieux mêmes où l’on veut prendre une épreuve. A la recherche d’un moyen, je commençai a me servir d’une glace sur laquelle je déposais le papier et que je garantissais par la planchette pour former mon châssis. Un jour, par distraction, je plaçai cette glace dans mon châssis, dans le sens opposé, c’est-à-dire le papier en dedans et la glace faisant face à l’objectif dans la chambre noire. J’obtins également mon épreuve. Ce fut un trait de lumière: l’image pouvant venir derrière une glace, en pressant le papier entre deux glaces, recouvrant auparavant un des côtés du papier photogénique de deux ou trois feuilles de papier bien mouillé, je pouvais entretenir l’humidité pendant un temps considérable, et mon papier, par son adhérence à la glace, conservait toujours une surface parfaite. Je pus ainsi aller au loin prendre une épreuve et venir la terminer dans mon cabinet. Ce moyen, on le voit, lève une des plus grandes difficultés de la photographie sur papier, et rendra son exécution plus facile que celle sur plaqué. » Toutes les préparations que je vais décrire se feront à froid, non parce que cela est préférable, mais parce que ce mode est moins assujettissant, et qu’il devient ainsi à la portée du plus modeste préparateur, auquel un coin d’appartement, bien garanti de toute lumière, pourra servir de laboratoire. Elles seront faites a la lueur d’une bougie ou d’une lampe ordinaire. « L’opération se divise en deux parties: la première est celle qui doit donner l’épreuve de la chambre noire; elle est négative, les parties éclairées étant représentées par les noirs, et vice versâ. « Pour cette épreuve, on fera choix d’un papier de la force des plus beaux papiers à lettres, glacé, de la plus belle pâte possible. Je me suis trouvé trés-bien de celui de M. Marion, marqué Nº. 10 B. « On versera dans une cuvette une dissolution de 1 partie de nitrate d’argent (1) ([i]) et 30 parties d’eau distillée (toutes les parties sont désignées au poids), sur la surface de laquelle on déposera le papier, en ayant soin de ne pas enfermer de bulles d’air entre la masse du liquide et le papier (cette re-commandation s’applique a toutes les préparations ultérieures). Après une minute sur ce bain, on retirera le papier en le faisant égoutter par un des angles, puis on le déposera à plat sur une surface imperméable, telle qu’un meuble verni, une toile cirée, etc., le laissant ainsi sécher lentement, en ayant soin d’éviter tout dépot de liquide par place, ce qui serait une cause de taches aux épreuves. « Dans un autre vase où l’on aura versé une dissolution de 25 parties d’iodure de potassium, 1partie de bromure de potassium et 560 parties d’eau distillée, on plongera entièrement ce papier pendant une minute et demie ou deux minutes, s’il fait froid, en laissant au-dessus le côté nitraté; on le retirera de ce bain en le prenant par deux coins, et on le passera ,sans le lâcher, dans un vase plus grand rempli d’eau distillée, afin de le laver et d’enlever tout dépôt cristallin qui pourrait, sans cela, rester à la surface: puis, sur un fil qu’on aura tendu horizontalement à cet effet, on suspendra le papier en faisant une corne à l’un des coins , et on le laissera ainsi s’égoutter et sécher complétement. « Ce papier, ainsi préparé, sera recueilli dans une boîte de carton a l’abri de la lumière, et, sans être tassé fortement, il pourra se conserver pendant des mois entiers. On peut donc, dans une seule journée, se préparer le papier nécessaire à une excursion de plusieurs mois. On recueillera les excédants des liquides dans des flacons recouverts de papier noir: ils pourront servir jusqu’à épuisement. « Lorsqu’on voudra prendre une épreuve, on versera sur une glace bien plane et bien calée sur un support qu’elle débordera, quelques gouttes d’une dissolution de 6 parties de nitrate d’argent, 11 parties d’acide acétique cristallisable et 64 parties d’eau distillée (on ne prendra que la moitié de la quantité d’eau pour dissoudre le nitrate, on versera ensuite l’acide acétique, et aprés une heure de repos, on ajoutera la seconde partie d’eau) (1) ([ii]). « On y déposera le papier du côté qui aura été soumis, dans la première préparation, à l’absorption du nitrate d’argent; on étendra avec la main le papier, de manière que, bien imbibé partout de la dissolution, il adhére parfaitement à la glace, sans laisser de plis ni de bulles d’air. Ceci fait, on le couvrira de plusieurs feuilles de papier bien propre, trempées à l’avance dans l’eau distillée (une seule pourrait suffire si l’on avait un papier d’une très-grande épaisseur); sur ces feuilles de papier trempées, on déposera une seconde glace, de la même dimension que la première, et l’on pressera fortement dessus, pour ne former qu’une seule masse. On déposera le tout dans un châssis de la chambre noire, qu’on aura préalablement fait disposer à cet effet, et l’on ira ensuite procéder a l’exposition, comme si le châssis renfermait une plaque daguerrienne. « Cette préparation exige une durée d’exposition qui pourra être calculée par les daguerréotypeurs , au quart de celle nécessaire pour les plaques préparées au chlorure diode. Ils tiendront compte, toutefois, de la température, et remarqueront qu’elle est une cause d’accélération non moins puissante que l’intensité luminense. « L’exposition terminée, on déposera l’épreuve sur un plateau de verre ou de porcelaine, qu’on aura légèrement mouillé, afin que le papier y adhére plus facilement. On versera dessus une dissolution saturée d’acide gallique; à l’instant, l’image apparaîtra. On laissera agir l’acide gallique, afin que la combinaison soit plus profonde dans le papier, et que tous les détails arrivent dans les parties des clairs-obscurs; mais on arrêtera, toutefois, l’action de l’acide gallique, avant que les blancs qui doivent former les noirs de l’épreuve positive n’éprouvent de l’altération. A cet effet, on lavera l’épreuve en versant de l’eau dessus, pour la débarrasser de l’acide gallique; puis, la déposant de nouveau sur le support, on y versera une couche d’une dissolution de 1 partie de bromure de potassium et de 40 parties d’eau distillée, qu’on laissera dessus pendant un quart d’heure, en ayant bien soin qu’elle en soit toujours couverte: aprés quoi, on lavera l’épreuve à grande eau, et on la séchera entre plusieurs feuilles de papier buvard. Elle sera alors achevée, et pourra donner un nombre considérable d’épreuves positives, après que, pour la rendre plus transparente, on l’aura imbibée de cire, en en râpant une petite quantité sur le papier et la faisant fondre avec un fer à repasser, à travers plusieurs feuilles de papier a lettre, qu’on renouvellera suffisamment, afin d’enlever tout dépôt de cire a la surface de l’épreuve. « Préparation du papier de l’épreuve positive. - On fera choix, pour cette épreuve, du papier de la plus belle pâte, le plus épais possible et parfaitement glacé. « Dans un vase ou l’on aura versé une solution de 3 parties d’eau saturée de sel marin, dans 10 parties d’eau distillée, on déposera la feuille de papier sur une seule surface et on l’y laissera jusqu’à ce qu’elle s’aplatisse parfaitement sur l’eau (2 ou 3 minutes). Ou le séchera sur du papier buvard, en passant fortement et à reprises répétées, dans tous les sens, la main sur le dos du papier, renouvelant le papier buvard jusqu’à ce qu’il n’accuse plus aucune humidité fournie par le papier salé; il sera alors déposé snr un autre bain composé d’une solution de 1 partie de nitrate d’argent et de 5 parties d’eau distillée; on l’y laissera tout le temps qu’exigera l‘assèchement, comme il vient d’être dit, d’une seconde feuille de papier, qui aura remplacé la premiére sur le bain salé; alors, ôtant celle du bain d’argent, on l’égouttera avec soin par un de ses angles, et on la déposera sur une surface imperméable, comme pour la première préparation du papier négatif. On voit qu’en passant ainsi le papier du bain salé au bain d’argent, le préparateur ne perd pas une minute, et qu’il peut, en quelques heures, préparer une assez grande quantité de papier. « Parfaitement sec, on l’enfermera dans une boîte ou carton sans le tasser. Il sera bon de n’en pas préparer pour plus de huit à quinze jours à l’avance, car au bout de ce temps, il se teinte, et, quoique propre encore à la reproduction des images, il n’accuse plus les blancs avec le même éclat que lorsqu’il est nouvellement préparé. « Pour faire venir une épreuve positive, ou placera l’épreuve négative du côté imprimé sur la surface préparée du papier positif; on pressera les deux papiers réunis entre deux glaces qu’on déposera sur un châssis (planche rebordée) couvert d’un drap noir. On aura soin que la glace du dessus soit assez forte et assez lourde pour que son poids fasse pression sur l’épreuve négative, de manière qu’elle soit parfaitement adhérente au papier positif. Ceci fait, on exposera à la grande lumière, au soleil autant que possible, en cherchant à faire tomber ses rayons à angle droit sur la glace. Pour avoir de belles épreuves, il faut pousser cette exposition à son degré extrême; elle devra être arrêtée avant que les vives lumières de l’image puissent être altérées. Il suffira d’une seule expérience pour déterminer approximativement le temps d’exposition qui sera, terme moyen, de vingt minutes au soleil selon la vigueur de l’épreuve négative. « Aprés cette exposition, on rentrera l’épreuve dans le cabinet noir et quelle qu’elle soit, on la laissera tremper un quart d’heure dans un bain d’eau douce, puis dans un autre d’hyposulfite de soude, de 1 partie d’hyposulfite de soude et de 8 parties d’eau distillée. A partir de ce moment, on pourra la regarder au jour et suivre l’action de l’hyposulfite; on verra alors les blancs de l’épreuve prendre de plus en plus d’éclat, les clairs-obscurs se fouilleront, la nuance de l’épreuve, d’abord d’un vilain ton roux et uniforme, passera à une belle nuance brune, puis au bistre, puis enfin au noir des gravures de l’aqua-tinta. L’opérateur arrêtera donc son épreuve au ton et a l’effet qui lui conviendront. Elle sera parfaitement fixée; mais, afin de la dégorger de l’hyposulfite dont l’action se prolongerait, on la lavera à grande eau, après quoi on la laissera dans un grand vase rempli d’eau, pendant tout un jour ou au moins cinq à six heures : ou séchera ensuite entre plusieurs feuilles de papier buvard. « Ce bain, comme celui de l’hyposulfite, peut recevoir en même temps autant d’épreuves que l’on voudra. « Les épreuves qui ne pourraient supporter l’action de l’hyposulfite au moins pendant deux heures, devront être rejetées. Ce serait une preuve qu’elles n’auraient point eté exposées assez longtemps à la lumiére, et elles ne seraient pas suffisamment fixées. « Quelque compliquées que puissent paraitre les préparations ci-dessus décrites, on les reconnaîtra excessivement faciles lorsqu’on seraà l’œuvre, si on les compare aux préparations des plaques, on sera étonne de leur simplicité. « L’avantage de pouvoir préparer à l’avance le papier des épreuves négatives facilitera singulièrement les excursions daguerriennes, en dispensant l’amateur d’un bagage toujours fort embarrassant, et en lui économisant le temps et le travail qu’exige le polissage des plaques qui ne peut être fait à l’avance. La facilité de ne faire venir les epreuves positives qu’au retour d’un voyage, et de les multiplier à l’infini, ne contribuera pas peu au développement de cette branche de photographie, qui réclame aussi la sympathie des artistes, puisque les résultats ne sont point, comme sur le plaqué, en dehors de leur action, et qu’ils peuvent, au contraire, les modifier au gré de leur imagination. « Ainsi la facilité d’exécution, la certitude de l’opération, l’abondante reproduction des épreuves, voilà trois éléments qui doivent, dans un temps prochain, faire prendre à cette branche de photographie une place importante dans l’industrie; car, si elle est appelée à donner à l’homme du monde des souvenirs vivants de ses pérégrinations, des images fidèles des objets de ses affections, elle procurera aux savants des dessins exacts de mécanique, d’anatomie, d’histoire naturelle; aux historiens, aux archéologues, aux artistes enfin, des vues pittoresques, des études d’ensemble et de détail, des grandes oeuvres de l’art antique et du moyen âge, dont les rares dessins ne sont le partage que du petit nombre. » |
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
| 1847 15 de Março | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 11 Pag. 448 | CORRESPONDANCE M. le Secrétaire de l’Académie des Beaux-Arts invite l’Académie des Sciences à désigner deux de ses Membres pour faire partie d’une Commission qui sera chargée d’examiner le procédé de photographie sur papier, communiqué par M. Blanquart-Évrard. MM. Biot et Regnault sont invités à s’adjoindre à la Commission déjà nommée par l’Académie des Beaux-Arts. |
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| 1847 15 de Março | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 11 Pag. 466 | M. Boue annonce que l’on peut à argenter, au moyen de la galvanoplastie, des planches de métal, de manière à les rendre propres à recevoir les images photographiques. |
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| 1847 12 de Abril | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 15 Pag. 653 | PhOTOGrAPHIE. - Supplément à une précédente communication concernant la photographie sur papier. (Note de M. Blanquart-Evrard.) (Commission nommée.)
« Dans la description de mon procédé de photographie sur papier, j’ai omis de faire remarquer, qu’au moyen de l’imprégnation profonde de nitrate d’argent que recevait le papier pour les épreuves positives, le bain d’hyposulfite dans lequel on plongeait ces épreuves au sortir de l’exposition, en dissolvait une certaine quantité, et passait ainsi à un autre état chimique, lequel donnait lieu aux réactions que j’ai dérites, en amenant l’épreuve de la teinte, rousse d’abord, au noir des gravures de l’aqua-tinta. « L’inobservation de ce changement d’état du bain de l’hyposulfite, a donné lieu à l’insuccés des expériences auxquelles se sont livrés jusqu’ici les photographistes, opérant le plus souvent avec des épreuves de petite dimension: il en résultait que le bain d’hyposulfite, d’ailleurs trop considérable, ne se chargeait pas suffisamment de nitrate; de telle sorte que son action, au lieu de devenir colorante, attaquait, au contraire, l’image et la dégradait de teinte, dans la proportion inverse de l’effet recherché. « Ayant reconnu, par les faits, la cause de ces insuccés, je m’empresse de la signaler, pour qu’il soit permis à chacun d’obtenir des épreuves satisfaisantes. « Ceux donc qui, bornés dans leur exécution, ne pourraient fournir assez tôt à leur bain d’hyposulfite, suffisamment d’épreuves pour l’amener à l’état convenable, y suppléeront en versant dans leur bain une légère quantité de leur dissolution concentrée de nitrate d’argent. » |
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| 1847 17 de Maio | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 20 Pag. 881, 882 | M. Delaurier communique ses idées sur quelques applications que l’on pourrait faire de la photographie, et sur les modifications qu’il conviendrait de faire subir, dans ces cas, aux procédés ordinaires. |
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| 1847 17 de Maio | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 20 Pag. 882 | M. Dieudonné propose un moyen pour obtenir directement, sur le cuivre du graveur, le trait et la disposition des ombres d’un dessin donné par la chambre obscure et dont on veut faire une estampe à l’eau forte. |
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| 1847 28 de Junho | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXIV Nº. 26 Pag. 1155 | M. Engelhard adresse une Note écrite en allemand sur la préparation des plaques daguerriennes. M. Regnault est invité à prendre connaissance de cette Note et à faire savoir à l’Académie si elle est de nature à devenir l’objet d’un Rapport. |
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1847 23 de Agosto | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXV Nº. 8 Pag. 312 | M. Rochas soumet au jugement de l’Académie une Note concernant un nouveau procédé pour ramener, au moyen d’un dépôt galvanoplastique, les plaques daguerriennes qui ont déjà servi, à un état de pureté qui permette d’obtenir une suite d’images parfaites. L’application de la galvano plastie à la daguerréotypie offre cet avantage, qu’on est certain d’avoir tpoujours la surface destinée à recevoir l’image composée d’un argent parfaitement pur, ce qui permet d’omettre certaines précautions indispensables pour les lames ou l’argent a été appliqué sur la feuille de cuivre par voie de placage. |
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1847 30 de Agosto | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXV Nº. 9 Pag. 348 | M. Brachet adresse une Note sur une opération photographique, dont il pense qu’on pourrait faire usage dans quelques cas, au lieu des procédés typographiques ou lithographiques, pour multiplier les copies d’un écrit. |
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| 1847 18 de Outubro | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXV Nº. 16 Pag. 554, 555 | OPTIQUE. - Des actions que les diverses radiations Solaires exercent sur les couches d’iodure, de chlorure ou bromure d’argent; par M. Claudet. ( Commissaires, MM. Arago, Becquerel, Babinet , auxquels s’adjoindront les anciens Commissaires du Mémoire de M. Becquerel fils.) L’auteur se propose d’établir, dans ce Mémoire, que les rayons les moinsréfrangibles rouges, orangés ou jaunes, détruisent par leur action l’effet qu’ont produit, sur la couche photographiquement sensible, les ragons situés à l’autre extrémité du spectre. Il ne croit pas à la théorie que M.Edmond Becquerel avait donnée des rayons continuateurs. Voici une des expériences citées par M. Claudet : « Après avoir exposé une plaque a la lumière du jour sous un tulle noir, j’en couvris une moitié, et je soumis l’autre à la radiation d’un verre rouge. Le mercure développa une image du tulle, sur la partie qui n’avait été affectée que par la lumière du jour; tandis que l’antre, qui avait ensuite reçu l’action des rayons rouges, resta tout à fait noire. Les rayons rouges transmis par le verre avaient donc détruit complétement l’effet produit par, la lumière do jour. Ce résultat, dit l’auteur, était déjà connu; mais je crois avoir observé le premier, qu’après la destruction, de l’effet photogénique, la plaque recouvre sa sensibilité première. Ainsi, continue M.Claudet, on peut exposer une plaque à la lumière, détruire l’effet qu’elle a produit, et rendre a la couchem sa sensibilité; puis, l’exposer de nouveau à la lumière, détruire le second effet par les radiations rouges, orangées ou jaunes, et ainsi de suite plusieurs fois, sans changer les propriétés de chacun de ces états. On voit, d’après cela, qu’au lieu de préparer des plaques dans l’ombre, on peut le faire impunément en plein jour; il ne s’agit, pour leur donner la sensibilité voulue, que de les placer pendant quelques minutes sous un verre rouge, avant de les mettre dans la chambre noire. » Nons n’analyserons pas en détail les nombreuses expériences à l’aide desquelles M. Claudet établit que le rouge détruit l’action photogénique du jaune; que le jaune détruit celle du rouge, et que toutes les deux détruisent l’action photogénique de la lumière du jour. Mais, en attendant le Rapport de la Commission, nous remarquerons avec l’auteur, que le composé chimique semble rester toujours le même sous ces diverses influences, et qu’il n’y a aucune séparation ni dégagement des éléments constituants. Si la radiation bleue dégageait un de ces éléments, on ne comprend pas, en effet, comment la radiation rouge parviendrait à le restituer. |
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1847 25 de Outubro | Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences T. XXV Nº. 17 Pag. 579, 580, 581, 582, 583, 584, 585, 586, 587, 588, 589 | MÉMOIRES PRÉSENTÉS. CHIMIE. - Mémoire de M. Niepce de Saint-Victor, lieutenant de cavalerie dans la garde municipale, sur des propriétés particuliéres de l’iode, du phosphore, de l’acide azotique, etc. (Déposé en deux parties à l’Institut, le 22 juin 1846 et le 11 janvier 1847.) [Extrait.] Première partie . - De l’iode et de ses effets. « Je crois être le premier qui aie découvert dans l’iode une propriété que l’on était loin d’y soupçonner, la propriété de se porter sur les noirs d’une gravure, d’une écriture , etc., à l’exclusion des blancs. Ainsi, une gravure est soumise à la vapeur d’iode pendant cinq minutes environ’ à une température de 15 à 20 degrés; on emploie 15 grammes d’iode par décimètre carré (il faudrait plus de temps si la température était moins élevée) ; on applique ensuite cette gravure sur du papier collé à l’amidon, en ayant soin préalablement de le mouiller avec une eau acidulée à 1 degré d’acide sulfurique. C’est la seule substance qui, jusqu’à présent, donne un peu de solidité aux dessins: malgré cela, ils finissent par disparaître à l’air et à la lumière; mais en les collant sous une feuille de verre, on peut les conserver très-longtemps. Les épreuves, après avoir été pressées avec un tampon de linge, présentent un dessin d’une admirable pureté; mais, en séchant, il devient vaporeux. Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est que l’on peut tirer plusieurs exemplaires de la même gravure sans lui faire subir de nouvelles préparations, et les dernières épreuves sont toujours les plus nettes; car en laissant très-longtemps la gravure exposée à la vapeur d’iode, les blancs finissent par s’en imprégner, si le papier est collé à l’amidon; mais les noirs dominent toujours, quelle que soit la durée de l’exposition. « Il est bien entendu que la gravure n’est nullementaltérée, et que l’on peut la reproduire à l’infini. » J’ai trouvé le moyen de reproduire par le même procédé toute espèce de dessin, soit que celui-ci ait été fait à l’encre grasse ou aqueuse (pourvu que celle-ci ne contienne pas de gomme), soit qu’il l’ait été à l’encre de Chine ou à la mine de plomb; en un mot, tout ce qui a trait peut être reproduit, seulement il faut faire subir à ces dessins les préparations suivantes: On les plonge pendant quelques minutes dans une eau légèrement amoniacale, puis on les passe dans une eau acidulée avec les acides solfurique, azotique et chlorhydrique, et on les laisse sécher: c’est alors qu’on les expose à la vapeur d’iode , et qu’on répète le procédé décrit plus haut. Par ce moyen, on parvient à décalquer des dessins qui jusqu’ici n’auraient pu l’être autrement, lors même qu’ils seraient dans la pâte du papier. On peut aussi ne reproduire qu’une des deux images qui se trouvent sur le recto et le verso d’une même feuille de papier. « J’ai indiqué la nécessité que le papier qui doit recevoir le dessin d’une gravure eût été collé avec de l’amidon, parce qu’en effet, la matière colorée du dessin est l’iodure d’amidon; d’après cela, j’ai eu l’idée d’enduire d’empois la surface de plaques de porcelaine, de verre opale, d’albâtre et d’ivoire, et d’opérer ensuite comme j’opérais sur le papier : le résultat, comme je l’avais prévu, a été d’une supériorité incontestable, relativement aux dessins produits sur simple papier collé à l’amidon. « Lorsque le dessin résultant de cette opération est parfaitement sec, on y passe un vernis à tableau; et si on peut le mettre sous verre, il acquiert une telle fixité, que j’en ai conservé depuis plus de huit mois sans aucun changement notable. « Lorsque je veux reproduire une gravure, je me sers de préférence de verre opale, derrière lequel je colle une feuille de papier pour le rendre moins transparent: on obtient sur cette plaque une épreuve renversée; mais en opérant sur une feuille de verre ordinaire que l’on retourne ensuite, l’épreuve se trouve alors redressée, et il suffit de placer une feuille de papier derrière, pour faire ressortir le dessin. On peut aussi le conserver comme vitrail; mais, dans ce cas, il faut placer le dessin entre deux feuilies de verre, afin de le préserver de tout contact et en assurer la solidité. » Cette derniére application sera très-avantageuse pour la fantasmagorie. « On peut obtenir des dessins de plusieurs couleurs, telles que du bleu, du violet et du rouge, suivant que l’amidon est plus ou moins cuit; dans le premier cas, il porte au rouge. « On obtient du bistre plus ou moins foncé en soumettant une épreuve à la vapeur d’ammoniaque; mais elle reprendrait sa.couleur primitive, si on la vernissait après cette opération. Conséquemment , on ne peut donc vernir une épreuve ainsi modifiée par l’ammoniaque. « Je parlerai maiatenaat des épreuves que l’on peut obtenir sur différents métaux. Ainsi, en exposant une gravure à la vapeur d’iode (pendant quelques minutes seulement, afin d’éviter que les blancs s’en imprègnent); l’appliquant ensuite (sans la mouiller) sur une plaque d’argent, la mettant sous presse, on a, au bout de cinq à six minutes, une reproduction des plus fidèles de la gravure; en exposant ensuite cette plaque à la vapeur du mercure, on obtient une image semblable à l’épreuve daguerrienne. « Sur le cuivre, on opère comme il vient d’être dit pour l’argent, et l’on soumet ensuite cette plaque à la vapeur, de l’ammoniaque liquide, que l’on chauffe un peu afin que le dégagement soit plus fort; mais il faut avoir l’attentiou de n’exposer la plaque de cuivre que lorsque les premières vapeurs se sont échappées de la boîte: car, pour cette opération, il en faut une dans le genre de celle dont on se sert pour le mercure. On nettoie ensuite cette même plaque avec de l’eau pure et un peu de tripoli. Aprés cette opération, l’image apparaît en noir comme la précédente; et, de plus, la modification produite par le contact de l’ammoniaque s’étend à une telle profondeur dans la plaque, qu’elle ne peut disparaître qu’en usant sensiblement le métal même. « Ce dernier procédé pourra faciliter le travail de la gravure au burin. « On peut aussi reproduire sur du fer, du plomb, de l’étain et du laiton; mais je ne connais pas de moyen d’y fixer l’image. « Des nombreuses et nouvelles expériences que j’ai faites sur l’iode, je ne citerai ici que celles dont les résultats sont certains. Ainsi, j’ai huilé une gravure à l’encre grasse, et lorsqu’elle a été sèche, je l’ai exposée à la vapeur d’iode. Les épreuves ont été analogues aux précédentes, sauf que le dessin était moins apparent. J’ai ensuite crayonné des dessins sur une feuille de papier blanc (collé à l’amidon) avec du fusain, de l’encre aqueuse (sans gomme) et du plomb: eh bien, tous se sont reproduits et se reproduisent encore plus nettement lorsqu’ils ont été tracés sur papier préparé pour la peinture à l’huile. J’ai pris ensnite un tableau à l’huile (non verni) et je l’ai reproduit également, à l’exception de certaines couleurs composées de substances qui ne prennent pas l’iode. Il en est de même des gravures coloriées. On comprendra cela quand je dirai qu’une gravure soumise à la vapeur de mercure ou du soufre ne prend plus l’iode; il en est de même si on la trempe dans du nitrate de mercure étendu d’eau, dans du nitrate d’argent, dans des sulfates de cuivre, de zinc, etc.; l’oxyde de cuivre, le minium , l’outremer, le cinabre , l’orpin, la céruse, la gélatine, l’albumine et la gomme produisent le même effet. Cependant des dessins faits avec ces matiéres peuvent se reproduire en leur faisant subir, avec quelques modifications, la préparation indiquée plus haut; aussi, puis-je dire que je n’ai pas trouvé de dessins que je n’aie pu reproduire, à l’exception de ceux qui sont faits avec l’iodure d’amidon. « Je parlerai maintenant d’une seconde propriété que j’ai reconnue à l’iode, et qui est tout à fait indépendante de la première: c’est celle dont elle jouit de se porter sur les dessins en relief et sur tous les corps qui offrent des tranches, quelles qu’en soient la couleur et la composition. « Ainsi, tous les timbres secs sur papier blanc se reproduisent parfaitement. « Les tranches d’une bande de verre ou de marbre se reprodnisent également; les mêmes effets ont lieu avec d’autres fluides élastiques, gaz ou vapeurs, tels que la fumée du phosphore exposé à l’air et la vapeur de l’acide azotique. Mais l’iode n’en a pas moins la propriété dont j’ai parlé au commencement, puisque j’ai obtenu les résultats suivants, J’ai réuni un morceau de bois blanc et un morceau d’ébène; après les avoir collés, je les ai rabotés ensemble, ce qui m’a donné une tablette blanche et noire parfaitement plane; je l’ai ensuite soumise à la vapeur d’iode, puis appliquée sur une plaque de cuivre: la bande noire seule s’est reproduite. J’ai fait de pareils assemblages avec de la craie et une pierre noire, avec de la soie blanche et de la noire, et j’ai toujours obtenu les mêmes résultats. « Tous ces phénomènes se manifestent dans l’obscurité la plus grande que l’on puisse obtenir, aussi bien que dans le vide. « Je répéterai ici que, si on laisse trop longtemps les objets exposés à la vapeur d’iode, les blancs finissent par s’en imprégner, mais les noirs se distingueront toujours sur la plaque du métal d’une manière frappante. « J’ai fait également des expériences avec le chlore et le brome: le premier m’a donné les mêmes résultats que l’iode; mais le dessin reproduit est si faible, qu’il faut souffler sur le métal pour l’apercevoir, ou bien soumettre la plaque de cuivre à la vapeur d’ammoniaque, et la plaque d’argent à la vapeur du mercure, pour qu’il apparaisse visiblement. « Je n’ai rien obtenu avec le brome: toutes mes expériences ont été faites sur des plaques d’argent ou de cuivre. « Il est une expérience que je crois devoir citer dans l’intérêt de la théorie: c’est qu’ayant appliqué une couche d’empois sur du plaqué d’argent propre au daguerréotype et sur du cuivre, le dessin d’une gravure que je comptais reproduire sur la couche d’empois s’est fixe sur le métal sans laisser de trace sensible sur la couche d’empois: il est donc clair que l’iode a passé au métal, en faveur d’une affinité supérieure à celle qu’il a pour l’amidon. Deuxième partie . – Du phosphore. « J’ai trouvé au produit de la combustion lente du phosphore exposé à l’air libre la même propriété qu’à l’iode, de se porter sur les noirs d’une gravure et de toute espèce de dessins, quelle que soit la nature chimique du noir. « Ainsi, en soumettant une gravure à la vapeur du phosphore brûlant lentement dans l’air, et l’appliquant ensuite sur une plaque de cuivre, la mettant sous presse pendant quelques minutes, la soumettant à la vapeur de l’ammoniaque liquide, on a un dessin parfaitement net et très-bien fixé (voir l’épreuve déposée le 22 juin); le dessin n’apparaît nullement lorsqu’on sépare le dessin de la plaque de cuivre, et il faut absolument recourir à l’ammoniaque pour le rendre visible, de même que, si on veut l’avoir sur une plaque d’argent, il faut soumettre celle-ci à la vapeur du mercure. « J’ai tracé des raies noires et blanches avec des couleurs à l’huile sur de la toile à tableaux; je les ai soumises à cette même vapeur, et les bandes noires seulement se sont reproduites sur la plaque de métal; c’est-à-dire que les noires s’étant imprégnées de vapeur, et qu’ayant été mises en contact avec du cuivre, la matière de la vapeur a agi sur le métal, et les bandes blanches qui n’en contenaient pas ont laissé le cuivre à nu. Cette plaque ayant été soumise à la vapeur d’ammoniaque, l’image est devenue très-visible. « Quelle que soit la durée de l’exposition d’une gravure à la vapeur du phosphore, les noirs seuls s’en imprégnent; mais dans le cas où elle resterait longtemps, le dessin appapaît un peu sur la plaque, comme si l’on y avait tracé des caractères avec un morceau de phosphore; et en la soumettant à la vapeur d’ammoniaque, le dessin apparaît comme en relief. « Une plaque d’argent ou de cuivre, soumise à cette même vapeur, reproduit par contact tonte espèce de dessins, et donne une épreuve positive. II est entendu que, pour faire paraître les dessins, il faut les exposer au mercure ou à l’ammoniaque. » La vapeur du sulfure d’arsenic jaune (orpiment) chauffé dans l’air donne à la gravure qu’on y expose pendant cinq minutes environ la propriété d’imprimer sa propre image à une plaque de cuivre ou d’argent poli, sur laquelle on la presse sans aucune autre préparation. Cest une opération très-facile à faire, et qui, par cela même, pourra ,être très-utile au graveur au burin. troisième partie . – De l’acide azotique « Avec l’acide azotique, j’ai obtenu les résultats suivants : » En soumettant une gravure (quelle que soit la composition du noir) à la vapeur qui se dégage de l’acide azotique pur, l’appliquant ensuite sur une plaque d’argent ou de cuivre, l’y laissant pendant quelques minutes, on obtient une épreuve négative très-visible. Les blancs sont chargés d’une vapeur blanche, et les noirs sont le cuivre pur. « Une gravure huilée, et des caractères tracés avec du fusain sur du papier blanc, m’ont donné les mêmes résultats. J”ai ensuite soumis à la même vapeur une tablette composée de bois blanc et d’ébène, et la bande blanche seule s’est reproduite. « Je préviens que si on laisse longtemps une gravure exposée à la vapeur de cet acide, les noirs finissent par s’imprégner comme les blancs, et que la plaque de métal sur laquelle on a appliqué la gravure se trouve alors recouverte d’une couche uniforme qui n’offre plus aucune trace de dessin. « Une gravure ne peut servir qu’à faire une- on deux épreuves au plus: il faut, après cela, la laisser à l’air vingt-quatre heures avant de pouvoir opérer de nouveau, et souvent elle ne reproduit plus son image. On voit par là que l’effet n’est pas caracterisé, comme il l’est avec l’iode et le phosphore. « Cette vapeur se porte également sur les reliefs et sur les tranches: ainsi un tableau à l’huile et des timbres secs se reproduisent très-bien par ce moyen. » Les mêmes effets ont lieu avec le chlorure de chaux sec; seulement il faut le chauffer un peu avant d’exposer la gravure à la vapeur qui se dégage de cette substance, et qui donne, comme l’acide azotique, une épreuve négative. Annexe au Mémoire précédent, présenté à l’Académie le 25 octobre 1847. (Extrait.) « Ayant pris des plumes d’oiseaux présentant du noir et du blanc ( comme celles des ailes de la pie ou de la queue du vanneau), les ayant soumises à la vapeur d'iode , les noirs se sont distingués des blancs d’une manière sensible; et j’ai fait avec la même plume huit à dix épreuves sur cuivre, qui toutes m’ont donné une ligne d.e démarcation très-prononcée entre le noir et le blanc. « J’ai ensuite plongé une gravure dans de la teinture d’iode, et j’ai fini, après plusieurs épreuves successives sur papier collé à l’amidon, par avoir une épreuve positive parfaitement nette, comme si j’avais opéré avec la vapeur d’iode; il en est de même si l’on trempe la gravure dans de l’eau d’iode. « Je dois prévenir que, dans la reproduction d’une gravure, tous les points noirs ou colorés qui se trouvent presque toujours dans la pâte du papier se reproduisent commé les traits de la gravure; il faut, dans ce cas, les faire disparaître de l’épreuve en les touchant avec de l’ammoniaque, ou par tout autre moyen. « Avant de quitter les épreuves positives pour passer aux négatives, je dirai que j’ai obtenu avec la pyrite de fer ce que j’avais obtenu avec le sulfure d’arsenic; cependant ce dernier est préférable sous le rapport de la facilité de l’exécution du procédé, et parce qu’il ne laisse aucune trace sur la gravure. Ces dessins résistent à l’eau forte. « J’ai également obtenu une épreuve positive avec le deutochlorure de mercure (sublimé corrosif); si l’on passe le dessin sur cuivre à la vapeur d’ammoniaque, il apparait beaucoup mieux et se trouve très-bien fixé. « Je parlerai maintenant des épreuves négatives que j’ai obtenues avec des substances douées de la propriété de se porter sur les blancs d’une gravure de préférence aux noirs, telles que l’acide azotique. Voici ce que j’ai obtenu de nouveau avec cette substance: J’ai trempé des caractères d’impression dans de l’acide azotique pur (ayant eu l’atention de les retirer tout de suite); je les ai appliqués sur une plaque de cuivre, et les ayant enlevés après un certain temps, j’ai trouvé des caractères en relief ressemblant à une planche typographique « Si l’on’trempe une gravure dans de l’eau acidulée d’acide azotique; qu’on la laisse sécher jusqu’à ce qu’elle n’ait plus qu’un peu d’humidité, et qu’on l’applique ensuite sur une plaque de métal, on a une épreuve négative habituellement très-lisible; mais, dans le cas où elle ne le serait pas, il suffit de souffler sur la plaque pour faire paraître le dessin. Une plume noire et blanche, traitée de la même manière, m’a donné également une épreuve où le blanc seul s’est reproduit: résultat inverse de celui qu’on obtient en imprimant sur le métal la plume qui a eté exposée à la vapeur d’iode. « L’acide chlorhydrique produit à peu prés le même effet que l’acide azotique; mais ce dernier est, bien préférable. « J’ai dit que le chlorure de chaux (hypochlorite de chaux) donnait une épreuve négative lorsqu’on soumet une gravure à la vapeur qui s’en dégage, résultat opposé à celui que produit le chlore, L’épreuve est encore négative si l’on plonge une gravure dans du chlorure de chaux liquide, tandis que l’épreuve est positive si, on la trempe dans du chlore pur. « Lorsqu’une gravure est exposée au contact du chlorure de, chaux dissons dans l’eau ou à la vapeur qu’il exhale par sa chaleur, il arrive qu’en l’appliquant ensuite sur un papier de tournesol bleu, les blançs dela gravure sont reproduits en blanc; tandis que, si la gravure est exposée au contact de l’eau de chlore ou à la vapeur qu’elle exhale, les noirs sont reproduits, en rouge. Mais pour obtenir ces résultyats il faut surtout, pour le de chaux, élever la température à 40 degrés environ. Les mêmes effets ont lieu sur argent et sur cuivre. De la photographie sur verre. « Quoique ce travail ne soit qu’ébauché, je le publie tel qu’il est, ne doutant pas des rapides progrés qu’il fera dans des mains plus exercées que les miennes, et par des personnes qui opéreront dans de meilleures conditions qu’il ne m’a été permis de le faire. « Je vais indiquer les moyens que j’ai employés, et qui m‘ont donné des résultats satisfaisants, sans être parfaits; comme tout dépend de la préparation de la plaque, je crois devoir donner la meilleur manière de préparer l’empois. « Je prends 5 grammes d’amidon, que je délaye avec 5 grammes d’eau, puis j’y en ajoute encore 95 grammes, après quoi j’y mêle 35 centigrammes d’iodure de potassium, étendu dans 5 grammes d’eau. Je mets sur le feu: lorsque l’amidon est cuit, je le laisse refroidir, puis je le passe dans un linge, et c’est alors que je le coule sur les plaques de verre, ayant l’attention d’en couvrir toute la surface le plus également possibie. Après les avoir essuyées en dessous, je les pose sur un plan parfaitement horizontal, afin de les sécher assez rapidement au soleil ou à l’étuve, pour obtenir un enduit qui ne soit pas fendillé, c’est-à-dire pour que le verre ne se couvre pas de cercles où l’enduit est moins épais qu’ailleurs (effet produit, selon moi, par l’iodure de potassium). Je préviens que l’amidon doit toujours être préparé dans un vase de porcelaine, et que la quantité de 5 grammes que je viens d’indiquer est suffisante pour enduire une dizaine de plaques, dites d’un quart. On voit par là qu’il est facile de préparer une grande quantité de plaques à la fois. Il importe encore de ne pas y laisser de bulles d’air, qui feraient autant de petits trous dans les épreuves. « La plaque étant préparée de cette manière, il suffira, lorsqu’on voudra opérer, d’y appliquer de l’acétonitrate, au moyen d’un papier trempé à plusieurs reprises dans cette composition; on prendra ensuite un second papier imprégné d’eau distillée, que l’on passera sur la plaque. Un second moyen consiste à imprégner préalablement la couche d’empois d’eau distillée, avant de mettre l’acétonitrate; dans ce dernier cas, l’image est bien plus noire, mais l’exposition à la lumière doit être un peu plus longue que par le premier moyen que j’ai indiqué. « On expose ensuite la plaque dans la chambre obscure, et on l’y tient un peu plus de temps peut-être que s’il s’agissait d’un papier préparé par le procédé Blanquart. Cependant j’ai oblenu des épreuves très-noires en 20 ou 25 secondes, au soleil, et en 1 minute à l’ombre (1) ([i]). L’opération est conduite ensuite comme s’il s’agissait de papier, c’est-à-dire que l’on se sert de l’acide gallique pour faire paraître le dessin, et du bromure de potassium pour le fixer. « Tel est le premier procédé dont je me suis servi; mais ayant eu l’idée d’employer l’albumine (blanc d’œuf), j’ ai obtenu une supériorité remarquable sous tous les rapports, et je croisque c’est à cette dernière substance qu’il faudra donner la préférence. » Voici la manière dont j’ai préparé mes plaques : J’ai pris dans le blanc d’œuf (1) ([ii]) la partie la plus claire (cette espèce d’eau albumineuse), dans laquelle j’ai mis de l’iodure de potassium, puis, après l’avoir coulée sur les plaques, je l’ai laissée séchér à la température ordinaire (si elle était trop élevée, la couche d’albumine se gercerait). Lorsque l’on veut opérer, on applique l’acétonitrate en le versant sur la plaque, de manière à en couvrir toute la surface à la fois, mais il serait préférable de la plonger, dans cette composition pour obtenir un enduit bien uni. « L’acétonitrate rend l’albumine insoluble dans l’eau et lui donne une grande adhérence au verre. Avec l’albumine, il faut exposer un peu plus longtemps à l’action de la lumière que quand on opère avec l’amidon; l’action de l’acide gallique est également plus longue; mais en compensation on obtient une pureté et une finésse de traits remarquables, et qui, je crois, pourront un jour atteindre à la perfection d’une image sur la plaque d’argent. « J’ai essayé les gélatines: elles donnent aussi des dessins d’une grande pureté (surtout si l’on a la précaution de les filtrer, ce qu’il est essentiel de faire pour toutes les substances), mais elles se dissolvent trop facilement dans l’eau. Si l’on veut employer l’amidon, il faudra choisir le plus fin; pour moi, qui n’ai employé que ceux du commerce, le meilleur que j’ai trouvé est celui de la maison Groult. » C’est en employant les moyens que je viens d’indiquer que j’ai obtenu des épreuves négatives. Quant aux épreuves positives, n’en ayant pas faites, je n’en parlerai pas; mais je présume que l’on peut opérer comme pour le papier, ou bien en mettant les substances dans l’amidon, mais non dans l’albumine, qu’il ne faudra même pas passer dans la solution de sel marin. Il faudra, pour cette dernière substance, plonger la plaque dans le bain d’argent. « Si l’on préfère continuer à se servir de papier, j’engagerai à l’enduire d’une ou deux couches d’empois ou d’albumine, et l’on aura alors la même pureté de dessin que pour les épreuvés que j’ai faites avec l’iode; mais je crois que, pour la photographie, cela ne vaudra jamais un corps dur et poli, recouvert d’une couche sensible. « J’ajouterai que l’on pourra obtenir de très-jolies épreuves positives sur verre opale. « Ne peut-on pas espérer que, par ce moyen, on parvienne à tirer des épreuves de la pierre lithographique, ne serait-ce qu’en crayonnant le dessin reproduit, si l’on ne peut pas l’encrer autrement ? J’ai obtenu de très belles épreuves sur un schiste (pierre à rasoir) enduit d’une couche d’albumine. A l’aide de ce moyen, les graveurs sur cuivre et sur bois pourront obtenir des images qu’il leur sera très-facile de reproduire. « Après que le bureau de l’Académie a eu ouvert les paquets cachetés déposés par M. Niepce de Saint-Victor, et constaté l’existence de gravures reproduites sur papier collé en cuve, sur enduit d’amidon et sur des plaques métalliques, M. Chevreul a lu des considérations sur la reproduction, par les procèdés de M. Niepce de Saint-Victor, des images gravées, dessinées ou imprimées. Ces considérations ont pour but de définir le mérite des expériences de M. Niepce au point de vue théorique, en les rapportant aux actions dépendantes de l’AFFINITÉ que M. Chevreul appelle CAPILLAIRE. (L’ensemble du travail est renvoyé à l’examen d’une Commission composée de MM. Biot, Arago, Thenard, Chevreul et Reguault.) _____________________________________ |
([i]) (1) En chauffant un peu la plaque, on peut opérer en moins de temps.
([ii]) (1) Plus le blanc est frais, plus il a de viscosité.
segunda-feira, 30 de novembro de 2009
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
| 1847 25 de Outubro | Compte Rendu des Séanes de L'Académie des Sciences T. XXV Nº. 17 Pag. 594, 595, 596 | OPTIQUE. - Note en réponse au Mémoire de M. Claudet; par M. Edmond Becquerel. (Commission pour le Mémoire de M. Claudet.) « Dans la dernière séance de l’Académie des Sciences, M. Claudet a présenté un Mémoire intitulé: Des diverses propriétés de la radiation solaire sur les plaques daguerriennes soumises à l’action des verres colorés. Les résultats annoncés par M. Claudet semblant en désaccord avec ceux que j’ai publiés en 1841, j’ai cru devoir faire une courte réponse a cette occasion, pour montrer combien les conditions expérimentales sont différentes, me réservant, dans un Mémoire ultérieur, de revenir sur ce sujet. « Les expériences de M. Claudet sont très-curieuses et importantes pour la représentation des images photographiques, mais je pense qu’on ne peut nullement adopter les conclusions qu’il en tire touchant le mode d’action des rayons sur les matières sensibles, et supposer dans le spectre solaire « trois actions photographiques différentes, correspondant à trois groupes de rayons, qu’on peut attribuer aux trois groupes de rayons rouges, jaunes et bleus. » Car, dans cette complication d’effets auxquels donne lieu l’emploi des lames daguerriennes exposées à diverses vapeurs, il serait prématuré, je crois, à chaque apparence ou effet particulier, de conclure que la portion du spectre où cet effet se produit agit dune manière particulière. « M. Claudet , au commencement de son travail, après avoir rappelé les principales recherches faites sur le même sujet depuis 1839, parle de l’action supposée continuatrice des verres rouges et jaunes, et, quelques lignes plus loin, il ajoute ce passage que je dois citer à propos de mes expériences : « Dans le cas des papiers photogéniques, il est vrai que les rayons rouges, orangés et jaunes, rendent plus sombres les parties préalablement affectées par les rayons photogéniques. Il en est de même pour, la plaque daguerrienne, qui, après avoir été impressionnée faiblement, fonce rapidement au violet, sous la radiation d’un verre rouge. C’est là le seul effet continuateur que j’ai pu observer.. . . . « « C’est précisément là l’exposé de la découverte que j’ai faite en 1841, et je ne demande rien autre chose que la constatation du fait principal qui la constitue; mais je dois faire observer que les phénomènes se compliquent lorsqu’on analyse les effets obtenus avec les plaques métalliques recouvertes de diverses vapeurs, puis passées au mercure : le spectre et les verres colorés peuvent présenter alors d’autres effets. Dans ce cas, les conditions expérimentales sont différentes; il peut se manifester plusieurs réactions, soit simultanément, soit successivement, qui masquent complétement le premier effet, et donnent lieu à des apparences bien différentes les unes des antres, pouvant même être inverses. « Lorsque l’iodure, le bromure et le chlorure d’argent sont isolés, alors on remarque deux effets principaux produits sous l’influence du rayonnement solaire, comme beaucoup de physiciens l’ont vérifié. Si ces sels n’ont pas été impressionnés primitivement, ils noircissent dans le spectre, depuis le bleu jusqu’au delà du violet; s’ils ont été impressionnés faiblement, non seulement ils noircissent dans la partie la plus réfrancible du spectre, mais encore depuis le bleu jusqu’au rouge. Ce sont les rayons qui donnent lieu à ce dernier effet que j’avais nommés rayons continuateurs, dénomination qu’on a mal interprétée : je n’attachais aucune importance théorique à cette expression, et je n’avais d’autre intention que de rappeler, par un mot, l’effet produit sur le chlorure, le bromure et l’iodure d’argent, dans les rayons jaunes et rouges. Mais, en réalité, on doit énoncer le fait de la continuation de la manière suivante, comme M. Biot l’a exprimé dans son Rapport sur les résultats dont il est ici question: « Ces substances impressionnées et modifiées deviennent sensibles à des portions de la radiation auxquelles elles étaient primitivement insensibles. « Il est nécessaire de remarquer ici que la substance chimiquement impressionnable, une fois impressionnée, est une autre matière sensible qui peut être ultérieurement modifiée d’une autre manière, et dans d’autres régions du spectre. Il est probable que, dans toutes ces circonstances, le mode d’action du rayonnement est le même, et que, suivant la nature des combinaisons chimiques, les effets sont bien différents. « Si les résultats dont il vient d’être question plus haut (coloration dans les rayons les plus réfrangibles, puis dans les rayons les moins réfrangibles lorsque les substances ont été légèrement impressionnées), s’observent avec les sels d’argent isolés, ou bien avec les plaques d’argent simplement iodurées, doit-on les retrouver lorsqu’on fait usage de plaques recouvertes d’iode, de brome et de chlore, puis exposées à la vapeur mercurielle? Il n’y a acune raison pour cela; car alors plusieurs réactions peuvent avoir lieu simultanément ou successivement, et, en outre, le dépôt inégal des vapeurs mercurielles, suivant l’état de la surface, vient encore compliquer les effets: les conditions ne sont donc plus les mêmes. Je ferai remarquer, néanmoins, qu’on retrouve encore des effets analogues avec une plaque exposée au chlorure d’iode, et qu’il semble que ce soit le brome qui donne lieu a des apparences bien différentes. « Ainsi, il est essentiel de distinguer les réactions chimiques opérées SOUs l’influence du rayonnement sur les matières sensibles isolées et sur les mélanges; et une plaque daguerrienne rendue plus, impressionnable par son exposition à diverses vapeurs ne doit être considéree que comme une couche hétérogène pouvant se comporter différemment dans les diverses parties du spectre, suivant qu’elle, a déjà été plus ou moins impressionnée, sans qu’il existe dans le rayonnement des rayons agissant en sens inverse sur les sels d’argent isolés. « C’est précisément cette idée que j’ai développée dans les Comptes rendus du 26 octobre 1846, à l’occasion d’une Note de MM. Foucault et Fizeau, relativement à l’action des rayons rouges sur les plaques daguerriennes. Je crois qu’on a mal interprété la Note que j’ai publiée à cette époque: je n’ai nullement mis en doute l’existence des effets curieux, observés au delà du rouge sur les plaques daguerriennes, effet que, d’après M. Draper, on retrouverait également dans tout le spectre, et même au delà du violet, suivant les circonstances; mais je n’ai présenté quelques réflexions à ce sujet que pour montrer qu’il n’était pas nécessaire d’admettre une puissance négative de certains rayons pour en expliquer la production. « Je répète donc, en terminant, que je n’ai pas donné de théorie générale des rayons continuateurs, comme le dit M. Claudet, et que les apparences que présentent les plaques daguerriennes, tout en étant très-importantes pour les représentations photographiques des images de la chambre obscure, ne peuvent conduire à aucune conclusion quant au mode d’action de l’agent lumineux. « |