| 1844 | Exposition des produits de l’industrie française en 1844 RApport du jury central T. II Paris imprimerie de fain et thunot Rue Racine, 28, près de l’Odéon MDECCXLIV Pag. 480, 481 | SECTION II.
INSTRUMENTS DE PRÈCISION.
PPREMIÈRE DIVISION.
M. Pouillet, rapporteur.
§ 1. INSTRUMENTS DE PHYSIQUE ET D’OPTIQUE.
RAPPELS DE MÉDAILLES D’OR.
M. CHEVALIER (Charles), à Paris, Palais-Royal, 163.
M. Charles Chevalier est toujours l’un de nos plus habiles opticiens pour la construction des lunettes, des appareils de toute espèce, et surtout des microscopes. Les perfectionnements considérables, lui valurent la médaille d’or en 1834. Le rappel de cette distinction lui fut accordé en 1839, pour quelques perfectionnements nouveaux et pour des dispositions ingénieuses qu’il avait introduites dans plusieurs appareils. L’exposition de 1844 constate que M. Charles Chevalier ne cesse pas d’être en progrès. Ses microscopes comptent toujours parmi les meilleurs qui se construisent en France et à l’étranger ; il en a varié avec beaucoup d’intelligence les dimensions, les formes et l’ajustement, pour les approprier à tous les usages et à toutes les recherches. Il a donné de nouveaux développements à l’idée qu’il avait eue de construire des lunettes à deux objectifs, et l’on peut espérer qu’elle recevra de lui d’utiles applications. Les nombreux appareils qu’il a présentés à l’examen du jury, comme machines pneumatiques, Daguerréotypes, etc., sont tous remarquables, ou par la sagacité avec laquelle ils sont conçus, ou par la précision avec laquelle ils sont exécutés. Le jury rappelle de nouveau en faveur de M. Charles Chevalier la médaille d’or qu’il a reçue en 1834. |
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quarta-feira, 2 de dezembro de 2009
Exposition des produits de l’industrie française en 1844
Exposition des produits de l’industrie française en 1844
Exposition des produits de l’industrie française en 1844
| 1844 | Exposition des produits de l’industrie française en 1844 RApport du jury central T. III Paris imprimerie de fain et thunot Rue Racine, 28, près de l’Odéon MDECCXLIV Pag. 383, 384, 385, 386 | § 5. épreuves daguerriennes
mentions honorables
m. sabatier-blot, à Paris, Palais-Royal, 137
Parmi ses concurrents, M. Sabatier-Blot est celui qui est le plus maître des procédés daguerriens, c’est-à-dire que des nombreuses épreuves que nous lui avons vu produire aucune n’est réellement défectueuse, et presque toutes sont d’une perfection rare. Le court espace de temps qui lui suffit, et qui n’est que de quelques secondes, est pour beaucoup dans la réussite qu’il obtient. La qualité de portraits qu’exécute M. Sabatier-Blot constitue véritablement une industrie, puisqu’elle lui produit plus de 30 ou 40,000 fr. par an. Une mention honorable est accordée à M. Sabatier-Blot pour la bonne exécution de ses produits.
m.bourquin, à Paris, boulevard Bonne-Nouvelle, 10.
m.bourquin a apporté aux appareils photographiques qu’il fabrique entièrement chez lui, des modifications qui en rendent les résultats plus parfaits et plus sûrs. Aussi M. Bourquin fait-il un débit d’appareils et d’épreuves qui se monte à des sommes importantes. Il joint à cette industrie la confection de cadres de fort bon goût, et qui viennent ajouter à l’agrément de ses belles épreuves en augmentant encore l’importance de ses recettes annuelles qui s’élève à plus de 100,000 fr. Le jury lui accorde une mention honorable.
Citations favorables
m. claudet, à choisy-le-Roi (Seine).
très-peu des industriels qui ont exposé des reproductions de portraits ou de vues exécutés par l’ingénieux procédé de M. daguerre, sont assez maîtres de leurs moyens d’exécution pour que presque toutes leurs épreuves réussissent à un degré de perfection complète. m. Claudet a pourtant presque atteint ce but. La brièveté du temps qui lui suffit pour obtenir ses images, est pour beaucoup dans cette réussite. Celle qu’il a exposée, et qui représente un groupe de danseurs dans une attitude qu’il est impossible de garder plus d’un instant (puisque les deux danseurs sont posés sur la pointe du pied et les bras élevés), est d’une réussite merveilleuse. Toutes les autres épreuves sont d’une perfection égale, mais ne présentaient pas les mêmes difficultés. Si la photographie peut arriver à des résultats toujours sûrs et à des moyens d’exécution faciles, elle rendra des services très-grands, et ceux qui, comme M. Claudet, lui font faire des progrès sensibles vers ce but, méritent les éloges du jury central qui se plaît à citer favorablement les épreuves exposées par cet industriel. m. Claudet exécute aussi des épreuves daguerréotypées sur papier par le procédé Talbot, dont il est concessionnaire. Les résultats sont les mêmes (quoique produit par d’autres moyens) que ceux obtenus il y a peu d’années par M. Bayard.
m. Bisson fils, à Paris, rue saint-germain-l’Auxerrois, 65.
m. Bisson fils a exposé de fort belles épreuves photographiques. Plusieurs portraits sont d’une parfaite réussite. Le jury doit citer particulièrement deux têtes d’une grande dimension exécutées pour un ouvrage d’histoire naturelle.
M. DERUSSY, à Paris, rue des Prouvaires, 3.
Les épreuves obtenues par M. Derussy lui méritent une citation favorable pour leur bonne exécution. |