sexta-feira, 7 de agosto de 2009

1855, 12 de Março
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 11
Pag. 584, 585
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HELIOGRAPHIE. - Note sur un nouveau procédé de morsure pour la gravure héliographique sur acier; par M. Niepce de Saint-Victor.
« Depuis la publication de mon dernier Mémoire, je me suis occupé de recherches ayant pour but de remplacer l’eau-forte dans la gravure héliographique sur acier.
« Les fumigations que j’ai indiquées sont certainement d’un grand secours, mais elles sont d’un emploi difficile; elles donnent souvent trop ou pas assez de résistance au vernis, de sorte qu’il était nécessaire de chercher un autre mordant que l’eau-forte, qui pût agir sur le métal sans attaquer le vernis.
« Dans le grand nombre d’expériences que j’ai faites sur ce sujet, je n’ai rien trouvé de mieux que l’eau iodée ou saturée d’iode, à une température de 10 à 15 degrés au plus, de maniére qu’elle ait une couleur d’un jaune d’or, et n’allant pas jusqu’au rouge orangé.
« On commence la morsure en couvrant la plaque d’eau iodée; puis aprés dix minutes, un quart d’heure, on renouvelle l’eau iodée: une partie a dû se combiner à l’acier en formant un iodure de fer, et l’autre s’est volatilisée, de sorte qu’il est important de changer deux ou trois fois l’eau iodée, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’on juge la plaque suffisammeut mordue.
» La morsure se fait lentement, et de plus elle ne serait jamais assez profonde, si l’on ne terminait pas par l’emploi d’une eau faiblement acidulée d’acide azotique; elle agit alors suffisamment pour creuser le métal plus profondément que l’iode, et sans attaquer le vernis.
« L’application de ce procédé a donné d’excellents résultats à M. Riffaut, graveur, comme ou peut le voir par deux épreuves du portrait d’une jeune femme, que M. Chevreul met sous les yeux de l’Académie. »

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