| 1836 | L’ARTISTE Vol. XII 1ª. Serie 9e Livraison Pag. 98, 99 | DIORAMA. L'INAUGURATION DU TEMPLE DE SALOMON, Par M. DAGUERRE Vous montez un escalier obscur, et vous arrivez à tâtons dans un amphithéâtre. La nuit est complète. En face de vous, se détachent, sur un espace infini et silencieux, quelques grandes lignes architecturales, de formes indécises; quelques rayons de la lune parviennent à peine à illuminer ce vaste désert. Le ciel est rayonnant d'étoiles scintillantes. Dans le lointain, vous voyez s'allumer quelques faibles clartés: ce sont les habitans de Jérusalem qui s'éveillent et s'avancent pour la pieuse et solennelle cérémonie de l'inauguration. Peu à peu la lumière s'approche, la foule se dessine, des galeries immenses s'éclairent, enfin le temple lui-même apparaît, magnifique, resplendissant, enveloppé des flots de lumière qui s'échappent d'un nuage éclatant et livrent à tous les regards l'aspect imposant de cette scène. Une population innombrable est agenouillée, pleine de recueillement et d'adoration, devant l'arche sainte que Salomon fait transporter de la montagne de Sion, où son père l'avait laissée, au sanctuaire du nouveau temple. Enfin, pour nous faire entendre les harpes de David, un orgue expressif exécute une musique religieuse qui complète l'illusion. M. Daguerre s'est surpassé dans ce tableau, non-seulement comme art, mais comme mécanisme. L'ordonnance habile et imposante de la scène, les lignes grandioses de l'architecture, la richesse des costumes et des couleurs, la vérité avec laquelle sont observées toutes les nuances variées de la lumière, attestent un artiste qui possède a un haut degré toutes les ressources de son art. Mais, de plus, M. Daguerre a fait une œuvre admirable d'archéologie. Il a fallu reconstruire, d'après les textes sacrés, et ce temple, et son sanctuaire, et les galeries qui l'entourent. L'histoire apprend seulement que le temple de Salomon avait la forme d'un carré parfait; l'édificeextérieur avait quarante coudées de long et de large, et au milieu de la cour s'élevait un autre monument ayant vingt coudées de long comme de large, et vingt coudées de haut. Celui-ci était le sanctuaire, le saint des saints. Voila la merveille qui a été ressuscitée par le pinceau magique de M. Daguerre. Sous le rapport de l'illusion, cette toile est très-supérieure encore aux précédentes, même à la Messe de minuit et à la Valleé de Goldau. La perspective est d'une étendue infinie; toutes les parties de la composition ont un relief plein de vérité et de solidité; la multitude des personnages apparaît et disparaît avec une surprenante réalité. Aucune des expositions de M. Daguerre n'a été destinée comme celle-ci à frapper aussi vivement l'imagination et à obtenir un succès d'enthousiasme. Aussi la foule se porte-t-elle, depuis quelques jours, au Diorama; on voit encore, avec l'Inauguration du temple de Salomon, la Messe de Minuit à Saint-Étienne-du—Mont et 1'Éboulennent dans la valleé de Goldau. |
- ACONTECIMENTOS - ANTOLOGIA – CRONOLOGIA – MISCELÂNIA - NOTÍCIAS - ... – SEC. XIX (Desde 1971, que tenho recolhido em diversas publicações e jornais de época, textos e informações diversas, de assuntos referentes à Fotografia, num período que limitei até ano de 1900,constituindo uma cronologia e antologia. Dada a enorme quantidade de informação que recolhi, este blog encontra-se em ainda organização.)
quarta-feira, 1 de setembro de 2010
1836 - L’ARTISTE
1836
| 1836 | | Wenceslau Cifka, chegou a Portugal, juntamente com D. Fernando Saxe-Coburgo-Gotha. |
1837 - L’ARTISTE
| 1837 | L’ARTISTE Vol. XIII 1ª. Serie 19e Livraison Pag. 287 | Variétés Il y a depuis quelques semaines, au Diorama de Londres, deux très-beaux tableaux de M. Bouton, représentant l'un une Vue de la basilique de Saint-Paul hors les murs, l'autre le Village d'Alagna, en Piémont. Les lignes perspectives de ces deux nouvelles compositions de M. Bouton sont très-étendues. On voit l'église de Saint-Paul telle qu'elle était avant l'incendie qui l'a détruite en 1823. On la voit aussi en ruines. L'effet de lumière est trés-remarquable dans le village d'Alagna, que l'on voit disparaître sous les avalanches qui tombent du haut des montagnes. |
1838, 2 de Março - JOURNAL DES BEAUX ARTS
| 1838 2 de Março | JOURNAL DES BEAUX ARTS Année 5 / Volume 1 / nº6 Pag.95 | Les beaux jours aménente de nombreux visiteurs au Diorama de M. Daguerre, et au Panorama de M. Langlois, qui étant situés l’un près de l’autre, offrent un double spetacle curieux à comparer, que l’on peu aller voir e même jour |
1838, 13 de Maio – JOURNAL DES BEAUX ARTS
| 1838 13 de Maio | JOURNAL DES BEAUX ARTS Année 5 / Volume 1 /nº16 Pag.256 | — Le nouveau tableau de M. Daguerre attire grand nombre de visiteurs au Diorama. Maintenant, des chants religieux, exécutés par de jeunes et jolies voix , ajoutent au prestige et aux impressions de ce spectacle. |
1838, 18 de Setembro – data de nascimento de Emilio Biel
| 1838 18 de Setembro | | CARL EMIL BIEL (EMILO BIEL) nasce em Annaberg (Alemanha). (Annaberg, 18.Setembro.1838 - Porto, 15.Setembro.1915) |
1838, 13 de Novembro – Data de nascimento de Carlos Relvas
| 1838 13 de Novembro | | CARLOS RELVAS, nasce na Golegã. |
terça-feira, 31 de agosto de 2010
1838 – L’ARTISTE
| 1838 | L’ARTISTE Vol. XV 1e Serie Pag. 143, 144 |
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1839, 2 de Janeiro – LE DRAPEAU TRICOLORE
| 1839 2 de Janeiro | Le Drapeau Tricolore | |
| 1839 2 de Janeiro | Le Drapeau Tricolore | VARIÉTÉS. LE DADUERRÉOTYPE : Sous cette dénomination M. Daguerre, peintre, inventeur et directeur du Diorama désigne un procédé à l’aide duquel, sans aucune notion du dessin, sans aucune connaissance en chimie et en physique, on pourra en quelques minutes prendre les points de vue les plus détaillés, les sites les plus pitoresques. Chacun à l’aide du Daguerréotype, pourra faire avec facilité et promptitude la vue de son château ou de sa maison de campagne, même un portrait au naturel. L’idée première de cet important procédé est due à un de nos compatriotes, au studieux et savant Nicèphore Nièpce : après une mort prématurée qui vint enlever M. Nièpce à la science et à ses nombreux amis, un d’entre eux, M. Daguerre recueilli les notes prises sur ce pocédé et, à force d’étude, il l’a enfin conduit au degré de perfection où il est aujourd’hui. Une souscription doit être ouverte en janvier 1839, dont le but sera de livrer aux souscripteurs la connaissance de cet admirable procédé. Alf. Letellier |
segunda-feira, 30 de agosto de 2010
1839, 6 de Janeiro
| 1839 6 de Janeiro | | Na Gazette de France, é publicada uma notícia sobre a invenção de Daguerre. Esta mesma notícia é publicada na THE LITERARY GAZETTE AND JOURNAL OF BELLES LETTRES, ARTS, SCIENCES, No. 1147, London, Saturday, January, 12, 1839, pAG.28 |
1839, 7 de Janeiro - COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES
| 1839 7 de Janeiro | COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES T. VIII Nº. 1 Janvier-Juin | | ||
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| 1839 7 de Janeiro | COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES T. VIII Nº. 1 Janvier-Juin Pags. 4,5,6,7. | PHYSIQUE APPLIQUÉE. - Fixation des images qui se forment au foyer d'une chambre obscure M. Arago prend la parole pour donner verbablement à l'Académie une idée générale de la belle découverte que M. Daguerre a faite, et sur laquelle la majeure partie du public n'a eu jusqu'ici que des notions erronées. Tout le monde, dit M. Arago, connaît l'appareil d'optique appelé chambre obscure ou chambre noire, et dont l'invention appartient à J.-B. Porta; tout le monde a remarqué avec quelle netteté, avec quelle vérité de formes, de couleur et de ton, les objects extérieurs vont se reproduire sur l'écran placé au foyer de la large lentille qui constitue la partie essentielle de cet instrument; tout le monde après avoir admiré ces images, s'est abandonné au regret qu'elles ne pussent pas être conservées. Ce regret sera désormais sans objet: M. Daguerre a découvert des écrans particuliers sur lesquels l'image optique laisse une empreinte parfaite; des écrans où tout ce que l'image renfermait se trouve reproduit jusque dans les plus minutieux détails, avec une exactitude, avec une finesse incroyables. En vérité, il n'y aurait pas d'exagération à dire que l'inventeur a découvert les moyens de fixer les images, si sa méthode conservait les couleurs; mais, il faut s'empresser de le dire pour détromper une partie du public, il n'y a dans les tableux, dans les copise de M. Daguerre, comme dans un dessin au crayon noir, comme dans une gravure au burin, ou, mieux encore (l'assimilation sera plus exacte), comme dans une gravure à la manière noire ou à l'aquatinta, que du blanc, du noir et du gris, que de la lumière, de l'obscurité et des demi-teintes. En un mot, dans la chambre noire de M. Daguerre, la lumière reproduit elle-même les formes et les proportions des objets extérieurs, avec une précision presque mathématique; les rapports photométriques des diverses parties blanches, noires, grises, sont exactement conservés; mais des demi-teintes représentent le rouge, le jaune, le vert, etc., car la méthode crée des dessins et non des tableaux en couleur. Les principaux produits de ses nouveaux procédés que M. Daguerre a mis sous les yeux de trois membres de l'Académie, MM. de Humboldt, Biot et Arago, sont une vue de la grande galerie qui joint le Louvre aux Tuileries; une vue de la Cité et des tours de Notre-Dame; des vues de la Seine et de plusieurs de ses ponts, des vues de quelques- -unes desbarrières de la capitale. Tous ces tableaux supportent l'examen à la loupe, sans rien perdre de leur pureté, du moins pour les objets qui étaient immobiles pendant que leurs images s'engendraient. Le temps nécessaire à l'exécution d'une vue, quand on veut arriver à de grandes vigueurs de ton, varie avec l'intensité de la lumière et, dès-lors, avec l'heure du jour et avec la saison. En été et en plein midi, huit à dix minutes suffisent. Dans d'autres climats, en Egypte, par exemple, on pourrait probablement se borner à deux ou trois minutes. Le procédé de M. Daguerre n'a pas seulement exigé la découverte d'une substance plus sensible à l'action de la lumière que toutes celles dont les physiciens et les chimistes se sont déjà occupés. Il a fallu trouver endore le moyen de lui enlever à volonté cette propriété; c'est ce que M. Daguerre a fait: ses dessins, quand il les a terminés, peuvent être exposés en plein soleil sans en recevoir aucune altération. L'extrême sensibilité de la préparation dont M. Daguerre fait usage, ne constitue pas le seul caractère par lequel sa d´rcouverte diffère des essais imparfaits auxquels on s'était jadis livré pour dessiner des silhouettes sur une couche de chlorure d'argent. Ce sel est blanc, la lumière le noircit, la partie blanche des images passe donc au noir, tandis que les portions noires, au contraire, restent blanches. Sur les écrans de M. Daguerre, et l'objet sont tout pareils: le blanc correspond au blanc, les demi-teintes aux demi-teintes, le noir au noir. M. Arago a essayé de faire ressortir tout ce que l'invention de M. Daguerre offrira de ressources aux voyageurs, tout ce qu'en pourront tirer aujourd'hui, surtout, les sociétés savantes et les simples particuliers qui s'occupent avec tant de zèle de la représentation graphique des monuments d'architecture répandus dans les divers parties du royaume. La facilité et l'exactitude qui résulteront des nouveaux procédés, loin de nuire à la classe si intéressante des dessinateurs, leur procurera un surcroît d'occupation. Ils travailleront certainement moins en plein air, mais beaucoup plus dans leurs ateliers. Le nouveau réactif semble aussi devoir fournir aux physiciens et aux astronomes des moyens d'investigation très précieux. A la demande des Académiciens déjà cités, M. Daguerre a jeté l'image de la lune, formée au foyer d'une médiocre lentille, sur un de ses écrans, et elle a laissé une empreinte blanche évidente. En faisant jadis une semblable expérience avec le chlorure d'argent, une Commission de l'Académie composée de MM. Laplace, Malus et Arago, n'obtint aucun effet appréciable. Peut-être l'exposition à la lumière ne fut-elle pas assez prolongée. En tout cas, de M. Daguerre aura été le premier à produire une modification chimique sensible à l'aide des rayons lumineux de notre satellite. L'invention de M. Daguerre est le fruit d'un travail assidu de plusieurs années, pendant lesquelles il a eu pour collaborateur son ami, feu M. Niece, de Châlons-sur-Saône. En cherchantcomment il pourrait être dédommagé de ses peines et de ses dépenses, ce peintre distingué n'a pas tardé à reconnaître qu'un brevet d'invention ne le conduirait pas au but: une fois dévoilés, ses procédés seraient à la disposition de tout le monde. Il semble donc indispensable que le Gouvernement dédommage directement de M. Daguerre et que la France, ensuite, dote noblement le monde entier d'une découverte qui peut tant contribuer aux progrès des arts et des sciences. M. Arago annonce qu'il adressera à ce sujet une demende au Ministère ou aux Chambres, dès que M. Daguerre, qui a proposé de l'initier à tous les d'étails de sa méthode, lui aura prouvé qu'aux admirables propriétés dont les résultats obtenus sont une manifestation si éclatante, cette méthode joint, comme l'annonce l'inventeur, le mérite d'être économique, d'être facile, de pouvoir être employée en tout lieu par les voyageurs. « M. Biot déclare s'associer complétement à l'exposition que M.Arago vient de faire des étonnants résultats obtenus par M. Daguerre. Ayant eu plusieurs fois l'avantage de les voir, et d'entendre M. Daguerre raconter quelques-unes des nombreuses expériences qu'il a faites sur la sensibilité optique de la préparation qu'il est parvenu à composer, M. Biot pense avec M. Arago qu'elle fournira des moyens aussi nouveaux que désirables pour étudier les propriétés d'un des agents naturels qu'il nous importe le plus de connaître et que jusqu'ici nous avions si peu de moyens de soumettre à des épreuves indépendantes de nos sensations. Et il ne peut exprimer mieux sa pensée sur cette invention qu'en la comparant à une rétine artificielle mise par M. Daguerre à la disposition des physiciens. » |
1839, 8 de Janeiro – JOURNAL des DÉBATS POLITIQUES et LITTÉRAIRES
| 1839 8 de Janeiro | JOURNAL DES débats politiques et littéraires Pag. 1 | M. Arago a rendu compte à l’Académie des Sciences, dans la séance d’aujourd’hui, de la belle découverte de M. Daguerre dont le monde, les artistes et les savants eux-mêmes s’entretiennent avec intérêt depuis quelque temps ; cette découverte a été annoncée, dit M. Arago, dans des termes inexacts et que l’auteur ne peut accepter ; il lui paraît donc convenable de donner à l’Académie des détails précis sur cette merveilleuse invention. Tout le monde connaît les effets de la chambre noire et la netteté avec laquelle les objets extérieurs viennent se peindre en miniature sur le tableau au moyen d'une lentille. Eh bien! on ne peut pas donner une idée plus juste de la découverte de M. Daguerre, qu'en disant qu'il est parvenu à fixer sur le papier ce dessin si vrai, cette représentation si fidèle des objets de la nature ou des arts, avec toute la dégradation des teintes, la délicatesse des lignes et la rigoureuse exactitude des formes, de la perspective et des différens tons de la lumière. Quelle que soit l'étendue du tableau, il ne lui faut pour le reproduire que dix minutes ou un quart d'heure suivant l'éclat du jour ; la lumière étant elle-même l'agent de cette merveilleuse gravure, elle agit plus ou moins vite suivant son intensité; c'est ainsi que M. Daguerre, placé sur le pont des Saints- Pères, a pu fixer avec tous ses détails l'immense galerie du Louvre, de même que du pont de l'Archevêché il a dessiné Notre-Dame; aucun objet, aucun aspect de la nature et des choses n'échappent à ce procédé; le matin se reproduit avec sa fraîcheur de même que l'éclatante lumière du jour et la teinte sombre du soir ou mélancolique d'un temps de pluie. Dans cette gravure singulière, les couleurs sont indiquées par la nuance des ombres et par une dégradation insensible comme dans l'aquatinta. Maintenant quel est donc l'ingénieux moyen employé par M. Daguerre pour réaliser cette espèce de miracle? Ce que nous venons de dire ne peut manquer d'exciter vivement la curiosité; nous ne connaissons pas ce procédé, et M. Arago n'a pas non plus voulu pénétrer le secret de l'auteur; mais on peut facilement en donner l'idée de manière à faire concevoir ce qui au premier abord paraît incompréhensible. La chimie moderne possède certaines substances ayant la propriété de changer de couleur au contact de la lumière; et un composé d'argent que l'on nomme le chlorure d'argent est dans ce cas. Si donc un papier préparé avec cette matière offre quelques uns de ses points exposés à la lumière, les autres étant tenus à l'abri, il est clair que l'on produira un dessin quelconque au moyen des différentes teintes que prendront les parties éclairées et les parties soustraites à l'influence du jour; c'est le principe sur lequel M. Daguerre paraît avoir travaillé pendant de longues années, avec une persévérance et une intelligence qui l'ont enfin conduit au but qu'entouraient de nombreuses difficultés; et maintenant que le résultat est obtenu maintenant qu'il est parvenu à rendre inaltérables ces effets produits par la lumière, ce procédé de M. Daguerre se trouve être tellement simple tellement à la portée de tout le monde, qu'il risque de ne pas trouver dans l'exploitation de sa découverte le fruit de ses études et de ses efforts; un brevet d'invention serait impuissant à lui garantir la propriété d'une idée que chacun peut mettre à exécution de soi-même une fois qu'elle sera répandue. M. Arago se propose donc de demander au ministre de faire l'acquisition du procédé de M. Daguerre et de lui en donner une juste récompense ; cet appel sera probablement entendu, si tous les détails de l'exécution répondent aux effets obtenus qui ont été soumis à l'examen de M. Arago. M. Biot exprime la même admiration pour cette invention, dont il ne peut rendre le mérite qu'en la comparant à une sorte de rétine physique aussi sensible que la rétine de notre œil. |
1839, 12 de Janeiro - THE LITERARY GAZETTE AND JOURNAL OF BELLES LETTRES, ARTS, SCIENCES
| 1839 12 de Janeiro | THE LITERARY GAZETTE AND JOURNAL OF BELLES LETTRES, ARTS, SCIENCES No. 1147 London, Saturday, January, 12, 1839 pAG.28 | FINE ARTS THE DAGUEROTYPE. Paris, 6th January, 1839 We have much pleasure in announcing an important discovery made by M. Daguerre, the celebrated painter of the Diorama. This discovery seems like a prodigy. It disconcerts all the theories of science in light and optics, and, if borne out, promises to make a revolution in the arts of design. M. Daguerre has discovered a method to fix the images which are represented at the back of a camera obscura; so that these images are not the temporary reflection of object, but their fixed and durable impress, which may be removed from the presence of those objects like a picture or an engraving. Let our readers fancy the fidelity of the image of nature figured by the camera obscura, and add to it an action of the solar rays which fixes this image, with all its gradations of lights, shadows, and middle tints, and they will have an idea of the beautiful designs, with a sight of which M. Daguerre has gratified our curiosity. M. Daguerre cannot act on paper; he requires a plate of polished metal. It was on copper that we saw several points of the Boulevards, Pont Marie, and the environs, and many others spots, given with a truth which Nature alone can give to her works. M. Daguerre shows you the plain plate of copper: he places it, in your presence, in his apparatus and, in three minutes, if there is a bright summer sun, and a few more, if autumn or winter weaken the power of its beams, he takes out the metal and shows it you, covered with a charming design representing the object towards which the apparatus was turned. Nothing remains but a short mechanical operation – of washing, I believe – and the design, which has been obtained in so few moments, remains unalterably fixed, so that the hottest sun cannot destroy it. Messrs. Arago, Biot, and Von Humboldt, have ascertained the reality of this discovery, which excited their admiration; and M. Arago will, in a few days, make it known to the Academy of Sciences. I add some further particulars. Nature in motion cannot be represented, or at least not without great difficulty, by the process in question. In one of the views of the Boulevards, of which I have spoken, all that was walking or moving does not appear in the design; of two horses in a backney coach on the stand, one unluckily moved its head during the short operation; the animal is without a head in the design. Trees are very well represented; but their colour, as it seems, hinders the solar rays from producing their image as quickly as that of houses, and other objects of a different colour. This causes a difficulty for landscape, because there is a certain fixed point of perfection for trees, and another for all objects the colours of which are not green. The consequence is, that when the houses are finished, the trees are not, and when the trees are finished, the houses are too much so. Inanimate nature, architecture, are the triumph of the apparatus which M. Daguerre means to call after his own name – Daguerotype. A dead spider, seen in the solar microscope, is finished with such detail in the design, that you may study its anatomy, with or without a magnifying glass, as if it were nature itself; not a fibre, not a nerve, but you may trace and examine. For a few hundred francs travelers may, perhaps, be soon able to procure M. Daguerre’s apparatus, and bring back views of the finest monuments, and of the most delightful scenery of the whole world. They will see how far their pencils and brushes are from the truth of the Daguerotype. Let not the draughtsman and the painter, however, despair – the results obtained by M. Daguerre are very different from their works, and, in many cases, cannot be a substitute for them. The effects of this new process have some resemblance to line engraving and mezzotinto, but are much near to the latter: as for truth, they surpass every thing. I have spoken of the discovery only as it regards art. If what I have heard is correct, M. Dagurre’s discovery tends to nothing less than a new theory on an important branch of science. M. D. generously owns that the first idea of his process was given him, fifteen years ago, by M. Nieps, of Chalons-sur-Saone; but in so imperfect a state, that it has cost him long and persevering labour to attain the object. H. GAUCHERAUD. [From the “ Gazette de France”, of January 6, 1839.] Previously to receiving the above, we had written the following paragraph. – Ed. L.G. Nature Painted by Herself. – A French journal contains a remarkable account of experiments with the Camera Lucida, the result of which is the exact and actual preservation of the impressions reflected by natural images upon copper plates. What the process is we are not told, but, as far as we understand it, by exposing the copper to these reflections, and immediately rubbing it over with a certain material, the likeness of whatever is so impressed is retained with perfect accuracy. Some difficulties occur where there is motion in the objects, whether animals, or leaves of trees stirered by the wind, &c.; but, if really true, this is a very extraordinary discovery for the fine arts. Some of our readers may be aware that, some fourteen or fifteen years ago, Sir H. Davy and other scientific men amongst us, strenuously endeavoured to attain this desideratum; and by means of nitrate of silver, upon which light and shade produced certain effects, seemed to have all but accomplished their end. It was not however complete; for the changes in colour were too evanescent to admit of permanent fixture. We shall be glad to find the French experimenters more successful. |
1839, 19 de Janeiro - THE LITERARY GAZETTE AND JOURNAL OF BELLES LETTRES, ARTS, SCIENCES
| 1839 19 de Janeiro | THE LITERARY GAZETTE AND JOURNAL OF BELLES LETTRES, ARTS, SCIENCES No. 1148 London, Saturday, January, 19, 1839 pAG.43, 44 | FINE ARTS THE DAGUEROTYPE. Paris, 9th January, 1839 M. Arago made, on the 7th of this month, a verbal communication to the Academy of Sciences, on the fine discovery of M. Daguerre, which confirms all the important points of the report which we gave last week. We extract some passages – “ In the camera obscura, the image is perfectly defined when the lens is achromatic; the same precision is seen in the images obtained by M. Daguerre, which represent all objects with a degree of perfection which no designer, however skilful, can equal, and finished, in all the details, in a manner that exceeds belief. It is the light which forms the image, on a plate covered with a particular coating. Now, how long a time does the the light require to execute this operation? In our climate, and in ordinary weather, eight or ten minutes; but, under a pure sky, like that of Egypt, two, perhaps one minute, might suffic to execute the most complex design.” Consideraring the great utility of the discovery to the public, and the extreme simplicity of the processus, which is such that any person may practise it, M. Arago is of opinion, that it would be impssible, by means of a patent or otherwuise, to secure to the inventor he advantages which he ought to derive from it; and thinks that the best way would be for the government to purchase the secret, and make it public. M. Arago mentions the attemps formerly made to obtain images in a simiar manner, by the action of the light on nitrate of silver:on this point he says, - “M. Daguerre has found a substance infinitely more sensible to the light than the chlorure of silver, wich is altered in a inverse manner, than is to say, which leaves on the several parts of the plate, corresponding to the several parts of the object, dark tints for the shadowy, half tints for the lighter parts, and no tint whatever for the parts that are quite luminous. When this action of the light on he differents parts of the plate has produced the desired effect, M. Daguerre stops it at once, and the design, which he withdraws from the camera-obscura, may be exposed to the full light of the day, without undergoing any alteration. “ If we consider M. Daguerre’s discovery with respect to the utility which it may have in the sciences, it is evident that so sensible a reagent as that which he has found, may enable us to make photometrical experiments, which have hitherto been reputed imposible. Such, “said M. Arago, “are experiments on the light of the moon; which the Academy had deemed of sufficient importance for it to appoint a committee, composed of M. de Laplace, M. Malus, and myself, to make them. The light of the moon is known to be 300,000 time weaker than that of the sun: yet we did not despair of obtaining some sensible effects, by means of a lens of very large dimensions. We made use of a very large lens, brought from Austria; and, placing some chlorure of silver in the focus, that being the most sensible reagent known, not the slighest discoloration was perceptible. It occurred to me, that M. Daguerre might have more success with his new reagent; and, in fact, he obtained, in twenty minutes, on his dark ground, a white image of the moon, with a lens for less owerful than ours.” M. Biot added some details to those given by M. Arago. “I have several times, “said he, “seen M. Daguerre, and I can say, that in the numerous trials which he hasmade to attain these astonisshing results, he has discovered several extremely interesting properties of light, some of which might have been foreseen by natural philosophers, as soon as they inquired what must happen in certain given circumstances, but of wich others were completely unexpected.” As for the principal discovery, I can speak of the perfection of the results obtained, not after my own judgement, but after that of a celebrated artist, M. Paul Delaroche, in whose company I have examined some of the designs taken by the new process. M. Delaroche thinks they may give, in the manner of expressing by light and shade, not only the relief of objects, but the local tint; the same basrelief in plaster and in marble, will be differently represented in the two designs, and you can tell, at the first glance, which is the image of the plaster. In one of these designs,you may almost tell the hour of the day. Three views of the same monument are taken; one in the morning, one at noon, and the other in the evening; and nobody will mistake the effect of the morning for that of the evening, though the sun’s altitude, and, consequently, the relative lenghts of the shadows, are the same in both. – Le Temps Paris, 12th January, 1839 The discovery of M. Daguerre has been for some time past the subject of marvelous statements. The ingenious contriver of the Diorama had devoted himself to the study of the properties of light, with the ardour and perseverance of which genius alone is capable. Yet the accounts, fabulous as they appeared, are conformable to the truth, except that M. daguerre’s pictures do not give the colour, but only the outlines – the lights and shadows of the model. It is not painting, it is drawing, but drawing carried to a degree of pefection which art can never attain. The facsimlle is fauldess. Every picture that was shown us produced an excamation of admiration. What fineness in the strokes ! What knowledge of the chiaro-scuro! What delicacy! What exquisite finish! How soft isthat stuff! How salient those bas-reliefs! There is a Venus crouching down, seen in different points of view. How admirably are the foreshortenings given: it is nature itself. All this is wonderful. But who will say that it is not thework of some able draughtsman? Who will assure us that they are not drawings in bistre or sepia? M. Daguerre answers by putting an eyeglass into our hand. Then we perceive the smallest folds of a piece of drapery; the lines of a landscape invisible to the naked eye. With the aid of a spying-glass, we bring the distances near. In the mass of buildings, of acessories, of imperceptible traits, which compose a view of Paris taken from the Pont des Arts, we distinguish the smallest details; we count the paving-stones; we see the humidity caused by the rain; we read theinscription on a shop sign. The effect becomes more astonishing if you employ the microcospe. An insect of the size of a pea, the garden spider, enormously magnified by a solar microscope, is reflected in the same dimensions y the marvellous mirror, and with the most minute accuracy. It is manifest how useful m. daguerre’s discovery will be in the study of natural history. The artist has already enriched science with the solution of several problems. The experiments on the light of sirius have confirmed the testimony of natural philosophy, and abundantly proved that the stars are bodies of the same nature as the sun. At the request of M. Biot, M. Daguerre has submitted his apparatus to the influence of the light of the moon, and has succeded in fixing the image of that light, something like the tail of a comet, and we ascribed it to the movement of the body during the operation, which is of much longer duration than that by the light of the sun. We have seen that the impression of the image is made with more or less rapidity, according to the intensity of the light, which is more powerful a soon than the morning or evening, in summer than in winter, in a latitude near the equator than near the pole. M. Daguerre has hitherto made his experiments in paris ony; and, even under the most favourable circumstances, they have always proceeded with a slowness, which has not allowed him to obtain complete success, except with inanimate nature, or nature in repose. Motion escapes him, or leaves only indefinite and vague traces. It may be presumed that the sun of Africa would give him instantaneous autographs, - images of nature, in motion and life. – Le Commerce. |