quarta-feira, 30 de setembro de 2009

1853
25 de Julho
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Juillet-Décembre
T. XXXVII
Nº. 4
Pag. 135, 136

PHYSIQUE APPLIQUÉE. - Note sur quelques causes de non-succès dans les opérations photographiques, et sur les précautions à prendre pour s’en garantir; par M. BERSTSCH.
« … Depuis que l’on emploie des procédés très-rapides, qui tous exigent l’emploi de combinaisons très-instables, beaucoup d’opérateurs se plaignent de n’obtenir, dans bien des circonstances, que des résultats incomplets ou même négatifs. Ces insuccés ont été attribués a différentes causes dont aucune ne rend bien compte des faits, et l’on n’y a opposé que des moyens empiriques. Les expériences que j’ai entreprises sur ce sujet dans l’emploi du collodion rapide pour la reproduction des objets microscopiques, m’ont amené à reconnaître que les sels d’argent appliqués sur les glaces éprouvent souvent, dans le laboratoire le mieux garanti contre la lumière, un commencement de réduction. Ils ne donnent plus alors a la chambre noire que des épreuves faibles, voilées et inégales, incapables de fournir un bon positif. La cause évidente de ces réductions partielles est la présence souvent fortuite de quantités même très-faibles d’hydrogène libre, phosphoré, sulfuré ou carboné, celle de vapeurs d’une huile essentielle quelconque, en un mot, de tout corps qui abandonne aisément son hydrogéne.
» Beaucoup de ces corps réduisent, dans la plus compléte obscurité et à la température ordinaire, les bromures, chlorures et iodures d’argent à l’état naissant. Leur action n’est pas absolument la même que celle de la lumière. Elle ne s’exerce, pour ainsi dire, d’abord qu’à la surface. La partie inférieure est comme garantie, demeure intacte et peut encore fournir à la chambre noire une épreuve faible; mais cette image étant insuffisante, on ne saurait trop se garantir contre les agents qui depuis si longtemps sont la cause de bien des mécomptes.
« Dans un laboratoire fraîchement peint à l’huile et à l’essence de térébenthine, dans le voisinage des sources sulfureuses, des matières organiques en décomposition, partout où il est facile de mettre de l’hydrogène en liberté, ces phénoménes se produisent invariablement. Ils se manifestent même quelquefois avec tant de violence, que dans les capsules où l’on verse la solution d’acide gallique additionné de quelques millièmes de nitrate d’argent, pour développer l’image, le métal est réduit instantanément, tandis que dans les circonstances ordinaires, à la température de l’ébullition, la réduction ne se fait qu’au bout d’un quart d’heure.
» On produit à volonté tous les effets dont je viens de parler en versant dans le laboratoire quelques gouttes d’essence de térébenthine ou de lavande, ou bien en laissant ouvert un flacon d’hcdrogène sulfuré, En soumettant à l’Académie les résu1tats de mes expériences sur ce sujet, je n’ai pas besoin d’ajouter, ce que tout le monde comprendra, qu’il suffit de dégager, dans le lieu où l’on opère, quelques vapeurs de chlore, pour voir disparaître ces réductions spontanées et parer aux inconvénients qui en résultent. »


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