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quinta-feira, 28 de maio de 2009

1857, 19 de Janeiro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 3
Pag. 99, 100
*
PROTOGRAPHIE. - Réclamation de priorité à l’occasion d’une Note récente de MM. E. Robiquet et J. Duboscq sur le collodion sec; Lettre de M. l’abbé Desprats.

« Le procédé de collodion sec communiqué à l’Académie des Sciences par MM. Robiquet et Duboscq dans la séance du 29 décembre 1856, n’étant autre chose que celui que j’ai livré au public, il y a un an, je me vois dans la nécessite d’en revendiquer pour moi la priorité. J’ai détaillé longuement ma méthode du collodion sec dans deux recueils périodiques : la Lumiére et la Revue Photographique, je n’entrerai donc pas ici dans des détails dont chacun a pu prendre connaissance à l’époque. Je dirai seulement que ma méthode, semblable, sous beaucoup de rapports, a une foule d’autres déjà publiées, s’en distinguait néanmoins par un nouvel élément ajouté à la composition du collodion ; ce nouvel élément est la résine ordinaire et commune. Au bout d’un an, MM. Robiquet et Duboscq viennent à leur tour annoncer qu’aprés avoir essayé plusieurs résines végétales qui, disent-ils, leur ont donné des résultats trés-satisfaisants (ce qui du reste, d’après mes expériences qui datent d’un an, ne pouvait offrir de doute), ils s’en tiennent en ce moment a une résine fossile, l’ambre jaune. II ne m’est pas possible de voir là une idée nouvelle. Tout porte à croire en effet que, par analogie, les résines diverses peuvent jouir d’une efficacité égale, ainsi que je l’écrivais encore dans la Lumière, à la date du 30 décembre dernier. Le mérite, si mérite il y a, consistait, ce me semble, à proclamer le fait nouveau de l’efficacité d’un corps résineux dans la composition du collodion. Je demande à l’Académie la permission de lui prouver sur ce point mon droit à la priorité. Pour cela je me contenterai de rapporter deux passages des journaux dont je parle plus haut.
» Dans un article sur le collodion sec que j’ai fait paraître dans la Lumière, le 26 janvier 1856, je disais : « Ayant ajouté un peu de résine en poudre (un demi-gramme pour 100) à un collodion qui avait l’inconvénient de donner une couche criblée de trous, nous avons remarqué que non-seulement ce défaut était trés-notablement atténué, mais que l’état moléculaire du collodion avait été tellement modifié, qu’une immersion trés-peu prolongée dans l’eau distillée le débarrassait très-facilement de l’excés d’azotate d’argent. » J’avais dit, en développant théoriquement ma méthode, que, selon moi, la grande difficulté pour opérer au collodion sec consistait à faire disparaître complétement l’azotate d’argent libre.
» Presque en même temps, dans une Lettre qui a paru le 5 février dans la Revue Photographique, je disais, aprés avoir décrit ma méthode, « qu’en ajoutant un demi-gramme pour 100 de résine pulvérisée, les résultats s’obtiennent tous avec une bien plus grande facilité. »
« Ces deux citations textuelles suffiront, je pense, pour prouver à !‘Académie qu’il y a un an déjà, je croyais avoir la certitude des bons effets de la résine ajoutée au collodion pour opérer par la voie séche. J’ose donc prier l’Académie de faire insérer ma réclamation dans ses Comptes rendus, afin de constater sur ce point ma priorité, qui ne peut pas être douteuse. »
1857, 9 de Fevereiro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 6
Pag. 249
MM Robiquet et Duboscq adressent une réponse à la réclamation de priorité élevée par M. l’abbé Despratz, au sujet de leur communication sur le collodion sec.
« M. Despratz, disent-ils, cite à l’appui de sa réclamation un article inséré par lui dans le journal « la Lumière », en date du 26 janvier. Pour assurer nos droits à la priorité, il nous suffira de renvoyer à l’article que M. l’abbé Moigno avait consacré à notre découverte dans le journal « le Cosmos », numéro du 26 octobre 1855.
1857, 4 de Maio
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 18
Pag. 925, 926
*
M. Vogel adresse de Venise une image photographique d’une figure de Chladni (plaques vibrantes).

« L’application de la photographie à la conservation des résultats obtenus dans des expériences d’acoustique me semble, dit M. Vogel, avoir quelque intérêt pour l’enseignement de la science, et c’est ce qui m’enhardit à présenter à l’Académie ce premier essai, épreuve d’une planche que j’ai exécutée avec le secours de M. le professeur Zenon. Cette reproduction directe des figures qui se forment dans les vibrations sonores est plus expéditive, plus exacte que ne serait un dessin; mais les dessins qui, avant l’invention de la photographie, avaient été exécutés sous la direction d’habiles physiciens, n’en restent pas moins précieux, car pouvant être multipliés à peu de frais, grâce au nouvel art, et servir de points de départ pour de nouvelles recherches, ils contribueraient ainsi à la fois aux progrés de la science et à sa propagation. Un célèbre physicien, Membre de 1’Académie, feu M. Savart, avait fait faire, jecrois, un très-grand nombre de ces dessins; je serais heureux d’apprendre qu’ils ont été conservés. Un autre savant que l’Académie a encore le bonheur de posséder, l’illustre M. de Humboldt, vient de me témoigner, dans une Lettre toute récente, l’intérêt qu’il prenait à mes essais d’iconographie acoustique : il est aujourd’hui en pleine santé, et travaille activement à l’achèvement de son Cosmos. »

M. Regnault est invité a faire savoir a l’Académie s’il y a quelque réponse a faire à la demande de M. Vogel relativement aux dessins de Savart.
1857, 4 de Maio
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 18
Pag. 925, 926
*
M. Vogel adresse de Venise une image photographique d’une figure de Chladni (plaques vibrantes).

« L’application de la photographie à la conservation des résultats obtenus dans des expériences d’acoustique me semble, dit M. Vogel, avoir quelque intérêt pour l’enseignement de la science, et c’est ce qui m’enhardit à présenter à l’Académie ce premier essai, épreuve d’une planche que j’ai exécutée avec le secours de M. le professeur Zenon. Cette reproduction directe des figures qui se forment dans les vibrations sonores est plus expéditive, plus exacte que ne serait un dessin; mais les dessins qui, avant l’invention de la photographie, avaient été exécutés sous la direction d’habiles physiciens, n’en restent pas moins précieux, car pouvant être multipliés à peu de frais, grâce au nouvel art, et servir de points de départ pour de nouvelles recherches, ils contribueraient ainsi à la fois aux progrés de la science et à sa propagation. Un célèbre physicien, Membre de 1’Académie, feu M. Savart, avait fait faire, jecrois, un très-grand nombre de ces dessins; je serais heureux d’apprendre qu’ils ont été conservés. Un autre savant que l’Académie a encore le bonheur de posséder, l’illustre M. de Humboldt, vient de me témoigner, dans une Lettre toute récente, l’intérêt qu’il prenait à mes essais d’iconographie acoustique : il est aujourd’hui en pleine santé, et travaille activement à l’achèvement de son Cosmos. »

M. Regnault est invité a faire savoir a l’Académie s’il y a quelque réponse a faire à la demande de M. Vogel relativement aux dessins de Savart.
1857, 25 de Maio
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 21
Pag. 1110
*
PHOTOGRAPHIE. – M. Teruel, à Nevers, croit avoir résolu le problème du fixage des épreuves photographiques.
La Lettre de M. Teruel est accompagnée d’une épreuve obtenue par ses procédés.
(Renvoi à l’examen de M. Regnault.)

1857, Junho - The Photographic Album for the Year 1857

Peasants do Alto-Douro, Forrester, Joseph James (1809-1862); albumina, negativo de colódio, 18.5 x 14.2 cm. Setembro, 1856

INSCRIPTION: (printed on adjoining page) "Peasants of the Alto-Duoro" "Photographed by Joseph James Forrester, F.S.A. (Baron de Forrester, In Portugal.)" "Taken on Collodion, September, 1856, a fine evening: Exposure twenty seconds; developed with Pyrogallic Acid." "Lens by Ross; focal length twelve inches; diameter two and half inches; Diaphragm five-eighths of an inch." "Printed on albumenized paper by a friend."

Autores participantes no "The Photographic Album for the Year 1857"

Autor da fotografia Título da fotografia

Anthony, John Jerusalem, Site of the Temple on Mount Moriah
Anthony, Mark Wild Flowers
Batson, Alfred Babbicombe, from the Beach [sic]
Bedford, Francis At Pont y pair, Bettws-y-Coed, North Wales
Campbell, W.G. The Lesson
Coghill, Joscelyn The Castle of Chillon
Conway, C. Winter
Crace, John G. The Court of Lions in the Alhambra
Cundall, Joseph Highlanders
Davies, Thomas Wood-scene, Norton, Cheshire
Delamotte, Philip Henry View in Central Hall, Art Treasures Exhibition, Manchester
Diamond, Hugh Welch Copy of a Bust of her Majesty Queen Victoria by Joseph Durham, Esq., F.S.A.
Downes, G. Remains of the Abbey Church, Bury St. Edmonds [sic]
Fenton, Roger The Birth of St. John
Fitzgerald, O., Lord The Meeting of the Waters, Killarney
Forrester, Joseph James Peasants of the Alto-Douro
Gething, G.B. The Lower Fall
Henry, R.J., Captain Loch Long Head
Holden, J., Rev. Old Gateway, Raglan Castle, Monmouthshire
Llewelyn, John Dillwyn Piscator, No. 2
Lutwidge, Skeffington Still Life and Embroidery
Mackinlay, Thomas Study for a Picture
Major, J.R., Rev. Newark Abbey, near Chertsey
Mansell, Thomas Lukis, Dr. Port de Dinan, Brittany
Mayall, John E. Dr. Livingstone
Nicholl, W.H. Windsor Park, Deer Feeding
Percy, John The New Mill, near Lynton, North Devon
Plunket, William C. The Woodland Stream
Pollock, A. Julius On the road to Watersmeet, near Lynton, North Devon
Pollock, Henry The mouth of the East and West Lynn, Lynnmouth, North Devon
Ranking, Dr. Church Porch, Earlham, near Norwich
Ransome, Robert Charles Sparrowe's House
Rejlander, Oscar Study of a Head
Rosling, Alfred Near the Pass of Nant Frangen, North Wales
Shadbolt, George The Time of Promise
Stokes, George Part of Tenby Town & Harbour
Sturrock, John, Jr. The Castle of the Mains, Forfarshire
Turner, Benjamin Brecknell Bonchurch
Wood, Henry Thomas Hever Castle, Kent
1857, 10 de Agosto
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. XLV
Nº. 6
Pag. 213, 214
*
PHYSIQUE APPLIQUÉE. - Images photographiques d’objets vus au microscope ;
Note de M. Bertsch
(Commissaires précédemment nommés: MM. Milne Edwards, Regnault, Seguier.)

« J’ai l’honneur de présenter à l’Académie quelques épreuves photographiées au microscope d’aprés nature, présentant chacune un intérêt particulier.
» La première est une diatomée du guano, obtenue avec un grossissement de 500 diamètres, au moyen d’un objectif d’un demi-millimètre de distance focale, achromatisé pour les rayons supérieurs du spectre, et dont l’action chimique s’exerce à 24 centimètres au delà de l’image visible sur la glace dépolie. Le foyer des rayons inférieurs ou foyer actinique est donc dans cette lentille à un cent-quatre-vingtiéme de millimètre du foyer achromatisé pour la vue, ce qui donne une idée de la délicatesse de ces sortes d’expériences, et de la ténuité des vis micrométriques à construire.
» Les secondes épreuves sont deux espéces de navicules, de celles dont avec les meilleurs microscopes on a tant de peine à entrevoir la structure et les stries. L’une est grossie de 800 diamétres et l’autre de 500. Elles ont été éclairées par la lumière oblique, de manière à déterminer dans la masse les ombres portées sans lesquelles on n’y apercoit aucun détail, et cela sans que cependant les phénomènes de diffraction et.d’interférence, déjà si difficiles à éviter avec la lumière directe, aient en rien altéré la pureté de l’image. La lumière dans ces deux épreuves est tellement oblique, que les champs de vision sont devenus presque obscurs.
« La troisième se compose de deux planches de différentes spicules, éclairées par une lumière suffisamment oblique pour faire bien saisir l’épaisseur des objets.
» La quatrième représente avec un grossissement de 500 diamètres les globules du sang de l’homme. L’espace annulaire et la dépression y sont nettement indiqués sur un champ plus vaste que ne le donnent les meilleurs microscopes, et la lumière les traverse sans y changer de direction.
» Ces différentes épreuves sont toutes obtenues dans une petite fraction de seconde.
« Enfin la cinquième se compose de deux images des cristaux de la salicine, vus dans la lumière polarisée. L’une est éclairée par le rayon ordinaire, l’autre par le rayon extraordinaire. En les superposant et en les faisant tourner sur leur axe jusqu’à coïncidence des deux rayons, on remarque que le ton complémentaire d’une couleur photographique n’exerce aucune action sur les substances sensibles, et vice versâ.
« Cette expérience, que l’ôn peut répéter sous différentes formes, fournit d’utiles enseignements à la photographie, et à l’optique des données certaines sur le meilleur tempérament achromatique qu’il convient d’adopter dans la construction des objectifs appliqués à cet art. «
1857, 5 de Outubro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. XLV
Nº. 14
Pag. 487, 488
*
TECHNOLOGIE - Reproduction photographique d’un dessin sur le bois où il doit être gravé en relief; procédé de M. Lallemand.

« Plusieurs editeurs d’ouvrages appartenant à la classe de ceux qui sont accompagnés de gravures sur bois, m’ont engagé à chercher un procédé qui permît de reproduire sur bois, par les moyens photographiques, un dessin déstiné à être gravé sans que le bois fut altéré dans l’opération ou empaté de manière à gêner le graveur; après plusieurs tentatives, je suis arrivé au procéde suivant :
» Le bois, après avoir été posé seulement, dans toute sa surface, sur une dissolution d’alun et séché, reçoit au blaireau un encollaga composé de savon animal, de gélatine et d’alun sur toutes ses faces. Lorsque l’encollage est bien séché, la surface qui doit recevoir l’image est posée quelques minutes sur une dissolution de chlorhydrate d’ammoniaque: on laisse sécher. On pose le bois sur un bain de nitrate d’argent à 20 pour 100: on laisse sécher. Un cliché, sur glace ou sur papier, est appliqué sur le bois au moyen d’un châssis spécial qui permet de surveiller les progrés de la reproduction. L’image satisfaisante est fixée au moyen d’un bain saturé d’hyposulfite de soude. Quelques minutes suffisent ; ensuite on lave cinq minutes seulement.
« L’encollage préserve le bois de l’humidité, et huit mois d’expérience ont prouvé à l’inventeur que l’emploi d’alun et de l’hyposulfite, au lieu de désagréger les bois, leur donne une grande consistence favorable à la gravure. »

quarta-feira, 27 de maio de 2009

1857, 15 de Novembro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. XLV
Nº. 20
Pag. 811, 812, 813, 814, 815
*
Photographie- Mémoire sur une nouvelle action de la lumière ; par M. Niepce de Saint-Victor.

« Un corps, après avoir été frappé par la lumiére, ou soumis a l’insolation, conserve-t-il dans l’obscurité quelque impression de cette lumière? Tel est le problème que j’ai cherché à resoudre par la photographie. La phosphorescence et la fluorescence des corps sont connues: mais on n’a jamais fait, que je sache, avant moi les expériences que je vais décrire.
« On expose aux rayons directs du soleil, pendant un quart d’heure au moins, une gravure qui a été tenue plusieurs jours dans l’obscurité, et dont une moitié a été recouverte d’un écran opaque. On applique ensuite cette gravure sur un papier photographique très-sensible, et après vingt-quatre heures de contact dans l’obscurité on obtient en noir une reproduction des blancs de la partie de la gravure qui, dans l’acte de l’insolation, n’a pas été abritée par l’écran.
» Lorsque la gravure est restée plusieurs jours dans l’obscurité la plus profonde, et qu’on l’applique sur le papier sensible sans l’exposer à la lumière, elle ne se reproduit pas.
« Certaines gravures, après avoir été exposées à la lumiere, se reproduisent mieux que d’autres, selon la nature du papier; mais tous les papiers, même le papier à filtrer de Berzelius, et les papiers de soie, se reproduisent plus ou moins après une exposition préalable à la lumière.
» Le bois, l’ivoire, la baudruche, le parchemin et même la peau vivante, frappés par la lumière, donhent une image négative; mais les métaux, le verre, les émaux, ne se reproduisent.
« En laissant très-longtemps une gravure exposée aux rayons solaires, elle se saturera de lumière, si je puis m’exprimer ainsi. Dans ce cas, elle produira le maximum d’effet, pourvu qu’en outre on la laisse deux ou trois jours en contact avec le papier sensible. J’ai obtenu ainsi des intensités d’impressions qui me font espérer que peut-être on arrivera, en opérant sur des papiers très-sensibles, comme sur le papier préparé à l’iodure d’argent, par exemple, ou sur une couche de collodion sec ou d’albumine, et en développant l’image avec l’acide gallique oil pyrogallique, à obtenir des épreuves assez vigoureuses pour pouvoir en former un cliché; ce serait un nouveau moyen de reproduction des gravures.
» Je reprends la série de mes expériences. Si on interpose une lame de verre entre la gravure et le papier sensible, les blancs de la gravure n’impressionnent plus le papier sensible. Il en est de même si on interpose une lame de mica, ou une lame de cristal de roche, ou une lame de verre jaune coloré à l’oxyde d’urane. On verra plus loin que l’interposition de ces mêmes substances arrête également l’impression des lumières phosphorescentes placées directement en face du papier sensible.
« Une gravure enduite d’une conche de collodion ou de gélatine se reproduit; mais une gravure enduite d’une couche de vernis à tableaux ou de gomme ne sa reproduit pas.
« Une gravure placée à trois millimètres de distance du papier sensible se reproduit trés-bien, et si c’est un dessin à gros traits, il se reproduira encore à un centimètre de distance. L’impression n’est donc pas le résultat d’une action de contact.
« Une gravure colorée de plusieurs couleurs se reproduit trés-inégalement, c’est-à-dire que les couleurs impriment leur image avec des intensités différentes, variables avec leur nature chimique. Quelques-unes laissent une impression très-visible, tandis que d’autres ne colorent pas ou presque pas le papier sensible.
« Il en est de même des caractères imprimés avec diverses encres: l’encre grasse d’impression en relief ou en taille-douce, l’encre ordinaire formée d’une solution de noix de galle et de sulfate de fer, ne donnent pas d’images: tandis que certaines encres anglaises en donnent d’assez nettes.
« Des caractères vitrifiés, tracés sur une plaque de porcelaine vernissée ou recouverte d’émail, s’impriment sur le papier sensible, sans que la parcelaine elle-même laisse aucune trace de sa présence; mais une porcelaine non recouverte de vernis ou d’émail, telle que le biscuit ou la pâte de kaolin, produit une impression légère.
« Si, après avoir exposé une gravure à la lumiére pendant une heure, on l’applique sur un carton blanc qui est resté dans l’obscurité pendant quelques jours; si après avoir laissé la gravure en contact avec le carton pendant vingt-quatre heures au moins, on met le carton à son tour en contact avec une feuille de papier sensible, on aura, après vingt-quatre heures de ce nouveau contact, une reproduction de la gravure un peu moins visible, il est vrai, que si la gravure eût été appliquée directement sur le papier sensible, mais encore distincte.
» Lorsqu’une tablette de marbre noir, parsemée de taches blanches et exposée à la lumière, est appliquée ensuite sur papier sensible, les parties blanches du marbre s’impriment seules sur le papier. Dans les mêmes conditions, une tablette de craie blanche laisse aussi une impression sensible, tandis qu’une tablette de charbon de bois ne produit aucun effet.
» Lorsqu’une plume noire et blanche a été exposée au soleil et appliquée dans l’obscurité sur papier sensible, ce sont encore les blancs qui seuls impriment leur image.
« Une plume de perruche, rouge, verte, bleue et noire, a donné une impression presque nulle, comme si toute la plume avait été noire. Certaines couleurs cependant avaient laissé des traces d’une action très-faible.
« J’ai fait quelques expériences avec des étoffes de différentes natures et de diverses couleurs, et j’énoncerai rapidement les résultats qu’elles m’ont donnés :
« Coton blanc, impressionne le papier sensible;
« Coton brun, par la garance et l’alumine, n’a rien donné;
« Coton violet, par la garance et le sel de fer, presque rien ;
« Coton rouge, par la cochenille, rien;
« Coton rouge turc, par la garance et l’alun, rien ;
« Coton bleu de Prusse, sur fond blanc, c’est le bleu qui a plus impressionné;
« Coton bleu, par la cuve d’indigo, rien;
« Coton chamois, par peroxyde de fer, a impressionné.
« Des étoffes de fil, de soie et de laine donnent également des impressions différentes, selon la nature chimique de la couleur.
« J’appelle d’une manière toute particulière l’attention sur l’expérience suivante, qui me paraît curieuse et importante :
« On prend un tube de métal, de fer-blanc par exemple,. ou de toute autre substance opaque, fermé à une de ses extrémités et tapissé à l’intérieur de papier ou de carton blanc; on l’expose, l’ouverture en avant, aux rayons solaires directs pendant une heure environ; aprés l’insolation, on applique cette même ouverture contre une feuille de papier sensible, et l’on constate, après vingt-quatre heures, que la circonférence du tube a dessiné son image. Il y a plus: une gravure sur papier de Chine, interposée entre le tube et le papier sensible, se trouvera elle-même reproduite.
« Si l’on ferme le tube hermétiquement aussitôt qu’on a cessé de l’exposer à la lumière, il conservera pendant un temps indéfini la faculté de radiation que l’insolation lui a communiquée, et l’on verra cette faculté s’exercer ou se manifester par impression lorsqu’on appliquera ce tube sur le papier sensible, après en avoir enlevé le couvercle qui le fermait.
« J’ai répété sur les images lumineuses formées dans la chambre obscure les expériences que j’avais d’abord faites à la lumière directe. On tire un carton blanc de l’obscurité pour le placer, pendant trois heures environ, dans la chambre obscure, où se projette une image vivement éclairée par le soleil; on applique ensuite le carton sur une feuille de papier sensible et l’on obtient, après vingt-quatre heures de contact, une reproduction assez visible de l’image primitive de la chambre obscure.
« Il faut une longue exposition pour obtenir un résultat appréciable; et voila sans doute pourquoi je n’ai rien obtenu en recevant seulement pendant une heure et demie l’image d’un spectre solaire sur une feuille de carton blanc. Je n’en suis pas moins persuadé qu’une exposition de plusieurs heures sur une feuille de papier ou de carton très-absorbant donnerait une impression du spectre, et l’on peut regarder comme acquis à la science ce fait qui n’est pas sans portée.
» Il ne m’a pas encore été donné d’expérimenter avec la lumière, soit de la lampe électrique, soit de l’œuf électrique; mais je me propose de le faire aussitôt que je le pourrai.
« Dans quelques essais, encore peu nombreux, j’ai cru remarquer que l’activité que donne la lumière, absorbée et conservée à certains corps dans un vase, exercait également une action sur les plantes, entre autres sur les fleurs qui s’ouvrent de jour et se ferment la nuit.
« Il me reste à parler des expériences que j’ai faites avec des corps fluorescents et phosphorescents.
» Un dessin tracé sur une feuille de papier blanc, avec une solution de sulfate de quinine, un des corps les plus fluorescents connus, exposé au soleil et appliqué sur papier sensible, se reproduit en noir beaucoup plus intense que le papier blanc qui forme le fond du dessin. Une lame de verre interposée entre le dessin et le papier sensible empêche toute impression; une lame de verre jaune colorée à l’oxyde d’urane produit le même effet.
« Si le dessin au sulfate de quinine n’a pas été exposé à la lumière, il ne produit rien sur le papier sensible.
» Un dessin lumineux tracé avec du phosphore sur une feuille de papier blanc, sans exposition préalable à la lumière, impressionnera très-rapidement le papier sensible; mais si l’on interpose une lame de verre, il n’y a plus aucune action.
« Les mêmes effets ont lieu avec le fluate de chaux rendu phosphorescent par la chaleur.
» Tels sont les principaux faits que j’ai observés. L’espace me manque pour énumérer toutes les expériences que j’ai faites; il en reste encore beaucoup plus à faire, et voilà pourquoi je m’empresse de publier cette Note, sans attendre qu’elle soit compléte. Il m’est permis, je crois, d’espérer que ma nouvelle maniére de mettre en évidence des propriétés de la lumière a peine soupçonnées, ou imparfaitement constatées jusqu’ici, excitera l’attention des physiciens et amènera d’importantes recherches. »

M. Chevreul, en communiquant les faits précédents à l’Académie, au nom de l’auteur M. Niepce de Saint-Victor, prie le Bureau d’ouvrir le paquet renfermant ces résultats, que M. Niepce avait déposé à l’Académie le 31 août dernier ([i]). M. Chevreul ajoute que l’auteur, avant cette époque, l’avait rendu temoin des faits principaux consignés dans son Mémoire.
([i]) Não encontrei nenhuma referência no Compte Rendu nº 9, T. XLV, de 31 de Agosto de 1857 (pag. de entrada 281)
1857, 15 de Novembro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. XLV
Nº. 20
Pag. 815, 816, 817, 818, 819
*
PHYSQUE. - Recherches sur divers effets lumineux qui résultent de l’action de la lumière sur les corps ; par M. Edmond Becquerel. (Extrait par l’auteur.)

« Dans le travail dont j’ai l’honneur de lire un extrait a l’Académie, j’ai étendu les recherches que j’avais déjà entreprises à différentes époques sur les propriétés lumineuses que les corps acquièrent après avoir été frappés par la lumière; ces propriétés, qui comprennent les effets connus sous le nom d’effets de phosphorescence, ne tiennent pas à des réactions chimiques analogues à celles qui ont lieu dans la combustion, mais bien à des modifications purement physiques ; elles dépendent de l’état moléculaire des corps, et sont développées à un haut degré dans plusieurs sulfures, mais elles ont lieu, quoique plus faiblement, avec un grand nombre de matières, et il est probable qu’en prenant des précautions convenables on étendrait encore le nombre des subtances impressionnables. Le phénomène de phosphorescence par l’action du rayonnement est donc beaucoup plus général qu’on ne le pense habituellement, et l’on peut dire que si tous les corps sont visibles pendant que la lumiére est renvoyée par diffusion, l’action du rayonnement sur la plupart d’entre eux ne cesse pas aussitôt qu’ils ne sont plus soumis à son influence, et peut se continuer encore pendant plus ou moins de temps, suivant leur nature, c’est-à-dire pendant une fraction de seconde pour certains corps, et pendant une heure et même plus pour d’autres.
« Après avoir rappelé, dans la premiére partie du Mémoire, les recherches déjà faites sur ce sujet, j’ai étudié d’une maniére spéciale, dans la seconde partie, les préparations désignées sous le nom de phosphores artificiels, et principalement les sulfures de strontium, de barium et de calcium. J’ai montré que la réfrangibilité de la lumière émise par chacun d’eux, ainsi que son intensité et sa durée, dépendaient de l’arrangement moléculaire et non de la composition chimique, et que l’on faisait varier les propriétés des matiéres impressionnables en modifiant 1’é1évation et la durée de la température à laquelle ils sont soumis, ainsi que l’état moléculaire des corps en présence et dont la réaction donne les substances que l’on étudie.
« Pour ne citer ici qu’un fait parmi tous ceux que j’ai observés, je dirai que le soufre et la strontiane anhydre, en proportions nécessaires pour donner le monosulfure, étant mis en présence à la température de 500 degrés environ jusqu’à ce que la réaction ait eu lieu, donnent une matière émettant une lueur jaune après l’action de la lumière diffuse ou solaire; si la température est portée à 7 ou 800 degres, même pendant très- peu d’instants, alors la masse, sans changer de composition, acquiert plus de compacité, et elle émet une lumière violette après l’influence préalable du rayonnement lumineux. Mais l’une et l’autre de ces préparations étant traitées par l’eau, puis la partie soluble étant évaporée et de nouveau chauffée vers 7 a 800 degres, donnent toutes deux des résidus phosphorescents verts, comme tous les résidus provenant de l’évaporation des dissolutions de sulfure de strontium dans l’eau: Ainsi, dans ce dernier cas, l’arrangement moléculaire, autre que celui des préparations précédentes, est seul cause des différences observées.
« Les expériences nombreuses que j’ai faites m’ont permis d’étudier les causes de cette différence dans l’arrangement maléculaire et d’obtenir à volonté, dans une même substance, une des couleurs prismatiques quelconques à l’exception du rouge extrême dont la réfrangibilité correspond aux raies A et B; en outre, la plupart des composés obtenus sont beaucoup plus lumineux que les matières phosphorescentes connues jusqu’ici.
» En général, une substance phosphorescente émet de la lumière d’une seule couleur, quelle que soit la réfrangibilité des rayons actifs: j’ai trouvé quelques substances qui font exception â cette régle et qui présentent des teintes différentes, suivant les parties du spectre qui les frappent; parmi celles-ci je citerai le sulfure de calcium obtenu par la réaction du persulfure de potassium sur la chaux, lequel donne une lumière violette quand il est excité par la partie violette HG du spectre; dans ce cas, la couleur des rayons actifs et celle des rayons émis par phosphorescence est la même; cette même matiére, an contraire, luit avec une couleur bleue lorsqu’elle a reçu l’influence des rayons invisibles ultra-violets.
« Dans la troisième partie du travail, j'ai étudié l’action des rayons différemment réfrangibles sur les substances diverses préparées d’après les principes indiqués précédemment. On sait qu’en général la partie la plus réfrangible du rayonnement lumineux excite la phosphorescence; mais cet effet n’est pas le seul auquel on est conduit en opérant avec les rayons dispersés par le prisme; on arrive à reconnaître trois genres d’effets très-remarquables:
« 1º. L’action de phosphoresceuce dont il vient d’être question et qui se manifeste depuis les raies F ou G du spectre jusque bien au delà du violet après P. Chaque matière est impressionnable entre des limites différentes, mais on remarque, en général, avec les sulfures de calcium et de strontium deux maxima d’action, et un seul maximum avec les préparations de sulfure de barium; d’autres corps présentent des effets analogues. La lumière émise par ces substances, après l’influence des rayons actifs, dure pendant plusieurs minutes pour quelques-unes et une heure et même plus pour d’autres.
» 2º. La partie la moins réfrangible du spectre depuis F jusque bien au delà de A, agit de manière à détruire la modification produite par les rayons les plus réfrangibles, mais cette destruction ne se produit pas en rendant immédiatement obscure la matière devenue phosphorescente sous l’action de la lumière diffuse; elle a lieu après avoir fait briller cette matière pendant quelques instants.
« Ces faits viennent à l’appui du principe que j'avais déjà émis antérieurement et d’après lequel une substance phosphorescente n’a la faculté d’émettre dans l’obscurité qu’une somme de lumière correspondante à une somme d’effet produit par le rayonnement; si cettequanrité de lumière est émise lentement, comme cela a lieu après l’action des rayons les plus réfrangibles, la lumière est faible et dure jusqu’à l’extinction de la phosphorescence ; si elle est émise rapidement, comme cela a lieu sous l’influence des rayons les moins réfrangibles et celle de la chaleur; alors la substance brille vivement, mais pendant moins longtemps.
» 3º. Un troisième genre d’effets a lieu lors de l’action du spectre sur les matières phosphorescentes et principalemernt sur quelques-unes des sulfures mentionnés plus haut, Il consiste en ce que ces substances paraissent lumineuses dans certaines parties du spectre, mais seulement pendant, l’action du rayonnement, et surtout depuis l’extrême violet jusque bien au delà. Cet effet se produit également dans les parties du spectre ou la phosphorescence ne se manifeste pas. Je l’avais attribué, à l’époque où je le découvris, en 1843 (1) ([i]), à une sorte de phosphorescence s’exerçant seulement sous l’action des rayons solaires et ne se continuant pas après; BT. Stockes a observé depuis (2) ([ii]) des effets analogues avec des corps tels que le sulfate de quinine, la chlorophylle, etc., qui ne sont pas doués de phosphorescence; il a donné le nom de phénomènes de fluorescence à ces effets, qu’il attribue à un changement dans la vitesse de vibration des rayons lumineux au moment où ces rayons frappent la surface des corps.
» Dans ce travail j’ai étudié de nouveau cet ordre de phénoménes; mais je n’ai pas trouvé de motifs suffisants pour abandonner la. Première explication: L’hypothèse qui consiste à supposer que ces effets; tiennent à une phosphorescence immédiate sous l’influence de la lumière, c’est-à-dire à des vibrations; émanées du corps, me paraît rendre compte des phénomènes observés jusqu’ici. Il est très remarquable, du reste, que pami les différentes matiéres qui manifestent en même temps la phosphorescence proprement dite et la fluorescence, celle-ci donne toujours une lumière semblable à celle qui est émise par phosphorescence après l’action du rayonnemet, ce qui montre que ces deux genres d’effets, quoique très différents, sont liés l’un à l’autre. Néanmoins, comme on le sait, il y a des matières qui présentent seulement, avec une assez forte intensité, un seul de ces phénomènes, soit la fluorescence, soit la phosphorescence.
» Plusieurs des préparations de sulfure de strontium donnent un résultat assez curieux que l’on ne retrouve pas avec les sulfures de calcium et de barium: ce sulfure, préparé de manière à luire avec telle ou telle couleur, offre par diffusion à la lumière du jour une teinte analogue, quoique beaucoup plus faible, à celle de la lumiére émise par phosphorescence à l’obscurité. Cet effet, que je n’avais d’abord regardé que comme accidentel, mérite d’être signalé, car il semblerait indiquer une disposition des molécules du corps à produire un effet lumineux déterminé, soit par diffusion, soit par phosphorescence ou vibrations propres.
« La quatrième partie du travail traite de différentes questions relatives au mode de production de la lumière après l’action du rayonnement ou bien sous son influence. J’ai reconnu, entre autres, que la couleur de la lumiére émise par phosphorescence est intimêment liée à la réfrangibilité de cette lumière; on se trouve ainsi dans les mêmes conditions que lors de l’émission des rayons par une source lumineuse quelconque.
» Ces recherches ont montré qu’en général la réfrangibilité de la lumière émise par phosphorescence est moindre que celle des rayons excitateurs, ou du moins que les longueurs d’onde des rayons que les corps émettent après avoir été frappés par le rayonnement sont plus grandes que celle des rayons actifs; dans quelques cas cependant la réfrangibilité de la lumière émise est la même, et l’on ne peut citer qu’un exemple où elle est moindre. Il était intéressant aussi de chercher à vérifier si les rayons émis par les corps phosphorescents, et dont la longueur d’onde est plus grande que celle des rayons lumineux actifs, étaient capables de produire une impression calorifique, alors que la partie la plus réfrangible du spectre n’aurait pu le faire. Mais malgré la sensibilité des appareils thermo-électriques employés, cette impression, jusqu’ici, n’a pas été appréciable.
« J’ai terminé ces recherches en m’occupant de la transmission des effets de phosphorescence dans les corps de molécule à molécule; sans admettre cette transmission au delà des limites que l’expérience ne peut indiquer, je pense que les résultats curieux observés par M. Biot et par mon père, ainsi que ceux que j’ai obtenus, peuvent être expliqués en admettant qu’avec des corps phosphorescents des points qui ne sont pas directement frappés par la lumière reçoivent indirectement par diffusion une impression suffisante pour que la phosphorescence puisse se manifester. »
([i]) (1) Annales de Physique et de Chimie, 3e série, tome IX, page 320 (1843).
([ii]) (2) Annales de Physique et de Chimie, tome XXXVIII, page 491 (1853).

1857, 23 de Novembro

1857, 23 de Novembro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. XLV
Nº. 21
Pag. 868
*
MÉMOIRES PRÉSENTÉS.
M. Becquerel, qui avait présenté à l’Académie dans la précédente séance le Mémoire de son fils Edmond « sur les propriétés lumineuses qu’acquièrent les corps soumis à l’influence solaire », demande aujourd’hui que ce Mémoire soit renvoyé à l’examen d’une Commission.

(commissaires, MM Regnault, Despretx, de Senarmont.)
1857, 14 de Dezembro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. XLV
Nº. 24
Pag. 1003, 1004
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PHYSIQUE APPLIQUÉE. – Nouveau procédé photogénique sur toile ; par MM. Mayer frères et Pierson.

(Commissaires, MM Regnault, Seguier)

« Cette invention, entre autres avantages, permet, disent les auteurs dans la Lettre qui accompagne cet envoi, de faire des peintures et portraits dans des conditons identiques aux peintures à l’huile sur toile, avec de grandes facilités pour la ressemblance et économie de temps pour les séances de peinture, l’image se trouvant reportée sur la toile en quelque sorte à l’état d’ébauche ou d’estompe avant que le peintre commence. Ce systéme a plus l’avantage de rendre la photographie indestryctible, parce que l’image est non-seulement à la surface, mais encore de plus imprégnée dans le corps de l’étoffe »
Plusieurs spécimens de la photographie transportée sur toile accompagnent le Mémoire de MM. Mayer et Pierson.