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domingo, 26 de abril de 2009

1860, 27 de Fevereiro

1860, 27 de Fevereiro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T.L,
Nº. 9
Pag. 437, 438
*
M. Toussaint adresse de Rouen une Note relative à un procédé qu’il annonce avoir employé avec succès pour la fixation des couleurs sur les plaques daguerriennes.

(Renvoi à l’examen d’une Commission composée de MM. Chevreul, Pouillet, Regnault.)

1860, 30 de Abril

1860, 30 de Abril
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T.L,
Nº. 18
Pag. 827, 828, 829
OROGRAPHIE. - Note sur l’applicntion de la photographie à la géographie physique et à la géologie; par M. A. Civiale.

« Les pays de montagnes ont fourni aux photographes un grand nombre de paysages qui offrent de l’intérêt sous le rapport pittoresque et artistique; mais on s’est peu occupé jusqu’ici des avantages que la géologie et la physique du globe peuvent retirer des épreuves photographiques prises dans des conditions nettement définies.
» MM. Élie de Beaumont et Regnault ont appelé mon attention sur ce sujet; c’est d’après les indications qu’ils ont bien voulu me donner, que j’ai fait l’an dernier, dans l’Oberland bernois, la série d’épreuves photographiques que j’ai l’honneur de présenter à l’Académie.
« J’indiquerai en quelques mots l’appareil dont je me suis servi, le procédé photographique et la maniére de prendre les vues. L’appareil est une chambre noire à soufflet très-portative, montée sur quatre branches et possédant une grande stabilité. La longueur focale de l’objectif à verres combinés est de 0m,72 au soleil, l’image produite sur la glace dépolie a 0m,37 sur 0m, 27; un niveau à bulle d’air, une boussole et un goniométre (I) ([i]) sont joints à l’appareil.
» Les épreuves ont été prises sur papier ciré sec, iodurées dans un bain de céroléine, et le temps de pose a varié de dix-sept à dix-neuf minutes pendant la dernière quinzaine de juillet et le mois d’août.
» Pour les vues formées d’une seule feuille, il suffit d’indiquer la direction de l’axe optique de l’instrument et l’angle vertical que la chambre noire fait avec l’horizon, si la pente du terrain et la proximité de la vue à prendre ne permettent pas de la maintenir dans une position horizontale. Dans les panoramas, il est indispensable, pour raccorder les épreuves, de placer la chambre noire dans une position horizontale; l’instrument tourne autour de son axe, de manière que la première feuille recouvre la deuxième de 1 centimètre et demi environ, et il en est de même pour les feuilles suivantes.
» Il faut indiquer le point de station, la hauteur au-dessus du niveau de la mer et la direction de l’axe optique pour chaque feuille, ou au moins pour les deux feuilles extrêmes. On aura, en consultant une carte détaillée du pays, la distance du point de station à un point quelconque de chacune des feuilles qui composent le panorama. Il faut également déterminer l’angle horizontal dans lequel la vue d’ensemble est comprise et prendre à l’aide du goniométre les angles verticaux que forme chacun des sommets reproduits au-dessus du point de station, pour pouvoir déterminer ensuite leur hauteur relative au-dessus de ce point.
« Ces indications sont nécessaires pour donner aux épreuves photographiques l’utilité dont elles peuvent être pour la science.
« Les épreuves que je mets sous les yeux de l’Académie se composent de panoramas, et d’un album de détails, pris principalement dans la partie orientale de l’Oberland bernois où le soulèvement paraît avoir été le plus considérable.
« Les panoramas pris du Faulhorn et du Sidelhorn donnent l’ensemble de la chaîne.
« Un panorama pris d’une colline derrière l’église de Grindelwald représente la vallée, la partie inférieure des montagnes et les deux glaciers.
» Le dernier panorama pris de la Wengernalp, à 200 mètres environ d l’ouest-nord-ouest de l’hôtel de la Jungfrau, représente une portion de 1’Eiger et du Mönch, la Jungfrau et le Silberhorn.
« Les vues de détails ont été prises dans la vallée de Grindelwald et sur la route de la Handeck au Grimsel; elles représentent les montagnes et les glaciers de la vallée, les roches polies et moutonnées, le cours de 1’Aar et ses glaciers, le glacier du Rhône, ainsi que la réduction des panoramas.
» J’ai ajouté à l’album quelques épreuves de neige prises dans 1’Oberland au mois de février dernier. J’ai reconnu que les formes des montagnes se dessinent plus nettement à cette époque de l’année que pendant l’été.
« Une légende explicative des vues de détails et des panoramas est jointe également à l’album, dont je prie l’Académie d’agréer l’hommage. «

Aprés avoir donné lecture de la Note de M. A. Civiale M. Elie de Beaumont signale à l’attention de l’Académie le caractére de vérité que présentent les différents panoramas placés sous ses yeux, et la précision avec laquelle y sont reproduits certaitrs détails assez difficiles à bien rendre par le dessin, notamment les accidents variés des glaciers, les surfaces montonnées et polies des environs de Grimsel et des giaciers de 1’Aar, les escarpements hardis des montagnes de la vallée de Grindelwald, etc.
([i]) (1) Ce goniomtre est un petit instrument, que j’ai fait exécuter pour déterminer les angles horizontaux et les angles verticaux à une minute près. Il se compose d’un support en bois renfermant un niveau à bulle d’air, d’une lunette avec vernier, d’un arc de cercle de 90 degrés se pliant en sens inverse de la lunette, et de deux pinnules se repliant sous le support en bois.

1860

1860

Abertura do estúdio de Nadar, no nº. 35 Boulevard des Capucines, em Paris.

1860

1860
Catalogo das Obras Apresentadas na 7ª Exposição da ACADEMIA PORTUENSE das BELLAS ARTES, no anno de 1860.
Coordenado pelo Substituto
d' Architectura Civil da mesma Academia.
Porto,
na Typographia de C. Gandra. 1860.
Pag. 26
EXPOSIÇÃO TRIENNAL
DA
ACADEMIA PORTUENSE
das Bellas Artes
1860
*
Do Snr. Miguel Novaes, estudante que foi desta Academia, e actualmente Photographo, morador na Rua do Bomjardim Nº.. 233.
155
- Retrato do actor Taborda.
156
- Grupo de uma Snrª. com um menino
157
- Grupo do Ill.mo Sr. Dr. Camera e seu Irmão.
158
- Retrato do Ill.mo.Snr. João Flecher.
159
- Retrato do Ill. mo.. Snr. Francisco Pinto da Costa
160
- Retrato do Ill.mo. Snr. Narciso José Marques de Abreu
161
- Um mendigo.

De Mr. Poirier, Photographo, morador na rua do Bomjardim Nº.. 20
162
- Retrato do Snr. Manoel da Fonseca Pinto, Professor de Esculptura
meio corpo.
163
- Retrato do Snr. Manoel da Fonseca Pinto, Esculptura busto.
164
- Retrato de Mr. Cesar Massot, pintor photographico.
165
- Retrato do mesmo Snr. Poirier.
166
- Vista da Cidade do Porto, tomada da Serra do Pilar.
167
- Reproducção microscopica de uma pulga.

1860, 18 de Junho

1860, 18 de Junho
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. L,
Nº. 25
Pag. 1127, 1128, 1129, 1130, 1131, 1132, 1133, 1134
*
TOPOGRAPHIE. - Rapport sur un Mémoire intitulé : Mémoire sur l’emploi de la photographie dans le levé des plans et spécialement dans les reconnaissances militaires; par M. Laussedat.

(Commissaires, MM. Daussy, Laugier rapporteur.)

« Les méthodes en usage pour le levé des plans sont : la méthode de cheminement, qui exige que l’on parcoure, la chaîne et la boussole à la main, le pays qu’il faut étudier, et la méthode d’intersection, dans laquelle l’opérateur se transporte aux extrémités d’une base orientée, pour y observer les angles formés par la base avec les lignes qui aboutissent aux différents points remarquables du. terrain. Ces lignes de visée déterminent par leurs mutuelles intersections les positions des points sur le plan.
« Dans les reconnaissances rapides, il n’est pas toujours possible de procéder aussi méthodiquement, et l’on est obligé parfois de se contenter d’esquisser à main levée quelques perspectives auxquelles on joint, suivant la méthode employée dans les reconnaissances hydrographiques, des distances angulaires mesurées au cercle ou au théodolite, et qui fixent les positions relatives de quelques lignes verticales passant par les points remarquables du pays. Ces angles servent à corriger les esquisses et à circonscrire les erreurs dans des limites d’autant plus étroites, que les lignes verticales qui divisent le panorama sont plus rapprochées.
» Cette méthode des hydrographes a été adoptée par les officiers chargés des reconnaissances militaires, entre autres par le colonel Leblanc, qui, au lieu de cercles divisés, se servait de son crayon placé à une longueur de bras pour évaluer les coordonnées angulaires des divers objets en vue ; mais son application exige une certaine habileté dans l’art du dessin, et pour s’affranchir de cette nécessité, il était naturel de recourir aux perspectives prises à la chambre claire. En 1851, l’auteur du Mémoire qui fait l’objet de ce Rapport, M. le capitaine du génie Laussedat, présenta sur, l’emploi de la chambre claire dans les reconnaissances topographiques un travail qui a été approuvé par le Comité des Fortifications, et dans lequel sont exposées pour la première fois les opérations graphiques très-simples qui conduisent à la construction du plan d’une vue panoramique, dont on a deux perspectives prises des extrémités d’une base connue de longueur et de position. L’auteur indique en outre la modification suivante, qu’il apporte au prisme destiné à transmettre à l’oeil l’image du panorama : il place sur l’arete même de ce prisme le centre optique de la calotte concave sphérique de Wollaston, et il donne au rayon de cette lentille une longueur de 15 centimètres. Par cette double disposition, les rayons émanés des objets éloignés ont le mème degré de divergence que s’ils venaient de points situés à 30 centimétres, distance de la vision distincte; de sorte que le dessinateur voit avec une égale netteté le trait du crayon sur le tableau et l’image de l’objet; l’œil n’éprouve aucune fatigue provenant de l’adaptation, et la parallaxe est entièrement détruite. Le centre optique, ainsi défini de position, devient le point de vue mathématique de perspective, sa projection sur le plan du tableau en est le point principal, et sa distance au tableau donne la distance du point de vue. On arrive facilement à la connaissance de ces trois éléments, qui suffisent pour effectuer les constructions géométriques, à l’aide desquelles on passe des perspectives aux projections orthogonales. De nombreux essais ont été faits sur le terrain avec cet instrument, et les résultats ont paru assez satisfaisants au Comité des Fortifications pour motiver les conclusions favorables de son Rapport. C’est à l’aide de ce procédé que M. Laussedat est parvenu en deux jours à dessiner un nombre de vues suffisant pour relever les détails d’un plan incomplet d’une ville de quinze mille habitants, et pour fournir les éléments d’un nivellement assez exact des parties accidentées de la ville et de ses environs.
« Nous avons donné quelques détails sur le Mémoire de M. Laussedat relatif à l’emploi de la chambre claire dans les reconnaissances militaires, parce que celui que nous allons examiner en est en quelque sorte une transformation. Les photographies de paysage ne sont effectivement que des perspectives, et tout ce qu’on a dit sur les vues dessinées à la chambre claire s’applique aux vues photographiées. Par suite de cette parfaite analogie, la question de priorité perd de son importance : toutefois, comme. plusieurs auteurs ont proposé, dans ces dernières années, l’emploi de la photographie pour je levé des plans, nous dirons qu’il résulte du Rapport du Comité des Fortifications, qu’en 185 I, époque à laquelle M. Laussedat s’occupait à perfectionner la chambre claire, il avait indiqué cette application. Mais les progrès importants qui ont fait de la photographie un art véritable n’étaient pas encore réalisés, et les essais qu’il tenta lui prouvérent que les manipulations alors en usage étaient peu en harmonie avec les conditions dans lesquelles se trouvait l’opérateur sur le terrain. M. Laussedat s’en tint donc à la chambre claire, sans abandonner toutefois l’espoir de recourir à la photographie.
« Dans le Mémoire dont nous rendons compte aujourd’hui et qui a été présenté à l‘Académie le 14 novembre dernier, M. Laussedat revient sur l’application des perspectives photographiées au levé des plans. La supériorité de celles-ci sur les esquisses dessinées à l’aide de la chambre claire est évidente. Les vues photographiées sont infiniment plus complètes, puis-qu’elles n’omettent aucun détail et qu’elles peuvent être exécutées à une plus grande échelle; elles font connaltre le véritable aspect du terrain dont elles accusent les moindres reliefs; enfin on les obtient rapidement après un séjour de quelques heures dans le pays qu’on veut reconnaître; elles ont d’ailleurs tous les avantages des vues perspectives: les opérations graphiques à l’aide desquelles on passe des perspectives à la construction du plan peuvent être effectuées sans difficultés par d’autres personnes que celles qui ont été sur le terrain, à une grande distance des lieux où les épreuves ont été prises, sans qu’on soit exposé à regretter de ne pouvoir y retourner pour recueillir dos données omises, puisque l’ingénieur installé dans son cabinet a en quelque sorte le terrain lui-même sous les yeux.
« Les épreuves dont M. Laussedat s’est servi dans ses essais ont été obtenues sur collodion sec préparé par M. Laveine, ancien elève de l’École Polytechnique; elles ont été ensuite reproduites sur papier positif. Les plaques collodionnées peuvent conserver leur sensibilité pendant plusieurs semaines et être transportées sans altération après avoir reçu l’empreinte des objets. On n’a donc aucune manipulation à faire sur le terrain, et le bagage se réduit ainsi à l’appareil lui-même, qui n’est guére plus embarrassant que le bagage du topographe. La face supérieure de la boîte de l’appareil photographique porte un niveau destiné à faciliter la mise en station; son installation s’effectue comme celle des instruments de géodésie, sans exiger toutefois la même exactitude.
» La plaque collodionnée étant placée dans un plan vertical, l’axe optique de l’objectif doit lui être perpendiculaire par construction. Cet axe rencontre la plaque sensible en un point, qui est le point principal de perspective; la distance du centre optique à la plaque est précisément la distance du point de vue au tableau; le plan horizontal passant par le centre optique coupe le tableau suivant la ligne d’horizon. Si l’on suppose celle-ci divisée de degré en degré par des rayons qui partent du centre optique ou point de vue, on aura, sur la photographie, une échelle de tangente, qui donnera immédiatement les angles compris entre les plans verticaux menés par le point de vue et par les divers points remarquables du panorama; ou, ce qui revient au même, les angles compris entre les lignes de visée qui, sur le plan horizontal, vont du point de vue aux projections de ces points. On peut tracer sur l’épreuve cette ligne d’horizon divisée en degrés si l’opérateur a eu le soin de déterminer, au moyen d’un niveau à la main, un certain nombre de points situés dans l’horizon; mais dans l’appareil de M. Laussedat ce sont les plaques sensibles elles-mêmes qui devront recevoir l’empreinte de cette ligne divisée. Toutes les photographies porteront donc avec elles leur ligne d’horizon; et, si l’instrument a été installé avec soin, si le mouvement de rotation imprimé à l’appareil photographique pour le diriger sur les divers points de l’horizon, s’est effectué autour d’un axe vertical, les lignes d’horizon des épreuves successives, obtenues dans une même station, devront se trouver dans le prolongement les unes des autres, lorsque les épreuves seront juxtaposées.
» La construction du plan au moyen des perspectives photographiées n’offre aucune difficulté: il suffit de lire sur la ligne d’horizon de l’épreuve, les nombres de degrés compris entre les lignes verticales qui passent par les divers objets en vue, et de tracer sur le plan, à la règle et au compas, les lignes de visée correspondantes. Les intersections mutuelles des lignes devisée qui, de deux stations connues de position, aboutissent aux mêmes objets, détermineront les projections horizontales de ces objets.
« Pour effectuer cette construction, M. Laussedat se sert d’une espéce de rapporteur formé d’une feuille de parchemin transparent montée sur un cadre en carton: on a tracé sur cette feuille une droite exactement divisée comme les lignes d’horizon des photographies, en sorte que les divisions de cette échelle du rapporteur peuvent être mises en coïncidence avec les divisions des lignes d’horizon. Le zéro de l’échelle est au point milieu, lequel dans la coïncidence correspond au point principal de la perspective. Si par ce point milieu on élève une perpendiculaire, et qu’on prenne sur cette perpendiculaire une distance égale à la longueur focale de l’objectif de l’appareil photographique, on aura le centre du rapporteur ou le point d’où partent les rayons qui se terminent aux divisions de l’échelle.
» Pour obtenir la ligne de visée qui joint la station à un objet, on place le centre du rapporteur sur le point du plan qui figure la station et l’on fait coïncider l’échelle du rapporteur avec la ligne d’horizon de la photographie, ou plutôt avec une droite tracée parallèlement à cette ligne d’horizon, au bas de la photographie, en dehors du paysage; cette droite peut être prise ici pour la ligne d’horizon elle-même autour de laquelle on aurait rabattu le plan du tableau. Cela fait, on projette l’objet sur l’échelle du rapporteur, et en joignant cette projection au centre de station, on obtient sur le plan une droite ou ligne de visée qui, de la station, aboutit à la projection horizontale de l’objet.
« L’inconvénient des vues photographiées est de ne pouvoir embrasser qu’une étendne limitée du panorama: comme il faut éviter les déformations qui proviennent de l’objectif, il convient de restreindre à 25 ou 30 degrés l’amplitude des vues sur lesquelles on doit opérer pour construire les lignes de visée. Cet inconvénient n’existe pas au même degré dans les vues dessinées à la chambre claire, puisque cet instrument ne donne lieu à aucune déformation sensible, dans une étendue de 60 degrés pour le sens horizontal. Mais, grâce à la rapidité avec laquelle on opère, on l’évite facilement dans les vues photographiées, en décomposant la perspective en un plus grand nombre de segments : seulement il peut arriver, 1ors de la constrnction du plan., que les deux objets dont on cherche les lignes de visée ne figurent pas sur une même photographie. Dans ce cas, on choisit plusieurs points intermédiaires qui appartiennent chacun à deux photographies contiguës, et l’on dispose les épreuves sur le rapporteur sous une inclinaison convenable, qui est donnée immediatement par les lignes de visée relatives aux objets reproduits sur deux épreuves voisines.
« Si l’instrument a été installé avec soin au moyen du niveau, les éléments géométriques du nivellement s’obtiennent aussi facilement que ceux du plan: on mesure sur l’épreuve photographiée la distance rectiligne de l’objet à la ligne d’horizon, et sur le rapporteur transparent la longueur de la droite comprise entre le centre et la projection de l’objet; l’élévation de l’objet au-dessus du plan horizontal est égale à sa distance réelle au point de vue, multipliée par le rapport de la ligne mesurée sur l’épreuve, à la longueur de la droite prise sur le rapporteur. Ce même rapport donne la tangente de l’angle de pente ou de la hauteur angulaire de l’objet au-dessus de l’horizon. On voit que le nivellement est d’autant plus exact que la ligne mesurée sur l’épreuve est plus grande; il faut donc que l’objet ne soit pas trop éloigné du point de vue.
« Pour s’assurer de l’exactitude de sa méthode, M. Laussedat s’est servi d’un plan de Paris executé en 1839 à l’échelle de sous la direction de M. Emmery, ingénieur en chef des ponts et chaussées. Il a choisi pour stations la tour nord de Saint-Sulpice et J’observatoire de l’École Polytechnique, et a photographié, en plusieurs épreuves, une certaine étendue des panoramas pris de ces deux stations. Empruntant ensuite au plan de Paris la distance de l’École à Saint-Sulpice (1 233 mètres), il a placé ces deux points sur un plan; puis, au moyen des perspectives photographiées, il a construit les lignes de visées relatives à quelques points remarquables, tels que la Tour de 1’Horloge (Conciergerie), la fleche du clocher de Notre-Dame, etc.; les intersections de ces lignes de visée ont donné les positions de ces points avec une exactitude telle, qu’on a pu opérer la coïncidence du plan de M. Laussedat et du plan de Paris. Les points ainsi determinés sont éloignés des stations de plus d’un kilométre, mais nous nous sommes assurés qu’avec cette base de 1233 mètres, on aurait obtenu avec une exactitude suffisante les positions de points situés à des distances beaucoup plus grandes. A la station de Saint-Sulpice, les épreuves avaient été prises dans les conditions atmosphériques les plus défavorables, de sorte que les lointains étaient à peine visibles; c’est cette circonstance qui nous a déterminés à opérer sur des points plus rapprochés. Nous avons pareillement cherché
l’élévation de la flèche de Notre-Dame, au-dessus de l’arête du toit de la nef. La hauteur obtenue (50 métres), d’après une des photographies prises de l’École Polytechnique, s’est accordée avec la hauteur (47 mètres) mesurée sur le plan même de la cathédrale.
» Au reste, cet accord n’a rien de surprenant, si l’on remarque que le rayon du rapporteur transparent, qui sert à trouver les directions des lignes de visée, est de 0m,426, distance focale de l’objectif de l’appareil photographique. Nous n’exagérons rien en disant qne sur un cercle de cette dimension, le degré occupe un espace assez grand pour qu’on puisse facilement estimer les arcs à 10 minutes près; or un angle de 10 minutes sous-tend à 1000 mètres de distance une longueur de 3 mètres environ; ce qui fait un peu moins d’un demi-millimètre sur le plan à l’échelle de 1/6667. Il n’est pas douteux qu’on atteigne une exactitude supérieure, lorsque l’auteur aura perfectionné le tracé graphique des lignes de visée.
» On voit par ces essais que l’appareil photographique peut servir à la mesure des angles, et par suite, à la construction des plans. La méthode à suivre n’est au fond que celle dont on se sert pour le levé à la planchette; les différentes stations où l’on transporte successivement l’appareil, sont celles que l’on choisirait pour y installer la planchette; seulement les opérations du photographe sur le terrain sont plus rapides que celles de l’ingénieur, et les constructions graphiques se font dans des conditions bien plus favorables. L’avantage est évident pour les reconnaissances en pays de montagnes, où les stations sont souvent séparees par de longues distances difficiles à franchir.
« Mais pour que les plans construits d’après les photographies présentent toute l’exactitude dont la méthode est susceptible, il faut s’assurer que les images photographiées n’ont éprouvé aucune déformation sensible; voici le moyen dont M. Laussedar s’est servi dans cet examen.
« Au point même d’où la vue photographiée a été prise, on établit une planchette sur laquelle on fixe la photographie. Deux tiges articulées qui supportent le prisme d’une chambre claire s’adaptent sur les côtés de la planchette: en faisant varier la distance du prisme au plan, et en réglant sa position, on arrive facilement à superposer l’image de la chambre claire et celle de la photographie. La superposition ainsi établie pour les objets situés prés du point principal de perspective doit avoir lieu également pour les objets qui en sont éloignés; et comme l’image fournie par la chambre claire dépasse de beaucoup celle de l’épreuve, on a d’excellents points de repère dans les lignes qui sont sur les bords de celle-ci, et qui doivent se trouver dans le prolongement des mêmes lignes prises sur l'image de la chambre claire, si l’objectif de l’appareil ne donne lieu à aucune déformation. Dans cette position du prisme, la distance au plan de la planchette est égale à la distance focale de l’objectif.
» On peut également mettre en évidence les déformations des images qui proviennent de l’objectif, en comparant l’angle compris entre deux images situées sur les bords de la photographie, mesuré sur la ligne d’horizon divisée, avec la valeur qu’on obtiendrait en observant au théodolite l’angle compris entre les deux objets: ce dernier angle, combiné avec l’intervalle qui separe les images des deux objets sur l’épreuve, fera connaitre en outre la distance focale de l’objectif. Ces mesures doivent être prises une fois pour toutes et sont spéciales à l’instrument dont on doit se servir pour les reconnaissances a faire.
« En résumé, l’application de la photographie au levé des plans réalise un progrés important pour la topographie. L’appareil photographique tel qu’on le construit aujourd’hui, devient un véritable goniomètre, si l’on a soin de l’installer convenablement, et de joindre aux vues photographiées certains éléments géométriques faciles à obtenir. Quelques instructions trés-simples sur le choix des stations, suffiront pour mettre les photographes voyageurs a même de fournir un grand nombre de documents dont les géographes, les géologues, les ingénieurs et les architectes pourront tirer un parti très-avantageux.
» La Commission pense en conséquence que le Mémoire de M. Laussedat sur l’emploi de la photographie dans le levé des plans et specialement dans les reconnaissances militaires, est digne de l’approbation de l’Académie. »
Les conclusions de ce Rapport sont adoptées.

1860, 8 de Outubro

1860, 8 de Outubro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. LI
Nº. 15
Pag. 558, 559
*
CORRESPONDANCE

M. LE SECRÉTAIRE PERPETUEL met sous les yeux de l’Académie plusieur épreuves photographiques (des portraits en pied aux deux tiers, à peu prés de la grandeur naturelle), présentées comme spécimens d’un nouveau procédé d’agrandissement à la lumière solaire ou à la lumière électrique, des images obtenues sur collodion, par M. Wothly, d’Aix-la-Chapelle (Prusse). Ces épreuves sont transmises par M. l’abbé Moigno.

« Je suis arrivé à ces résultats inespérés, dit M. Wothly dans une Lettre jointe à son envoi, par un ensemble de moyens qui constitue presque un art nouveau. Une disposition optique analogue à celle de l’héliostat me donne un large faisceau de rayons rigoureusement parallèles qui traverse le négatif obtenu sur demi-plaque collodionnée, emporte avec lui l’image devenue positive, et s‘épanouit en un immense cône de rayons divergents qui vont fixer, l’image sur une feuille de papier mécanique sensibilisée. L’intensité de ces rasons est assez grande pour que le positif, quand on opère à la lumière solaire, s’achève en quinze ou vingt-cinq minutes; la régularité de leur distribution et de leur marche est telle, que l’impression est aussi nette sur les bords les plus extrêmes qu’au centre, même lorsque l’image a 2m,60 de hauteur et 1m,50 de largeur. Pour ramener la durée de l’impression à un temps aussi court, j’ai dû recourir à des combinaisons nouvélles d’agents ensibilisateurs. Pour pratiquer les opérations du lavage, du virage et du fixage sur des feuilles si difficiles à manier, j’ai dû suppléer aux cuvettes impossibles par des tours de main aussi rapides qu’efficaces. Mes portraits demi-nature et nature entière ont, il me semble, un caractère particulier, qui attire plus vivement et charme plus agréablement le regard; ils rappellent mieux, je crois, que les photographies ordinaires l’œuvre du crayon d’un dessinateur éminemment habile, tant les teintes sont harmonieuses et fondues; j’ajoute qu’elles sont presque inaltérables à la lumiére, parce que mon procédé de fixage les met à l’abri de toute sulfuration. «

1860, 23 de Dezembro

1860, 23 de Dezembro
L’AMI DES SCIENCES
T. VI
6eme AnnÉe
nº 52
Pag. 829, 830
*
SCIENCES PHYSIQUES.

Photographie. - M. le comte Aguado a dernièrement fait hommage à la Société de photographie de nouveaux positifs obtenus de négatifs instantanés et de petites dimensions par les procédés d'agrandissement de M. Woodwards. On annonce la présentation prochaine, par M. Delessert neveu, de photographies gigantesques obtenues au moyen du même procédé. II s'agit d'un poney haut de lm50, reproduit de grandeur naturelle.
A cette occasion, M. l'abbé Moigno expose dans le Cosmos les deux procédés à l'aide desquels l'agrandissement peut se faire (1) ([i]).
Premier procédé. - Nous sommes devant l'objectif d'un daguerréotype; notre image amoindrie va se dessiner au foyer de l'objectif sur la glace dépolie. Supposons que cette image devienne tout à coup lumineuse par elle-même, qu'elle rayonne à son tour vers l'objectif, et qu'à notre place on dresse une grande feuille de papier ou une grande glace dépolie. D'après ce premier principe d'optique que les rayons, en revenant sur leurs pas pour traverser de nouveau un système oblique quelconque, suivent exactement la route qu'ils avaient suivie en allant, les rayons partis de l'image, lumineuse par elle-même, iront dessiner sur le papier ou sur la glace dépolie notre image de grandeur naturelle. Ce premier mode d'agrandissement, fondé sur la propriété fondamentale des foyers conjugués, n'est pas celui de l'appareil,de M. Woodwards; mais on le retrouve dans tous les appareils amplifiants proposés avant lui; ou plutôt ce n'est pas le cliché négatif qui, dans l'appareil de M. Woodwards, joue le rôle de foyer conjugué, comme cela a lieu dans les autres appareils; c'est la petite image que les rayons convergents projettent au foyer de la lentille collective sur la partie centrale de la face antérieure de la lentille amplifiante qui joue, par rapport à l'image agrandie, le rôle de foyer conjugué.
Deuxième procédé. - Vous percez un petit trou dans une paroi dressée en face d'un paysage ou d'un objet quelconque; des rayons lumineux partant de tous les points de cet objet vont aboutir au petit trou, et le traversent en s'y croisant; le cône convergent d'entrée devient, derrière la paroi, un cône divergent qui va dessiner sur un écran une image aussi agrandie que l'on voudra, pourvu que l'écran soit assez loin. C'est le principe de la chambre obscure de Porta; or c'est suivant ce principe, en grande partie du moins, que se fait l'agrandissement par l'appareil Woodwards, et voilà pourquoi celui-ci a appelé son appareil chambre solaire. C'est bien simple; comment se fait-il qu'on ne l'ait pas encore compris? Mais qu'a ajouté M. Woodwards au principe de Porta? Comment la chambre obscure est-elle devenue la chambre solaire? II fait tomber sur un miroir à 45 degrés l'image du soleil; il reçoit sur une grande lentille collective les rayons parallèles réfléchis par le miroir; il transforme, par l'effet de cette lentille, le faisceau parallèle en un faisceau convergent qui traverse le cliché en l'inondant de lumière. En faisant que le sommet de ce faisceau coincide précisément avec le petit trou de la chambre obscure de Porta, il centuple, si nous pouvons nous exprimer ainsi, l'éclat des rayons à leur point de croisement; enfin, en mettant derrière le petit trou un objectif composé tout à fait achromatique, il accélère la divergence des rayons, il hâte l'amplification de l'image et assure la netteté de l'image amplifiée, après avoir centuplé son éclat. Voilà tout le secret de la chambre solaire de M. Woodwards. Dans les appareils ordinaires, le cliché négatif occupe un des foyers conjugués, tandis que l'image agrandie occupe l'autre; dans la chambre solaire, le cliché est remplacé par une image de très-petite dimension, extrêmêment brillante, située presque au centre de la lentille composée amplifiante. Et qu'on le remarque bien, l'éclairage convergent est une condition essentielle de l'agrandissement par la chambre solaire; dès que vous parlez d'éclairage parallèle, vous niez le grand progrès réalisé par M. Woodwards,vous revenez à l'agrandissement par le principe des foyers conjugués, avec une perte énorme de lumière.
([i]) (1) Cosmos, t.XVII, p.692

1860

1860
CATHALOGO DOS PRODUCTOS APRESENTADOS NA EXPOSIÇÃO AGRICOLA DO PORTO EM 1860.
Porto
Typographia Commercial,
Rua de Bellomonte Nº. 19
1861
EXPOSIÇÃO AGRICOLA DO PORTO
em 1860
*
25ª. CLASSE
Agrimensura - Plantas, processos, etc.
BARÃO DE FORRESTER
2054 - Collecção de photographias originaes illustrativas da agricultura das margens do Douro, da geologia do seu leito, e dos obstaculos á sua navegação.
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