Mostrar mensagens com a etiqueta Adrien Guébhard. Mostrar todas as mensagens
Mostrar mensagens com a etiqueta Adrien Guébhard. Mostrar todas as mensagens

terça-feira, 17 de março de 2009

1889, 11 de Março - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CVIII
Nº. 10
Pag. 514, 515
*
PHOTOGRAPHIE. - Sur un petit appareil portatif pour la production facile et sans danger de l'éclair magnésique. Note de MM. Ad. Guébhard et P. Ranque, présentée par M. Lippmann.
« Si l'usage des photopoudres, mélanges explosifs photogéniques à base de magnésium, a plus que doublé le champ d'activité de la photographie instantanée, en ajoutant la nuit au jour et l'intérieur au plein air, il offre de très grands inconvénients, des dangers même, à cause de l'explosibilité des substances détonantes qui entrent dans les formules, ainsi que de l'action irritante qu'exercent sur les bronches les nuages de fumée produits par la combustion dans une atmosphère confinée.
« L'inflammation directe de la poudre de magnésium brusquement projetée sur une flamme supprimant tous ces inconvénients, nous nous sommes proposé de remplacer par un petit appareil portatif, facile à construire et à employer, les dispositifs plus ou moins complexes, encombrants et coûteux, qui ont été mis dans le commerce jusqu'à ce jour.» Un pelit tube de 10cm environ de longueur et 0cm,4 de calibre, contourné en forme de cor de chasse, voilà tout l'appareil (fig. 1 et 2). Par l'un des bouts, légèrement évasé, on introduit la petite dose de poudre nécessaire: 0gr, 2 (quantité que deux repères gravés sur le tube peuvent permettre de retrouver toujours facilement) produiront un éclairage amplement suffisant à 3m de distance pour un objectif de 2 cm d'ouverture et

10cm de distance focale. Au bout opposé du tube, s'adapte le tuyau en caoutchouc de la poire habituellement employée pour la manoeuvre des obturateurs pneumatiques. La petite bague de verre étant alors simplement passée au doigt indicateur ou au pouce d'une main tenant une bougie allumée (fig. 1 et 2), le pavillon braqué obliquement de bas en haut sur la grande largeur de la flamme, il suffira d'une pression de la main libre sur la poire pour provoquer la projection de la poudre et sa subite inflammation, sous forme d'éclair photogénique assez puissant pour permettre aux objets situés dans le champ de l'objectif, préalablement ouvert, d'impressionner instantanément la plaque au gélatinobromure d'argent.« Par des procédés d'attache ou des modifications de forme extrêmêment simples (fig. 3 à 7), on peut établir à poste fixe un ou plusieurs de nos photospires qui, commandés à distance par une même poire, permettront de produire, l'instant précis que l'on désire, plusieurs foyers simultanés, d'intensités et de positions quelconques, résultat fort difficile à obtenir par tout autre procédé. »

sexta-feira, 13 de março de 2009

1898, 21 de Fevereiro - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L’Académie des Sciences
T. CXXVI
Nº. 8
Pag. 589, 590, 591, 592
*
PHYSIQUE. - Sur la prépondérance de l'action mécanique des courants deconvection, dans les enregistrements de figures d'efluves sur plaques voilées soumises à l'action de pôles thermiques dans les bains révélateurs. Note de M. A. Guébhard, présentée par M. Lippmann.
« Frappé, dès les premières observations de pseudo-induction thermiqueque j'ai eu l'honneur de signaler a l'Académie (1) ([i]), de ce fait que l'actiondu liquide révélateur mis en mouvement sous l'influence de pôles thermiques appliqués sur la face verre, seule émergente, d'une plaque supérieure, produisait, sur d'autres plaques parallèles, des tachcs polaires secondaires, dont la coulcur, tantôt noire, tantôt blanche, était absolument indépendante de la température propre des molécules, et uniquement dépendante du sens dans lequel avait lieu l'attaque de la surface sensible par les filets de flux liquide, j'ai tenu à m'édifier par de nouvelles expériences sur le rôle, en ceci, des courants de convection, au point de vue, soit de la véhiculation de la chaleur par les molécules, soit de la véhiculation des molécules par la chaleur.
« Dans une première série, faisant agir les pôles non plus de haut en bas, mais de bas en haut, soit directement sur une plaque inférieure, formant le fond d'une cuve spécialement construite, soit médiatement, en posant simplement, sur le groupe des cylindres à eau chaude ou glacée, des cuvettes de verre, de porcelaine ou de carton noir (1) ([ii]) contenant les piles de deux à quatre glaces parallèles, espacées de 3mm à 5mm , j'ai constaté que, sur la plaque inférieure, ce n'était plus du tout une tache noire qui correspondait au pôle chaud et une tache blanche au pôle froid, mais absolument l'inverse; preuve évidente (comme avec la même plaque, soumise, par en haut, à distance, à l'action des mêmes pôles) que ce n'est point la température elle-même qui provoque ou retarde le noircissement du gélatinobromure, mais le sens positif ou négatif de la pression exercée sur celui-ci sous la double influence de la température et de la gravité.
« Aussi n'y-a-t-il pas lieu de s'étonner de la constance avec laquelle se vérifie, pour les plaques horizontales disposées face à face, la loi des inversions polaires et celle de la correspondance, au contraire, pour les plaques de même sens. Afin d'éviter dans ces constatations les erreurs pouvant résulter de l'emploi de plaques adossées par la face verre, j'ai fait faire par MM. Graffe et Jougla des plaques sensibilisées sur les deux faces. En les observant avant fixage, ou pelliculant ensuite une des faces (2) ([iii]), on trouve toujours, dos à dos, des taches inverses, correspondant évidemment à des conditions thermiques identiques, mais à des sens inverses de la convection par rapport à la gélatine.
« Il devait être intéressant de rechercher ce qui se passerait pour les positions verticales ou inclinées des couples de plaques opposées. Mais, d'une part les cuvettes verticales commerciales en verre monté se prêtent mal, à cause de leur convexité, à l'application de pôles thermiques, même si l'on remplace la fermeture rigide des récipients cylindriques par une membrane, souple tendue à la manière d'un osmométre; et, d'autre part, les cuvettes ordinaires, diversement inclinées, ne s'accommodent que d'un petit nombre de combinaisons des plaques, en Z, ou en V ou W couchés. Aussi ai-je recouru à la construction, au moyen d'étriers en bois, feuille de liège ou plaque de gutta avec joints de caoutchouc, et pinces de serrage, de cuves 9 x 13 à faces parallèles suivant le type imaginé par M. Lippmann pour la photographie des couleurs, et dès que j’eus renoncé au rnodèlc de 2cm, beaucoup trop épais, pour le modèle de 3mm seulemcnt, facile à doubler en cuve à compartiments multiples, je pus étudier facilement, pour toutes les inclinaisons possibles, de 0º à 90º, l'action, par en haut ou par en bas, des pôles thermiques sur les plaques parallèles.
« Il serait oiseux d'entrer dans la description de la trés grande variété de figures, souvent très régulières, qu'il m'a été donné d'observer sur 163 clichés, presque tous 9 x 13, au cours de 81 expériences enregistrées. Mais, dans toutes, et alors même qu'il n'y avait plus, à proprement parler, de taches polaires, mais de simples centres d'irradiation de lignes de flux claires et foncées, on constate toujours:
« 1º Que les plages noires correspondent, indépendamment de la température, aux places où le mouvement circulatoire du liquide tend à appliquer les molécules contre la gélatine, et les plages blanches aux endroits où le mouvement tend à les en détacher, au point que, souvent, on voit une ligne de flux noire se terminer par un dégradé effilé qui, sur le cliché sec, donne l'illusion visuelle d'un relief, faisant sortir l'extrémité de la ligne de la gélatine, à l'endroit même, sans doute, où le filet liquide s'en éloignait ;
« 2º Que, sur des plaques en regard, la loi d'inversion se manifeste dans toutes lcs positions, conformément à cette règle générale que, sur les extrémités opposées d'une même verticale, il y a toujours des teintes contraires;
» 3º Que si l'on veut, dès lors, attacher des signes contraires aux teintes noires ou blanches des taches polaires, leur détermination dépendra uniquement, comme pour une plaque de métal dans un champ magnétique, du sens du recoupement des lignes de force par la plaque.
« La preuve expérimentale est donc faite: la chaleur qui, clans ces expériences, semblait, de prime abord, être le facteur principal, n'a pas d'autre rôle que celui de force motrice, et la pesanteur, ainsi que je l'avais tôt soupçonné, a la plus grande part aux curieux simulacres d'induction therrnique que j'avais signalés. Si les figures observées, dans le cas où le mouvcment est confiné entre deux plans parallèles rapprochés, sont bien conformes à celles des écoulements soit thermiques, soit électriques, cela tient à l'identité de la formule potentielle qui régit tous ces écoulements stationnaires deux dimensions. Mais toute autre cause motrice que la chaleur, capable de créer cl de maintenir en des points déterminés des différences de potentiel hydrodynamique, devra produire identiquement les mêmes effets: c'est ce que je démontrerai expérimentalement dans une prochaine Communication. «
([i]) (1) Comptes rendus, t. CXXV, p. 814; 15 novembre 1897;
([ii]) (1) Notons, en passant (mais sans altacher aucun sens extraordinaire à un phénomène aussi facile à prévoir qu'à expliquer), qu'il s'agit ici d'une véritable action photographique à travers corps opaques, action qui, sans l'intermédiaire d'aucune espèce de radiation, par le simple transfert de vibrations thermiques à travers l'épaisseur de la cuvette, puis de la glace et de la gélatine elle-même, va produire, sur les mouvements du liquide sus-jacent, une modification capable de reproduire à son tour, sur le gélatinobromure, la silhouette, par exemple, d'un corps, ou très conducteur, ou très peu, interposé entre la source de chaleur et la plaque.
([iii]) (2) Opération des plus faciles une fois qu'on s'est habitué à disposer une plaque sur des supports appropriés (perles de verre ou punaises à dessin la pointe en l'air) de manière que l'une des faces, seule, soit en contact avec le liquide.

1898, 9 de Maio - Compte Rendu des Séances de L’Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L’Académie des Sciences
T. CXXVI
Nº. 19
Pag. 1341, 1342, 1343, 1344
*
PHOTOGRAPHIE. - Du rôle de la diffusion dans les bains révélateurs. Note de M. Adrien Guébhard, présentée par M. Lippmann.

« Sous le nom d'osmose interne, j'ai eu l'honneur de signaler incidemment à 1'Académie (2) ([i]) les curieux enrégistrements de courants qui se remarquent aux moindrcs brèches capillaires de toute cloison solide posée sur la gélatine d'une plaque voilée, et séparant le liquide en deux zones distinctes.
« Ces courants se manifestant tantôt dans un sens et tantôt dans l'autre, il était intéressant de rechercher la loi qui lcs régissait, loi qui s'est trouvée trés simple: application directe des lois connues de la diffusion, mais trait d'union, par son mode d'être, entre celle-ci et l'osmose proprement dite.
» L'expérience suivante en fera ressortir immédiatement le principe:
« Que l'on pose sur la gélatine d'une plaque uniformément voilée les deux sections circulaires égales des deux calottes sphériques très inégales que donne la section, à grande distance du centre, d'une sphère creuse (1) ([ii]); ou bien les deux sections circulaires très inégales de deux zones égales d'une sphère de grand rayon (2) ([iii]). Cela équivaut, dans tous les cas, à découper, dans la masse du liquide révélateur, des volumes confinés inégaux, qui agiront en proportion différente sur chaque unité de surface de gélatine impressionnée; et rien ne paraîtra moins étonnant que de trouver une différence de teinte correspondante entre chaque disque et le fond de la plaque. Mais, en même temps, l'on constatera que la trace noire du courant osmotique, s'il y a eu communication capillaire, est toujours dirigée de la plage sombre vers la plus claire, du lieu de moindre communication ou de plus grande abondance proportionnelle de révélateur vers l'autre (3) ([iv]) ce qui fait penser immédiatement à ce qui se passerait entre deux gazomètres communiquants, à l'intérieur de l'un desquels une cause absorbante quelconque produirait une diminution de tension partielle de l'un des éléments du mélange gazeux.
« Mais l'analogie ne saurait aller au delà, et la viscosité caractéristique de l'élat liquide se manifeste par la stricte localisation de ces courants et leur limitation, tout autour, par un front d'onde plus clair. Faut-il attribuer cette bande rnarçinale à la propulsion mécanique, en avant, des produits secondaires de la révélation locale? Ne faut-il pas plutôt (car on ne l'observe point dans les espaces confinés de très faible hauteur) la considérer comme le lieu où les molécules arrivantes sont forcées, par la résistance des autres, de quitter la vitesse horizontale pour s'échapper en volutes et tourbillons vers le haut?
» En tout cas, on ne saurait pas plus voir ici une simple action directe de la diffusion que dans les alternances stratifiées de bandes noires et blanches qu'on observe dans les figures dites d'effuves, et qu'a cru pouvoir expliquer de cette simple façon M. Colson, au cours de ses successives vérifications de tous les faits nouveaux que j'ai signalés (1) ([v]) Toute bande noire etant toujours comprise entre deux claires, et vice-versa, la raison de symétrie, à elle seule, exclut l'admissibilité d'une force de formule non sinusoïdale, tandis que la simple considération du mouverncnt hélicoïdal et tourbillonnaire des molécules permettrait de rattacher encore ce détail à la constatation que j'ai faite (2) ([vi]) des vraies causes, ni chimiques exclusivement, ni thermiques strictcrnent, mais surtout mécaniques, des inégalités du noircissement de la plaque.
« Mieux paraît précisé le rôle de la diffusion, tel que je l'avais signalé, et moins il paraît utile de lui attribuer ce qui ne saurait être de son ressort, comme, par exemple, l'action d'une plaque impressionnée sur une autre simplement voilée, très voisine; action qui, pouvant être produite aussi bien avec un vieux cliché sec quelconque, inerte chimiquement, se rattache simplement à la loi que j'ai formulée de la reproduction de tous les faibles reliefs plans appliqués sur gélatine, par simple proportionnalité localisée de l'action du révélateur aux très faibles épaisseurs sous lesquelles il se trouve confiné. Étant donné ce qu'on sait de l'inégale turgescibilité de la gélatine impressionnée, il est probable que c'est par la encore que s'expliquent le développement confiné et le silhouettage de M. Colson (3) ([vii]), qui paraîtraient l'un et l'autre bien problématiquement réalisables si la glacc protectrice demeurait partout en contact intimc avec la gélatinc. Quant au silhouettage communément observable à la séparation des plages fortement et faiblement impressionnées, comme il nc se manifeste jamais sur pellicule ou papier, mais seulement sur verrc, il ne doit être autre que le phénomène de l'irradiation, dont Abney a formulé (1) ([viii]) la loi trop oubliée, et M. Cornu (2) ([ix]) le remède trop peu appliqué. »
([i]) (2) Comptes rendus, t. CXXVI, p. 41; 3 janvier 1898.
([ii]) (1) Pratiquement, un verre de montre et un petit globe de veilleuse rempliront l'office; car il faut, en tout cas, pour la grande portion de sphère, une issue à l'air, pour éviter une dénivellation du liquide.
([iii]) (2) Pratiquement, suffisent deux bobéches lisses de cristal mince, dans un bain ne dépassant pas les orifices supérieurs ou les dépassant à peine, au cas où l'on préférerait les obturer supérieurement avec une seconde plaque voilée, mise a fleur du liquide, gélatine en bas, de manière a faire l'expérience en croix, en éliminant totalement le rôle de la pesanteur.
([iv]) (3) Ce qui explique que le courant soit toujours dirigé en dedans lorsque l'on essaie d'appliquer aux monnaies mon procédé général de reproduction directe, dont il paraît que, avant moi, M. Darget avait observé quelques cas spéciaux, mais sans en soupçonner la cause physique, et moins encore la généralisation.
([v]) (1) Bull. Soc. fr. de Photographie, 2e série, t. XIV, p.32; 1898. Comptes rendus, t. CXXVI, p.471.
([vi]) (2) Comptes rendus, t. CXXVI, p. 589; 1898.
([vii]) (3) Comptes rendus, t. CXXVI, p. 471; 1898.
([viii]) (1) Phil. Mag., 4e série, t. L, p. 46; 1875. Cf. Moniteur de la Photographie, t. XXIX, p. 115 ; 1890.
([ix]) (2) Comptes rendus, t. CX, p. 551; 1890.