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quinta-feira, 24 de setembro de 2009

1855
18 de Fevereiro
L’AMI DES SCIENCES.
TI
1er ANNÉE
Nº 7
Pag. 54
APPLICATION DE LA PHOTOGRAPHIE À LA GÉOLOGIE.
- M. le docteur Unger vient d'entreprendre la publication d'un ouvrage dans lequel il se propose de rassembler les vues géologiques les plus intéressantes, vues prises au moyen du daguerréotype, et d’y joindre la représentation des débris d'animaux fossiles. Dans un article de M. E. Conduché, le journal la Lumière fait les réflexions suivantes sur cette intéressante publication.
« Pour le naturaliste qui souvent, à de grandes distances, est obligé de comparer un terrain qu'il étudie à un autre terrain décrit pièce à pièce dans de minutieuses descriptions, ces images seront d'une valeur inappréciable. Que de peines, que de labeurs, que de fatigues épargnés au géologue! aussi ce travail a-t-il déjà obtenu un veritable triomphe en Angleterre et en Allemagne. II ne pouvait en être autrement. En effet, l'image photographique rendant avec une rigueur mathématique les détails de toute nature, il deviendra facile, sur l'inspection d'une épreuve, de préciser presque la nature des terrains que l'on a sous les yeux; on pourra mesurer avec tout le soin desirable les inclinaisons des couches stratifiées, préciser leur épaisseur, donner avec exactitude leurs différentes relations; en un mot, on peut faire en quelques minutes, sur une épreuve, ce qui exige souvent des semaines entiéres sur le terrain lui-même. Quelques publications récentes, faites en France et à l'étranger, prouvent mieux que nous ne pourrions le faire l'importance du travail que nous signalons. Il a été question, dans ce journal, des belles études des frères Schlagintweit sur la géologie des Alpes. La photographie, comme on le sait, a joué un rôle considérable dans leurs recherches; on sait aussi qu'ils vont continuer dans l'Indoustan ce qu'ils ont si bien commencé en Europe. Déjà, dans le courant de l'année derniére, M. Martens a donné un panorama du mont Blanc et des environs, et celui-ci deviendra pour les géologues un excellent guide dans l'étude de la marche et des mouvements des glaciers. Tout récemment, M. Baldus a publié une série de vues d'Auvergne qui éclaireront incontestablement l'histoire géologique de ce pays, tourmenté par tant de révolutions volcaniques.
« M. Tiffereau possède quelques épreuves faites il y déjà longtemps au Mexique: ce sont les exploitations de minerai d'argent de La-Luz, San-Miguel et l'Ascension. Outre les détails pratiques d'extraction du minerai qui sont représentés sur ces épreuves, on peut parfaitement apprécier tous les détails des couches où git le métal, et en tirer parti pour décrire d'une manière précise cette belle industrie. »

segunda-feira, 3 de agosto de 2009

1855, 25 de Março
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 12
Pag. 94
*
GRAVURE HÉLIOGRAPHIQUE. - L'infatigable , M. Niepce de Saint-Victor a cherché à remplacer l'eau forte dans la gravure héliographique sur acier par un mordant qui agisse sur le métal sans attaquer le vernis. L'eau saturée d'iode à une température de dix a quinze degrés au plus, est ce qu'il a trouvé de mieux.
On commence la moisure en couvrant la plaque d'eau iodée, puis, après dix à quinze minutes, on renouvelle le liquide; une partie a dû se combiner à 1'acier en formant un iodure de fer et l'autre s'est volatilisée; de sorte qu'il est important de changer deux ou trois fois l'eau iodée, jusqu'à ce qu'on juge la plaque suffisamment mordue. La morsure se fait lentement, elle ne serait jamais assez profonde si on ne terminait par l'emploi d'une eau faiblement acidulée.
L'habile graveur, M. Riffaut, a oblenu de très-heureux résultats de l'emploi de ce procédé; on a pu en juger par deux épreuves du portrait de Madame Arsène Houssaye que M. Chevreul a présentés à l'Académie.
1855, 8 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 14
Pag. 111
*
LA PHOTOGRAPHIE EN PLEINE MER. - Un jeune officier de marine, qui porte un nom cher à la photographie, M. Henri Claudet, l'un des fils du célèbre photographe de Londres, au retour d'un long voyage transatlantique, adresse au rédacteur en chef de la Lumière une épreuve des plus intéressantes. Elle a été faite en pleine mer, à bord du navire que M. H. Claudet commandait en second, la Belle-Assise, qui transportait en Amérique quelques centaines d'Allemands. Le bâtiment filait à peu près sept milles à l'heure, étant environ vers le 26º latitude nord.
« Qu'on se figure, dit M. Ernest Lacan, une foule d'hommes, de femmes, d'enfants dans toutes les attitudes, dans tous les costumes, réunis sur le pont mouvant d'un bâtiment que le flot incline, et reproduits avec autant de netteté et d'exactitude que s'ils avaient posé un à un devant l'objectif. Tous vivent sous le regard qui les observe: l'un pense, la tête appuyée sur sa main; l'autre allume sa pipe; ces deux-là causent; celui-ci rit aux éclats; un enfant sourit aux anges en remuant son hochet; une jeune femme, à demi couchée près de lui, penche sa tête charmante pour regarder son bonnet qui vient de se détacher et qu'une autre jeune femme ramasse. Toutes ces physionomies sont saisissantes de vérité. Au-dessus de ces groupes, qui se perdent dans l'éloignement, les voiles se gonflent, les mâts se dressent comme des colonnes, les cordages se tendent comme les réseaux d'un immense filet. Tout cela est d'une netteté si parfaite, que l'on oublie complétement, en regardant cette vue, qu'elle a été prise au beau milieu de l'Océan, entre deux vagues, et pendant que passagers et navire s'en allaient d'un continent à l'autre. «

1855, 8 de Abril - L’Ami des Sciences

1855, 8 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 14
Pag. 111
*
Exposition PHOTOGRAPHIQUE. – M. le secrétaire de la Société internationale d’industrie d’Amsterdam, nous adresse le PROGRAMMÉ D’UNE EXPOSITION d’épreuves photographiques, gravures héliographiques et appareils pour photographie, qui sera ouverte le 23 de ce mois, dans les salles de la Société ARTI ET AMICITIÆ, à Amsterdam, et durera six semaines. Le défaut d’espace nous empêche de transmettre en entier à nos lecteurs cette invitation à laquelle s’empresseront de répondre tous ceux qui s’occupent sérieusement de photographie ; on en trouvera le programme dans le nº du 24 mars de La Lumiére ; nous donnerons du moins le paragraphe 3.
« § 3. Sont accordées des médailles par la Société INTERNATIONALE D’INDUSTRIE (au nombre de huit en argent, et de vingt-quatre en bronze), avec mention honorable, aux exposants d’épreuves et d’instruments compris dans une des catégories susnommées, pour les obets remarquables par leur supériorité, invention et utilité, sur le rapport d’un jury nommé à cet effet par les directions respectives. »
1855, 15 de Abril
L’AMI DES SCIENCES

T. I
1er ANNÉE
Nº 15
Pag. 120
*
Les journaux racontaient, il y a peu de jours, un fait qui prouve une fois de plus l’utilité de la photographie.
Un malfaiteur avait été arrêté. Examen attentif, confrontations, interrogations, recherches dans les dossiers de la police, rien ne put faire reconnaître son identité ; et pourtant il mettait à la cacher un soin qui annonçait de coupables antécédents. Enfin, en désespoir de cause, on eut recours à la photographie. Le portrait du prisonnier fut tiré à plusieurs exemplaires, et envoyé aux commisaires de polices des villes où l’on présumait qu’il avait résidé ; ce moyen eut un plein succès. Les agents de police de Nantes reconnurent dans cette épreuve les traits d’un malfaiteur dangereux, à la recherche duquel ils étaient depuis longtemps. Nous espérons que ce succés fera adopter définitivement le système de photographie signalétique proposé par M. Moreau-Christophe et si habilement exposé dans le journal La Lumière, par M. Ernest Lacan.
1855, 22 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 16
Pag. 125
*
GRAVURE SUR SAVON. - M. Fergusson-Branson (de Sheffield) s'est occupé pendant plusieurs années de chercher une substance qui puisse être avantageusement substituée au bois dans la gravure; et d'après le Journal of the Franklin Institute, le savon lui a enfin fourni ce qu'il cherchait. Voici la manière de s'en servir :On exécute une gravure sur une plaque de savon bien poli, ce qui se fait aussi vite et aussi facilement qu'un dessin au crayon sur une feuille de papier. Chacun des traits produits ainsi est clair, net et parfaitement défini d'après le Journal. Lorsque le dessin est terminé, on prend une empreinte à sa surface, en moulant au moyen du plâtre, ou mieux encore, en pressant la feuille de savon avec de la gutta-percha fondue. On peut employer aussi, dans ce but, de la cireàb cachcter fondue. L'auteur n'a pas essayé l'emploi des moules en soufre, mais il est probable qu'ils donneraient de bons résultats. Cette épreuve, en plâtre, gutta-percha, etc.; étant ainsi obtenue, on en rend la surface conductrice, et l'on y fait déposer du cuivre galvanoplastique par les procédés ordinaires. Le burin que l'on emploie est une aiguille en ivoire. Ce procédé peut avoir une certaine importance; simplifiant la gravure, la ramenant presque à un dessin, il en diminuerait beaucoup le prix de revient, et, par suite, permettrait aux industriels d'employer les artistes les plus habiles pour obtenir des modèles, qui ne sont aujourd'hui que des reproductions souvent défectueuses. L'impression sur tissus, la fabrication des papiers peints, la reliure, la fabrications des porcelaines pourront utilement expérimenter ce procédé.L'auteur termine ainsi la description qu'il donne de sa découverte : « Pour prouver que l'on peut obtenir sur une plaque de savon les détails les plus déliés, aussi bien que les touches les plus fortes et les plus vigoureuses, je dirai-que j'ai fait copier par ce moyen une eau-forte de Rembrandt ; on a pris l'empreinte du savon au moyen de la gutta-percha, et, après avoir reproduit la gravure positive, en prenant une épreuve galvanoplastique sur la gutta-percha, on a obtenu une gravure qui, en dé1icatesse, différait très-peu de l'eau-forte originale. «

1855, 6 de Maio - L’AMI DES SCIENCES

1855, 6 de Maio
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 18
Pag. 144
*
EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE.- La Société française de photographie, présidée par M. Regnault, de l'Institut, ouvrira, le 1er juin, dans ses salons de la rue Drouot, 11, une exposition publique d'œuvres, d’appareils et de produits appartenant à toutes les branches de l'art photographique. MM. les artistes, amateurs et fabricants français et étrangers, sont priés de faire leurs envois avant le 20 mai, selon les réglements insérés dans le bulletin mensuel de la Société. Toutes les demandes concernant la Société, son bulletin et l'exposition, doivent être adressées franco, rue Drouot, 11, au secrétariat qui est ouvert tous les jours de 10 h. à 5 h.
1855, 27 de Maio
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 21
Pag. 168
*
Bombay a aujourd'hui une Société photographique, laquelle publie un journal dont deux numéros ont paru. « On ne peut douter, dit une publication anglaise (Notes and queries), que cette association ne fournisse les moyens de recueillir de précieux documents sur les antiquités et les curiosités de notre empire du Levant, et de familiariser ceux mêmes de nos compatriotes qui n'ont jamais quitté leurs foyers, avec les scénes majestueuses de l'Inde et les caractères des races diverses qui l'habitent. » II sera curieux, ajoute la Lumière, de constater les différences qui devront nécessairement exister entre les procédés employés sous le ciel brûlant de l'Inde, et ceux que pratiquent les photographes en Europe. C'est la un sujet d'études dont les résultats peuvent avoir une grande importance pour les progrès de la science.

quinta-feira, 30 de julho de 2009

1855, 3 de Junho
L’AMI DES SCIENCES
T.
I
1er ANNÉE
Nº 22
Pag. 176

Deux épreuves photographiques fort intéresssantes en raison des conditions toutes nouvelles dans lesquelles elles ont été obienues et représentant des vers intestinaux (ascaride lombricoïde, l'un entier, l'autre ouvert) ont été présentées à l'assemblée générale de la Société française de photographie par M. Louis Rousseau , aide-naturaliste au Muséum. Voici comment l'auteur procède. L'objectif a reçu une position verticale, les vers ont été placés horizontalement sur une plaque de velours, dans une cuvette en cristal. II a pu les reproduire ainsi de grandeur naturelle et sans aucune déformation à travers une couche d'eau peu profonde.
1855, 17 de Junho
L’AMI DES SCIENCES

T. I er ANNÉE
Nº 24
Pag. 191

REVIVIFICATION DES PHOTOGRAPHIES SUR PAPIER. – Soit qu'on les tienne exposées à l'air, soit qu'on les conserve au fond de cartons, nombre de photographies sur papier s'altérent, pâlissent et passent complétement au bout de quelques années. A quoi tient ce fâcheux résultat? C'est ce qu'on ne saurait dire exactement. On s'accorde cependant à l'attribuer à l'hyposulfite de soude dont on se sert une fois l'image formée, pour dissoudre l'excès des matières sensibles ; on sait qu'il est très-difficile de purger entièrement le papier de ce sel, et la difficulté est telle que M. Humbert de Molard propose de renoncer à l'hyposulfite et de lui substituer l'ammoniaque. Mais enattendant, doit-on regarder comme perdues les épreuves qui ont pâli? Non; il y a, paraît-il, un remède. MM. Davanne et Girard annoncent à la Société française de photographie que les sels d'or ont la propriété de revivifier les tons qui ont pâli et de ressusciter, les épreuves passées; si l'on prend une épreuve positive, quelque passée qu'elle soit , et qu'on la trempe dans un bain de chlorure d'or assez concentré, l'épreuve se trouve dans tous les cas revivifiée, mais avec des aspects diffërents et avec des teintes qui varient depuis le rouge jusqu'au bleu et au noir, suivant la manière d'opérer. En effet, la réaction est complexe : il y a précipitation d'or métallique et formation d'un chlorure d'argent qui noircit à la lumière ou qui se dissout suivant qu'on opère en plein jour ou qu'on s'en garantit pour faire agir ensuite l'hyposulfite de soude.
1855, 17 de Junho
L’AMI DES SCIENCES

T. I er ANNÉE
Nº 24
Pag. 191

PHOTOGRAPHIE APPLIQUEE A L’ANATOMIE. – Nous parlions derniérement d'une épreuve photogaphique obtenue par M. Louis Rousseau dans des conditions toutes nouvelles et des plus intéressantes. Nous avons sous les yeux deux autres planches du même savant et du même artiste qui méritent une mention spéciale. L'une représente de face et l'autre de profil le crâne d'un enfant de sept ans dont les mâchoires mises à découvert laissent voir comment s'opére la dentition chez l'homme. Une première rangée est complèle, c'est celle des dents de lait; celles de la seconde dentition ou de sagesse, encore enfoncées tout entières dans les alvéoles, sont prêtes à remplacer les premières à mesure que celles-ci tomberont. II est aisé de se rendre compte de la marche que suivra cette opération ; les incisives sortiront évidemment les premiéres, puis viendront les canines plus éloignées, et enfin les molaires, dont quelques-unes seulement existent déjà. - De tels dessins valent les pièces anatomiques elles-mêmes.

quarta-feira, 29 de julho de 2009

1855 , 8 de Julho
L’AMI DES SCIENCES
T.I I ANNÉE
Nº 27
Pag. 211, 212
EPREUVES PHOTOGRAPHIQUES COLORIEES PAR LA LUMIERE.- Des épreuves photographiques, coloriées non par la main d'un peintre, mais par la lumière même, étaient présentées à la dernière séance de la Société française de photographie, au nom de M. Testud de Beauregard, leur auteur, par M. Durieu. Ces épreuves sont de deux sortes: les unes, coloriées uniformément, sont bleues, jaunes ou roses ; les autres offrent des colorations diverses comme les objets qu'elles représentent. L'une de ces dernières nous montre une femme drapée d'un voile transparent et portant une corbeille de feuillages. Le corps de la femme est couleur de chair, le voile est violet, les feuillages sont verts. Une autre épreuve consiste en un portrait de femme dont la figure et les mains sont couleur de chair, les yeux bleus, les cheveux blonds, la robe est verte, les manchettes sont blanches. Sur une troisième, on voit un enfant habillé d'une robe rayée de vert et de jaune, chaussé de bottines noires, assis dans un fauteuil dont le bois est noir, l'étoffe chamois, etc. Enfin, il y a un petit paysage avec effet de soleil couchant, nuance de diverses couleurs. Ces couleurs, répétons-le, ont été obtenues par un seul tirage sur la même épreuve photographique. L'auteur est parti de ce fait qu'il existe des sels que l'action de la lumière colore de façons différentes; que cette diversité se manifeste non seulement a raison de la nature spéciale de chacun de ces sels, mais aussi, pour le même sel, en raison de la durée de l'action de la lumière, en d'autres termes, de son intensité. Il espérimenta d'abord le cyanoferride de potassium. Ce sel, employé en solution aqueuse légèrement concentrée donne aux épreuves une couleur uniformément bleue. Il fourni une gamme très-riche de tons depuis les plus clairs jusqu'aux plus foncés, suivant la durée de l'exposition à l'action lumineuse.M. Testud de Beauregard obtint ensuite la couleur jaune en imprégnant son papier d'une dissolution de bichromate de potasse, et une exposition prolongée à la lumière fait passer cette couleur au vert.Le bichromate de potasse peut être utilement employé aussi à donner des tons noirs, qu'on peut pousser jusqu'à une très-grande intensité, sans, qu'il entre dans l'épreuve aucun sel d'argent.L'auteur s'est alors demandé si, en combinant plusieurs de ces sels, soit directement dans le même bain, soit sur le papier lui-même, au moyen d'immersions successives dans des bains diversement composés, comme les photographes le font déjà, par exemple, pour former l'iodure d'argent, il ne serait pas possible d'obtenir des feuilles qui, exposées ensuite à l'action de la lumière, manifesteraient des couleurs diverses et plus ou moins nuancées, suivant la nature des sels et l'intensité des radiations luminuises; le procédé par lequel il a répondu affirmativement a cette question, consiste à imprégner successivement le papier de deux mélanges, en ayant soin de le faire sécher après l'emploi de chacun d'eux.Le premier mélange est formé par une dissolution de permanganate de potasse avec addition de teinture de tournesol. Le deuxième mélange est formé de cyanure rouge de potassium acidulé par l'acide sulfurique.Le papier ainsi préparé doit enfin être passé sur un bair d'azotate d'argent. Après la venue de l'épreuve, laver d'abord le papier dans l'eau pure, le passer dans un bain léger d'hyposulfite de soude, et enfin, aprés un lavage nouveau, raviver les couleurs dans un bain de gallate d'ammoniaque neutre.« Nous avons-vu, dit M. Durieu, les épreuves obtenues sur des papiers préparés en notre présence, se developper avec leur coloration dans le châssis à reproduction derrière des clichés sur collodion, et se fixer dans les bains ci-dessus décrits. »Quant à l'explication des phénomènes: « ils tiennent à une réaction physiqne et chimique produite par la lumière solaire sou les divers corps et sels ci-dessus indiqués. C'est la durée de l'action lumineuse, son intensité qui déterminent les variétés de coloration; et cette coloration dépend, par conséquent, de l'état du cliché qui, précisement en raison de l'opacité ou de la diaphanité de certaines de ses parties, permet à telle ou telle couleur de se manifester dans les endroits correspondants.« Mais M. Testud de Beauregard pense que les divers rayonslumineux impressionnent les glaces collodionnées d'une manière précisément analogue a celle qui est nécessaire pour la reproduction exacte des couleurs naturelles; de telle façon que, suivant lui, le cliché bien venu à la lumière, a en lui même et par l'effet des radiations des divers rayons du spectre, les intensités relatives et proportionnelles propres à développer sur le papier positif, préparé par son procédé, les couleurs naturelles du modèle.« Si cette théorie se vérifiait, le problème de l'obtention directe de la couleur par la lumière serait résolu. »

segunda-feira, 8 de junho de 2009

1855, 8 de Julho

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 27
Pag. 216
*
Lors de la dernière séance de l'Académie, MM. Bisson frères avaient exposé dans la salle d'attente différentes vues des Tuileries, du Louvre, de l'Arc de Triomphe, dont dimensions inusitées, jointes à une perfection remarquable, excitaient à bon droit l'admiration des assistants. Plusieurs de ces épreuves n'ont pas moins d'un mètre de haut et de large. Les négatifs ont été pris sur verre collodionné avec des objectifs achromatiques simples de huit à neuf pouces de diamètre et de deux mètres de foyer, sortis des ateliers de MM. Chevalier, Lerebours et Jamin.

1855, 29 de Julho

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 30
Pag. 340
*
Un journal allemand de médecine nous fait connaître une nouvelle et trés-utile application de la photographie. Une personne atteinte de scoliose, voulant consulter M. le docteur Berend, de Berlin, directeur d'un institut orthopédique, lui envoya l'image photographiée de l'affection dont elle était atteinte. L'épreuve, quoique assez mal faite, en dit plus au chirurgien que n'eut fail une description détaillée. II paraît que ce moyen est depuis longtemps déjà employé dans un institut orthopédique de Vienne.

1855, 19 de Agosto

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 33
Pag. 361
*
M. Valenciennes a mis sous les yeux de l'académie quatre beaux dessins photographiques faits au Muséum d'histoire naturelle par M. Louis Rousseau: deux représentent les parties solides d'animaux appartenant à la classe des polypes, et les deux autres la dentition de deux lioris âgés l'un de six et l'autre le quinze mois; les maxillaires ont été ouverts pour montrer les dents de remplacement sous les dents de lait. Ces deux derniers sont remarquables par leur grandeur peu différente le celle des pièces qu'ils représentent. L'éclat et la blancheur le ces photographies sont des plus remarquables. L'illustre savant anglais, M. Owen, présent à la séance, déclarait n'avoir pas vu encore d'aussi parfaites représentations anatomiques.

1855, 21 de Outubro

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 42
Pag. 434
Gravure héliographique.-II restait pour compléter les procédés de gravure héliographique à obtenir directement dans la chambre noire une épreuve sur planche d'acier. M. Niepce de Saint-Victor l'a obtenue. Une planche d'acier gravée directement dans la chambre noire par la lumière solaire sans aucune retouche a été déposée lundi dernier sur le bureau de l'Académie; à cette planche étaient jointes les épreuves sur papier qui en ont été tirées.
L'épreuve représente une façade de la partie neuve de la rue de Rivoli. Elle peut être comparée, pour la finesse du rendu, à la vue de la bibliothèque du Louvre, obtenue, par contatact, sur planche d'acier, que l'auteur présenta à 1'Académie en octobre 1854. Les balcons en fer de l'étage supérieur, se détachent très-bien des plans éclairés par une vive lumière, qu'ils dominent; on peut, avec la loupe, compter tous les barreaux le ces grilles légères, ainsi que les plis des rideaux que l'on aperçoit à l'intérieur des croisées. On distingue parfaitement aussi, au centre des arcades du rez-de-chaussée, dessinées par des ombres vigoureuses, les becs à gaz, dont les reflets brillants indiquent les formes gracieuses. En voyant le premier essai du procédé nouveau de M. Nicpce de Saint-Victor, si bien réussi déjà, on se fera facilement une idée du degré de perfection auquel pourront atteindre les opérateurs habiles qui suivront ses indications, et des précieux avantages que la gravure héliographique ajoutera aux nombreuses ressources que possède la photographie.

sexta-feira, 5 de junho de 2009

1855, 25 de Novembro

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 47
Pag. 473, 474
*
Gravure électro-chimique.

M. G. Devincenzi s'est livré, depuis plusieurs années, à la recherche des moyens propres à reproduire, par la gravure en relief sur planche de métal, un dessin donné ou une page d'impression; il décrit, dans les termes suivants, la méthode à laquelle il s'est arrêté:
Le métal le plus propre à cette espèce de gravure est le zinc. On l'emploie en planches laminées qu'on grène avec du sable tamisé, et on dessine dessus avec l'encre et le crayon lithographique. Le dessin executé, on prépare la planche comme si l'on devait s'en servir pour le tirage lithographique. On plonge, à cet effet, la planche dans une décoction de noix de galle, pendant une minute On la lave à l'eau pure et on la gomme avec une légère dissolution de gomme arabique. On mouille la planche avec une éponge, on efface le dessin avec de l'essence de térébenthine et on roule sur sa surface un cylindre lithograhique enduit d'un vernis. Ce vernis recouvre exactement tous les traits faits par le dessinateur. Le vernis doit avoir les qualites suivantes: 1º ne pas altérer le dessin; 2º adhérer fortement à la planche; 3º ne pas être attaqué par les agents chimiques employés à graver.
Le vernis connu en Angleterre sous le nom de Brunswick black, mêlé avec l'essence de lavande, est préférable à tous les autres. On compose ce vernis d'asphalte, d'huile de lin cuite avec la litharge et de térébenthine. Après que le vernis est sec, on met la planche de zinc en communication avec une planche de cuivre à la distance de 0,005; après quoi on les plonge dans une dissolution de sulfate de cuivre marquant 15 degrés; il en résulte alors un couple voltaïque; l'acide sulfurique résultant de la décomposition do sulfate de cuivre dissout toutes les parties du zinc qui ne sont pas recouvertes. On donne plus ou moins de profondeur à la gravure, suivant le genre du dessin. Les dessins au crayon sont gravés en général en quatre ou cinq minutes, et ceux à la plume en sept ou dix minutes.
Le sulfate de cuivre ne produit aucune altération dans les dessins les plus délicats, et n'attaque pas le vernis.
On peut appliquer cette méthode de graver à tous les autres procédés a l’aide desquels on reproduit un dessin. On peut dessiner sur papier et transporter ensuite le dessin sur les planches. On transporte les impressions des pierres lithographiques, ou celles des planches de cuivre ou d'acier. On peut de même faire usage de la pointe et des machines à graver. Ces machines peuvent être employées sur le zinc aussi bien que sur les pierres lithographiques pour produire des teintes plates. Ce procédé s'applique égalernent aux caractères d'imprimerie. II suffit d'avoir une page d'un livre transportée sur une planche de zinc pour en faire un stéréotype.
Cette maniére de graver remplacera la stéréotypie ordinaire. D'après ce procédé, on peut transporter les pages d'un livre, lorsque l'on imprime, sur des feuilles très-minces de zinc, et de celles ci sur des planches plus fortes pour les graver toutes les fois que l'on veut réimprimer. De là, grande économie sur la composition et le papier, puisqu'on n'est pas obligé de faire de grands tirages. Une copie sur des feuilles très-minces de zinc ne coûte pas plus qu'un exemplaire tirsé sur bon papier.
J'ajoute enfin qu'on peut appliquer les stéréotypes à deux autres moyens de reproductions typographiques. Il n'est pas difficile de faire le transport d'une vieille impression sur des planches métalliques. On peut ainsi avoir des stéréotypes de vieux livres.

1855, 2 de Dezembro

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 48
Pag. 481
*
Dessins héliographiques sur papier.
M. Bastien obtient par les procédés suivants des dessins ayant l'aspect d'eaux fortes.
Il étend sur une plaque de verre une mince couche de blanc de plomb sur 1aquelle il trace avec une pointe ou un burin le dessin qu'il veut reproduire. La pointe enlevant le blanc de plomb et mettant ainsi le verre à nu partout où elle passe, chaque trait ressort en noir si l'on a eu soin de placer un morceau d'étoffe ou de papier de cette couleur sous la plaque de verre. Son dessin achevé, il pose la plaque de verre à plat dans un tamis de laiton ou de crin, qu'il plonge dans un bain composé de sulfure de potasse dissous dans l'eau; ce réactif noircit e blanc de plomb en quelques secondes, et il obtient ainsi un véritable cliché, dont il peut tirer des épreuves par les procédés ordinaires de la photographie.
Pour fixer le cliché et lui permettre de résister au tirage d’un grand nombre d'épreuves, il recouvre d'un vernis dur et bien transparent. Le vernis que l'on emploie pour préserver les clichés photographiques couvient assez bien pour cet usage.
Le principal avantage que présente ce procédé est de permettre à un artiste de reproduire lui-même ses dessins avec une parfaite exactitude, sans sortir de son atelier et sans être obligé d'employer aucun appareil coûteux ni encombrant.

1855, 9 de Dezembro

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 49
Pag. 489
*
Auto-photographe.

Paris, le 3 décembre 1855.

Monsieur le rédacteur,

Je trouve trés-ingénieux le procédé de M. Bastien, dont vous parlez dans votre numéro d'hier, pour obtenir des dessins héliographiques sur papier. Mais permettez-moi de rappeler à vos lecteurs qu'il existe un procédé plus simple encore pour reproduire les dessins originaux des artistes, aussi bien que les lithographies et les gravures; c'est celui que j'ai publié, il y a plusieurs années, en lui donnant le nom d'auto-photographie.
Que l'on prenne un dessin, une lithographie ou une gravure et qu'on l'applique, pourvu que le papier en soit suffisamment transparent, sur une feuille de papier sensible, tel que celui dont se servent les photographes pour leurs épreuves positives; la lumière traversera les blancs du dessin, de la lithographie ou de la gravure, tandis qu'elle sera arrêtée par les noirs; elle noircira donc le papier sensible dans toutes les parties où elle parviendra, respectant au contraire toutes les parties pour lesquelles les noirs lui auront servi d'écran. Il résultera de cette première opération une reproduction négative du dessin, de la lithographie ou de la gravure. Ai-je besoin de dire qu'on doit fixer celle épreuve négative à l'hyposulfite de soude, comme s'il s'agissait de l'épreuve positive des photographes?
Cette reproduction négtive ainsi obtenue, qu'on l'applique à son tour (après avoir ciré le papier) sur un nouveau papier sensible, elle donnera une épreuve positive qui sera cette fois la reproduction exacte du dessin, de la lithographie ou de la gravure. A la vérité, ce report donne une image généralement un peu affaiblie, non comme couleur, mais comme trait; en outre, il est bien difficile de conserver la pureté des blancs, surtout celle des fonds; mais ce n'en est pas moins une reproduction fidéle et complète, et rien n'est plus facile pour un artiste que de se procurer de la sorte, sans instrument et à bien peu de frais, une ou plusieurs reproductions de son œuvre originale. Son dessin lui reste, car il n'est pas altéré par l'opération, et l'épreuve négative qu'il a obtenue lui sert de cliché pour en faire à loisir autant d'épreuves positives qu'il lui plaira.
Voilà, monsieur le rédacteur, ce que j'ai voulu rappeler à propos de votre communication relative à M. Bastien. Les artistes pourront mettre cette communication à profit, je suis , loin de vouloir les en détourner; mais peut-être ceux qui n'ont pas connu en son temps ma publication sur l'auto-pholographie me sauront-ils gré de leur en avoir donné la substance en quelques mots; cela les mettra à même d'essayer les deux procédés, pour choisir celui qui leur paraîtra le plus sûr ou le plus facile.
Agréez, etc.
P.-F. Mathieu.
Ancien pharmacien des armées.

1855, 16 de Dezembro

L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er Année
nº 50
Pag. 498
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Zinconographie galvanique.

Le procédé de gravure électrochimique dû à M. Devincenzi, et que nous avons décrit, ne diffère que bien peu de la zinconographie galvanique inventée par un graveur, M. Dumont, et pour laquelle il a pris un brevet en 1854. Voici comment M. Dumont décrit son procédé:
« Il consiste à reporter sur zinc les dessins lithographiques faits sur pierre, sur papier, ou ceux de planches gravées en taille-douce. Je dessine directement sur une plaque de zinc grainée, avec le crayon lithographique ordinaire ou avec un crayon insoluble inventé par moi et pouvant résister à l'action de l'acide ou de l'oxygène. Le dessin fini, je prépare le zinc avec une dissolution de noix de galle et de gomme arabique, comme cela se fait d'habitude lorsqu'on veut imprimer en lithographie sur zinc; j'encre le dessin comme pour tirer une épreuve ordinaire; je le saupoudre d'un mélange composé de résine, de bitume de Judée et de poix de Bourgogne; je chasse ensuite l'excédant de poudre et fais chauffer légèrement le dessous de la plaque afin de fondre la poudre qui la couvre, laquelle se mêle avec l'encre lithographique et forme alors un vernis; puis l'on fait mordre cette planche au moyen de la pile. «
M. Dumont a reproduit par ce procédé des lithographies faites soit au crayon lithographique soit à la plume.