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quarta-feira, 18 de março de 2009

1886, 18 de Janeiro - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. CII
Nº. 3
Pag. 148, 149, 150, 151, 152
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Astronomie. – Photographies astronomiques de MM. Paul Henry et Prosper Henry, présentées par M. Mouchez.

« J'ai eu l'honneur, il y a dix-huit mois, de présenter à l'Académie les premiers essais de photographie stellaire faits par MM. Henry, à l'observatoirede Paris, avec un appareil provisoire, dans le but spécial de faciliter la construction de la Carte écliptique. La réussite de ces premiers essais m'avait décidé à accepter leur proposition de faire construire de suite par M. Gautier un grand appareil définitif dont ils se chargeaient de faire eux-mêmes l'objectif photographique de 0m, 34. L'instrninent a été mis en place en avril et, dès le mois de juin, j'ai pu présenter à 1'Académie les premières très belles épreuves obtenues dans la voie lactée.
« Depuis lors, MM. Henry ont continué leurs travaux avec, un succès qui a dépassé toutes nos espérances. Les résultats obtenus sont jugés par des astronomes les plus compétents de l'étranger comme étant la perfection même et présentant la plus grande importance pour l'avenir de 1'Astronomie.
« A l'observatoire de Paris, nous obtenons maintenant couramment en une heure de pose des clichés de 6º à 7º carrés sur lesquels sont reproduits avec un éclat et une pureté de contours extrêmes tons les astres au nombre de plusieurs milliers jusqu'à la 16e grandeur, c'est-à-dire bien au delà de la visibilité que donnent nos meilleures lunettes sous le ciel de Paris.
» Nous avons même obtenu bien des étoiles de 17e grandeur qui n'ont sans doute jamais été vues encore.
« Les images des étoiles ayant un diamètre proportionné à leur grandeur, on en tirera certainement une donnée fort intéressante pour les mesures photométriques.
« Outre les étoiles, on découvre aussi quelquefois sur les clichés d'autres objets invisibles dans nos plus grands instruments. Telle est la nébuleuse près de l'étoile Maïa, dans les Pléiades, qui est venue se dessiner comme une petite queue de comète très brillante touchant à l'étoile, et qui n'avait jamais été encore signalée, bien que l'amas des Pléiades soit une des constellations les plus étudiées de notre ciel.
« La mesure des étoiles doubles et multiples va se trouver grandement simplifiée à l'avenir, par la possibilité d'opérer ces mesures avec autant de facilité que de précision sur des photographies.
» Sur l'épreuve de Saturne soumise à l'Académie, la séparation de l'anneau, qui est de 0",4, étant très visible, on peut espérer obtenir des étoiles doubles distantes de cette quantité.
« Nous avons obtenu déjà de belles images des principales planétes; et, sur le cliché de Neptune, le satellite a pu être photographié dans toutes les parties de son orbite, et même dans sa position la plus rapprochée, qui est actuellement inférieure à 8".
« Nous espérons donc pouvoir appliquer la Photographie, non seulement au service régulier de la Carte du ciel, mais aussi à l'étude des étoiles doubles et à la recherche d'astres encore inconnus.
« Parmi les principales photographies déjà obtenues, je crois devoir citer les suivantes :
» 1º Quarante-deux grandes épreuves de la Voie lactée et de diverses régions du ciel.
« 2º Une photographie des environs de ε Lyre qui montre après deux heures de pose des étoiles beaucoup plus faibles que la debilissima d'Hersche1 et inférieures à la 16e grandeur.
» 3º Une épreuve faite dans les environs de Véga, qui montre des étoiles plus faibles encore que les précédentes; quelques-unes de ces étoiles n'ont certainement jamais été vues.
« 4º Photographies des amas d'Hercule, de Sobieski, d'Ophiuchus, de Persée et plus de six cents épreuves d'étoiles doubles ou multiples. Quelques-unes de ces épreuves, destinées à des mesures micrométriques, ont été faites avec une pose très courte; elles se rapportent aux Pléiades, à Præsepe et Ophiuchus.
» 5º La nébuleuse d'Orion a été photographiée avec succès; une pose de deux heures, beaucoup trop longue pour les parties les plus lumineuses, montre au contraire avec une très grande netteté les plus faibles détails.
« 6º On a obtenu enfin des résultats non moins remarquables dans la photographie des planètes et dans la photographie spectrale.
« C'est donc un vaste et nouveau champ d'études ouvert à l'activité des astronomes. Profitant d'une soirée de beau temps, tout astronome pourra en effet recueillir avec un appareil photographique comme le nôtre deux ou trois clichés contenant chacun plusieurs milliers d'astres d'une pureté de définition et d'une exactitude absolue de position, qui, transportés dans son cabinet de travail, lui procureront plusieurs mois de recherches fructueuses, à l'aide d'un simple microscope muni d'une vis micrométrique.
» Cette étude se fera en outre avec bien plus de facilité et moins de fatigue qu'a l'aide de ces lunettes de dimensions exceptionnelles qu'on construit aujourd'hui à grands frais dans divers observatoires, sans qu'on soit encore assuré qu'elles apporteront une supériorité bien sensible sur les instruments de moyenne dimension actuellement en usage, et qui ne peuvent d'ailleurs être utilement employées que par de rares belles nuits.
« Quand on voit avec quelle extrême facilité on peut obtenir ainsi, en une heure, ces Cartes d'amas d'étoiles qui. auraient exigé des années de travail assidu par les anciens procédés, on comprend qu'il s'impose aujourd'hui un devoir impérieux aux astronomes, c'est d'entreprendre immédiatenient le levé de la Carte complète du ciel, pour léguer aux astronomes des siècles futurs l'état du ciel à la fin du XlXe siécle.
« Ce sera le monument scientifique le plus considérable de cette époque; il augmentera de valeur avec le temps et donnera certainement lieu à bien des découvertes inattendues et a des études du plus haut intérêt.
« J'ai déjà dit comment ce vaste travail, réparti sur tout le globe entre huit ou dix observatoires bien situés, pourrait se faire sans grands frais, en quelques années, et permettrait de fixer ainsi la position actuelle de vingt ou trente millions d'étoiles; plusieurs observatoires ont déjà offert leur concours, s'ils trouvent la possibilité de se procurer les appareils nécessaires.
« Il parait bien indispensable d'établir le plus tôt possible une semblable entente; car, si l'on n'y réussissait pas, plusieurs observatoires entreprendront certainement bientôt de faire isolément de la photographie stellaire, chacun à une échelle et par des procédés plus ou moins différents. Il en résulterait un regrettable désordre dans l'ensemble du travail, beaucoup de lacunes, de doubles emplois, de forces et de temps perdus.
« Une réunion des directeurs des principaux observatoires ou de leurs représentants pourrait bien facilement établir cette entente si désirable.
« La seule objection, peu sérieuse d'ailleurs, qui ait été faite jusqu'ici, est celle de la déformation possible des images, provenant de quelque défaut de l'objectif; mais cette déformation est absolument insensible dans l'appareil de l'Observatoire, sur des images de 2º30' à 3º de diamètre, et les méridiens et les parallèles pourront facilement se tracer sur les Cartes à l'aide d'un instrument spécial, qui est en construction. Il est bien évident d'ailleurs que des Cartes célestes ne peuvent, pas plus que des Cartes géographiques et toute construction graphique, donner des positions absolues avec la même rigueur que le calcul; il sera toujours nécessaire de faire des Catalogues d'étoiles fondamentales, servant de point de repère; mais ce que les Cartes célestes donneront avec une extrême précision, c'est la position relative des astres voisins, qui est le document le plus important pour découvrir bien facilement leurs mouvements propres. On pourra alors les rapporter aux fondamentales les plus voisines, en cherchant à reconnaître s'il y a quelque loi commune a établir dans la marche de ce nombre infini d'astres.
« Quand on se rappelle que c'est au milieu de l'atmosphère si troublée, si défavorable de Paris, qu'ont été obtenues les photographies d'étoiles inférieures à la 16e grandeur, il est difficile d'imaginer la quantité prodigieuse
d'astres nouveaux qui viendraient se révéler sur les clichés de MM. Henry si ces astronomes pouvaient établir leurs appareils sous le ciel si pur des tropiques ou dans des stations aussi favorables que le Pic du Midi; il est permis de croire qu'ils obtiendraient peut-être alors des étoiles de 18e grandeur et qu'on pourrait pénétrer bien plus profondément dans le ciel qu'on n'a pu le faire jusqu'ici; leurs clichés prendraient, sans doute, à quelque distance, l'apparence d'une nébulosité continue, comme le ciel lui-même dans les belles nuits tropicales.
« Bien des corps inconnus ayant une marche sensible pendant une heure ou deux de pose, comme les petites planètes, les comètes, la planète transneptunienne, si elle existe, ou des satellites encore inconnus, révéleraient leur existence par le tracé de leur route au milieu des étoiles fixes, comme cela a déjà eu lieu pour Pallas.
« Les astronomes de l'étranger qui s'occupent plus spécialement de photographie céleste, auxquels j'ai envoyé quelques-unes de nos épreuves, en ont été très vivement frappés et reconnaissent tous la nécessité d'entreprendre le plus tôt possible ce grand travail d'ensemble.
« M. Common, à qui l'on doit la splendide photographie de la nébuleuse d'Orion, m'écrivait, il y a peu de jours encore, que ce progrés réalisait un grand changement dans l'Astronomie d'observation et formait un nouveau point de départ pour la Science astronomique.
» Quelques autres, il est vrai, ont trouvé ces photographies trop belles pour y croire et ont émis des doutes sur leur authenticité, les uns croyant à des retouches sur les clichés, d'autres allant jusqu'à supposer qu'on leur avait envoyé des photographies d'après des dessins ou des gravures; c'était le plus bel éloge qu'ils pouvaient faire de l'œuvre de MM. Henry.
« Par leurs persévérants travaux et leur très grande habileté en Optique, ces deux astronomes viennent donc de réaliser un progrès d'une haute valeur qui fait grand honneur à l'observatoire de Paris et à la Science française. J'espère donc que l'Académie appréciera, comme ils le méritent, les services rendus à la Science par ces deux habiles astronomes; si elle voulait bien donner sa haute approbation au projet de construction de la Carte du ciel que l'observatoire de Paris propose aux observatoires étrangers, ce projet aurait beaucoup plus de chances d'être adopté.
« J'ai donc l'honneur de lui demander de vouloir bien soumettre la question a la Section d'Astronomie (1) ([i]). »

Sur la proposition de M. Faye, les photographies obtenues par MM. Henry seront soumises à la Section d'Astronomie.
([i]) (1) Au moment d’entrer en séance, j’ai reçu une lattre du très éminent directeur de l’observatoire de Poulkova, M. O. Struve, qui reconnaît tout le mérite des photographies de MM. Henry et qui, en approuvant le projet proposé, dit que ce serait une œuvre splendide et des plus utiles pour de nombreuses études en Astronomie.

1886, 18 de Janeiro - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. CII
Nº. 3
Pag. 188
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M. Léon Esquile adresse, de Toulouse, une Note « sur la Photographie de la parole et as reproduction par projection oxyhydrique ».
L’auteur dit être parvenu, à l’aide du photophone, à fixer sur une plaque photographique les vibrations de la parole, et à reproduire ensuite la parole au moyen du télèphone, en projectant à la lumière oxyhydrique l’image positive de la plaque sur un récepteur au sélénium de M. Mercadier. Il espère pouvoir faire prochainement l’envoi de son appareil.

1886, 22 de Fevereiro - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. CII
Nº. 8
Pag. 408, 409, 410
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Astronomie Physique. – Études phosphorographiques pour la reproduction photographique du ciel. Note de M. Ch.-V. Zenger.

« Les merveilleuses photographies du ciel, obtenues récemment par MM. Henry, me déterminent à communiquer à l’Académie un procédé encore trop récent pour être parfait, mais qui me paraît pouvoir faciliter la construction des cartes célestes.
« J’ai déjà fait une application des beaux travaux de MM. Becquerel père et fils, sur l’absorption sélective des corps colorés, en faisant usage de plaques d’émulsions colorées à la chlorophylle, pour obtenir des images de la couronne solaire et des protubérances, directement et sans l’emploi d’un spectroscope. Mais j’ai pensé à appliquer la phosphorescence des sulfures des terres alcalines, au lieu de la fluorescence, dans la Photographie, pour réduire le temps de pose au minimum et pour reproduire même des images invisibles en raison de leur faible intensité ou en raison de la couleur de l'objet céleste, de manière à photographier le visible et l'invisible.
« Il est aujourd'hui démontré, par les expériences de MM. Henry, qu'on peut fixer, sur les plaques sensibles, par une pose suffisamment prolongée, les images célestes, visibles ou invisibles à l'œil. En me servant des données fournies par les expériences de MM. Becquerel sur la durée de la phosphorescence de corps divers, je me suis arrêté au phosphore bien connu de Balmain, pour effectuer, l'an dernier, les premières expériences destinées
à obtenir indirectement, et avec une pose très courte, les images de corps célestes.
« Ce qui rend le procédé de MM. Henry accessible à un petit nombre de personnes, c'est l'emploi de deux grands objectifs très coûteux et montés en équatorial; la nécessité d'un temps de pose de une heure à trois heures n'est peut-être due qu'à l'imperfection de l'horlogerie, qui exige que l'on corrige la vitesse, pour ainsi dire, à la main. J'ai trouvé le moyen de reproduire, avec un objectif ne dépassant pas 0m,12 à 0m,24 d'ouverture et 0m,84 a 1m,68 de distance focale, tout objet visible ou invisible à l'œil ou aux télescopes les plus puissants, par une méthode indirecte, fondée sur la phosphorescence des sulfures alcalino-terreux.
« Je place une plaque photographique, bien nettoyée sur un support exactement horizontal: je la recouvre d'une couche de phosphore Balmain liquide, et je la place sous une cloche en verre jusqu'à la dessiccation complète. On obtient ainsi une couche réfléchissant la lumière comme la plaque de verre qui lui sert de support; on détache quelques millimètres du bord de la plaque au diamant, parce que les bords sont un peu convexes après le dessèchement de la couche phosphorescente. Je mets la plaque à l'abri de la poussière dans une boîte de fer-blanc, noircie à l'intérieur et munie d'un couvercle de verre rubis, pour la tenir à l'abri des radiations actiniques. La pose se fait comme pour une plaque d'émulsion au bromure d'argent, mais elle peut être réduite à un petit nombre de secondes, pour les étoiles de la troisiéme à la neuvième grandeur; elle ne dépasse pas trente secondes a une minute, pour les plus petites étoiles, jusqu'à celles qui sont invisibles aux télescopes les plus puissants. L'impression, invisible à l'œil, se transporte aisément sur papier ou sur une plaque de sensibilité moyenne au gélatinobromure d'argent, dans les châssis ordinaires des photographes. Ce transport doit être effectué immédiatement après la pose dans la chambre noire, et à l'abri de la poussière: c'est par une exposition prolongée pendant des heures et même des jours entiers, qu'on parvient à reproduire, après une première pose si courte, tout objet visible ou invisible aux télescopes.
« En renversant ainsi le procédé photographique, et prolongeant le temps de reproduction, au lieu du temps de pose, on peut se dispenser de l'emploi d'instruments dispendieux. La réduction du temps de pose au rninimum offrirait surtout l'avantage de fournir des Cartes, obtenues en un petit nombre de jours, au lieu de plusieurs années, et de fixer les moments de définition supérieure pour la construction des Cartes célestes.
« D'ailleurs, avec une pose extrême de trente secondes à une minute, on pourrait obtenir des images des étoiles assez allongées pour déterminer, sous le microscope, la direction du mouvement diurne, et pour orienter ainsi, sans mouvement d'horlogerie, les plaques photographiques; avec deux poses, on pourrait encore mieux distinguer les images stellaires de taches accidentelles, sur la plaque phosphorescente qui sert au transport sur la plaque photographique.
« Telles sont les considérations qui me déterminent à demander que cette méthode indirecte soit mise à l'épreuve, avant d'arrêter le type des instruments photographiques qui pouiraient être mis, pour ainsi dire, en service journalier. »

1886, 3 de Abril (sábado) - A PROVINCIA

A PROVINCIA
II Ano Nº 75
Pag. 1
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EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA

Deve amanhã inaugurar-se solemnemente, na grande nave do Palácio de Crystal, este interessante certamen. A commissão organisadora da exposição dirigiu-se a el rei D. Luiz, solicitando-lhe a graça de vir presidir a esta festa artística. S. M. Não podendo aquiescer o pedido, respondeu comtudo em termos de extrema benevolência, manifestando a sua sympathia pelo emprehendimento e o apreço em que tinha o haver sido nomeado presidente da commissão promotora.
Também foi solicitada a comparência do snr. ministro das obras publicas, mas no momento actual não lhe é possível abandonar os trabalhos parlamentares. Assim o communicou á commissão endereçando lhe palavras de muito louvor e reconhecimento pela distincção com que havia sido honrado.
Espera-se que venha a esta cidade o snr. conselheiro António Augusto de Aguiar, ministro honorário.
Para a solemnidade da inauguração estão convidados a câmara municipal e as principaes auctoridades.
Esta exposição partiu da iniciativa da Photographia Moderna e principalmente do snr. Ildefonso Correia; logo depois associaram se a esta ideia o sr. Eduardo Alves e a direcção do Palácio de Crystal. Addiada duas vezes por causa da cholera, abre-se finalmente agora.
Esta exposição é das mais attrahentes que se tem realisado entre nós.
Seria injusto negar á direcção do Palacio de Crystal e á commissão iniciadora os elogios que merecem.
O exame dos modelos mais correctos, dos exemplares mais perfeitos, excita desejo da imitação e desenvolve o bom gosto.
No Palacio de Crystal estes torneios são verdadeiras festas e agradabilíssimos espectáculos, que bem mais merecem a attenção e o concurso do publico do que as exhibições inclassificáveis, que nos theatros e nos circos são procuradas com injustificavel avidez.
O aspecto da grande nave é magestoso. A disposição dos quadros, obedece a tudo feito com gosto, de modo a impressionar muito satisfactoriamente o visitante pela variedade de assumptos que vae encontrando.
É grande o numero de expositores extranhos; ao contrario, o concurso dos nacionaes é bastante exíguo, mas os specimens expostos são excellentes e não desmerecem ao lado dos productos da industria estrangeira.
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A exposição occupa toda a nave central: salão e palco. A todo o comprimento vêem-se vinte arcos de galeria, abertos sobre fundo escuro. Ao longo da linha dos arcos corre um balcão destinado aos specimens photographicos; estes estão emmoldurados em caixilhos de supporte.
No centro da nave ergue-se uma vitrine hexagonal. Aos lados, em estantes revestidas de panno escuro, vêem se provas photographicas sobre papel.
A ornamentação, que é muito elegante e de muito bom gosto, foi dirigida pelo snr. Marinho.
Nos pilares da galeria, estão dispostas bandeiras, galhardetes e escudos onde se lêem os nomes dos inventores, aperfeiçoadores e cultores da arte photographica e suas derivadas, figurando n’esses nomes não só estrangeiros como nacionaes.
Numerosas plantas ornamentaes avivam também, sobre plintos, todo aquelle recinto.
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Como já dissemos, os photographos portugueses concorreram em menor numero do que era de esperar. Do Porto destacam se principalmente a Photographia União, dos snrs. Fonseca & C.ª e a Photographia Moderna, dos snrs. Leopoldo Cirne & C.ª. Expõem também trabalhos muito apreciáveis os snrs. Silva Pereira & C.ª. De Lisboa só notamos um expositor, o snr. Camacho.
De Coimbra são dignas de menção as exposições da photographia Sartorio, do snr. José Maria dos Santos e do snr. Adriano da Silva e Sousa.
Já os leitores vêem que os photographos de profissão nacionaes se apresentaram em numero reduzidíssimo. Com a exiguidade do numero dos expositores contrasta, porem, a opulência das exposições das duas photographias do Porto que em primeiro logar citamos.
Entre os amadores nacionaes avultam em primeiro logar o snr. Carlos Relvas e a sua filha snr.ª D. Margarida.

O snr. Carlos Relvas expõe:

Quadros: 1) – Album de l’Exposition rétrospective d’art ornamental, Lisbonne, 1882. Texte en portugais et français; 55 phototypies; reliure spéciale ; 2) – Spécimens du même album ; 3) – Idem ; 4) – Plaques gravés par Monsieur Joseph Leipold pour la reliure du même Album.
Phototypia: - Quadros: 5) – Portait du monument des Jeronymos (Lisbonne) ; 6) Portait des chapelles imparfaites (Batalha) ; 7) – Intériur de l’atelier de C. Relvas ; 8) – Environs de Braga ; 9) – les Vallées (Environs de Thomar). Épreuve de deux clichés ; 10) – Chapelle Royale (Batalha) ; 11) – Art ornemental (Exposition, 1882) ; 22) – Idem ; 13) – Idem ; 14) – Dessin de Sequeira ; 15) – Portraits, etc. ; 16) – Portraits, Reproduction, Fleurs ; 18) – Espagne (Tremblements de terre) , 19) – Idem : 20) – Idem ; 21) – Idem ; 22) – Idem.
Provas positivas em vidro : - Quadros : 23) – Positif par transparence sur plaque au gélatine chlorure de Monsieur Hutinot ; 24) – Idem.
Provas a carvão : - Qudros : 25) – Portraits ; 26) – Instantané ; 27) – Idem, (pendant l’inondation); 28) – Positif par transparence (Batalha); 29) – Costume d’Ilhavo.
Provas em papel albuminado: Quadros: 30) – Portrait de As Majesté la Reine D. Maria Pia; 31) – Portrait de Sa Majesté Roi D. Louis I; 32) – Portraits; 33) – Costumes; 34) – Monuments et Paysages; 35) – Paysages ; 36) – Instantanés ; 37) – Chapelles Imparfaites (Batalha) ; 38) – Batalha (vue générale) ; 39) – Cloitre du Monument des Jeronymos ; 40) – Château de la Pena ; 41) – Monserrate (Cintra) ; 42) – La tête du Maure (Condeixa) ; 43) – Foz do Douro ; 44) – Massarellos (Porto) ; 45) – Environs de Torres Novas ; 46) – Espagne (Instantané) Malaga ; 47) – Idem, Mosquée de Cordoue ; 48) – Idem, Alhambra ; 49) – Idem, Tremblements de terre ; 50) – Idem, Idem ; 51) – Idem, Idem ; 52) – Instantané (Gollegâ); 53) – L’hiver a guarda; 56) – Idem, Idem.

D. Margarida Relvas expõe os seguintes quadros:

Provas a carvão: - Quadro: 1) – Portraits.
Provas em papel albuminado: - Quadros: 2) – Portraits; 3) – Costumes; 4) – Instantanés; 5) – Portrait et fleurs; 6) – Idem; 7) – Idem; 8) – Idem; 9) – Promenade d’Evora; 10) – Environs de Gollegâ; 1) – Idem; 12) – Fleurs.
Phototypia: - Quadros: 13) – Portrait sur papier de Chine; 14) – Portrait; 15) – Paysage (Gollegâ) ; 16) – Idem ; 17) – Cloit du monument des Jeronymos ; 18) – Portraits sur gelatine et fleurs en Phototypie ; 19) – Idem.
Provas positivas em vidro : - Quadros : 20) – Positif par transparence sur plaque au gélatine chlorure de Monsieur Hutinet de Paris ; 21) – Idem ; 22) – Idem ; 23) – Idem.

O sr. Eduardo Alves, amador do Porto, apresenta provas distinctissimas, revelando um perfeito conhecimento dos processos mais modernos e uma nitidez de execução superior a todo o elogio. O sr. Anthero Araújo, também do Porto, expõe 12 quadros com paisagens, grupos e retratos.
O snr. Joaquim Basto, ainda do Porto, apresenta um quadro com 12 photographias, entre ellas a de um monumento, o convento de Leça do Bailio.
Como amadores nacionaes notam-se ainda o snr. Sassetti, de Cintra e o sr J. A. da Cunha Moraes. A exposição d’este occupa todo o balcão do centro da nave central. Consta de uma série de provas photographicas de typos e aspectos da natureza de Africa.
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Os photographos extrangeiros são hespanhoes, allemães, austríacos, húngaros, polacos, brazileiros, etc.
De Hespanha é que a concorrência é mais numerosa. Notam-se as exposições dos snrs. Edgard Debas, Alviach, Viúva de Amayra y Fernandes, Herbert, de Madrid, e Chicharro, de Santiago.
Da Prússia apparece installada na primeira secção á direita do visitante, a casa do OttoWilde. Teem grandíssima novidade os trabalhos apresentados por este expositor.
A photographia Zelermy Karoly (da Polónia) expõe um quadro com 18 magnificas photographias, meia placa, carte-album e visite.
A photographia Goszleth (de Budapest) expõe um excellente quadro.
De Berlim, o atelier de reprodução Rud Schnoter apresenta uma série de photo-gravuras, segundo pinturas a óleo, e sete quadros grandes, dignos de attenção.
A casa Ios & Ian Pric offerece algumas provas de experiências astro photographicas, effeitos de luz nas cordilheiras e crateras da lua, sombras das montanhas projectadas nas planícies lunares e alguns pormenores minuciosos da orographia lunar, bastante interessantes.
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Os amadores extrangeiros são numerosos e os seus trabalhos são na máxima parte apreciabilissimos. De Inglaterra concorreram alguns dos mais distinctos, como os snrs. Robinson, Emerson e Clement William.
Teem também exposições muito dignas de notar se os amadores inglezes residentes no Porto, os snrs. André Cassels, James Searle e miss Marion Searle.
São também expositores o snr. Ferdinand Claus e Mmer. Claus, o snr. Francisco Guillon y Morante, H. C. Garland, Arthur Benarus, Adam Diston, Albert Lucardon, o professor Stebbing, J. P. Gibion, Hans Schublerbaner e muitos outros.
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É na nave central que se encontram quasi todos os expositoresa que nos temos já referido.
Logo á entrada, do lado direito, a installação dos productos do snr. Carlos Relvas e sua filha, dous amadores de primeira ordem. A disposição é lindíssima, mesmo bastante magestosa.
Do lado esquerdo expõe a Photographia União. A installação não é muito leve, mas é imponente e deve agradar immenso.
No palco vê-se a exposição do Centro Artístico Portuense, que foi convidado já bastante tarde, segundo nos informam, a concorrer só com photographias. Expõe retratos, cabeças de estudo e paisagens, trabalhos dos sócios do Centro.
Sobresahem os retratos devidos aos snrs. Marques d’Oliveira, Sousa Pinto, Pouzão (já fallecido), Custodio da Rocha, Marques Guimarães e Torquato Pinheiro.
Em exemplares photographicos expõe copias dos sete celebres frescos de Rafael, e copias de Velásquez, Moret, Gorja, Terrier, Ribera, etc.
Ainda no palcoestá a exposição da Photographia Moderna dos snrs. Leopoldo Cirne & C.ª. É uma das mais graciosamente dispostas, occupando um pavilhão elegantíssimo, que lembra algum tanto uma mesquita árabe, com o seu minarete dourado. Graciosíssima.
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É de notar um rido álbum atlas de photolytographias que é destinado a sua magestade, depois de encerrada a exposição.
É um trabalho magnifico do bem conhecido artista Ottomar Volkmer, de Vienna d’Austria.
É também muito digno de menção o trabalho exposto pelo snr. Alfredo Brand, um primorosíssimo desenho á penna, reproduzido na officina do sr. Biel, por meio da photolytographia.
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Uma primeira visita e o exame fugitivo que fizemos dos objectos expostos não nos permittem dar conta aos leitores de todas as preciosidades artísticas, que se encontram no grande salão do Palácio de Crystal. A primeira impressão que em geral nos causou a exposição foi das mais agradáveis. Por certo deixamos de olhar com a attenção requerida para muitos objectos expostos, dignos de reparo e de critica; por isso estamos dispostos a voltar lá uma ou muitas vezes, e daremos aos nossos leitores as impressões, que formos recebendo, em pequenas doses. Isto não pode ir de umaz só. Estando a concluir esta notocia, e percorrendo o que já escrevemos notamos que as deficiências são grandes.
Não prosigamos, pois; tratemos de nos metter na ordem para fallarmos a seu tempo detalhadamente.

1886, 5 de Abril (segunda feira) - A PROVINCIA

A PROVINCIA
II Ano Nº 76
Pag. 1
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EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA

Como estava annunciado, inaugurou-se hontem solemnente esta curiosissima exposição das mais notaveis que no Palacio de Crystal se teem realisado.
O snr. conselheiro Antonio Augusto de Aguiar, que de Lisboa viera expressamente, presidiu á solemnidade. A concorrencia era numerosissima e brilhante. O grande salão tinha um aspecto encantador, uma animação extraordinaria - de verdadeira festa.
Pela uma hora da tarde o snr. conselheiro Aguiar subiu á mesa presidencial que estava collocada sob um docel de veludo carmezim forrado interiormente de seda azul e branca.
Ao seu lado, como secretários, tomaram logar os snrs. Eduardo Alves e José Maria d’Almeida Outeiro.
O snr. Aguiar fez um notabilíssimo discurso de abertura, pondo em relevo a importância da arte photographica e fazendo a historia do seu desenvolvimento. Referiu se á direcção do Palácio de Crystal com os máximos elogios, registando o facto de se lhe dever a installação do Muzeu Industrial no antigo Circo olimpico.
Terminada a cerimónia de abertura, a que assistiram as principaes auctoridades e muitos convidados, o snr. Aguiar percorreu toda a exposição, examinando com particular cuidado os productos nacionaes, alguns dos quaes foram por s. Exª. que é muito entendido n’este assumpto, por que também foi amador, elogiados calorosamente. Os retratos em grande da photographia União mereceram lhe louvor especial.
A concorrência de visitantes hontem, durante todo o dia, foi grande. Venderam se 1.600 bilhetes. A exposição continua aberta ao publico durante um mez, e esperam se ainda novos expositores. Dizem nos que a casa Biel se intallará ahi brevemente.

1886, 5 de Abril - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. CII
Nº. 14
Pag. 822, 823
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PHOTOGRAPHIE. - Sur une nouvelle mèthode de reproduction photographique, sans objectif, et par simple réflexion de la lumière. Note de M. Boudet de Paris, présentée par M. Lippmann.

« Dans une Communication faite a la Société internationale des Électriciens, le 3 mars dernier, j'ai montré que les propriétés actiniques de l'effluve électrique permettent de reproduire photographiquement un objet plan quelconque, simplement posé sur une plaque préparée au gélatinobromure d'argent. J'ai ajouté que les résultats ainsi obtenus deviennent beaucoup plus nets et plus intenses lorsque l'effluve est réfléchi par un miroir plan servant de support à la plaque photographique.
» Iles effets produits par la lueur électrique réfléchie m'ont engagé tenter d'autres recherches, dont j'ai l'honneur de soumettre aujourd'hui les résultats à l'Académie.
« Une plaque au gélatinobromure est posée à plat sur un miroir plan, le côté sensibilisé en haut; sur cette surface sensibilisée, on place le dessin ou la photographie que l'on veut reproduire; pour éviter tout effet de transparence, on ajoute par-dessus un carton très épais, ou mieux un papier noirci; puis on recouvre avec un carreau de verre ordinaire, qui permet de maintenir en contact tout cet assemblage. Ensuite on expose pendant quelques secondes à la lumière d'une lampe Carcel, à 0m,25 ou 0m,30 de distance, et en inclinant le miroir sous divers plans, de façon à permettre aux rayonslumineux de pénétrer obliquement sous tous les points de l'objet a reproduire. On développe enfin le cliché et on le fixe selon la méthode ordinaire.
« Je joins à cette Note plusieurs clichés obtenus d'après ce procédé. Ils prouvent suffisamment qu'un dessin, une photographie, un objet plan quelconque, peuvent être reproduits photographiquement sans le secours des appareils ordinaires et à la lumière d'une lampe Carcel.
« De nombreuses expériences, répétées sous toutes les formes, m'ont démontré que l'impression du bromure d'argent n'a lieu, sans appareil à lentilles, qu'à la condition que la lumière soit réfléchie; je n'ai jamais rien pu obtenir avec la lumière directe.
« J'ai pensé que ces expériences, si faciles à répéter, intéresseraient les physiciens, et je serais heureux si elles pouvaient servir de point de départ à des recherches scientifiques plus importantes. »

1886, 10 de Abril - A Vida Moderna

A Vida Moderna
7º Ano
nº 10
Pag. 2
*
A Arte entre nós


Exposição Internacional de Photographia

A abetura da Exposição Internacional de Photographia abriu-se domingo ultimo. O Palácio de Crystal mais uma vez realizou uma d’essas gloriosas festas do trabalho as quaes a gente não pode deixar de ver sem sentir os olhos molhados por uma commovente sensação de orgulho e de alegria. Mais uma festa de paz, e da intelligencia humana.
Realisar uma exposição de photographia n’um paiz onde não abundam elementos é uma prova de coragem de abnegação suprema. O certâmen que agora está attrahindo as attenções do Porto, é um d’esses eloquentes testemunhos de que na nossa terra se trabalha, e que n’uma nação onde não há riquezas, onde não há publico, onde não há essas enormes fontes de movimento que há no estrangeiro, existem ainda meia dúzia de vigorosas organisações doudas pela arte e pelo bello, que fazem da fraqueza força e do enthusiasmo disciplinador progresso.
Bem hajam os que assim pensam, os que assim trabalham, e os que vão luctando atravez d’este meio tão indifferente.
A Exposição de Photographia é um documento interessante e alto de que não vivemos affastados da corrente que lá fora vae levando tudo nas azas do progresso para paizes luminosos de felicidade e de gloria. E se o concurso dos photographos nacionaes não foi tão numeroso, não sabemos porque razões justificadoras da sua ausência, lá está o núcleo do que temos de mais ilustre e de mais perfeito.
A nossa revista não dispõe de espaço para fazermos uma analyse detalhada, e mesmo que o tivéssemos não o faríamos. Entendemos que o jornalismo, nas resenhas d’esta espécie, deve apresentar apenas uma impressão do todo, fazendo notar as superioridades mais notáveis, e não entrar em minudências de processo,de factura, e correr nome a nome com um furor de critica, que muitas vezes se aplica poregual a uns poucos de indivíduos. A impressão geral, é quanto basta, aliás o nosso papel fica sendo o de um individuo fazendo um cathalogo, que nem ao próprio leitor interessa.
A Exposição de Photographia foi promovida pela Photographia Moderna, esse atelier distinctissimo, que pode justamente bater-se com os ateliers do estrangeiro. Esta bella ideia foi auxiliada pela digna Direcção do Palácio de Crystal, e que por este motivo é merecedora dos maiores encómios. Na verdade proporcionar uma exposição nova, sem nenhum auxilio official, com os recursos limitados que há, é uma d’estas cousas para as quaes a gente passa pelo seu arrojo e pela sua grande vontade que ahi metteu ombros.
Muitos expositores nacionaes e estrangeiros reclamam as primasias da exposição, sem querermos distinguir logares, attrahe as attenções o photographo amador Carlos Relvas, com os seus numerosos clichés de uma delicadeza, de um effeito espantosos.
É bem difficil ir mais além na photographia. Cremos bem que não há perfeição superior, que não há disposição mais artística nem mesmo Robinson, o grande mestre, que não há subtileza de impressão mais fina... É um conjuncto soberbo, explendoroso.
A Photographia Moderna é talvez a que se recommenda mais dos ateliers nacionaes. Apresenta paisagens soberbas, de um detalhe riquíssimo. Os seus retratos especialmente são os melhores que vemos na exposição.
Não há alli dureza de retoque; a luz é distribuida egualmente sem sacrifício de parte alguma. Depois segue-se a União, na sua soberba installação. Os seus retratos são magníficos e os seus clichés de plantas de um grande relevo e perfeição.
Muito longe nos levaria a especialisação de outros trabalhos de photographos portuguezes e extrangeiros. A maior parte, porém, dos nossos bons collegas tem orientado bastante o publico para que tenhamos de expor aqui uma desenvolvida analyse.
Diremos por fim que teem representantes n’este grande certâmen: a França, Suissa, Inglaterra, Allemenha, Áustria, Hespanha, Brazil, Estados Unidos da América..
O Centro Artístico, apresenta alguns trabalhos de mérito, destinguindo-se notavelmente, em retraros os snrs. Marques de Oliveira e Souza Pinto pela correcção de desenho e firmeza com que são executados.

1886, 11 de Abril - O OCCIDENTE

O OCCIDENTE
9º Anno
Vol IX
Nº 263
Pag. 86, 87
*
EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA NO PORTO

Abriu no dia 4 d'este mez, na vasta nave do Palacio de Crystal Portuense, a exposição internacional de photographia.
Esta exhibição representa mais um dos commettimentos prestantissimos da iniciativa particular, ou por outra mais um serviço feito ás artes pela direcção d'aquelle estabelecimento.
Sem o menor sacrificio do paiz, e sem a mais pequena influencia official, até, a referida direcção, auxiliada pelo zelo e pela boa vontade dos cavalheiros que se lhe aggremiaram, formando a commissão executiva, conseguiu reunir os elementos de um certamen cuja importancia se accentua não só pelo grande numero de photographos notaveis estrangeiros que a ella concorreu, como pela belleza de muitos productos expostos.
Todos os inventos mais recentes da photographia, todas as perfeições conseguidas até hoje n'essa maravilhosa arte, emfim todos os processos technicos nas suas variadas applicações, alli se patenteiam.
E comtudo, desagradavel é dizel-o, na presente exposição, em que sem duvida alguma a photographia portugueza se acha dignamente representada, faz-se notar a ausencia de grande numero de photographos nacionaes, que podiam apresentar-se n'ella sem desdouro.
O numero de abstenções n'esse ponto é pois bem saliente, e nem sabemos a que attribuir a sua verdadeira causa.
N'um paiz em que ha tantos photographos de profissão, qapenas concorreram a um certamen, realisado por assim dizer dentro da sua propria casa, tres do Porto (não contando com a casa Biel & C.ª, que se diz tencionar ainda exhibir uma collecção dos seus trabalhos), dois de Lisboa e tres de Coimbra.
Em compensação é grande o numero de amadores, entre elles alguns muito distinctos, que se apresentam com specimens de primeira ordem, e á frente dos quaes se acham no logar de honra o sr Carlos Relvas e a sua exmª. filha.
Não faltam portanto n'este grande concurso nem incentivo para a curiosidade, nem mesmo noções para proveitoso estudo dos que se dedicam por prazer ou por profissão á photographia.
A exposição occupa toda a nave central, incluindo o palco
Por baixo das galerias estabeleceram-se uns apainelados, de arco a arco, onde tomam logar os diversos expositores, e ao centro collocaram-se tambem filas de mostradores, em que outros exhibem as suas provas em cartões.
Os dois lanços da parede da entrada do salão são occupados, o da esquerda pela Photographia União, e o da direita pelo sr. Carlos Relvas e pela sr. D. Margarida Relvas.
No palco exhibem os seus trabalhos a Photographia Moderna, que ahi estabeleceu tambem um pavilhão para venda de albuns, e o Centro Artistico Portuense, que apresenta varios desenhos, copias de photographias.
Feito este rápido esboço do aspecto geral da exposição e do seu valor, vamos passar em revista os diversos productos que n'ella se offerecem ao exame do visitante, começando pelos photographos de profissão e concluindo pelos amadores.

Porto, abril.

(continua)
Manuel M. Rodrigues

1886, 17 de Abril (sábado) - A Vida Moderna


1886
17 de Abril
(sábado)
A Vida Moderna
7º Ano
nº 11
Pag. 1, 2
*
A Arte entre nós

Exposição Internacional de Photographia

Na semana ultima procedeu-se á classificação dos trabalhos d'esta exposição. O resultado foi o seguinte:

Concurso de amadores

Medalhas d'ouro - Aos snrs. Carlos Relvas, pelo todo da sua exposição; D. Margarida Relvas, pelos seus trabalhos de photographia em differentes processos; H.P.Robinson, pelas suas composições photographicas; e Eduardo Alves, pelas photographias e principalmente pelo alto concurso que prestou a este certamen.
Medalhas de prata - Aos srs. Augusto Fonseca, como cooperador dos amadores Carlos e Margarida Relvas; João S. Romão e José Mauricio Rebello Valente, pelas suas photographias de paisagem; Adam Diston, P.H.Emerson, W. Clement Williams, J.P. Gibson, Hans Schullerbauer e George Rendwick, pelos seus bellos trabalhos photographicos: J.M.Brownrigg, pelas suas paisagens; Joaquim Augusto de Souza, pelas suas paisagens.
Medalhas de cobre - Aos srs H.C.Garland, pelas suas paisagens; Mme. Moller Claus, pelas suas photographias coloridas; A.Cassels, por alguns dos seus trabalhos photographicos; Francisco Guillon y Morante, por algumas das suas photographias coloridas; James Searle, Antero d'Araujo e Joaquim Basto, pelos seus trabalhos photographicos; Frederico Cesar da Camara Leme, pelas suas miniaturas, sobre photographia, coloridas a oleo, e Hasteman Koch, pelas suas photographias.
Menção honrosa - Aos snrs. Arthur Benarus, Mme. Effle de Pitroff e Victor Sassetti, pelas suas photographias de paisagens; miss Marian Searle, pelas suas photographias sobre vidro.
Concurso entre photographos

Medalha d'ouro - Eduardo Debas (retratos).
Medalha de prata - Zelesny Karoly, (retratos); D. Pedro Martinez d'Hebert, (retratos e monumentos); photographia União, (retratos e reproducções de plantas em vasos), D. Manuel Alviach, (retratos); Viuva de Amayra y Fernandez, (retratos); J.A. da Cunha Moraes, (photographias d'Africa); Wilh. Dreesen, (instantaneas e figuras); Ottomar Volkemer, (plantas topographicas); Charles Scolik, (instantaneas e estudo para reproducção de pintura); Francisco Rochini, (monumentos e panoramas).
Medalha de cobre - Silva Pereira & Ferreira, (retratos); Clemens Kissel, (processos diversos d'impressão); Jos & Jan Fric, (photographias planetarias); Goszeleth Istevan (retratos); Albert Lugardon, (instantaneas); Joaquim Filippe Nery Delgado, (reproducções topographicas); Adriano da S. e Souza, (retratos); Edm. Gaillard, (diversos processos de impressão).
Menção Honrosa - J. Sartoris, (retratos), J. Maria dos Santos (retratos); Otto Wild, (photographias coloridas); Jos Kossak, (photographias coloridas).
Os membros do juri, sentindo, mas respeitando a forma por que a Photographia Moderna, de Leopoldo Cirne & Cª., se collocou fóra do concurso, consignaram na acta um voto de muitissimo louvor, não só pela excellencia dos trabalhos que aquella casa apresentou, como tambem pela sua iniciativa em uma exposição tão brilhante e instructiva.
Foram julgados tambem os productos chimicos de A. J. de Brito e Cunha e o juri premiou-os com medalha de ouro.
Machinas, acessorios, etc., serão jugados apportunamente.
Foi esta a decisão do juri justa e honrosa, aparte uns leves senões que apresentaremos adiante.
Das photographias portuguezas que concorram á exposição a 1ue mais se distinguiu foi a Photographia Moderna. Esta atelier como se sabe ficou fóra do concurso, os seus trabalhos são no geral muito distintos. Alem da doçura de impressão, a luz é admiravelmente bem distribuida. Nenhuma parte do objecto photographado é sacrificado á outra, assim a luz não é como vemos em variss trabalhos de algumas outras photographias, applicada de chapa sobre um unico ponto, deixando o outro no escuro e no vago, ella é antes distribuida tão naturalmente que nenhuma parte perde do seu effeito e da sua posição.
É para sentir apenas que este atelier não expuzesse alguns trabalhos de gravura chimica. Sabendo nós que esta caza se tem dedicado com boa vontade ao estudo d'este processo, e era digno que o certamen se achasse representado n'esta classe por trabalhos nacionaes, que os não vimos lá n'este genero.
A Photographia União apresentou e fez distribuir um protesto contra a decisão do juri que apreciou os trabalhos do concurso entr photographos, e com esta casa protestaram mais os snrs. M. Aiviach, de Madrid e José Maria dos Santos, de Coimbra.
Não temos nem devemos ter nada com este procedimento visto que não é da nossa competencia o analysal-o.
Já dissemos que a photographia União se apresenta dignamente, e que muito melhor se poderia apresentar. Não lhe escasseiam, felizmente poderosos elementos de progresso.
A exposição d'este importante atelier compõe-se quasi unicamente de retratos, e de uma collecção de clichés de plantas em vazos, muito bem tratados.
A reprodução de plantas, como é sabido não é trabalho muito difficil, e de que se obtem quasi sempre um effeito seguro. É um trabalho de gabinete em que o photographo pode dispor de tempo, de paciencia e de gosto, e que não tem a luctar com as mil contrariedades que se manifestam, ou com o genero retrato ou com o genero paisagem especialmente.
Mas se alguma reclamação ha a fazer, essa poderia ser a da distribuição talvez um pouco prodiga das medalhas de 1ª. classe, medalhas d'ouro. Na nossa opinião, se nos é permittida, uma leve observação, é de que este erro talvez nunca se possa deixar de dar, se não no momento em que os trabalhos de amadores e os trabalhos de artistas de profissão que concorram juntamente em qualquer certamen, entrem em egualdade de circumstancias.
Os trabalhos de amadores devem ser equiparados aos trabalhos de artistas ou de industriaes de profissão no que diz respeito a classificação, logo que entrem no mesmo concurso, e por conseguinte sujeitos da mesma forma á apreciação do jury.
Não sendo assim, haverá retrahimento do artista.
Applicando esta medida ao presente caso, teria p jury de distribuir muitas mais medalhas de ouro, ou, então não seria tão generoso como foi com os amadores.
todos sabem em que condições trabalham em geral os amadores photographos. Elles dispõem quasi sempre de elementos de riqueza que lhes permittem ter apparelhos aperfeiçoados; o tempo não lhes falta, não teem que attender ás grandes necessidades da vida, não teem que vigiar o sustento, a ordem, e o bom nome de um atelier, não teem que entrar na lucta do commercio, teem quasi sempre bons mestres e bons operadores, podem possuir compendios podem estudar; finalmente com riqueza, paciencia, tempo e outros elementos, os amadores são uma terrivel concorrencia aos artistas.
Entendemos que deveria haver apenas um jury, porque assim terminariam certamente todas as queixas e todas os equivocos.
Eis a nossa sincera opinião

1886, 21 de Abril - O OCCIDENTE

O OCCIDENTE
9º Anno
Vol. IX
Nº 264
Pag. 94
*
EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA NO PORTO
(continuado do Nº. 263)

PHOTOGRAPHOS ESTRANGEIROS

O sr. O. Wilde, de Halbersdt, expõe dez retratos em diversos formatos, provas a carvão pintadas a oleo e retocadas.
Estes trabalhos, pela sua bonita apparencia, são d'aquelles que attrahem a vista de grande parte do publico, que, por falta de conhecimentos, se preoccupa pouco com minudencias de arte, mas que não podem satisfazer a quem tenha uma instrucção artistica mais ou menos desenvolvida. Agradavel aspecto ao primeiro relance, mas com imperfeições de cor e incorrecções de desenho em grande parte devidas ao demasiado retoque com que ordinariamente em photographia se destroem os caracteres physionomicos do individuo.
Todos os retratos do sr. Wilde teem um aspecto de esmalte, o que faz persuadir a muita gente que aquillo seja photographia colorida em louça, como até já o vimos escripto. Imagine-se por isto que nitidez e que brilho de cor ha n'elles.
Da collecção, o que mais nos agradou foi: Um busto de senhora, formato placa, com um enfeite de pelucia azul na cabeça; uma senhora, de vestido verde, apoiando um dos joelhos em uma balaustrada, e approximando um calix de vinho dos labios de um busto de marmore, phantasia graciosa e interessante; e ainda um outro assumpto identico, mas em que a figura está de pé, tendo um vestido azul pallido. Este ultimo, se bem que inferior aos outros retratos, não deixa comtudo de se insinuar. Os restantes resentem-se do defeito geral da pouca verdade dos tons, principalmente das carnes e do demasiado retoque. Apesar d'isso, estas provas não deixam de ter certo merecimento como photographia pintada a oleo.
O sr. Zelesny Károly, de Pecsett, é um photographo distincto. Dá provas d'isso nos trabalhos de duble-placa, cartão-album e visita, que expõe em um caixilho. Notaremos apenas que os fundos de alguns retratos são muito historiados, fundos com que não sympathisamos demasiado, por não darem por vezes sufficiente destaque á figura. Em photographia só admittimos, como de bom gosto, os fundos naturaes, quando se trata de paizagens, ou mesmo de interiores, e quando se possui bom gosto para a disposição das figuras.
Da collecção do sr. Károly, como testemunho do seu bom gosto e das suas excellentes aptidões artisticas, mencionaremos um formoso retrato em placa, de uma senhora em costume de baile, com uma guarnição de flôres artificiaes escuras no corpete do vestido e um outro retrato, tambem muito perfeito, de um individuo de grandes barbas, igualmente em formato placa.
O sr. Hans Schullerbauer, de Brixen, apresenta uma porção de photographias em passe-partouts de vidro, todas muito regulares, havendo mesmo entre ellas algumas agradáveis.
O sr. Kossak Joseph, de Temesvár (Hungria), exhibe tres ampliações photographicas em panno, sendo duas a claro-escuro e uma colorida, bem como duas provas em cartão.
As provas a claro-escuro não primam pelo aspecto nem pela côr negra, de uma dureza afflictiva. A colorida, um retrato em meio corpo, de phantasia, representando uma jovem com azas e mostrando uma carta, é tambem, como pintura, de um merecimento inferior, pela falsidade do tom das carnes e pela monotonia geral do quadro, de uma brancura desoladora. Quanto ás provas em cartão, duas cabeças de creança, é tal a minuciosidade do retoque, que parecem desenhos á penna, mas desenhos de collegial.
Rud Schuster, de Berlim. Eis um artista de primeira ordem. Expõe uma preciosa collecção de photo-gravuras, cópias de pinturas, algumas d'ellas de grandes dimenções e todas de uma execução irreprehensivel.
As copias são: de dois quadros de genero, de F. Vinea, de Florença; um formoso grupo de bois, de Hans; uma notabilissima paizagem de J. Wenglein; um quadro de genero, de Andreotti; uma suave paizagem de neve, impressa a tinta levemente azulada; uns leões, de Friese; uma cabeça (Ecce Homo), de Guido; outra cabeça (Mater Dolorosa), de Carlo Dolce; um quadro de genero, de Czachórslei; uma grande caçada, de Conrad Freyberg, na qual entre outros personagens, figuram o imperador Guilherme, os principes Frederico Carlos, Alberto da Prussia, Frederico Guilherme, Bismark, etc; uma copia do natural de uma galeria de muzeu militar; outra copia, tmbem do natural, de uma cabeça decorativa; uma armadura, egualmrnte copia do natural; e até um bello retrato, copiado do natural.
Todas estas photogravuras são de um primor inexcedivel, mas a mais surprehendente é sem duvida a copia da paizagem de Wenglein, um riacho orlado de canaviaes, atravessando um paizde uma vegetação opulenta e rude. A fidelidade da reproducção é tal, que nos pedaços revoltos da atmosphera, se chega a perceber claramente o empaste das tintas e a pincelada.
Este explendido quadro mede cerca de quarenta centimetros de comprimento, o que representa uma chapa photographica importante e o da caçada, de Freyberg, o maior de todos, attinge uns oitenta centimetros.
A collecção de photogravuras do sr. Schuster, a mais notavel, no seu genero, da exposição, é digna da attenção e do apreço de artistas e amadores.
O sr. Albert Lugardon, de Genebra, apresenta quatro caixilhos com photographias instantaneas. Não são de certo, na sua especialidade, as melhores que apparecem, mas não deixam comtudo de se tornar dignas de menção. Em muitas d'ellas nota-se por vezes pouca nitidez e os fundos bastante confusos. Representam diversos animaes em movimento, com especialidade cavallos, grupos de creanças a brincar e uma marinha. Esta ultima é muito bonita, sendo tambem apreciavel uma das photographias em que se vê um rapaz na acção de se lançar á agua para nadar, junto de outra já submergido até ao pescoço.
Paulo Sebbing, professor, com estabelecimento de aparelhos photographicos em Paris. Exhibe quatro boas provas instantaneas em gelatina-bromurada de prata, obtidas com um obturador inventado pelo mesmo expositor e com um objectivo aplanetico de Luter. As vistas representam varios locaes de Paris e são muito nitidas no movimento da gente e dos vehiculos que atravessam os pontos photographados.
O referido professor expõe tres machinas photographicas com os obturadores da sua invenção. Uma d'ellas, que d'a o formato de placa, é excellente. O seu preço creio ser de 70$000 réis. É, alem d'isso, muito portatil e de uma construcção irreprehensivel.

Porto, abril.
(continua) Manuel M. Rodrigues

1886, 24 de Abril - A Vida Moderna

A Vida Moderna
7º Ano
nº 12
Pag. 3
*
Palacio de Crystal

Exposição Internacional de Photographia. - De dia: das 8 e meia da manhã até ás 6 e meia da tarde; de noite: das 8 e meia até á meia noite. Illuminação a luz eletrica
Entrada geral 200 reis; creanças de 7 até 12 annos 100 reis; menores de 7 annos entrada grátis.
As photographias, apparelhos e obras sobre photographia dos expositores de Paris, os snrs. Pirou, J. Audonin, Pah’n, H. Mackensle’n, E. Faller e Léon Vidal, bem conhecidos no mundo artístico, acabam de chegar e vão ser exposto.
Há coisas bellissimas e dignas de serem admiradas.
Bilhetes permanentes para todo o tempo da exposição (um mez) 2$250 reis.

1886, 1 de Maio - OCCIDENTE

OCCIDENTE
9º Ano
Vol. IX
nº. 265
pag. 104
1 de Maio de 1886


EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA NO PORTO.
Installação de Debas, de Madrid, premiado com a medalha de ouro (Segundo uma photographia)
Vid. Artigo “exposição internacional de photographia no Porto”

1886, 15 de Maio - A VIDA MODERNA


1886
15 de Maio
A VIDA MODERNA
7º Ano, nº15
*
A Arte entre nós

*

Exposição internacional de Photographia

O novo jury que foi nomeado para classificar os productos apresentados n'esta exposição por photographos de profissão e que era composto pelos snrs.:
Presidente, Thadeu Maria de Almeida Furtado; secretario, Nuno Freire Dias Salgueiro; vogaes, Albino Pinto, Guilherme Boldt e Antonio Guilherme Peixoto.
Lettra A - Impressões a tintas gordas sobre camada de gelatina - Joaquim Filippe Nery Delgado, de Lisboa, segundo premio; Silva Pereira & Ferreira, do Porto, terceiro premio.
Lettra B - Gravura heliographica, photogravura em cobre - Rud Schuster, de Berlim, primeiro premio.
Lettra C - Woodburytipia, photoglyptia, stannotypia e processos analogos - Não houve expositores.
Lettra D - Photolytho, photozincographia e processos analogos - Clemene Kissel, de Mainz, Allemanha, primeiro premio; Edm. Gaillard, de Berlim, segundo premio pelo processo autotypio.
Lettra E - Photographia a carvão, em papel, vidro, madeira e porcellana - Silva Pereira & Ferreira, do Porto, segundo premio pela impressão a carvão em papel; Eng. Pirou, de Paris primeiro premo pela impressão a carvão, em porcellana; Pierre Patin de Paris, segundo premio pelo positivo em vidro; Manoel Chicharro, de S. Thiago, terceiro premio pelos positivos em vidro.
Lettra F - Photographia em papel albuminado, platinotypia - Eduardo Debas, de Madrid, primeiro premio; D. Manoel Alviach, de Madrid, primeiro premio; viuva de Amayra y Fernandez, de Madrid, primeiro premio; J. Laurent, de Madrid, primeiro premio; Zelesny Karoly, da Hungria, primeiro premio; Goszeleth Istevan, de Budapesth, Hungria, primeiro premio; J. A. da Cunha Moraes, de Lisboa, primeiro premio; Francico Rochini, de Lisboa, primeiro premio; Photographia União, do Porto, primeiro premio; João F. Camacho, de Lisboa, segundo premio; Wilh. Dreesen, de Flensburg, Alemanha, segundo premio; Silva Pereira & Ferreira, do Porto, segundo premio; José Maria dos Santos, de Coimbra, segundo premio; A. Attout Talfer, de Paris, segundo premio; Charles Solick, de Vienna de Austria, segundo premio; Albert Lugardon, de Genève, terceiro premio; J. Sartoris de Coimbra, terceiro premio; Bergeret & de Joux, de Paris, terceiro premio; A. Ducasble, de Pernambuco, menção honrosa; Arthur Benarue, de Lisboa, menção honrosa.
Lettra G - Gyanotypia e processos analogos - Não houve expositores.
Lettra H - Photograpgias vetrificadas, photographias coloridas - Viuva de Amayra y Fernandez, de Madrid, segundo premio, pelas photographias coloridas; Kessak Joseph, de Temesvar, Hungria, 3º. premio, pelas photographias coloridas; Otto Wilde, de Halberstadt, 3º. premio, pelas photographias coloridas.
Lettra I - Ampliações, positivos especiaes para projecção, etc. - Jos. & Jan Fric, de Praga, Austria, 1º. premio, pelos seus positivos especiaes para projecção; D. Manoel Alviach, de Madrid, 2º. premio; Photographia União, do Porto, 2º. premio; Silva Pereira & Ferreira, do Porto, 3º. premio.
Lettra J - Apparelhos e instrumentos photographicos - Thury & Amey, 1º. premio, obturador; H. Mackenstein, de Paris, 1º. premio; Eng. Faller, de Paris, 2º premio; Paul Stebbing, de Paris, 3º premio; J. Audouim, de Paris, 3º premio.
Lettra K - Photomicaographia - M. Schlenker, de St. Gallen, 2º. premio.
Lettra L - Litteratura Photographica, obras e jornaes - CH. Scolik, de Vienna, 1º. premio, pelas chapas insochromaticas; Leon Vidal, 1º. premio.
Lettra M - Publicações illustradas pela photographia e processos photomechanicos - Ottomar Volkmer, da Austria, 1º. premio; Clemens Kessel, de Maing, 3º. premio.
Lettra N - Chapas ao gelatino, papeis preparados para os differentes processos, cartões, etc., etc. - A. J. de Brito e Cunha, de Lisboa, 1º. premio, productos chimicos; Gelatinefabrik Wenterlhur, 2º. premio, pelos preparados de gelatina; Viuva de Amayra y Fernandez, de Madrid, 2º. premio, pelas chapas de gelatina.
Os membros de Jury reconhecem a muita competencia artistica, aptidão e bons desejos que o jury transacto empregou na classificação das provas epostas

*

Está se organisando uma exposição de quadros, nas sallas do “Commercio de Portugal”, promovida pelos srs. Félix da Costa e Hyginio de Mendonça; de trabalhos de diversos artistas e amadores.

1886, 15 de Maio - A Vida Moderna

A Vida Moderna
7º Ano
nº 12
Pag. 3
*
Palacio de Crystal

Continua aberta a Exposição Internacional de Photographia, em todos os dias, desde as 10 horas da manhã até ás 6 e meia da tarde
Entrada geral 100 reis; creanças de 7 até 12 annos 50 reis; menores de 7 annos e bilhetes annuaes, entrada grátis.

1886,1 de Junho - O OCCIDENTE

O OCCIDENTE
9º Anno
Vol. IX
Nº 268
Pag. 123, 126
*
EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA NO PORTO
(continuado do Nº. 266)

Occupar-nos hemos agora dos photographos nacionaes.
A Photographia Moderna apresenta-se distinctamente, na variada e numerosa collecção de provas de diversos processos photographicos que exhibe, revelando-se em todos esses trabalhos não só uma instituição artistica esmerada, como um desejo muito louvavel de progredir por meio do estudo proveitoso das novas descobertas da photographia.
Foi aos proprietarios d'este reputado estabeleimento que se deveu a iniciativa do presente certamrn e é a um d'elles, o sr. Ildefonso Correia, que cabe grande parte da gloria resultante dos esforços empenhados para o seu bom exito
O sr. Ildefonso Correia, a cargo do qual está a direcção technica da Photographia Moderna, possue a par de uma intelligencia culta, uma aptidão não vulgar reunida ainda a uma grande força de vontade.
D'este modo, os conhecimentos vastos adquiridos pela leitura constante de tudo quanto se relaciona com a arte que cultiva, o que dá um eculio poderosissimo de elementos de competencia technica, e o bom gosto manifesto e indispensavel derivado de uma orientação artistica bem educada, contribuem para que os trabalhos d'esta casa se extremem por qualidades que não podem passar desapercebidas áquelles que não se deixam facilmente offuscar por meras apparencias.
Exhibe a Photographia Moderna retratos em diversos formatos, desde o cartão de visita até á ampliação em tamanho natural, paisagens, costumes, phototypias, photo-litographias, etc.
Nos retratos accentua-se a par de uma boa disposição das figuras, a sciencia deos tornar de um aspecto delicado, sem se recorrer ao lambido do toque exagerado. O retoque é apenas o indispensavel e isto contribue para que a physionomia apresente uma modelação completa e gorda sem desapparecerem os traços da individualisação. Com este predicado essencial e com o auxilio de uma boa distribuição de luz, o retrato torna-se suave, de um relevo agradavel e de um desenho que faz sobressahir os valores das tonalidades.
Como exemplos de correcção indicaremos, entre outros, um delicioso busto de mulher com a cabeça envolta em um lenço, um verdadeiro primor de arte, os retratos de João Correia, Rossi, Taborda, João Rosa, da esposa de Bordalo Pinheiro, de várias actrizes, de uma cabeça de mulata, um retrato em corpo inteiro, de uma senhora, com um vestido de chita, um busto de manola, o retrato em meio corpo, do mesmo modello, os de creanças e finalmente os do novo formato denominado cartão-felicitação.
Na maior parte d'estes retratos predomina o fundo branco, mais ou menos sombreado, começando-se a abandonar os fundos de scenografia de composição phantasiosa. A simplicidade do fundo em photographia contribue sempre para o maior realce do retrato.
Relativamente ás ampliações expostas, achamol-as muito inferiores aos demais trabalhos d'esta casa. Quasi todas se resentem das durezas e das incorrecções peculiares a este género de reproducção, e algumas até deixam bastante a desejar em presença do merecimento revelado nos retratos directos.
Na collecção das paisagens e vistas ha exemplares muito bem trabalhados e de perfeita nitidez. Mencionaremos entre as ultimas um excelente panorama das installações da Companhia das Águas, no rio Sousa, em quatro chapas, e que abrange uma extensão de cerca de 500 metros.
Em phototypia ha diversas provas apreciaveis, extremando-se n'ellas um bello retrato do sr. Ramalho Ortigão.
Muito boas as impressões de chromotypia, de clichés da srª. D. Margarida Relvas e dos srs. Carlos Relvas, Joaquim Bastos, Rebello Valente, Eduardo Alves e Anthero de Araujo.
Merecem mencionar-se as provas de photoglyptia, o processo que melhor imita a fotografia e que tem a vantagem de poder imprimir-se a qualquer côr.
Também são dignas de apreço as provas gelatino-bromuradas, as unicas expostas por photographos portuguezes e que representam uma tentativa feliz.
Todos estes processos tem sido exhibidos nas illustrções da Arte Photographica, publicação intetressante e valiosa feita pela Photographia Moderna e que constitui mais um dos titulos da subida aptidão dos seus proprietarios.
Este estabelecimento, que tem montadas vastas officinas de lithographia, photo-lithographia, phototipya, etc., por um sentimento de escrupulosa honestidade, collocou todos os seus productos fóra de concurso, vista a cooperação activa que exerceu para o bom resultado do certamen não obstante isso os seus trabalhos não deixaram de merecer a attenção do publico e os louvores do jury respectivo.
A Photographia União, um estabelecimento muito considerado pela opinião publica, apresentou-se luxuosamente em uma apparatosa instalação que occupa em largura e em altura todo o lanço da parede do lado esquerdo da entrada da nave.
Exhibe ella além de uma collecção de photographias de plantas, copiadas de exemplares do estabelecimento horticola do sr. Marques Loureiro, uma grande variedade de retratos em carte-table, exposition, impérial e promenade, bem como diversas ampliações em grande formato.
Em todos os trabalhos d'esta casa aprecia se principalmente um esmero inexcedivel no acabamento, o que torna o retrato de um brilhantismo e de uma frescura insinuantes.
Na vasta collecção que expõe ha sem duvida exemplares de merecimento, mas no conjunto nota-se a nitidez excessiva resultante do retoque levado ao extremo da minuciosidade.
Assim, eliminados os traços physionomicos, egualados os planos por falta das gradações naturaes dos toques de luz, o modelado torna se secco e o relevo desapparece.
É necessario comprehender-se de uma vez para sempre, que desde que falte a verdade na photographia, o retrato deixa de ser uma obra de arte e portanto fica reduzido ás proporções de um trabalho material de insignificante valor. Ora reproduzindo a camara escura as fórmas com uma fidelidade extraordinaria, o grande merecimento do photographo está em eliminar da imagem o que seja superfluo sem destruir comtudo o essencial, o desenho.
N'estas circunstancias, o trabalho divide-se pelo operador e pelo retocador. A sciencia do primeiro está na acertada escolha da posição e na boa distribuição da luz e o merito do segundo em fazer sobresair, sem exagero, todos os caracteres da individualidade. Para a obtenção dos primeiros resultados é essencial, depois do bom gosto do photographo, que o atelier tenha as proporções e as condições indispensaveis, e para o conseguimento dos segundos que o retocador possua uma educação artistica não vulgar.
Nada mais falso, nem de peior effeito, por exemplo, do que o ver-se um rosto de perfil completamente negro, com uma linha branca, de luz, a contornar esse perfil. Nada mais exquisito do que o tom geral acastanhado, de uma cabeça, com uns toques de luz caprichosos na testa, no nariz, e em parte da face.
Nós sabemos perfeitamente que esses trucs, que essa apparencia fina e lambida da photographia fazem a admiração e o entusiasmo de muita gente, mas no meio dos progressoos relisados nos ultimos tempos,todos esses expedientes devem ser abandonados.
Já lá vae o tempo em que se julgava que para o retrato ficar bem saliente e bem fixo era necessario collocar o modello perfeitamente no fóco. Hoje, como é sabido, para que a imagem adquira suavaidade e beleza, nos resultados da impressão, convem que o modello saia um tanto do fóco, por meio de uma posição adequada.
Ora as difficuldades em produzir um bom resultado directo, duplicam quando se trata de uma ampliação, e assim é, que quasi sempre este genero de reproducção photographica se torna excepcionalmente convencional e amaneirado.
Se para retocar um retrato em cartão album se requerem conhecimentos especiaes, para aperfeiçoar uma ampliação precisa-se ser verdadeiro artista.
Ninguem desconhece que a ampliação sae vaga e grosseira e que portanto o retocador tem como que de desenhar completamente a figura. Como porém isso demandaria um trabalho, que a ser feito com sciencia, elevaria muitissimo o preço por que ordinariamente se pagam esses retratos, o resultado é que o photographo se limita a aformoseal os, alisando o mais possivel a carnação por meio de um granitado subtil e accentuando os trajes, não se prendendo nem com minucias de modellado, nem com requisitos de tom.
Os fundos, n'esta especilidade de retratos, são tambem um ponto delicado, porque não se consegue facilmente dar-lhes uma côr que faça destacar bem a imagem. Quasi sempre a tonalidade geral d'esses fundos é a mesma das carnes e das roupas, e d'ahi a monotonia do retrato e o seu pouco relevo.
O retrato ampliado, pois, no nosso parecer, não passa na maioria dos casos, de uma bonita aberração, de um producto anti-artistico.
Todas estas considerações que vimos fazendo e com as quaes não pretendemos de modo algum dar lições a ninguem, teem apenas por fim demonstrar que com os elementos de que a Photographia União dispõe, precisa ella corroborar a fama que tem alcançado por meio de uma determinação mais consentanea com os pontos de vista artisticos. A mão de obra, os processos materiaes são sem duvida indispensaveis, mas a arte é tambem um grande valor na photographia.
De tudo quanto deixamos dito não se deprehenda qua a Photographia União se apresente n'este certamen de modo desairoso. Pelo contrario. Nas suas collecções ha trabalhos dignos de apreço, incluindo uma ou outra ampliação, como por exemplo a do retrato da cantora Adele Borghi.
Quanto ás photographias de plantas, essas reproducções eram de uma certa difficuldade com as antigas chapas de clodio, mas presentemente são facilimas por meio dos novos processos conhecidos. A nitidez d'essas provas tem valido á União varias recompensas nas exposições horticolas a que tem concorrido tanto no paiz, como ainda ha pouco em Madrid.
Os antigos photographos os srs. Silva & Pereira apresentam, além de uma colecção de retratos, varias provas em photographia, chromotypia, ferrotypia e cianotypia.
Esta casa, que vae um tanto na rectaguarda dos progressos da photographia, exhibe ainda assim alguns trabalhos bons, entre os quaes apontaremos como exemplo, dois retratos em placa, um do sr. dr. José Pereira Reis e outro do sr. Fonseca, antigo director da Academia Portuense de Bellas Artes.
Tambem não deixaremos de mendionar um retrato em chromotypia do sr. Camillo Castelo Branco, o mais verdadeiro e mais parecido de quantos conhecemos d'aquelle illustre escriptor, a quem os photographos, talvez por uma homenagem de admiração, procuram quasi sempre desfigurar nos seus clichés, com negridões e retoques phantasticos.
De Lisboa concorreram apenas os srs. João Camacho e Rochini. O primeiro enviou só um busto de senhora, em duble-placa, trabalho agradavel, mas que não póde dar uma ideia perfeita dos productos do seu estabelecimento. Pena foi portanto que não exhibisse maior numero de provas.
O sr. Rochini expõe uma collecção de primorosas photographias a saes de prata, de monumentos e panoramas. Os trabalhos, n'este genero, do distincto photographo, extremam-se pela nitidez e pela fidelidade da reproducção e apenas o que sentimos é que os preços dos exemplares não estejam muito ao alcance dos estudiosos pouco endinheirados.
É sabido que as photographias de uma certa ordem de monumentos são um valioso auxiliar para os que se entregam a investigações de arte e archeologia. Ora custando cada um dos cartões 500 e 600 réis, uma collecção d'esses monumentos difficilmente póde ser alcançada sobretudo pelos escriptores, por via de regra pouco abastados.
Um grande serviço que os photographos nos prestariam, a nós, os que estudamos um pouco, seria pois o facilitar a aquisição das photographias de monumentos e de obras de arte, reproduzindo-as por meio de algum dos processos que mais embaratecessem esses trabalhos.
O sr. J. A. da Cunha Moraes expõe uma numerosa quantidade de vistas e typos da Africa, photographias estas que tem servido para a sua interessante publicação A Africa Occidental. Os trabalhos do sr. Cunha Moraes, já pelo interesse que inspiram, já pela sua boa execução, tornam-se de incontestavel valor.
De Coimbra concorreram os srs. José Maria dos Santos, proprietario da Photographia Conimbricense, Adriano da Silva e Sousa e Photographia Sortoris.
Dos tres, o que melhor se apresenta é o sr. José Maria dos Santos, que exhibe uma collecção de 12 vistas de Coimbra, comprehendendo interiores de edificios publicos. Os trabalhos d'este photographo são recommendaveis pela sua nitidez e perfeição.
O sr. Adriano da Silva e Sousa expõe varois retratos apreciaveis, e melhor se apreciariam se a impressão demasiado escura não os tornasse um tanto duros. A Photographia Sortotis pouco ou nada se extrema. Enviou sómente dois retratos em cartão de visita e algumas vistas de Coimbra.
Depois da menção d'estes productos, chegaram mais alguns estrangeiros.
Referir-nos-hemos em primeiro lugar á notavel collecção de provas isochromaticas em gelatino-bromurada, feitas directamente e sem nenhum retoque, pelo sr. A. Attout Tailfer, de Paris.
Eis resolvido n'estes trabalhos o problema da relatividade dos tons em photographia e sobre a qual, como já referimos, o sr. Scolik., de Vienna, apresentou diversos estudos.
As côres sobre as quaes o sr Tailfer operou foram o azul, o amarello e o alaranjado, e assim apresenta as aproximações d'esses tons, por meio de copias de um quadro de Chaplin, e de outro de Bouguereau, bem como de vidros com pinturas coloridas. A differença extraordinaria dos resultados obtidos pelo distincto photographo avalia-se perfeitamente pela comporação das suas photographias dos referidos vidros, uma ordinaria e outra isochromatica. N'aquella, a pintura vê-se descorada, fria, sem gradações intermediarias entre o branco e o preto, emquanto que n'esta os tons destacam-se suavemente, determinando-se bem por cambiantes de claro-escuro, as diversas côres do quadro.
O sr. Tailfer, applicou ainda as suas chapas isochromaticas a paizagens ao ar livre, a marinhas, ao interior de uma cathedral e a photographias instantaneas, e as vantagens d'este processo são do mesmo modo importantissimas na questão de côr. Os planos determinam-se e acentuam se melhor do que pelos processos anteriores, e os effeitos de luz produzem-se com maior naturalidade e belleza.
Todos os especimens expostos são excellentes e as descobertas feitas por este insigne artista, dignas da mais elevada consideração e apreço. Aconselhamos os nossos amadores a ensaiarem as chapas isochromaticas d'este photographo.
O sr. Pierre Patin, de Bois Colombes, França, enviou dois positivos em vidro, sendo um retrato de Patti e uma vista instantanea do transatlantico Normandie. Nada offerecem de notavel, a não ser as bellas molduras em vidro, imitando o antigo.
O sr. Eugenio Pirou, de Paris, expõe em uma elegante instalação de velludo verde e encarnada, uma collecção de retratos sobre porcelana. São trabalhos apreciaveis, realçados pela materia em que a imagem é impressa. Entre os retratos ha alguns que reunem á boa execução, uma disposição muito artistica dos modellos. A collecção d'estas photographias acha-se incompleta, em consequencia de se terem partido umas tres durante o transporte.
Os srs. Bergeret & de Joux, apresentam varios trabalhos, muito perffeitos, em phototypia.
Finalmente o sr. H. Mackenstein, de Paris, exhibe uma preciosa collecção de instantaneos, representando marinhas, paizagens, etc., produzidos pelos apparelhos photographicos do mesmo expositor, e alguns dos quaes tambem estão patentes. As provas são inexcediveis de nitidez, apresentando bellos effeitos da natureza.

Porto, abril.

(continua)
Manuel M. Rodrigues

1886, 11 de Junho - O OCCIDENTE

O OCCIDENTE
9º Anno
Vol. IX
Nº 269
Pag. 131, 134
*
EXPOSIÇÃO INTERNACIONAL DE PHOTOGRAPHIA NO PORTO
(concluido do Nº.268)

AMADORES ETRANGEIROS

Esta secção é exclusivamente preenchida por amadores inglezes e todos elles se apresentam de um modo distinctissimo.
O facto nada tem de extraordinario desde que se conhece o culto, quasi fanatico, que existe em Inglaterra pela photographia, arte que n'esse paiz tem attingido o maximo de desenvolvimento e que é alli cultivada com verdadeira paixão.
Occupa o primeiro logar entre estes expositores, o celebre amador H. P. Robinson, auctor do tratado Do effeito artistico em photographia. Conselhos aos photographos sobre a arte da composição e do claro-escuro, e que se acha traduzido em francez por mr. Hector Collard, membro da Associação Belga de Photographia.
O auctor demonstra as theorias do seu livro em cinco magnificos quadros de composição, tres interiores e duas paisagens.
Nada mais bello e primoroso.
Uma das photographias, imitando na tonalidade, os quadros da escola hollandeza, representa um rapazinho provocando o appetite de um rafeiro com um bocado de pão que lhe mostra. Em duas outras destaca-se a figura airosa de uma rapariga, em attitudes diversas, inundada pelo jacto de sol que penetra por uma ampla janella.
No primeiro quadro, o tom geral é negro, o que não obsta a que sobresaiham as figuras e os accessorios do aposento. Nos segundos, os effeitos de luz envolvem em uma suave côr branca, o gracioso modelo. Eis os dois contrastes procurados com a maior intelligencia pelo photographo.
Nas tres composições a que nos referimos, a par de uma execução technica irreprehensivel, nota-se a bella disposição das figuras, a harmonia dos detalhes, e sobretudo as gradações de côr, os magnificos effeitos de claro-escuro. Dir-se-iam copias de delicadas pinturas em que não faltam até as partes apenas esboçadas de certos planos.
Nas duas paisagens dão-se as mesmas qualidades artisticas. Em uma d'ellas vê-se um formoso grupo composto de tres raparigas e um velho, e na outra uma mulher caminhando por uma floresta, estando duas outras sentadas sobre um muro. O fundo é formado por um pedaço de rio limitado por uma arvorisação frondosa.
São verdadeiramente adoraveis estas composições, já pela disposição das figuras, já pela naturalidade dos movimentos, já emfim pela impressão de todas ellas. Depois de tudo isto a poetica escolha dos locaes, realçados pelo modo como estão definidos e graduados os planos e os toques de luz nas massas de sombra, tornam os dois quadros de um encanto indefinivel.
O sr. Robinson é em summa, a par de photographo eximio, um artista de grande sentimento.
O sr. Adam Diston, tambem apresenta cinco pequenos quadros de genero, composições photographadas a saes de prata. Representam scenas domesticas, de uma só figura, mas tão intelligentemente concebidas, tão naturalmente dispostas e tão primorosamente trabalhadas, que constituem verdadeiros primores photographicos.
O sr. P. H. Emerson, de Suffolk, expõe dez provas em platinotypia, tres a saes de prata e uma a carvão sanguineo.
Das provas em platinotypia, as mais bellas, são seis marinhas instantaneas, de uma delicadeza e de um primor de execução irreprehensiveis. São egualmente correctas uma paisagem e as scenas campestres, do mesmo processo. As provas a saes de prata representam assumptos domesticos, extremando-se entre ellas as que tem por titulo Confessions.
São formosissimas e de um bom gosto inexcedivel seis paisagens expostas pelo sr. J. P. Gibson, de Hexham, um amador de primeira ordem. Nada mais suave, mais nitido, mais bello de côr, do que esses seis pequenos quadros, em que as quedas de agua, os bocados de ribeiro, as folhagens do arvoredo accentuam em umas gradações de tons surprehendentes. As paisagens do sr. Gibson não tem talvez rival n'este certamen, em merito artistico.
Do mesmo modo distinctas são oito paisagens, exhibidas pelo sr. J. M. Brownrigg, de Guildford, nas quaes ha bellas projecções de agua, sendo além d'isso muito bem escolhidos os pontos photographados.
O sr. George Renwick, apresenta cinco ampliações em platinotypia e duas provas a saes de prata. As primeiras, representando aspectos de inverno, são interessantissimas. Grandes pedaços de paisagem, cobertas de neve, atmospheras ennevoadas sobre as quaes se destaca o emaranhamento do arvoredo, despido de folhas e debruado de geada, riachos com os seus reflexos escuros, emfim uma serie de impressões e perspectivas do effeito mais estranho e encantador. As duas provas a saes de prata representam um velho amolador em posições diversas. Tanto n'estes como nos outros quadros, o trabalho photographico é excellente.
O sr. Clement Williams, de Halijax, exhibe uma preciosa collecção de paisagens e marinhas instantaneas, sendo as primeiras no genero das do sr. Gibson. Todas ellas se apreciam pela sua beleza e correcção. As marinhas são de uma poesia e de um aspecto surprehendentes. Sobretudo um effeito de luar, que tem por titulo Light et eventide, é maravilhoso. Os trabalhos do sr. Williams constituem um dos testemunhos salientes do modo admiravel como em Inglaterra se cultiva a photographia.
Finalmente o sr. Eduardo Alves expõe quatro caixilhos com paisagens e instantaneos dos srs. Morion & Cª., de Londres, productos por igual primorosos e dignos de apreço.

AMADORES NACIONAES

Compete o primeiro lugar n'esta secção aos notaveis amadores o sr. Carlos Relvas e a srª. D. Margarida Relvas, dois verdadeiros artistas, dois nomes consagrados pelos respeitos e pela admiração de nacionaes e estranhos.
Por muito que os bens de fortuna contribuam para que um amador opulento possa reunir todos os elementos de uma producção artistica primorosa, duas coisas ha que a riqueza não póde supprir: são a arte e o bom gosto.
Ponham-se á disposição de um ignorante e de um espirito superficial os mais aperfeiçoados apparelhos photographicos e os melhores productos chimicos, e o trabalho operado não passará de uma vulgaridade sem merito, de uma massa de claro-escuro sem a suavidade das gradações cruamente transmitidas pela luz.
D' este modo, por excellentes que sejam os recursos materiaes dos dois amadores a que nos estamos referindo, uma coisa se destaca nos seus trabalhos, que dá a nota crystalina da sua elevada intuição artistica: é além da factura primorosa, a distincção e a belleza do aspecto.
Assim, desde o simples retrato até á vasta paisagem; desde o pittoresco costume até ás filigranas das arcaduras ogivaes, tudo tem relevo, nitidez e a côr que faz sobresair o detalhe.
Seria decerto fastidiosominudenciar uma por uma todas as provas das numerosas collecções do sr. Carlos Relvas e de sua exmª. filha e portanto limitar-no-hemos a indicar englobadamente alguns d'esses trabalhos.
Do sr. Carlos Relvas notaremos além do preciosissimo album da exposição de arte ornamental, as bellas phototypias de monumentos e reproducções de quadros, as paysagens, nas quaes ha algumas admiraveis do Ribatejo, varios retratos apreciaveis, finalmente tudo o que póde constituir em photographia um elemento de interesse e de prova de execução primorosa, sob todos os pontos de vista artisticos.
Da srª. D. Margarida Relvas, além de varias paisagens, monumentos e costumes, uns deliciosos retratos circulados por flores, o que lhes dá um aspecto tão delicado como distincto, photypias, provas a carvão, etc.
Os dois amadores que tão notavelmente se apresentam, exhibem os seus trabalhos em diversos processos, o que demonstra o quanto se dedicam ao estudo dos progressos da arte, a qual lhes tem merecido as mais elevadas recompensas en certamens estrangeiros e nacionaes.
De Lisboa concorreram os srs. Victor Sassetti, Athur Benarus e Garland e Madame Effle de Pitroff., cada um dos quaes expoz varias paisagens dignas de apreço e que dão testemunho de uma intelligente aptidão.
Do Funchal enviou o sr. Joaquim Augusto de Sousa, uma boa collecção de vistas, representando grande parte d'ellas, quedas de agua; e de Evora, expozeram os srs. Pereira & Peixoto tambem varias vistas de um trabalho regular.
O sr. João S. Romão, de Braga, expõe diversas photographias a saes de prata, instantaneos e reproducções em que se nota pouca perfeição de impressão.
Do Porto apresentam-se os srs. José Mauricio Rebello Valente, Joaquim Basto, Eduardo Alves, Anthero de Araujo, Claro Outeiro, James Searle e André Cassels. Entre os trabalhos que todos elles exhibem ha muitos primorosos e de uma factura nitida. Consistem na maior parte em vistas, paisagens, e alguns retratos. O sr. Cassels, que é um trabalhador incansavel, tem na sua immensa collecção diversas vistas instantaneas, excellentes, e os restantes amadores revelam, por igual, nos seus productos, uma intelligente orientação e proveitosos conhecimentos da arte.
Em photographia collorida ha trabalhos apreciaveis dos srs. Francisco Guillon y Morante, e Frederico Camara Leme e de Miss Searle e Madame Moller Claus, todos d'esta cidade. Quem mais se distingue n'esta secção é o sr. Guillon que apresenta alguns retratos pintados com certa arte, entre elles um da actriz Amelia Vieira, de corpo inteiro e outro da cantora Adéle Borghi, muito bonitos pela naturalidade do colorido, quer das carnes, quer das roupas.
Ha ainda na exposição diversos retratos a crayon, copiados de photographia, muitos d'elles quasi detestaveis.
Para contrabalançar essa pobreza, o Centro Artistico expõe em uma elegante instalação alguns retratos desenhados por Marques de Oliveira, Sousa Pinto, Henrique Pousão, Custodio da Rocha e Torquato Pinheiro, dignos de mencionar-se pela sua belleza e correcção.
Finalmente no certamen expõem-se ainda apparelhos e productos photographicos e outros objectos, bem como livros sobre photographia.
E aqui terminamos a revista que nos propozemos fazer da actual exposição internacional de photographia, a primeira, no seu genero, que se realisa no nosso paiz.

Porto, abril.


Manuel M. Rodrigues

1886,31 de Julho - A VIDA MODERNA

A Vida Moderna
7º Ano
nº 25
Pag. 2
*
Palacio de Crystal

Exposição internacional de photographia

A digna direcção do Palacio de Crystal, officiou ao snr. Conselheiro Aguiar, para sollicitar se S. M. El-rei o Senhor D. Luiz I, a sua assignatura nos diplomas da Exposição internacional de photographia, na qualidade de presidente da comissão directora da exposição.
A direcção aguarda a resposta de S. Majestade, para fazer entrega das medalhas e diplomas.

1886, 30 de Agosto -Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. CIII
Nº. 9
Pag. 454, 455, 456
*
PHYSIQUE . - La phosphorographie appliquée à la photographie de l'invisible.
Note de M. CH. -V. Zenger

« En observant le mont Blanc après le coucher du soleil, au commencement de septembre 1883, j'avais été frappé de ce fait, que la lueur bleuverdâtre pouvait restcr perceptible jusqu'à 10h 30m; j'ai été conduit à penser que la glace de la cime, mêlée aux débris du carbonate de chaux, émet une lumière d'une couleur très semblable à celle des eaux du lac Léman, et qu'il serait possible de fixer l'image de la montagne, à la nuit, par la lumière phosphorescente de la glace, qui se trouve être très actinique.
» A mon retour, j'ai fait une expérience consistant à projeter les images données par les lentilles photographiques dans la chambre noire sur une plaque de verre couverte d'une couche de phosphore de Balmain, uniformément répandue sur la plaque, comme lorsqu'il s'agit de recouvrir une plaque de verre avec du collodion. Après une exposition de quelques sccondes, j'ai pris la plaque de la chambre noirc, à l'obscurité, pour la mettrc en contact avec une plaque sèche photographique pas trop sensible. Après une heure de contact à l'obscurité, j'ai vu apparaître l'image de l'objet, comme s'il s'agissait d'une prise ordinaire, avcc tous les détails.
« Mais l'observation faite à Genève m'a fait penser que le carbonate de chaux, illuminé par un soleil brillant pendant le jour, pourrait émettre des rayons invisibles, mais très actiniques. J'ai fait l'expérience pendant la nuit du 17 mai de l'année suivante 1884, le ciel étant couvert. L'exposition de la plaque, à minuit, sur la terrasse de l'observatoire astrophysique de Prague, pendant quinze minutes, a donné des images assez bonnes des tours et des édifices environnants, après un contact de la plaque phosphorescente avec la plaque photographique prolongé jusqu'au matin du jour suivant. Il y a donc des radiations émises par des corps insolés, radiations assez actiniques, même jusqu'à minuit, en absence de toute autre lumière.
« J'ai répété ces expériences plus tard, avec du papier imprimé, que j'ai placé pendant la journée en plcin soleil. Après une heure d'insolation, j'ai opéré le contact avec du papier photographique ordinaire, à la chambre noire. L'impression du papier s'est opérée en peu d'heures, en sorte qu'on n'a pas besoin de développer l'image, mais seulement de la fixer. Les lcttres apparaissent nettement en noir, et j'ai fait usage de cette méthode pour copier des notes imprimées.
« Cette expérience m'a conduit enfin à supposer que la lumière peut être absorbée et rendue ensuite lentement, et qu'on peut fixer les images des corps invisibles à l'obscurité, par le simple contact ou par l'appareil photographique.
« Ne se peut-il pas qu'il existe nombre de corps célestes qui, étant illuminés pendant des périodes plus ou moins longues, rendent cnsuitc lentement cette lumière quand ils sont noyés dans les ténèbrcs, mais cormme lumière actinique, comme les murs illuminés pendant le jour rcndent. pendant la nuit la lixmière absorbée.
» La confection des cartes célestes pourrait en tirer avantage; car, avec un télescope de 8 pouces d'ouverture et 41 pouces de foyer, peu de secondes suffisent pour imprimer la plaque phosphorescente et pour représenter les étoiles jusqu'à la 9e grandeur, quand on produit à l'obscurité le contact de la plaque phosphorcscente ainsi imprimée avec une plaque au gélatinobromure d'argent.
» Tout récemment, j'ai eu l'iclée de faire des expériences avec des corps fluorescents et sensibles à la lumière actinique, comme les uranatcs et les nitrates d'urane. En imbibant du papier anglais, de texture très égale, avec une solution de 10 pour 100 du nitrate d'urane, ct en produisant le contact direct avec un dessin, un papier imprimé, elc., préalablement insolé, ou en procluisant à la chambre noire l'image donnée par la lentille photographique sur le papier préparé et collé à une plaque de verre, j'ai toujours obtenu des images latentes, qui peuvent être développées après des mois, à la condition qu'on les tienne pendant ce tcmps à l'obscurité ct dans l'air tout fait sce.
« On peut ainsi obtenir des imagcs de nombre de corps, dans l'obscurité, quand ils jouissent, commc le carbonate de chaux, le papier, etc., de la propriété de rendre lentement la lumière absorbée pendant l'insolation. On peut reproduirc des objets qui, jusqu'ici, sont demeurés tout à fait invisibles à l'ail, en faisant des expositions prolongées avec des lentilles ou miroirs à trés court foyer, sur des plaques enduites de substances phosphorescentes ou fluorescentes; cn opérant à l'obscurité et pendant un temps suffisant, avec une plaque plus ou moins sensible à l'émulsion d'argentobromure de collodion ou de gélatine.
« J'ai trouvé qu'il est avantageux de colorer ces plaques avec de la chlorophylle. Au collodion, on ajoute une solution éthérée et concentrée de chlorophylle; tandis que, pour les plaques à gélatine, on fait usage d'une solution alcaline de chlorophylle. Les plaques ainsi préparécs, isochromatiques et d'un vert grisâtre, sont sensibles pour loutes les radiations du spectre solaire, de l'ultra-rougc à l'ultra-violet. »

1886, 27 de Stembro - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. CIII
Nº. 13
Pag. 537, 538
*
PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE. - Conditions de la rapidité des images dans la chrono-photographie. Note de M. Marey.

« En exposant les principes de cette méthode d'analyse des mouvements (1) ([i]), j'indiquais la nécessité d'éclairer vivement l'objet qu'on étudie et de placer derrière lui un fond absolument noir. En effet, si petite que soit la quantité de lumière que le fond émette dans l'objectif, comme cette emission se répète à chaque passage d'une fenêtre de l'obturateur rotatif, la somme de lumière émise par le fond finit par être assez importante pour voiler les images.
« Notre illustre Confrère M. Chevreul a résolu le problème d'obtenir le noir absolu, au moyen d'un trou percé dans les parois d'une caisse dont l'intérieur est noir; c'est donc à lui que revient l'honneur d'avoir rendu possible une méthode extrêmêment puissante d'analyse des mouvements rapides.
« Mais on rencontre de grandes difficultés d'exécution, lorsque, au lieu d'un petit trou ouvert dans une cavité obscure, il faut avoir une ouverture de plusieurs mètres de largeur et de hauteur, au devant de laquelle un homme ou un animal de grande taille puisse effectuer un parcours assez étendu.
» Un premier fond noir, qui m'a servi jusqu'à ces derniers temps, était formé d'un hangar de 3m de profondeur tapissé de velours noir. Cette profondeur étant insuffisante, j'ai dû construire un autre hangar, qui a 10m de profondeur et autant de largeur On réduit la hauteur de l'ouverture au strict nécessaire, au moyen de châssis mobiles, et l’on obtient ainsi une obscurité bien plus parfaite qu'avec la disposition primitive. Mais certaines imperfections existent encore. Le sol de l'écran, bien que recouvert de bitume, reflète à l'intérieur du hangar une certaine quantité de lumière, de sorte que les parois noircies ne sont pas dans une complète obscurité. L'idéal serait sans doute de creuser le sol à une profondeur assez grande pour que la lumière solaire ne l'éclaire jamais.
« Dans la construction dont je dispose, j'espère améliorer beaucoup les conditions d'obscurité du fond en recouvrant le bitume de bandes de velours au moment des expériences.
» Enfin, il faut avoir soin d'arroser fréquemment le terrain voisin de l'ouverture noire, sans quoi les poussières soulevées par les pieds d'un marcheur ou par le vent des ailes d'un oiseau voilent souvent les images par la lumière qu'elles émettent.
« Avec les dispositions actuelles, j'ai déjà pu réduire le temps de pose, pour chaque image, à un deux-millième de seconde et me propose de le réduire encore.
« Les nouvelles photographies montrent que cette diminution du temps de pose accroît singulièrement la netteté des images. L'Académie se souvient peut-être des premiers essais que je lui ai soumis et qui, à côté des épreuves nouvelles, n'étaient guère que des silhouettes d'oiseaux. Ici le pivotement des pennes sur leur axe longitudinal est parfaitement visible, ainsi que les mouvements imprimés au corps de l'oiseau par l'abaissement et l'élévation de ses ailes.
» Sans entrer dans le détail de ces réactions délicates, qui feront l'objet d'une Note spéciale, je désirais signaler à l'Académie les notables progrès réalisés dans l'obtention des images chrono-photographiques, progrès qui s'accentuent à mesure que, dans les dispositifs expérimentaux, on s'approche davantage des conditions indiquées par M. Chevreul. »
([i]) (1) Voir Comptes rendus, séance du 10avril 1882.