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segunda-feira, 3 de agosto de 2009

1855, 8 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 14
Pag. 111
*
LA PHOTOGRAPHIE EN PLEINE MER. - Un jeune officier de marine, qui porte un nom cher à la photographie, M. Henri Claudet, l'un des fils du célèbre photographe de Londres, au retour d'un long voyage transatlantique, adresse au rédacteur en chef de la Lumière une épreuve des plus intéressantes. Elle a été faite en pleine mer, à bord du navire que M. H. Claudet commandait en second, la Belle-Assise, qui transportait en Amérique quelques centaines d'Allemands. Le bâtiment filait à peu près sept milles à l'heure, étant environ vers le 26º latitude nord.
« Qu'on se figure, dit M. Ernest Lacan, une foule d'hommes, de femmes, d'enfants dans toutes les attitudes, dans tous les costumes, réunis sur le pont mouvant d'un bâtiment que le flot incline, et reproduits avec autant de netteté et d'exactitude que s'ils avaient posé un à un devant l'objectif. Tous vivent sous le regard qui les observe: l'un pense, la tête appuyée sur sa main; l'autre allume sa pipe; ces deux-là causent; celui-ci rit aux éclats; un enfant sourit aux anges en remuant son hochet; une jeune femme, à demi couchée près de lui, penche sa tête charmante pour regarder son bonnet qui vient de se détacher et qu'une autre jeune femme ramasse. Toutes ces physionomies sont saisissantes de vérité. Au-dessus de ces groupes, qui se perdent dans l'éloignement, les voiles se gonflent, les mâts se dressent comme des colonnes, les cordages se tendent comme les réseaux d'un immense filet. Tout cela est d'une netteté si parfaite, que l'on oublie complétement, en regardant cette vue, qu'elle a été prise au beau milieu de l'Océan, entre deux vagues, et pendant que passagers et navire s'en allaient d'un continent à l'autre. «
1855, 15 de Abril
L’AMI DES SCIENCES

T. I
1er ANNÉE
Nº 15
Pag. 120
*
Les journaux racontaient, il y a peu de jours, un fait qui prouve une fois de plus l’utilité de la photographie.
Un malfaiteur avait été arrêté. Examen attentif, confrontations, interrogations, recherches dans les dossiers de la police, rien ne put faire reconnaître son identité ; et pourtant il mettait à la cacher un soin qui annonçait de coupables antécédents. Enfin, en désespoir de cause, on eut recours à la photographie. Le portrait du prisonnier fut tiré à plusieurs exemplaires, et envoyé aux commisaires de polices des villes où l’on présumait qu’il avait résidé ; ce moyen eut un plein succès. Les agents de police de Nantes reconnurent dans cette épreuve les traits d’un malfaiteur dangereux, à la recherche duquel ils étaient depuis longtemps. Nous espérons que ce succés fera adopter définitivement le système de photographie signalétique proposé par M. Moreau-Christophe et si habilement exposé dans le journal La Lumière, par M. Ernest Lacan.

quinta-feira, 30 de julho de 2009

1855, 30 de Junho
LA LUMIÉRE

5ºano, Nº.26

O jornal LA LUMIÉRE (5ºano, Nº.26) publica o artigo LA PHOTOGRAPHIE EN ANGLETERRE da autoria do seu Redactor Chefe M. Ernest Lacan, no qual é feita uma referencia ao Barão de Forrester:
« Le hasard a voulu qu'au moment ou j'arrivais chez le docteur, un de ses élèves et de ses amis, le baron de Forrester se trouvât auprés de lui. M. de Forrester, qui a beaucoup voyagé, a écrit la relation de ses voyages. Comme il décrivait ce qui l'avait le plus frappé, il arriva qu'on l'accusa d'éxagération et d'inexactitude. Une idée se présenta à l'esprit de M. de Forrester: il avait un moyen de prouver qu'il avait dit vrai, et ce moyen c'était de retourner lá où il avait étè avec une chambre noire et des pruduits chimiques, et de reproduire par la photographie ce qu'il s'était contenté de décrire. Il se fit donc photographe, et en peu de temps, grâce aux excellentes leçons du docteur Diamond; puis il partit, et aujourd'hui chacun de ses récits est justifié par une épreuve. Nous avons vu quelques unes de ces planches intéressantes et nous avons pu juger de l'habilité du photographe, en même temps que de la hardiesse du voyageur et de l'érudition du savant. »