Mostrar mensagens com a etiqueta Duboscq. Mostrar todas as mensagens
Mostrar mensagens com a etiqueta Duboscq. Mostrar todas as mensagens

quinta-feira, 28 de maio de 2009

1857, 19 de Janeiro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 3
Pag. 99, 100
*
PROTOGRAPHIE. - Réclamation de priorité à l’occasion d’une Note récente de MM. E. Robiquet et J. Duboscq sur le collodion sec; Lettre de M. l’abbé Desprats.

« Le procédé de collodion sec communiqué à l’Académie des Sciences par MM. Robiquet et Duboscq dans la séance du 29 décembre 1856, n’étant autre chose que celui que j’ai livré au public, il y a un an, je me vois dans la nécessite d’en revendiquer pour moi la priorité. J’ai détaillé longuement ma méthode du collodion sec dans deux recueils périodiques : la Lumiére et la Revue Photographique, je n’entrerai donc pas ici dans des détails dont chacun a pu prendre connaissance à l’époque. Je dirai seulement que ma méthode, semblable, sous beaucoup de rapports, a une foule d’autres déjà publiées, s’en distinguait néanmoins par un nouvel élément ajouté à la composition du collodion ; ce nouvel élément est la résine ordinaire et commune. Au bout d’un an, MM. Robiquet et Duboscq viennent à leur tour annoncer qu’aprés avoir essayé plusieurs résines végétales qui, disent-ils, leur ont donné des résultats trés-satisfaisants (ce qui du reste, d’après mes expériences qui datent d’un an, ne pouvait offrir de doute), ils s’en tiennent en ce moment a une résine fossile, l’ambre jaune. II ne m’est pas possible de voir là une idée nouvelle. Tout porte à croire en effet que, par analogie, les résines diverses peuvent jouir d’une efficacité égale, ainsi que je l’écrivais encore dans la Lumière, à la date du 30 décembre dernier. Le mérite, si mérite il y a, consistait, ce me semble, à proclamer le fait nouveau de l’efficacité d’un corps résineux dans la composition du collodion. Je demande à l’Académie la permission de lui prouver sur ce point mon droit à la priorité. Pour cela je me contenterai de rapporter deux passages des journaux dont je parle plus haut.
» Dans un article sur le collodion sec que j’ai fait paraître dans la Lumière, le 26 janvier 1856, je disais : « Ayant ajouté un peu de résine en poudre (un demi-gramme pour 100) à un collodion qui avait l’inconvénient de donner une couche criblée de trous, nous avons remarqué que non-seulement ce défaut était trés-notablement atténué, mais que l’état moléculaire du collodion avait été tellement modifié, qu’une immersion trés-peu prolongée dans l’eau distillée le débarrassait très-facilement de l’excés d’azotate d’argent. » J’avais dit, en développant théoriquement ma méthode, que, selon moi, la grande difficulté pour opérer au collodion sec consistait à faire disparaître complétement l’azotate d’argent libre.
» Presque en même temps, dans une Lettre qui a paru le 5 février dans la Revue Photographique, je disais, aprés avoir décrit ma méthode, « qu’en ajoutant un demi-gramme pour 100 de résine pulvérisée, les résultats s’obtiennent tous avec une bien plus grande facilité. »
« Ces deux citations textuelles suffiront, je pense, pour prouver à !‘Académie qu’il y a un an déjà, je croyais avoir la certitude des bons effets de la résine ajoutée au collodion pour opérer par la voie séche. J’ose donc prier l’Académie de faire insérer ma réclamation dans ses Comptes rendus, afin de constater sur ce point ma priorité, qui ne peut pas être douteuse. »
1857, 9 de Fevereiro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. XLIV
Nº. 6
Pag. 249
MM Robiquet et Duboscq adressent une réponse à la réclamation de priorité élevée par M. l’abbé Despratz, au sujet de leur communication sur le collodion sec.
« M. Despratz, disent-ils, cite à l’appui de sa réclamation un article inséré par lui dans le journal « la Lumière », en date du 26 janvier. Pour assurer nos droits à la priorité, il nous suffira de renvoyer à l’article que M. l’abbé Moigno avait consacré à notre découverte dans le journal « le Cosmos », numéro du 26 octobre 1855.

domingo, 26 de abril de 2009

1859, 12 de Junho

1859, 12 de Junho
L’AMI DES SCIENCES
T. V
5eme AnnÉe
nº 24
Pag. 380, 381
*
STÉRÉOSCOPIE
NOTE SUR UN NOUVEAU SYSTÈME D'ECLAIRAGE DES STÉRÉOSCOPES, PAR M. DU MONCEL.

Bien que le stéréoscope soit arrivé à donner une illusion presque complète des effets de la nature, surtout au moyen des épreuves stéréoscopiques sur verre, on peut reprocher cependant à ces effets une monotonie de tons qui est loin d'exister dans la nature. Les ciels, par exemple, paraissent généralement aussi blancs que les façades des monuments qui sont éclairées par le soleil, et souvent les lointains ne sont pas en pente sur les premiers plans. En un mot, les vues stéréoscopiques manquent de lumière et de perspective aérienne. Pour remédier à cet inconvénient et rendre l'illusion complète, j'ai imaginé une disposition excessivement simple qui peut s'appliquer à tous les systèmes de stéréoscopes.
Quand M. Duboscq , en perfectionnant l'appareil de Brewster, s'est imaginé de lui appliquer les épreuves stéréoscopiques sur verre en les faisant voir par transparence, il a cherché naturellement à empêcher la confusion que pouvaient produire sur ces épreuves les objets extérieurs en plaçant derrière elles, c'est-à-dire au fond du stéréoscope, un verre dépoli. Ses contrefacteurs, pour avoir l'air d'avoir suivi une autre route, ont placé le verre dépoli derrière chaque épreuve, ce qui était beaucoup moins simple; mais quoique le problème ait été à peu près résolu par cette double méthode, les inconvénients que nous avons signalés n'en subsistent pas moins, et cela ne peut pas être autrement, car si on place l'épreuve ainsi munie de son verre dépoli devant une lumière interne, la vue prend un aspect général tellement brillant qu'on dirait une nature de porcelaine; ou bien, si on évite cette lumière trop intense, l'effet général prend un aspect terne d'autant plus regrettable que la forme des ombres indique parfaitement la présence du soleil. C'est, si l'on veut, un paysage naturel qu'on regarde à travers un verre bleu ou gris.
Pour remédier à cet inconvénient, je supprime complétement le verre dépoli employé dans le stéréoscope et je fais voir les épreuves en braquant le stéréoscope devant un système réflecteur composé d'un écran de carton peint en bleu clair, incliné sur l'horizon à 45º et au-devant duquel se trouve placée une lame de plaqué d'environ huit centimètres de largeur. Cette lame forme charnière avec la base du carton, au moyen d'une bande de toile, et doit se trouver disposée horizontalement, de manière à recevoir la lumière du jour ou d'une lampe munie d'un abat-jour. En plaçant le stéréoscope de manière que la lumière réfléchie par la plaque traverse les parties éclairées du paysage et que les lointains, ciels, parties non éclairées, etc., correspondent à la lumière diffuse réfléchie par le carton, on illumine comme par enchantement le dessin et on lui donne une perspective aérienne d'autant plus vraie que la couleur bleue du carton donne de l'air dans les parties fuyantes du paysage. Avec un peu de goût et d'habitude, on arrive ainsi à produire des effets réellement magiques, surtout pour les vues d'intérieur; on peut même arriver à imiter les effets mobiles d'ombres produits par les nuages en mouvement, ce qui augmente encore l'illusion.
Pour rendre la transition de l'effet lumineux de la lame de plaqué au carton moins brusque, je place aux points de jonction une bande de papier peinte avec une couleur dégradée du gris foncé au bleu clair; mais il faut toujours avoir la précaution que cette bande de papier soit disposée sur l'épreuve qu'on regarde de manière à coïncider avec quelque grande ligne du dessin, soit avec l'horizon pour un paysage, soit avec quelque ligne architecturale si le dessin qu'on regarde est un monument ou un intérieur.Th de Moncel.

domingo, 19 de abril de 2009

1862, 1 de Outubro - Le moniteur scientifique

1862, 1 de Outubro
Le moniteur scientifique
Journal des Sciences pures et appliquées spécialement consacre aux chimistes et aux manufacturiers
par le dr . quesneville
chez m. quesneville, rédacteur-propriétaire
55, rue de la verrerie - Paris
T. IV
139º Livraison
Pags. 628, 629, 630, 631, 632, 633, 634, 635, 636
*
EXPOSITION DE LONDRES.
LISTE EXPLICATIVE DES RÉCOMPENSES DÉCERNÉES A LA CLASSE XIV.
(Photographie et appareils photographiques.)

Londres, le 25 juillet 1862 (1)([i])
Monsieur le Directeur,

Vous m'avez prié de vous adresser, aussitôt que possible, la liste des récompenses décernées aux exposants photographes: cette liste est parue depuis quinze jours et j'aurais dû, depuis cette époque, déjà vous l'envoyer; mais il est arrivé ceci de curieux, que quoique je crusse connaître à fond l'Exposition, j'ai rencontré sur la liste officielle des noms que je n'avais pas remarqués. Ce fait se produit souvent, vous le savez, dans les grandes Expositions, et dans l'entassement prodigieux de choses de toute espèce que cclles-ci renferment, le critique en néglige souvent, et sans le vouloir, des plus importantes. J'ai donc dû reprendre mon examen, la liste officielle à la main, et c'est ce travail explicatif que je vous envoie. Malgré tous mes soins, il n'est pas encore complet; sans doute, tous les noms récompensés y figurent, mais il est quelques photographes étrangers dont, malgré tous rnes soins, je n'ai pu découvrir les œuvres et sur lesquels par suite, je ne pourrai guère vous donner que les appréciations officielles.
C'est qu'aussi les dispositions matérielles adoptées à Londres ne sont guère faites pour rendre facile l'examen des épreuves exposées. J'ai déjà eu l'honneur d'entretenir vos lecteurs de ce sujet au moment même de l'Exposition. Toutes les épreuves sont disséminées, les unes à gauche, les autres à droite, et souvent l'on doit parcourir des milles entiers pour passer des unes aux autres. Cette absence d'ensemble est fâcheuse à tous les points de vue; je ne parle pas, bien entendu, des jambes des visiteurs, qui, cependant, elles aussi, méritent un certain intérêt; mais il en résulte une excessive difficulté d'appréciation, et le danger presque inévitable de faire des oublis graves. Sans aucun doute, il serait de beaucoup préférable d'exposer ensemble les œuvres similaires de toutes les nations; peut-être bien des gens combattront-ils cette proposition et diront-ils qu'il vaut mieux laisser chaque nation masser à sa guise ses divers produits. Je ne discuterai pas cette manière de voir lorsqu'il s'agira de machines, de soieries ou de porcelaines, car je suis incompétent, je l'avoue, mais pour ce qui est des photographies, je maintiens mon dire et je soutiens que l'examen en eût été plus agréable, plus facile et plus sûr, si toutes se fussent trouvées réunies les unes à côté des autres, ainsi que cela se pratique dans les Expositions photographiques ordinaires.
Il serait bon aussi que l'arrangement matériel fût confié à la même personne; on éviterait ainsi de voir, en telle contrée, un arrangement intelligent et soigné, et en telle autre des dispositions maladroites et absurdes. Pour n'en citer qu'un exemple, il est bien certain qu'une bonne part du succès éclatant qui a placé la photographie française au pinacle, est dû à la manière adroite et vraiment artistique adoptée par les commissaires français, tandis que la photographie anglaise produit un effet véritablement piteux, quoiqu'elle abonde en paysages adorables, et cela parce qu'elle est entassée dans une salle unique, carrée, traversée par un paravent par ci, par une vitrine par là, parce que pour l'atteindre le visiteur doit abandonner en réalité la grande Exposition, monter à des galeries véritablernent polaires, et cela à travers des escaliers en briques jaunes où la lumière ne pénètre pas et sur les murs desquels on a étalé d'affreuses pancartes d'histoire naturelle, etc.
Si l'on cherche à juger la valeur intrinsèque des épreuves, en faisant abstraction de ces différences d'arrangement si fàcheuses pour les exposants anglais, on arrive à reconnaître que néanmoins et malgré tout, la France a pris cette année et sans conteste la tête de la photographie. Son exposition est riche et variée ;il est facile de reconnaître que les choix ont été faits avec sobriété; tous les procédés nouveaux, tous les genres nouveaux y figurent. L'exposition anglaise est plutôt, disons-le franchement, une collection de paysages et de cartes de visite; on y trouve cependant aussi des reproductions, des essais deprocédés nouveaux, etc., mais en petit nombre. L'Allemagne, ou mieux le Zollverein, comme on est habitué à la désigner ici, compte quelques bons représentants, à la tête desquels brille d'un éclat incomparable M. Albert, de Munich; son exposition est, après les produits français, ce qu'il y a de mieux ici. Du reste, elle est en beau jour, bien exposée, et son mérite intrinsèque est encore augmenté par les dispositions intelligentes qui ont présidé à son arrangement. La Russie, comme nous le verrons, a de belles épreuves; la Belgique n'est pas représentée comme elle le mérite; si l'on en excepte les splendides reproductions de M. Fierlants, on ne retrouve parmi les produits belges rien de bien saillant. Les autres contrées, sauf quelques exceptions toutes personnelles, ne figurent guère à l'Exposition que comme mémoire, et l'on ne saurait dire qu'il existe une photographie espagnole, une photographie suisse, etc. C'est du reste ce que le lecteur pourra facilement apprécier en suivant pas à pas la liste suivante, renfermant tous les noms récompensés, à côté de chacun desquels nous avons placé quelques réflexions qui nous sont toutes personnelles et que nous ne forçons pas le lecteur à considérer comme des articles de foi.
Disons d'abord que parmi les jurés se trouvaient deux exposants anglais, MM. Claudet et Thompson, et que ceux-ci n'ont pu, par suite, prendre part au concours: sans cette particularité, nul doute que l'un et l'autre eussent obtenu une médaille. Cependant,il serait injuste de ne point faire ressortir l'infériorité des produits exposés par M. Claudet, vis-à-vis des produits français du même ordre. Ce sont principalement des portraits grandis à la chambre solaire de Woodward, et, je ne sais pourquoi tous ces agrandissemcnls sont revêtus d'une teinte grisâtre désolante dont sont bien exempts les produits de MM. Aguado, etc. Et cependant les pctits clichés qui ont servi au grandissement sont beaux et vigoureux et, nous savons ce que peut faire M. Claudet. C'est donc, sans nul doute, une question de procédé, et au nom de la photographie anglaise qu'il honore si fort aujourd'hui, nous engagerons M. Claudet à rechercher un moyen nouveau pour renforcer ses clichés grandis.
Quant à M. Thompson Thurston, nous ne pouvons qu'admirer franchement ct sans réserve ses magnifiques reproductions. Cela dit, occupons-nous des artistes récompensés.
Médailles.

ANGLETERRE.
Association d'amateurs photographes. - Cette association, qui, créée il y a quelques, années se propose l'échange des plus belles œuvres photographiques, possède une magnifique exposition d'œuvres sur lesquelles, malheureusement, nous n'avons pas trouvé le nom des auteurs; ce sont des reproductions de gravures, de ruines, des vues de monuments, etc., des vues de mer obtenues d'une manière instantanée; on y rencontre aussi quelques essais de composition, mais, comme toujours, c'est là un genre d'épreuves guindé et peu satisfaisant pour l'imagination.
Beckley. - Epreuves photographiques des taches du soleil, et application de la photographie aux études astronomiques.
Bedford - Cette exposition comprend des intérieurs et des paysages; ceux-ci, qui offrent avec ceux de M. Vernon Heath une grande analogie, sont d'une douceur, d'un velouté inexprimables. L'auteur excelle surtout dans la reproduction des lierres et des arbres touffus.
Breese. - C'est le lion de l'Exposition. Maintefois déjà nous avons parlé de ses instantanéités. Les trois plus remarquables sont une falaise vue de nuit avec la pleine lune à l'horizon; épreuve étourdissante et adorable de poésie; une grève sur laquelle vient se briser une vague dont chaque gouttelette est clairement visible et au-dessus de laquelle deux mouettes traversent l'air les ailes déployées; enfin une chute d'eau dont tous les détails sont aussi bien définis que s'ils étaient dessinés à la main. Il est impossible de concevoir une instantanéité plus vraie, plus absolue, et combien on doit regetter que le procédé de M. Breese ne soit pas entre les mains de tous! car, pour un procédé, il y en a un, et ce n'est pas au moyen de ce que les Français appellent des ficelles photographiques que ces épreuves ont été obtenues.
Colnaghi et Comp. - Grandes et belles épreuves de reproductions d'objets d'antiquité, de cartons de l'école italienne, tous produits d'une grande utilité pour l'étude des beaux-arts,
Dallmeyer. - Objectifs photographiques.
De La Rue. - On connaît les beaux travaux photo-astronomiques de M.de La Rue; la foule s'arrête émerveillée devant ses épreuves du soleil (éclipse du 18 juillet 1860 et surtout devant ses magnifiques épreuves de la lune, mesurant environ 25 centimètres de diamètre, et qui, obtenues à loisir, présentent des détails d'une finesse extraordinaire.
Fenton (Roger). - Les épreuves de paysage de M. Roger Fenton sont des plus belles; comme nouveauté, il présente cette année des groupes de fleurs et de fruits extrêment remarquables.
Frith. - Vues d'Egypte, ne présentant rien de bien saillant.
Heath (Vernon). - Un des maîtres de la photographie anglaise; expose un grand nombre de paysages d'une grande finesse, d'une grande douceur dans le caractère des gravures anglaises.
James (colonel Henry). - On sait quels sont les travaux de M. James, et comment prenant en main les procédés qui, imaginés par M. Poitevin, ne pouvaient, malgré tous les efforts de celui-ci, passer dans la pratique, il en a fait une industrie grande et sérieuse, qui rend à l'amée anglaise les services les plus considérables. Son exposition comprend des cartes, manuscrits, etc., d'une grande finesse, grandis, réduits et tirés par la photographie, photopapyrographie, etc.
London stereoscopic Company. - Cette société, qui a payé 40,000 fr. le droit exclusif de photographier dans le Palais de l'Exposition, nous montre une collection très-nombreuse de stéréoscopes de tout genre et de toute espèce, généralement bien réussis.
Mayall. - Un des premiers portraitistes anglais; ses portraits ordinaires sont très-bons, peut-être cependant un peu mous; il expose aussi une épreuve grandie et peinte.
Mudd. - Épreuves de paysage obtenues sur collodion albuminé, que l'auteur pratique avec un grand succès; malheureusement le tirage des positifs est très-défectueux, et il en est déjà bon nombre qui jaunissent.
Negretti et Zambra. - Grands opticiens de Londres, MM. Negretti et Zambra s'occupent avec succès d'épreuves photohraphiques; plus qu'aucun autre, ils ont réussi dans l'application de la photographie aux illustrations des livres.
Piper. - Expose de très-beaux paysages, bien feuillus, et remarquables par la réussite des parties vertes; ces paysages, sur collodion humide, sont de grandes dimensions.
Ponting. - Échantillons de collodion ioduré sensible.
Pretsch. - Épreuves de gravure photographique. - Nos lecteurs connaissent le procédé de M. Pretsch, et nous aurions été heureux de leur annoncer son succès; mais, malheureusement, il y a là deux sortes d'épreuves: les unes, fort belles, portent l'inscription touched, et par suite n'ont guère de signification; les autres, not touched, sont peu remarquables.
Robinson. - Parmi les photographes anglais, il en est peu qui fassent autant d'efforts pour créer la composition photographique; c'est pour lui un véritable culte; il en montre cette, année un exemple supérieur aux précédents: c'est une jeune fille, les cheveux épars, étendue sur une barque qui coule au fil de l'eau. Sans doute il y a là des qualités; mais le problème de la composition photographique n'est pas encore résolu, et il suffit de passer aux galeries de peinture et de comparer cette épreuve à la martyre chrétienne de Paul Delaroche, devant laquelle nos belles Anglaises se pressent à l’envi.
Ross. - Objectifs photographiques.
Rouch. - Délicieux petits paysages obtenus avec une chambre binoculaire dont il est l'inventeur.
Sidebotham. - Beaux paysages sur collodion albuminé, bien doux, d'une grande transparence, et offrant avec ceux de notrc célèbre transfuge, M. Maswel Lyte, la plus grande analogie.
Talbot (Fox).- On sait que M. Fox Talbot est le père de la gravure photographique; mais on ne peut s'empêcher de reconnaitre que les enfants ont marché plus vite que le père, et d'avouer que les petites planches sur cuivre de M. Talbot sont à mille coudées au-dessous des splendides, gravures exposées en France par M. Ch. Nègre.
White. - Paysages très-beaux, ana1ogues à ceux de MM. Lyte, Bedford, etc.
Williams. - Bons portraits photographiques, mais inférieurs à ceux de M. Mayall.
Wilson. - Partage avec M. Breese les honneurs de l'exposition anglaise au point de vue de la production des instantanéités, vues de mer, vaisseaux, etc. Le procédé n'est point connu.
Osborne (Australie). - Photolithograhie. - M. Osborne est, dit-on, l'inventeur d'un procédé particulier, mais ce procédé n'est en réalité qu'une variante de la méthode Poitevin.
Notmad (Canada). - Dr Simpson (Indes). - Mullius (Jersey). - Daintree (Victoria). - Haigh (Victoria). - Nettleton (Victoria). - Épreuves diverses, vues des colonies anglaises, portraits de types indigènes de l'Inde, de l'Australie, etc., d'une bonne réussite.
AUTRICHE.
Angerer. - iL est peu de portraits aussi beaux, aussi largement posés et magnifiquement exécutes que ceux de M. Angerer; le visage en est superbe, les demi-teintes d'une douceur infinie; nos lecteurs ont pu, d'ailleurs, en apprécier de beaux spécimens à l'Exposition photographique de Paris en 1861.
Dietzler. - Objectifs photographiques.
Ponti. - Invention d'un appareil qu'il nomme alétoscope, et dont le but est de communiquer a une grande épreuve unique une apparence de relief.
Voigtlander et fils. - Il est à peine besoin de rappeler que MM. Voigtlander et fils sont les premiers fabricants du monde pour les objectifs photographiques.
BADE.
Dr Lorent. - Le docteur Lorent est le premier qui soit, il y a quelques années, entré dans la voie de production des grandes épreuves directes; ses travaux que nos lecteurs ont pu apprécier aux expositions précédentes comprennent surtout de magnifiques vues de Venise, des détails de l'église Saint-Marc, etc. Parmi celles que compte l'Exposition de Londres, nous avons remarqué surtout un Pont des Soupirs d'une fort belle exécution.
BAVIÈRE.
Albert. - Ainsi que nous l'avons dit plus haut, l'exposition de M. Albert est une des plus belles et des plus riches de 1862; ce sont des raproductions de tableaux, au milieu desquels figure une magnifique collection des dessins de Kaulbach, représentant des sujets de divers ouvrages de Gœthe. Ces reproductions, qui n'ont pas moins de 60 à 70 centimètres de côté, sont d’une netteté, d'une finesse remarquables; les ombres sont fermes et accusées, et néanmoins les fonds sont d'une blancheur parfaite. C'est là, on le sait, une grande difficulté vaincue. Toutes les autres reproductions de M. Albert sont à la hauteur de celles-ci.
Belgique.
Fierlants. – La popularilé de M. Fierlants est aujourd'hui européenneh; c’est à lui que le gouvernement belge a confié le soin de reproduire les œuvres principales des musées de Liége, d'Anvers, etc. Sous sa main habile, les œuvres les plus celèbres de l'école flamande revivent et se vulgarisent; celles que renferme le palais de Cromwell-Road sont des plus belles et font à cet habile artiste le plus grand honneur; ses épreuves sont obtenues sur albumine.
FRANCE.
Aguado (le comte O.). - Ce photographe habile n'expose que des épreuves agrandies; mais il est juste de dire qu'elles sont incomparables, et que, pas plus en Angleterre qu'en France, personne n'approche de la sûreté, de la fermeté de tons que revêtent ces agrandissements. Les attelages de bœufs qu'expose M. le comte Aguado sont parfaits de tous points, et aucune épreuve directe ne saurait fournir des produits aussi artistiques. M. le comte Aguado emploie, du reste, le bon moyen: il fait d'abord un petit positif de la grandeur du cliché original, puis, avec ce petit positif, un grand cliché grandi, auquel il sait donner l'intensité voulue, et dont il se sert pour un tirage courant de positifs.
Aguado (le vicomte O.). - M. le vicomte Aguado marche sur les traces de son frère; comme lui, il n'expose que des épreuves grandies, presque aussi bien réussies, mais d'un genre différent, et représentant uniquemcnt des vues de mer.
Alophe. - Les portraits de M. Alophe sont fort beaux, et parmi les exposants français il est, sans aucun doute, celui qui entend le mieux l'arrangement et le choix artistique des modèlcs.
Baldus. - Un des plus anciens photographes français: expose de grandes vues de monuments pleines de détails et de finesse, mais auxquelles nous ne pouvons nous empêcher de reprocher un manque de modelé qui probablement vient du tirage des positifs auxquels M. Baldus communique un ton charbonneux peu agréable a l'œil.
Bayard et Bertall. - Belle collection de portraits dont quelques-uns surtout ont, pour l'amateur sérieux, des valeurs de finesse et de modelé tout exceptionnellcs.
Bertaud. - Objectifs photographiques.
Bertsch. - Chambre noire automatique, appareil de grandissement et épreuves obtenues par leur moyen. J'ai, ici même et plus d'une fois, insisté sur le mérite des appareils si ingénieux qu'a inventés M. Bertsch, et dont l'emploi me paraît être le nec plus ultà des facilités photographiques, je n'y reviendrai donc pas, me contentant de dire que l'Exposition universelle renferme de beaux et bons spécimens d'épreuves grandies obtenues par M. Bertsch, et montrant tout le parti qu'on peut tirer de ces appareils.
Bingham. - Le nom de M. Bingham est aussi célèbre en Angleterre qu'en France, et les amateurs se disputent ses belles reproductions de talbleaux modernes, si fines et si exactes.
Bisson frères. - Une des gloires photographiques que l'Angleterre envie le plus à la France; ardents et courageux, MM Bisson frères ne connaissent plus d'obstacles; apres avoir photograhié sur collodin humide les plus âpres sommets des Alpes, ils n'ont pas craint d'attaquer le Mont-Blanc, et deux fois, de leurs ascensions aujourd'hui célèbres, ils ont rapporté de magnifiques panoramas de montagnes, de pics, de glaciers, aussi utiles que bien exécutés. Outre ces vues, leur exposition comprend des paysages des portraits, des reproductions d'un excellent travail.
Braun. - Beaux panoramas représentant l'un 1a Yungfrau, l'autre la ville de Mulhouse; groupes de fleurs d'une beauté toute spéciale et d'une grande utilité pour les dessinateurs sur indiennes (calico-printing).
Cammas. - Voyageur audacieux et infatigable. M. Cammas est allé demander à 1'Egypte ses aspects les plus curieux, ses vues les plus célèbres De ses courses hardies il a rapporté une admirable collection d'épreuves de grande dimension. Celles-ci sont aussi belles que si l'auteur avait été développer son appareil â l'île de Wight ou à Versailles; leur finesse, leur douceur ne peuvent être comparées qu'a celles que possèdent les épreuves faites à loisir par nos meilleurs artistes; c'est un véritable tour de force fait sous une temperature de 45 degrés centigrades.
Darlo'. - Objectifs photographiques.
Davanne et Girard. - Les deux savants chimistes de la société de Paris ont exposé quatre cadres où, par des spécimens peu artistiques mais d'une grande utilité, ils nous montrent quelles conditions doit remplir un bon positif: la nature du papier, la dose du sel, celle de nitrate, l'influence du fixage, etc., et ou ils terminent en nous apprenant comment, au moyen du chlorure d'or, on peut arrêter les ravages du temps sur une épreuve photographique. M. Girard expose en outre une collection d'épreuves du soleil obtenues pendant l'éclipse du 18 juillet 1860, et qui, tout inférieures qu'elles sont à celles de M. de La Rue, ont cependant un grand intérêt. M. Davanne, de son côté, expose une collection de paysages très-beaux et très-bien réussis sur collodion albuminé.
Delessert (Édouard). - Un des photographes les plus ardents à l'étude des grandissements; les épreuves exposées cette fois par M. Delessert attestent d'ailleurs un progrès notable sur celles obtenues par cet artiste en 1861. Cette année, il a moins cherché l'exagération, et ses œuvres sont bien supérieures. Les grandissemcnts de l'Arc de triomphe de Paris, de la nouvelle Église russe, etc., sont de très-grande taille, et cependant présentent de la douceur et du modelé;on peut cependant leur reprocher encore ce ton grisâtre que M. le comte Aguado seul, jusqu'à présent, a su éviter, et qui donne aux grandissements de MM. Claudet et Mayall un aspect si peu agréable.
Derogy. - Objectifs photographiques.
Disderi. - M. Disderi est un des photographes les plus à la mode de Paris; cependant, j'avoue ne pas aimer beaucoup ses épreuves, elles me semblent rentrer trop franchement dans l'art bourgeois; elles n'ont ni la douceur et la finesse des portraits anglais, ni la vigueur que savent imprimer à leurs épreuves quelques photographes français, tels que MM. Nadar et Salomon. Cependant, le succès de M. Disderi nous donne probablement tort. A côté de ses cartes de visite et portraits ordinaires, M. Disderi expose des agrandissements qui, gris et monotones, pèchent par les mêmes défauts que ceux de scs concurrents.
Duboscq. - Appareils et objectifs photographiques; application de la lumière électrique à l'éclairage des modèles, etc.
Duvette et Romanet. - Les reproductions d'architecture (bas-reliefs, etc.) faites par ces photographes sont d'une très-grande dimension, et malgré cela elles présentent une finesse, une douceur et une fermeté extraordinaires.
Fargier. - Auteur du nouveau procédé au carbone, consistant à laver la couche de gélatine chromatée par-dessous, afin de conserver les demi-teintes. Il faut le dire franchement, M. Fargier est jusqu'ici le seul qui ait produit avec le charbon de véritablcs épreuves artistiques, capables de lutter avec celles obtenucs par les sels d'argent. Les spécimens qui figurent à Londres ne laissent rien à désirer.
Ferrier. - Fatigué sans doute des éloges que chacun prodigue à ses admirables instantanéités, sur lesquelles il saisit chevaux et piétons au milieu d'un mouvement, M. Ferrier a voulu exposer des épreuves positives transparentes sur albumine, de grandes dimensions. Pour ces grandes épreuves, comme pour les petites, les éloges sont les mêmes.
Garnier et Salmon. - On doit à ces inventcurs un procédé au charbon, différent de celui de M. Poitevin; au lieu de mélanger la poudre de charbon à la gélatine chromatée, ceux-ci saupoudrent la couche, au sortir du châssis, avec du noir en poudre qui adhère seulement aux parties non insolées; les spécimens de leur procédé sont très-satisfaisants.
Jeanrenaud. - Les photographes anglais ont toujours bien envie de compter M. Jeanrenaud comme étant des leurs; ses délicieuses épreuves (paysages, arbres, eaux, etc.) ont en effet toutes les qualités des épreuves de MM. Bedford, Heath, Lyte, etc; mais il faut se hâter de le dire, elles ont de plus que celles-ci une fermeté qui, réunie à leur transparence, constitue le véritable desideratum de la photographie.
Lafon de Camarsac. - Les épreuves sur papier auront toujours, quoi qu'on fasse, bion des chances de disparaître; pour obvier à ce terrible inconvénient, M. Lafon de Camarsac a, le premier, eu l'idée de vitrifier ses épreuves sur porcelaine, sur émail, etc. Son industrie, bien nouvelle encore, est cependant déjà arrivée à un grand point de perfection; aussi ses portraits sur porcelaine, montés en broches, médaillons, etc., ont-ils un très-grand succès.
Lyte (Maxwell). - Pourquoi M. Maxwell Lyte est-il au milieu de l'Exposition française? Anglais par la nationalité, il l'est aussi par son genre de talent. Peut-être s'est-il senti plus à l'aise au milieu des photographes français, dont le style diffère si complétement du sien, qu'au milieu des photographes anglais, dont plusieurs offrent avec lui une grande analogie. Quoi qu'il en soit, ses épreuves sont des plus helles; ses paysages, doux et vaporeux, sont pleins d'air et de lumière, et malgré les progrès de ses concurrents, M. Lyte reste encore au premier rang des paysagistes.
Marville. - L'exposition de M. Marville est belle, mais elle disparait tout entière devant une seulc de ses épreuves: un paysage représentant une petite île boisée, qui, de l'aveu de tous et sans conteste, est le plus heau de tous ceux que renferme 1'Exposition. Les autres épreuves sont des reproductions de tableaux, de cartons, etc.
Muzet. - Bonnes épreuves de rochers, montagnes, etc., fermeté dans les contours, transparence des fonds, beauté du visage, pittoresque des vues, rien n'y manque.
Nadar. - L'exposition de M. Nadar offre un intérêt sérieux; non-seulement on y trouve des spécimens montrant sa production ordinaire de portraits vifs, un peu heurtés peut-être, mais toujours riches d'effet, mais encore de nouveaux procédés; un des premiers il s'est adonné à la photographie (négative et positive) par l'éclairage électrique, et les épreuves exposées par lui prouvent le succès qu'il a obtenu en opérant ainsi.
Nègre (Charles). - M. Charles Nègre a résolu de la manière la plus brillante et la plus certaine le grand problème de la gravure héliographique: tous les gens compétents s'accordent à le reconnaître, aucune étude n'est plus à faire, il n'y a plus qu'à appliquer les procédés indiqués par cet habile graveur. Ses magnifiques planches, qui ne mesurent pas moins de 60 centimètres de côté, seraient inimitables par le burin le plus habile. On sait que M. Nègre obtient ces beaux résultats en ne laissant l'acide mordre la planche que peu à peu, et en réservant chaque fois les parties creusées au moyen d'un dorage galvanique partiel.
Niepce de Saint-Victor. - A côté des magnifiques résultats pratiques obtenus par M. Nègre, il est intéressant de considérer les travaux théoriques par lesquels M. Nicpce de Saint-Victor a fait faire de si grands progrès à la photographie. Ses gravures sur acier, ses épreuves sur albumine, ses gravures sur marbrc, etc., et enfin les épreuves coloriées obtenues par lui d'après les procédés de M. Becquerel, excitent au plus haut degré l'intérêt et l'admiration des savants et des photographes.
Poitevin. - Les inventions que représentent les produits exposés par M. Poitcvin sont nombreuses et importantes. Ce sont la lithophotographie, la confection des épreuves au charbon, des épreuves en couleur, des épreuves vitrifiées, etc. La photographie doit donc beaucoup à M. Poitevin; mais il ne faut pas s'y tromper, ce sont là plutôt des prémisses qu'autre chose, et, esprit ingénieux avant tout, M. Poitevin aime à faire les semailles et laisse aux autres la moisson.
Robert. - Très-belles épreuves photographiques représentant des paysages et des vases de Sèvres.
Warnod. - M.Warnod s'est créé une spécialité où il excelle, l'obtention de grandes épreuves instantanées. Ses vues du Havre, entrée du port, bateaux à la voile, steamers sous vapeur, réalisent à ce point de vue tout ce qu'on peut désirer.
GRÈCE.
Constantin. - Vues de la Grèce d'une bonne réussite.
VILLES HANSÉATIQUES.
Krüss. - Objectifs photographiques.
ITALIE.
Alinari frères. - Les reproductions de monuments, les paysages, et surtout les beaux Panoramas de Venise, etc., ont donné à MM.Alinari frères une grande célébrité.
Van Luit. - Épreuves photographiques de mérite.
PRUSSE.
Busch. - Appareils photographiques.
Oehme et Jamrath. - Beaux portraits. On ne peut que donner des éloges aux clichés, mais malheureusement il n'en est pas de même des positifs, qui sont tirés dans un ton gris bleuâtre dû certainement à l'emploi de sels d'or acides dont l'effet est fâcheux.
Schering. - Produits chimiques et objectifs photographiques.
Wothlt. - M. Wothly est l'inventeur du procédé de grandissement dont M. Disderi fait usage en France; il en montre des spécimens; un groupe surtout représentant un homme et une femme assis, est extrêmêment remarquable par sa netteté et l'absence de déformations, mais, comme toujours, les positifs sont tirés dans un ton gris peu agréable à l'œil.
ROME.
Cuccioni. - Les reproductions de monuments faites par M. Cuccioni sont d'une beauté extraordinaire. Son Colosseum, qui ne mesure pas moins de 1m.50 sur 0m.50,est un des plus beaux produits que l'art photographique ait fournis jusqu'ici.
Dovizielli. - L'exposition de M. Dovizielli renferme des reproductions de fresques exécutées dans de grandes dimensions et d'une magnifique réussite.
RUSSIE.
Denier. - Collection de très-beaux portraits exécutés dans le genre français; nous en avons remarqué quelques-uns d'une beauté exceptionnelle; un entre autres, représentant un soldat, la tête couverte de fourrures, attire l'attenlion générale. On compte aussi dans cette exposition quelques por'traits amplifiés.
SAXE.
Manecke. - Épreuves photographiques bien réussies.
SUÈDE.
Manerke. - Portraits photographiques d'une belle exécution.
Telles sont les principales remarques que m'a suggérées l'examen des épreuves médaillées à 1'Exposition universelle; sans doute il serait intéressant de poursuivre la même étude sur les épreuves récompensées par des mentions honorables, mais l'espace manque, et je dois me contenter d'en enregistrer ci-dessous la liste sans y ajouter aucune réflexion.
MENTIONS HONORABLES.
Angleterre. - Austen (appareils). - Barrable. - Beatty (gravures lithographiques). - Bland et Comp. (appareils). - Bourguin et Comp. (albums pour photographies). - Brothers (épreuves coloriées). - Bull (accessoires et fonds photographiques). - Burnett. - Comte de Caithness. - Cox. - Cramb frères (vues de Palestine). - Cundall, Downes et Comp. - Dancer (photographie microscopique). - Davis (chambre pour voyage). - Gordon. - Green (épreuves coloriées). - Hare (chambres noires). - Hemphill. - Hemah. -Hering. - Highley (appareils). - Hill. - Hockin et Wilson. - Hopkin et Williams (produits chimiques). - Horne et Thornethwaite. - Vicomtesse Jocelyn. - Kilburn (épreuves coloriées). - Lock et Whitfield (épreuves coloriées). - Maclean, Melluish et Comp. (appareils). - Mayland. - Meagher (appareils). - Moule (appareils pour prendre les portraits de nuil). - Murray et Heath (appareils, tentes de voyage). - Olley (photographie microscopique). - Ottewill (chambres noires). - Ramage (photolithographie). - Reeves (photographie microscopique). - Rejlander. - Ross et Thompson. - Russell. -Sedgefield. - Skaife (appareils pour vues instantanées). - Smyth Lindon. - Smyth et Blanchard. - Salomon (appareils). - Sutton. - Thompson. -Traer (photographie microscopique). - Wardley. - Warner (agrandissements). - Wortley-Stuart. -Wright (appareil portatif). - Claudet (Colombie). - Tucker (Guiane Anglaise). - Sellon (Indes). - X... (Jamaïque). - Cox et Lukin (Melbourne). - Bowren et Cox (New-Brunswick). - Crombie (New-Zealand). - Challingor (Queensland). - Wilder (id.) - Hall (Australie). - Allport (Tasmanie). - Bachleder et O'Neill (Victoria). - Charlier (id.) - Davis (id.) - Johnston (id.).
Autriche. - Leman. - Leth (épreuves au carbone). - Melingo. - OEstermann. -Rupp. - Widter. - Gypen et Frisch.
Belgique. - Ghemar frères. - Mascré. - Michiels. - Neyt (microscopie phot.).
Danemark. - Hausen. - Lange. - Striegler.
France. - Albitès. - Aleo. - Marquis de Berenger. - Berthier. - Blanc. - Bobin. -Breton (Mme). - Briois (produits chimiques). - Carjat. - Charnay. - Charavet. - Collard. - Cremière. - Dagron (bijoux photographiques). - De Clercq. - Delondre. - Delton. - De Champlouis. - Garin (produits chimiques). - Gaumé. - Hermagis (objectif). - Jouet. - Ken. - Koch (appareils). -Lackerbauer (microscopie). - Laffon (écrans en soie). - Lécu (appareils). - Lemercier (photo lithographie). - Mailand. - Marion (papier phot.) - Masson. - Mayer et Pierson. - Michelez. - Millet (objectifs). - Moulin. - Pesme. - Plessy (produits chimiques). - Potteau. - Puech (produits chimiques). - Quinet. - Richebourg. - Rolloy (produits chimiques). - Roman. - Silvy. - Tournachon. - Villette (agrandissements à la lumière électrique).
Francfort. - Hamaker.
Iitalie. - Roncalli (photographie microscopique).
Mecklenbourg-Schwerin. - Dethleff.
Hollande. - Van Eyck (copies de gravures).
Norwége. - Selmer (types d'indigènes).
Perse. - Luigi Pesce (vues de Téhéran).
Portugal. - Silveira.
Prusse. - Beyrich (papier phot.). - Kunzmann (papier phot.). - Minutoli. –
Schauer.
Russie. - Mieczkowski. - Gabriel de Ruimne.
Suède.-Unna et Höffert.
Suisse. -Georg. - Poncy. – Vuagnt.
États-Unis. - Dexter.
Wurtemberg. - Sprösser.
A cette liste, on doit ajouter une mention honorable accordée à un exposant anonyme du Zollverein, ce qui porte le nombre des médailles à 85 et celui des mentions honorables à 147.
Th. BEMFIELD.
([i]) (1) L'abondance des matières nous a empêché de publier plus tôt cet article, qui aurait dû paraître dans notre numero du 15 août dernier.

segunda-feira, 6 de abril de 2009

1869, 12 de Abril - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1869
12 de Abril

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. LXVIII
Nº. 15
Pag. 852, 853, 854, 855, 856
*
RAPPORTS.

TOPOGRAPHIE. - Rapport sur la planchette photographique inventée par A. Chevallier, et construite par M. Duboscq

(Commissaires: MM. Regnault, Fizeau, d'Abbadie rapporteur.)

« Dès que Daguerre eut employé la chambre noire pour fixer les images sur une plaque métallique, Arago vit tout de suite que le topographe pourrait emprunter à la photographie ses moyens rapides d'investigation. Cette prévision du grand physicien suscita diverses idées pour une solution pratique du problème, et, cinq ans plus tard, M. Martens montra que l'on pouvait fixer sur la surface d'un cylindre une suite d'images reçue à travers une fente étroite et un objectif mobiles. On n'obtenait ainsi qu'un demitour d'horizon, mais M. Garella, Ingénieur en chef des Mines, ne tarda pas à perfectionner l'appareil, de manière à obtenir les images sur une surface plane et à prendre, à la rigueur, un tour d'horizon entier. Ces dispositions étaient ingénieuses, mais quand il s'agissait ensuite de construire une carte plane, il fallait recourir préalablement soit à de longs calculs, soit à des réductions graphiques, où la possibilité des erreurs se joignait à des retards inévitables.
« Dix-sept ans après l'invention de Daguerre, A. Chevallier posa enfin d'une manière précise le problème à résoudre, en établissant que, pour obtenir un plan sur le papier, il fallait construire dans chaque station un rapporteur spécial, formé photographiquement par l'ensemble des signaux à relever, que l'instrument enregistre automatiquement selon les écartements angulaires où l'œil les aperçoit de la station choisie.
» Ce résultat est obtenu en promenant autour de l'horizon, par un mouvement d'horlogerie, un objectif vertical qui reçoit les images des signaux situés autour de la station. Reçues ensuite par un prisme à réflexion totale solidaire avec l'objectif, ces images sont renvoyées de haut en bas à travers une fente placée au-dessus d'une glace sensibilisée et horizontale. L'axe de cette fente fait partie du plan vertical mobile qui contient à la fois l'axe optique de l'objectif et le centre autour duquel il se promène en azimut. La fente s'ouvre automatiquement et sans secousse, après que l'objectif et le prisme ont déjà acquis un mouvement circulaire uniforme. Quand le tour d'horizon est terminé, cette fente se ferme d'elle-même, et l'on peut tourner horizontalement tout l'appareil, jusqu'à ce que l'aiguille d'une boussole attachée coïncide avec le zéro de son cercle divisé. En ouvrant alors une fente spéciale, on laisse la lumière tracer sur le bord de la glace un trait qui ajoute à l'épreuve la direction du méridien magnétique. Cette précaution sert à orienter le cliché et permet au dessinateur du plan définitif de se retrouver dans la combinaison ultérieure de plusieurs tours d'horizon.
» Dans ce cercle d'images photographiées, tous les signaux conservent entre eux les vrais écartements angulaires sous lesquels on les voit de la station. Pour les cas rares où un signal serait trop haut ou trop bas par rapport à l'objectif, une petite lunette à éclimètre, mobile autour d'un bras horizontal et qui surmonte tout l'appareil, permet de rapporter ce signal à un jalon placé dans le champ de l'instrument. Enfin,une ligne déliée, produite par un fil situé à la hauteur de l'axe optique, montre tous les points du panorama photographique dont l'altitude est égale à celle de la station où 1'on opère. En mesurant la distance de cette ligne au sommet de chaque signal et en s'aidant d'une table numérique, on obtient aisément les altitudes relatives. L'usage de tout cet appareil n'exige d'autre connaissance spéciale que celle de la photographie.
» Pour comprendre la grande simplification apportée ainsi dans l'art de lever les plans, reportons-nous aux méthodes employées jusqu'ici:
» Après avoir dirigé péniblement sur chaque signal l'axe optique de la lunette du théodolite, on lit et l'on écrit successivement les chiffres du niveau, des deux limbes et de leurs verniers. Quand les relèvements sont très-nombreux on est forcé de consacrer plusieurs heures à un seul tour d'horizon. Puis on place convenablement un rapporteur: on lit d'abord et l'on pointe ensuite un à un chaque angle horizontal. Ces opérations successives sont fort longues: souvent on y commet des erreurs d'autant plus difficiles à redresser qu'elles remontent plus haut. Le théodolite ordinaire ou théodolite à lecture n'est réellement préférable que si l'on veut approcher des limites de l'exactitude en appliquant le calcul à la construction de chaque triangle.
» Au contraire, le théodolite autographe ou planchette photographique achève dans une demi-heure le tour d'horizon le plus compliqué. On sera donc porté à pousser bien plus loin le nombre des détails en multipliant les signaux artificiels, car on enregistre involontairement les moindres accidents du paysage et mème des signaux dont on ne prévoyait pas le besoin. L'opérateur évite ainsi ces précautions supplémentaires que dans les méthodes usuelles on est obligé de prendre pour bien marquer la station, afin d'y relever, dans une seconde opération, les signaux importants qu'on avait omis, par ignorance ou par mégarde, de noter dans la première. Pour construire enfin le plan ou la carte, on applique directement la règle
sur l'épreuve photographique, car dans la méthode nouvelle chaque station a son rapporteur spécial. Le dessinateur n'a jamais à s’y préoccuper des lectures ni des transcriptions d'angles qui, disparaissant dans le résultat final, ne sont, dans tous les cas, que des séries de rapports et en quelque sorte des intermédiaires destinés à disparaître dès que le travail est terminé.
« A ces avantages de la planchette photographique il faut ajouter qu'elle affranchit l'opérateur de ces fautes d'attention si souvent difficiles à reconnaître ou mème à délimiter quand on s'en doute après coup. Le nouvel instrument jouit du précieux avantage des appareils automatiques, car la lumière s'y charge elle-même de faire les observations. De plus, on peut tirer d'un seul cliché autant d'épreuves qu'on voudra et plusieurs dessinateurs rédigeront ainsi au besoin un même plan en expéditions multiples. Les méthodes de contrôle sont toujours précieuses pour constater les faits, et celle que nous venons de mentionner ne peut s'employer lorsqu'on a opéré au théodolite, ni à plus forte raison quand on a fait des levés avec la planchette d'arpenteur. Au lieu de leurs levés discontinus et si souvent insuffisants, on obtient une véritable intégration en azimut, et en même temps une courbe d'égal niveau que le cliché donne sans calcul préalable.
» II n'est pas sans intérêt d'examiner les objections qu'on peut élever contre le théodolite imprimant de Chevallier. Le cliché qu'il fournit présente dans les angles azimutaux une incertitude de 4 ou 5 minutes, ce qui donne lieu à une erreur d'environ 1 mètre à une distance de 1000 mètres. Cette incertitude, due à des causes encore inconnues, peut varier ou même grandir un peu dans les épreuves positives, selon la qualité du papier et son retrait inégal par suite des lavages et autres manipulations de la photographie. L'emploi d'une règle spéciale pourvue de microscopes pourrait atténuer ces erreurs, qui, en rendant l'instrument impropre jusqu'ici à fournir des plans de la dernière présion, lui laissent toujours un avantage
immense, même dans ces reconnaissances exactes qui doivent précéder les opérations de la grande géodésie. Il est d'ailleurs difficile de prévoir le degré de perfection qu'une grande habitude de l'appareil permettra d'atteindre.
»Comme le topographe ne fait pas des vues artistiques, il n'y a pas lieu de blâmer l'inégalité des teintes qui résulte des variations de la lumière. Le rayon de nos rapporteurs ordinaires est de 9 à 10 centimètres seulement: dans le rapporteur photographique il est de 1 5 centimètres, ce qui donne une précision plus grande; et si la déformation produite par la convergence des lignes vers le centre vient jeter quelque doute sur l'identification d'un signal, on peut toujours s'éclairer en comparant les images des signaux voisins et en examinant la hauteur relative de chacun d'entre eux. Cette dernière donnée, souvent omise dans nos anciennes méthodes de levés, ne s'y obtient que par des opérations relativement fort longues.
« L'inventeur a ajouté à son appareil une boussole qui donne l'angle à 3 ou 4 minutes près. Il s'est aussi ménagé les moyens d'entourer chaque épreuve d'une division en degrés imprimés photographiquement au moyen d'une glace type. Cette addition est de luxe, mais elle plaira aux personnes que l'habitude amène à considérer avant tout les angles azimutaux.
« Après avoir suivi, pendant plusieurs années, les perfectionnements de détail que l'inventeur ne cessait d'ajouter à son idée fondamentale, votre rapporteur a voulu connaître les résultats de la pratique. II s'est assuré personnellernent, auprès de M. Viollet le Duc, que cet architecte éminent est compléternent satisfait du plan du château de Pierrefonds levé par A. Chevallier: on sait d'ailleurs combien l'oeil d'un artiste est sévère à l'égard de légéres imperfections dans les proportions d'un travail d'art où chaque relief doit conserver sa vraie grandeur pour donner un ensemble harmonieux.
« Sans insister sur un monument de Paris où l'architecte avait compté, non sans raison, sur un effet de perspective pour dissimuler une irrégularité de construction, nous citerons le levé partiel des environs de Toulon, qui, fait par la photographie sous les yeux de deux savants officiers, MM. Mouchez, Capitaine de vaisseau, et E. Paté, Capitaine du Génie, signala une erreur dans le plan directeur auquel on le comparaît. L'invention de Chevallier est ainsi non-seulement un rapide moyen de fonder une topographie, mais encore un précieux instrurment de contrôle pour les plans déjà exécutés. Dans les féconds travaux de la paix, il servira à refaire, sans trop d'efforts, notre carte du cadastre, où tant d'erreurs se sont glissées. En temps de guerre, il pourrait avancer nos principes de tactique, en retraçant fidèlement les divers épisodes d'un combat. Mais c'est surtout en achevant promptement le plan directeur pour l'attaque d'une place à peine investie que le théodolite imprimant sera utile, car il exécute rapidement, et il épargnera la vie de plus d'un officier du Génie, souvent trop porté à s'exposer au canon de l'assiégé. Dans ce cas, en effet, on conçoit l'avantage d'un appareil qui peut fonctionner discrètement derrière un épaulement, en ne découvrant au tir de l'ennemi qu'un tube et un objectif.
» Après douze années d'études incessantes, Chevallier est mort l'an dernier au moment où il espérait voir sa découverte adoptée par les savants spéciaux. Elle abrége beaucoup le temps consacré aux opérations sur le terrain d'où les intempéries et tant d'autres accidents bannissent le calme et le loisir. On y réalise aussi une économie notable dans le personnel et dans les délais nécessaires pour la confection des plans. En effet, c'est une machine à levers topographiques, qui introduit dans la planimétrie une révolution complète et heureuse. Cet appareil laisse à désirer pour les manipulations de la photographie qu’on voudrait parfaire à chaque station et dès l'achèvement du tour d'horizon. Mais il est légitime de compter sur ce progrès.
« En conséquence, votre Commission vous propose d’honorer de votre haute approbation l'invention si neuve et si ingénieuse de la planchette photographique. »

Les conclusious de ce Rapport sont adoptées.