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domingo, 26 de abril de 2009

1861, 1 de Janeiro

1861, 1 de Janeiro
Le moniteur scientifique
Journal des Sciences pures et appliquées spécialement consacre aux chimistes et aux manufacturiers
par le dr . Quesneville
paris
chez
M. Quesneville, rédacteur-propriétaire
55, rue de la verrerie
T. III
97º Livraison
Pags. 13, 14, 15
*
REVUE DE PHOTOGRAPHIE
Sommaire. - Services rendus par la photographie. - Reproduction des manuscrits du monastère do Mont-Athos, par M. le comte de Sewastianoff. - Reproduction du manuscrit Sforza, par M. C. Silvy. - Virages alcalins au chlorure d’or. - Formules de MM. Bayard, Maxwell Lyte et l'abbé Laborde. - Mode d'opérer.

Ce serait, à coup sûr, l'une des statistiques les plus intéressantes de notre temps que celle qui se proposerait pour but d'établir dés aujourd'hui le bilan de la photographie. Dans cette intéressante étude, on verrait défiler un nombre déjà considérable d'industries inconnues il y a vingt ans : les opticiens, les constructeurs d'appareils, les ébénistes, les fabricants de cadres, de papiers, de produits chimiques, les marchands d'estampes, et enfin les photographes eux-mêmes assistés de leurs aides, de leurs préparateurs, de leurs employés, viendraient former une phalange nombreuse et serrée, dont tous les membres devraient à la photographie les uns le pain de chaque jour, les autres l'aisance, quelques-uns enfin la fortune. Mais ce qui sera-it plus curieux encore, ce serait de dénombrer, à côté de ces services économiques, ceux que la photographie rend chaque jour aux sciences les plus diverses et même aux beaux-arts.
Ces réflexions, dont chacun comprendra l'opportunité au moment où notre art vient d'entrer dans sa vingt-unième année, nous étaient suggérées, il y a quelques jours, par la vue des admirables reproductions de manuscrits exécutées par M. le comte de Sewastianoff et M. C. Silvy. Parmi les sciences que l'on pourrait appeler de haute distinction, l'archéologie est une de celles qui marchent au premier rang. Il est rare qu'un esprit vulgaire s'intéresse à l'histoire vraie ou légendaire de l'humanité, et c'est à un petit nombre seulement d'esprits supérieurs et distingués que sont réservées les jouissances exquises que cette science procure. D'ailleurs les éléments de travail sont rares et coûteux; le plus souvent même, enfouis dans des bibliothèques privées, ils ne peuvent être mis à la disposition que d'un petit nombre d'adeptes privilégiés. Il appartenait à la photographie de changer cet état de choses, de populariser par ses méthodes si remarquables ces manuscrits rares, précieux, la plupart du temps inconnus même aux archéologues, de mettre enfin à la portée d'un plus grand nombre les moyens de poursuivre des études dont peu de personnes soupçonnent aujourd’hui le puissant intérêt.
Il y a plusieurs années déjà, quelques photographes s'étaient préoccupés de cette question, et plus d'un parmi nous a reproduit non-seulement des tableaux ou des gravures, mais encore des manuscrits, des lettres, etc. Mais ces tentatives n'ont jamais été dues qu'à des efforts isolés, et exécutées le plus souvent dans un simple but de curiosité et pour montrer la puissance des moyens dont notre art dispose. II n'en est pas de même des travaux dont nous parlons en ce moment: exécutés avec persévérance, ils ont une haute portée scientifique et utilitaire.
M. le comte de Sewastianoff s'est voué particulièrement à ce travail avec une ardeur et un courage qu'on ne saurait trop louer, et dont la photographie d'une part, l'archéologie d’une autre, tireront un parti d'autant plus précieux que le succès ne lui a jamais fait défaut jusqu'ici. Le mérite de son œuvre grandit d'ailleurs lorsqu'on envisage dans quelles circonstances et dans quelle localité il lui a été donné de l'exécuter.Au sud de la presqu'ile de Salonique, en face de l'archipel, s'élève, chacun le sait, une haute montagne que désigne le nom célèbre de Mont-Athos. Là, au milieu de forêts de vignobles, s'étendent vingt monastères dans lesquels 3,000 moines grecs se vouent à l'étude et à la culture. Les bibliothèques de ces monastéres sont les plus riches de l'Europe en manuscrits de la plus haute antiquité: les grecs, les romains, et mille autres y figurent en foule; les premiers temps du christianisme surtout y sont représentés par des monuments admirables et introuvables partout ailleurs. M. le comte de Sewastianoff a courageusement entrepris la reproduction de ces monuments: pendant deux années et plus, il s'est enfermé dans ces monastères, et là, voué à l'étude, en tête à tête avec ces manuscrits, il a exécuté une œuvre qui témoigne non-seulement d'une grande habileté photographique, mais encore d'une sûreté de goût et d'une science archéologique que l'on ne saurait trop apprécier.
Le nombre des clichés qu'il vient de rapporter cette année s'élève à trois mille environ, représentant plus de quatre milles pages de texte. Les épreuves positives tirées au, moyen de ces clichés permettent d'apprécier dès à présent ce que sera l'œuvre entière. Les plus intéressantes sont celles où le texte se trouve accompagné de dessins, d'enluminures et même de peintures dont quelques-unes sont fort remarquables. Parmi ces peintures, il en est qui remontent jusqu'au VIe siècle; presque toutes représentent des sujets religieux, et l'on ne peut sans étonnement et sans une vive satisfaction regarder ces curieux spécimens de l'art naïf et pur des premiers siècles de notre ère. A côté des manuscrits, M. le comte de Sewastianoff a reproduit un grand nombre de peintures murales dont l'exécution a présenté de grandes difficultés; il s'est préoccupé également, et avec succès, de la représentation des objets d'art, des instruments du culte, des vases précieux, etc., que les monastères du Mont-Athos possèdent à profusion. Toutes ses épreuves sont d'une exécution parfaite; elles rendent admirablement, les unes le vieux parchemin sur lequel les caractères sont tracés, les autres les couleurs mates et peu épaisses des peintures murales, les autres la richesse et la variété des substances métalliques dont sont formés les vases et instruments précieux des églises. En un mot, un succès complet a couronné les courageux efforts de M. le comte de Sewastianoff.
M. C. Silvy, qui, depuis deux-ans environ, a abandonné Paris pour se fixer à Londres où nos plus riches ladies se disputent l'honneur d'être photographiées par lui, M. C. Silvy, disons-nous, vient d'accomplir avec un égal succès une œuvre moins considérable sans doute, mais cependant fort remarquable aussi. M. le marquis d'Azeglio possède, dans sa riche bibliothèque, un manuscrit des plus curieux: c'est un petit volume de seize pages, connu dans le monde bibliophile sous le nom de manuscrit Sforza. Ce manuscrit ne présente, par son teste, rien de bien intéressant; celui-ci, en effet, se compose uniquement d'une sorte de thème latin, d'amplification de rhétorique donnée comme étude à un jeune enfant de la famille Sforza; mais chaque page de teste est encadrée d'une marge de deux centimètres de largeur environ, et sur laquelle se trouvent reproduites, avec une charmante naïveté, des scènes de bataille au milieu desquelles se détachent, en médaillons, les portraits des principaux membres de l'illustre famille Sforza. Ces dessins, dont la remarquable exécution a toujours fixé l'attention des amateurs, possèdent un haut intérêt historique. Aussi est-ce à ce manuscrit que s'est adressé tout d'abord M. C. Silvy pour commencer l'intéressante série de reproductions qu'il projette et qu'il était impossible de mieux inaugurer. Dire que dans l'exécution de ce travail on reconnaît l'habileté du photographe, dont les portrails cartes de visite ont, à Londres, un si grand succès, dont le goût et le talent ont pu être récemment encore appréciés par son: Premier Bulletin de l'armée d'Italie, que M. Joubert vient de reproduire par le charbon et de publier à Londres, c'est dire que la reproduction a été accomplie avec un succès parfait. Dans le fait même de cette reproduction, il s'est produit un fait extrêmêment curieux sur lequel le Bulletin de la Société photographique de Paris vient d'appeler l'attention. Au bas de la dernière page de ce manuscrit, un commentateur avait ajouté une note écrite en allemand; mais cette note avait jusqu'ici fait le désespoir des bibliophiles. L'encre, en effet, avait jauni avec le temps, et était devenue complétement illisible. Cependant la photographie est parvenue à la lire. Ce résultat est facile à comprendre; en effet tous les photographes savent parfaitementqu'un objet jaune agit sur la couche sensible exactement comme un objet noir; que le premier est aussi antiphotogénique que le second, et que par suite l'objet jaune doit ensuite être reproduit sur le positif exactement comme s'il avait été noir. C'est ce qui a eu lieu en réalité, et, grâce à la reproduction photographique, on peut aujourd'hui lire aisément, au bas du manuscrit Sforza, la note qui pendant si longtemps est restée illisible.
- Plusieurs de nos abonnés nous ont fait l'honneur de nous écrire pour nous demander quelques détails sur un nouveau procédé de virage au chlorure d'or, dont M. l'abbé Laborde est l'auteur et dont nous avons dit quelques mots dans notre dernière Revue. Comme la question du virage des épreuves positives est l'une des plus intéressantes en photographie, nous nous empressons de répondre au désir qui nous a été exprimé. Nous profiterons même de cette occasion pour envisager la question à un point de vue un peu plus général.
Lorsqu'on examine attentivement la plupart des épreuves positives qui se trouvent dans le commerce, on reconnaît que celles-ci sont revêtues de colorations particulières et différentes, mais se rapprochant toutes de deux tons bien distincts, le rouge et le noir. De ces deux tons, le dernier est celui que l'on préfère en général; on l'obtenait aisément autrefois au moyen des hyposulfites vieux, mêlés au nitrate d'argent, ou acidulés par l'acide acétique; mais depuis que les recherches chimiques de M. Hardwich en Angleterre, de MM. Davanne et Girard en France, ont fait proscrire d'une manière absolue ces procédés de virage qui amènent la sulfuration et l'altération des épreuves, les photographes se sont exclusivement attachés à l'emploi des sels d'or. Le sel de MM. Fordos et Gelis est fréquemment employé, mais beaucoup, par économie, préfèrent se servir du chlorure d'or du commerce. Or, celui-ci présente, à notre avis du moins, quelques inconvénients: mélangé suivant les formules de M. Legray, etc., avec une solution acide, il produit, du moins entre les mains de la plupart des photographes, des tons rouges et violacés qui sont loin de plaire à tout le monde. Beaucoup, et nous sommes du nombre, préfèrent les beaux tons noirs et veloutés que fournissaient autrefois les hyposulfites acides, et que peuvent encore fournir aujourd'hui les procédés de virage désignés sous le nom d'alcalins. Ces procédés sont d'ailleurs d'une exécution aussi facile que ceux basés sur l'emploi du chlorure d'or acide; ils sont de beaucoup supérieurs à ces derniers, et nous croyons devoir les recommander spécialement à l'attention des photographes.
Trois formules à notre connaissance donnent d'excellents résultats; nous les consignons ici, elles sort dues à MM. Bayard, Mawell Lyte et enfin à l'abbé Laborde. D'autres encore ont été proposées, mais elles offrent avec celles-ci une grande analogie, et paraissent a priori devoir fournir des résultats semblables. D'ailleurs, nous ne croyons pas qu'il soit avantageux de multiplier les formules à l'infini; une bonne suffit, et le lecteur pourra choisir en toute confiance parmi les trois formules suivantes:

Formule de M. Bayard.

Eau ……………………………….1 litre.
Chlorure d'or ……………………..1 gramme.
Chlorhydrate d'ammoniaque ……..25 grammes.

Formute de M. Maxwuell Lyte:

Eau ……………………………….1 litre.
Chlorure d'or ……………………..1 gramme.
Phosphate de soude ………………20 grammes.

Formule de M. l'abbé Laborde.

Eau ……………………………….1 litre.
Chlorure d'or ……………………..1 gramme.
Acétate de soude …………………30 grammes.

Quel que soit celui de ces trois bains auquel on s'arrête, l'épreuve, retirée du châssis et tirée un peu noir, est passée dans deux ou trois eaux destinées à enlever le nitrate en excès; au besoin même, on termine le lavage par un bain de sel à 5 ou 10 pour 100. Cela fait, l'épreuve est immergée dans le bain d'or, sa face en dessus et bien couverte de liquide; inimédiatement l'action se produit, l'épreuve vire en parcourant tous les tons du rouge au bleu foncé. Si le bain est neuf, 20 à 30 secondes suffisent pour atteindre le but désiré; s'il est affaibli, ce qui a lieu après qu'on y a passé une dixaine d'épreuves, 2 ou 3 minutes sont nécessaires. Il est préférable alors d'ajouter au bain un gramme de chlorure d'or, pour lui rendre son énergie. Dans tous les cas, on arrête l'action aussitôt que l'épreuve paraît avoir revêtu, entre le rouge et le bleu, le ton que l'on désire. On lave ensuite à l'eau, puis on fixe dans un bain d'hyposulfite. Neuf à 20 pour 100, comme d'habitude. Les épreuves obtenues de cette façon et dont l'habitude apprend bien vite la préparation, sont toujours belles et inaltérables.
Th. Bemfield.

domingo, 5 de abril de 2009

1869, 5 de Julho - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1869
5 de Julho

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. LXVIV

Pag. 58, 59
*
MICROGRAPHIE. - Photomicrographie de Diatomées. Note de M. J. Girard, présentée par M. Decaisne.

« J'ai l'honneur de présenter à l'Académie diverses épreuves de Diatomées, reproduites photamicrographiquement, suivant des grossissements variables. La texture délicate de leur carapace silico-gélatineuse est difficilement rendue par le dessin le plus exact et le plus habilement fait; il n'appartient qu'a la rigoureuse précision de la lumière de traduire, sans les dénaturer, les merveilleux détails que présentent ces végétaux rnicroscopiques.
« Les procédés employés sont identiques à ceux de la photographie ordinaire, avec cette seule différence que l'objectif à reproduction est remplacé par un autre très-petit, éclairé par la lumiére solaire réfléchie au moyen d’un miroir plan ou concave suivant les circonstances. Pour donner à cette lumière les qualités photogéniques necessaires, il est indispensal de la corriger par l'interposition d'un verre d’une nuance bleuâtre. Quand elle manque d'intinsité, comme quand on fait usage d’objectifs forts dont la lentille frontale a à peine un millimètre de diamètre, il est nécessaire d'avoir recours a un condensateur.
» Les sujets présentés sont principalement des Diatomées-tests, où le grossissement a éte poussé jusqu'à la limite extrême ou la netteté commence a être compromise; ainsi un Amphilheatras est à 800 diamètres, un Triceratium à 700, un Pleuvosigma à 900. Les Diatomées sont, de tous les sujets microscopiques, ceux qui peuvent le mieux supporter de fortes amplifications,
a cause de leur infinie perfection géométrique; mais leur translucidité n'offrant pas assez d'opposition pour mettre en relief, par des ombres, les différentes parties saillantes de celles qui ne le sont pas, il exisie ainsi une difficulté de reproduction; pour parer à cet inconvénient, la coloration par la fuschine ou l'aniline peut être employée, quand, la matière du sujet étant plutôt gélatineuse que siliceuse, l'imprégnation est plus praticable.
» Pour l'étude, la photomicrographie offre le grand avantage de la comparaison prise à divers degrés de grossissement, montrant d'abord l'ensemble du sujet, et ensuite ses détails intimes. Ainsi une épreuve représente des Isthmia appendus aux ramules d'une conferve, clans une première figure; finalement une de ces Diatomées est détachée et grossie, pour montrer sa structure d'une manière plus complète.
« La photomicrographie est nn moyen parfaitement exact, pour la résolution des tests les plus difficiles; l'image obtenue édifie d'une manière irréfutable sur la valeur du systérne optique du microscope. Elle permet, au surplus, de constater les différents effets de lumière, insaisissables autrement; l'interférence et la diffraction se traduisent souvent sur quelques Diatomées par des combinaisons remarquables. »

1870, 4 de Abril - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1870
4 de Abril
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. LXX
Nº. 14
Pag. 766

M. J. Girard adresse une Note intitulée « Application de la lumière polarisée à la photographie des cristaux microscopiques de certains sels ». Cette Note est accompagnée d’épreuves photographiques, obtenues par l’auteur sur quelques sels polarisants.

1872, 1 de Abril - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1872
1 de Abril
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. LXXIV
Nº. 14
Pag. 950
*
« M. J. Girard présente des photographies de coupes transversales de tiges diverses. Elles mettent en évidence, d’une façon irrécusable, la constitution des végétaux ; une coupe de Bigonia montre la structure des bandes d´’ecorce modifiée qui s’étend entre la moelle et les lames corticales ; une autre coupe de Canna indique le mode d’enroulement de la feuille autour de la tige ; le même fait se retrouve pour le Maïs. Ces épreuves sont obtenues par les procédés photographiques ordinaires ; les tiges ont été coupées en tranches minces, mises à macérer dans une solution de gomme diluée et d’acide acétique, et placées ensuite entre deux lamelles de verre. La lumière solaire, réfléchie par un miroir plan, est employée comme mode d’éclairage ; un petit objectif, d’un centimètre de diamètre, donne une image amplifiée du sujet interposé dans le trajet des rayons lumineux. »

1872, 27 de Maio - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1872
27 de Maio
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. LXXIV
Nº. 22
Pag. 1428
*
M. J. Girard soumet au jugement de l’Académie quelques spécimens de reproductions photographiques des matières ramenées du fond de la mer par les sondages.

domingo, 29 de março de 2009

1874, 5 de Junho - Buletin de la Société Française de Photographie

1874
5 de Junho

Buletin de la Société Française de Photographie
T. 20
Nº. 6
Pag. 154
*
La parole est donnée à M. Gobert pour communiquer à la Société la liste des récompenses pour l'Exposition de Photographie de 1874.

« Messieurs,

« Le Jury des récompenses à décerner aux Exposants de notre dixième et très-brillante Exposition de Photographie vient de terminer ses travaux. Son Rapport complet vous sera présenté à la prochaine séance; mais le Jury a pensé qu’il convenait de vous faire connaître sans retard le résultat de ses décisions.

« Une grande médaille d’argent et unique est décernée à M. ROUSSELON, directeur des travaux photographiques de la maison Goupil et Ce, à Paris.

« Quarante-cinq médailles ou rappels de médailles sont decernées à MM. les Exposants dont les noms vont suivre. Les travaux récompensés sont tous, incontestablement, très importants et trés-méritants; mais le Jury croit devoir signaler comme hors ligne les œuvres de

MM.

Beldfort (W.), à Londres ……………………………….Médaille
Braun (A.), à Dornac …………………………………...Rappel de méd.
Luckhardt (F.), à Vienne ………………………………Rappel de méd. et méd. nouv.
Lumière, à Lyon ………………………………………..Médaille
Rodrigues (J.-J.), à Lisbonne, directeur de la section photographique des travaux géographiques et géodésiques de Portugal ………………………….Médaille
Bommler et Jonas, à Dresde ………………………..Médaille
Rutherfurd, à New-York ………………………….…Médaille
Thiel aîné et Ce, à Paris ……………………………...Médaille
Victoire, à Lyon …………………………………….......Médaille
« Viennent ensuite les œuvres de

MM.

Baldus (E), à Paris ……………………………………...Médaille
Barkanoff, à Tiflis (Russie) ………………………….Médaille
Bingham (ancienne maison), Ferrier, Lecadre et Ce (successeurs)……………Rappel de méd.
Brandel (K.), à Varsovie …………………………….Médaille
Chambay, à Paris …………………………………….Médaille
Derogy, opticien à Paris …………………………...Médaille
England (W.), à Londres ………………………….Rappel de méd.
Ermakov, à Trébisonde …………………………...Médaille
Fortier (G.), à Paris ……………………………..….Médaille
Gertinger, à Vienne ……………………………..….Médaille
Geymet et Alker, à Paris ………………………....Médaille
Girard (Jules), à Paris ……………………………..Médaille
Gougenheim et Forest, à Paris …………………Médaille
Hedges (D.), à Lytham (Angleterre) .............Médaille
Johnson, à Londres ..........................................Médaille
Koller (C.), à Bristritz (Autriche) ………………Rappel de méd.
Knebel, à Sabaria (Hongrie) …………………..…Médaille
Lachenal, Favre et Ce, à Paris ………………..…Médaille
Lafon, à Paris ………………………………………….Médaille
Lefman et Lourdel, à Paris ……………………….Médaille
Lévy (V.) et Ce, à Paris …………………………….Rappel de méd.
Liébert (A), à Paris ……………………………….....Médaille
Maes, à Anvers ………………………………………..Médaille
Magny (A), à Paris …………………………………...Médaille
Mathieu-Déroche, à Paris ………………………....Médaille
Quetier et Ce, à Paris ………………………………..Médaille
Quinet (Achille), à Paris …………………………….Médaille
Ravaisson (de l’Institut) …………………………....Médaille
Reds (A), à Linz (Autriche) ……………………..….Médaille
Relvas (C.), à Gollegaa (Portugal) .....................Rappel de méd.
Reutlinger (C.), à Paris .......................................Rappel de méd.
Rottmayer, à Trieste..........................Médaille
Roydeville (comte de), à Paris...........Médaille
Vidal (L.), à Marseille.........................Médaille
Waléry, à Paris....................................Médaille
Woodbury, à Paris...............................Médaille
« Des mentions honorables ont été décernées à

MM.
Benoist, à Compiègne ;
Brignoli, au Caire ;
Brownbigg, à Dublin ;
Cadot et Delaunnay, à Bruxelles ;
Denier (H.), à Saint-Petersbourg ;
Diston, à Leven Fife (Écosse) ;
Fleury-Hermagis, opticien à Paris ;
Ginzel (H.), à Reichemberg (Bohême) ;
Gondy (Ch.), à Debreczin (Hongrie) ;
Haineque de Saint-Senoch, à Paris ;
Hermann, à Paris ;
Hervé (L.) et Perier (Ch.), à Paris ;
Jacobi, à Neuendorf (Allemagne) ;
Knudsen (C.), à Christiania
Lambert et Ce, à Paris ;
Mage, à Brest ;
Mayssl, à Brunn (Autriche) ;
Mezzara (Mlle R.), à Paris ;
Pector (S.), à Paris ;
Pinel-Péchardière frères, à Paris ;
Piquée, à Troyes ;
Rive (R.), à Naples ;
Rupprecht (M.), à Oldenburg (Hongrie).
Schultz, à Dorpat (Russie) ;
Strumper et Ce, à Hambourg ;
Szacinski, à Christiania ;
Ungar (J.), à Vienne ;
Wolf (G.) et Ce, à Hambourg.

1874, 3 de Agosto - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1874
3 de Agosto

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. LXXIX
Nº. 5
Pag. 309, 310,
*
PHYSIQUE. - Reproduction, par la photographie, de diverses cristallisations telles qu'on les voit au microscope. Note de M. J. Girard. (Extrait .)

(Renvoi à l'examen de M. Ch. Sainte-Claire Deville.)

« J'ai l'honneur d'adresser à l'Académie quelques épreuves de reproductions photographiques de différents systèmes cristallins. J'ai opéré d'abord sur le sel ammoniac avec un grossissement de douze diamètres, puis sur des arborescences de bichromate de potasse.
« II y a avantage à opérer par transparence lorsque cela est possible, parce qu'on peut ainsi obtenir une plus grande intensité lumineuse.
» Je me suis servi d'un appareil composé d'une coulisse métallique, fixée à une tablette qui porte la chambre noire. Cette coulisse horizontale comprend différentes pièces montées sur tige à vis, pour être plus on moins éloignées les unes des autres et en même temps de la chambre noire. Ce sont: 1º un objectif d'environ 1centimètre de diamètre, combiné pour donner un grossissement variable entre huit et douze diamètres; 2º une pince à ressort servant de porte-objet, destinée à tenir dans une position fixe les lamelles de verre sur lesquelles on fait cristalliser les sels des expériences; 3º une lame de verre bleu-cobalt, dont le but est de donner une lumière monochrome, favorable à l'impression photographique; 4º un miroir plan, mobile comme toutes les pièces précédentes, qui réfléchit la lumière solaire dans l'axe optique de tout le système.
« Le temps de pose est soumis a des alternatives qui varient depuis l'instantanéité jusqu'à deux ou trois minutes, selon la transparence des cristaux. Quand on veut obtenir un certain relief, pour mieux mettre en évidence les saillies, on fait usage de la lumière oblique, en déplacant légèrement le miroir de son axe. Quoique les brillants effets de polarisation soient sans utilité apparente en photographie, ils permettent, dans certaines circonstances, de détacher les cristaux sur un fond noir, procédé qui fait bien mieux ressortir les détails délicats, impossibles à reproduire avec la lumière directe. L'appareil de polarisation se compose de deux pièces, le polariseur et l'analyseur; la première de ces deux pièces se place devant l'objectif, et la seconde entre la chambre noire et l'objectif.
« On prépare les cristaux à reproduire, en répandant une couche de la solution saline sur une lame de verre de dimension moyenne, en ayant soin de le placer bien de niveau, quand on l'abandonne à la dessiccation, pour que les cristaux aient tous la même épaisseur. Il est bon de préparer des solutions à différents degrés de concentration, afin de pouvoir choisir, pour la reproduction, les échantillons qui offrent le caractère le mieux défini. »

sexta-feira, 27 de março de 2009

1876, 27 de Março - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1876
27 de Março
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. LXXXII
Nº. 13
Pag. 736, 737
*
PHOTOGRAPHIE. – Recherches photomicrographiques sur la transformation du collodion dans les opérations photographiques. Note de M. J. Girard.

(Renvoi à la Commission du Passage de Vénus)

« L’examen microscopique du collodion permet de reconnaître la nature de la texture de la couche et suivre les réactions qui ont lieu dans la production de l'impression photographique. Quand il est de bonne qualité, la glace sur laquelle il est étendu est translucide, incolore, le coton étant parfaitement dissous; mais sa composition, sa durée, les réactions de la sensibilisation changent sa texture.
» Les photomicrographies présentées mettent en évidence, sous un grossissement de , quelques-unes des modifications les plus fréquentes : 1º le vieux collodion, qui donne encore des images fines, mais dont la rapidité laisse à désirer, contient des bulles liquides d'éther altéré. S'il était trop alcoolique, il aurait l'aspect d'un tissu cellulaire, et, s'il contenait de l'eau, les fibrilles de coton redeviendraient apparentes sous forme de flocons amorphes; 2º le collodion trop épais, qui est intense, mais sans rapidité d'impression, a l'apparence d'un tissu cellulo-vasculaire ondulé; ce défaut de régularité dans la couche est nuisible à la netteté de l'image qu'elle doit recevoir.
« Les deux autres épreuves correspondent, l'une au moment où la sensibilisation au bain de nitrate d'argent est encore incomplète, l'autre, au moment où la sensibilisation est terminée. Dans la première, les taches huileuses, qui sont l'indice de la réaction inachevée, sont remplies de stries et de groupes de cristaux, les uns en forme d'aiguilles, les autres amorphes ; certains endroits offrent des détails très-fins. II semble que les cristaux d'iodure d'argent qui étaient en voie de formation aient été arrêtés dans leur développement. Dans la seconde épreuve la sensibilisation est complète, la texture de la couche sensible est homogène et compacte; elle est couverte d'un réseau régulier, rendu encore plus évident par quelques places exemptes de cristallisation.
» La plupart des réactions photographiques nécessaires pour obtenir une image se font par transformation successive du système cristallographique; la réaction de l'iodure d'argent est la plus perceptible. Il en résulte que l'examen de la couche de collodion, avec un grossissement moyen, permet à l'opérateur de reconnaître les insucces des procédés qu'il emploie. »

1876, 25 de Setembro - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1876
25 de Setembro

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. LXXXIII
Nº. 13
Pag. 630, 631
*
MÉMOIRES PRÉSENTÉS
PHOTOGRAPHIE. - Recherches photomicrographiques sur les eflets de la réduclion des sels d'argent dans les épreuves photographiques. Note de M. J. Girard.
(Renvoi à l'examen de M. Fizeau.)

« En examinant sous un fort grossissement un cliché négatif, développé indistinctement au sulfate de fer ou àl'acide pyrogallique, on remarque presque toujours, dans les parties claires, non impressionnées, des cristaux uniformément répartis, ayant à peine de 1/100 millimètre. Ces cristaux d'iodure d'argent réduit, quelquefois très-abondants, constituent le voile, cause de fréquents insuccès; ils se répandent souvent à la surface de la couche sensible, comme un nuage imperméable à la lumière. J'ai l'honneur de transmettre à l'Académie une épreuve photomicrographique de ces cristaux, sous un grossissement de 800 diamètres; elle a été prise sur le point clair d'un négatif de paysage, où le voile était imperceptible à l'œil nu.
» Les effets qui se produisent dans la couche sensible paraissent être distincts des réductions superficielles. En examinant les noirs ou parties impressionnées par la lumière, sur une série de tons d'intensité progressive, on reconnaît qu'ils sont formés d'incrustations, à texture réticulée et granuleuse, d'autant plus accentuées que la couche sensible a été impressionnée, et sans apparence de cristallisation. »