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quinta-feira, 24 de setembro de 2009

1855
1 de Janeiro
Inicia-se a publicação do Bulletin de la Société Française de Photographie.
1855
11 de Janeiro (até fim de Março)
THE PHOTOGRAPHIC SOCIETY OF LONDON EXHIBITION OF PHOTOGRAPHS AND DAGUERREOTYPES
LOCAL:GALLERY OF THE SOCIETY OF WATER COLOUR PAINTERS, 5 PALL MALL EAST, LONDON

1a - The Margins of the Duoro, near Sam Joas da Pesqueira calotipo Forrester, Joseph James, Baron de
14.01 - Studies in Portugal: Fountain in Rua dos Banhos, Oporto. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
14.02 - Ancient Convent, Oporto. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
14.03 - Well on the Douro. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
14.04 - Lavadouro (or Washing Place), near Avisto. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
19.03 - On the Ribera, Oporto. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
25.01 - Studies in Portugal: Kitchen, Convent of the Serra, Oporto. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
25.02 - Cloisters, Convent of San Jeronimo, Belem. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
25.03 - Cloisters, Convent of San Jeronimo, Belem. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
25.04 - Interior of Cloisters, San Jeronimo, Belem. calotipo Owen, Hugh (1804-1881)
451 - The Cacho of San Salvador do Mondo calotipo Diamond, Dr. Hugh Welch (1809-1886)
507 - Regoa, the chief Shipping Port in the Alto Douro calotipo Diamond, (1809-1886) Dr. Hugh Welch
645 - The Margins of the Douro, near Sam Joas da Pesqueira calotipo Diamond, Dr. Hugh Welch (1809-1886)
1855
15 de Janeiro
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 3
Pag. 120, 121
PHOTOGRAPHIE. - Procédé pour obtenir des épreuves positives à l’aide de la chambre-noire; par M. A. MOITESSIER (Extrait)
(Commisaires, MM. Pouillet, Becquerel; Séguier.)
«…..Je me sers de la chambre noire pour la_reprodetion du négatif. Celui-ci est placé au volet d’une chambre obscure, de manière à ne laisser arriver à l’objectif que la lumière tansmise. On doit, autant que possible, l’exposer à la lumière solaire, surtout s’il est vigoureux; on dispose la chambre noire derrière le négatif, comme pour la reproduction d’une gravure que l’on voudrait photographier par transparence.
» Il est évident que si, après avoir mis au foyer et pris toutes les précautions d’usage, on place dans l’appareil une plaque de collodion sensible, on devra obtenir une épreuve positive, jouissant de toutes les qualités d’un négatif, c’est-à-dire d’une excessive finesse et de beaucoup de douceur dans les ombres et les demi-teintes. On peut ainsi obtenir des positifs de toutes les dimensions, et lors même que l’on grossit quatre ou cinq fois le négatif, on perd moins de netteté pe par la reproduction sur papier, d’après les procédés ordinaires, et l’on a toujours plus de finesse; j’ai même obtenu, avec de très-petits objectifs, des portraits de grandeur naturelle qui ont une netteté bien suffisante. Je dois dire cependant que cette méthode est surtout applicable à de petites épreuves, car elles sont alors d’une très-grande perfection.»
La préparation des glaces ne diffère pas essentiellement de celle qu‘on emploie pour des négatifs; on devra se servir de collodion assez riche en coton-poudre, surtout si l’on doit transporter les épreuves sur papier. Je me sers, pour développer l’image d’une faib1e dissolution d’acide pyrogallique, et j’évite, autant que possible, l’adition du nitrate d’argent. La pose doit avoir été assez longue pour que l’image apparaisse immédiatement dans tous ses détails. Huit ou dix secondes doivent suffire pour le développement complet; quant à la durée de la pose, elle varie varie de vingt secondes à trente minutes, selon l’intensité de la lumiére, et la grandeur relative du négatif et du positif que l’on veut obtenir.»
L’épréuve est ensuite fixée, comme d’habitude, avec de l’hyposulfite de soude, oumieux, avec du cyanure de potassium. Après le fixage, l’image est très-belle par transparence; et si l’on veut la garder en cet état, il suffit de laver et de sécher. On obtient ainsi des transparents qui produisent un fort bel effet.
« Mais, vue par réflexion, l’image est d’un ton gris désagréable, provenant d’une tendance de l’épreuve à devenir amphitype. On peut aisément détruire cet effet de la manière suivante: on verse sur la glace une dissolution de bichlorure de mercure, l’image devient noire d’abord, puis blanche; lorsqu’elle a acquis une teinte bien uniforme, on l’arrose avec une faible dissolution de cyanure ou d’hyposulfite. Ce dernier corps me paraît préférable, à cause de la régularité de son action; l‘image prend alors un ton noir très-intense, mais qui pâlit un peu par la dessiccation.
» II faut alors appliquer sur le collodion une couche de blanc préparé pour la peinture à l’huile, qui doit faire le fond de l’épreuve. La manière la plus simple de faire cette opération consiste à délayer le blanc dans un mélange de vernis copal et de benzine Colas: afin de le rendre parfaitement liquide, on l’étend alors sur la glace, de la même manière que le collodion; on obtient ainsi une couche très-unie, et qui sèche rapidement.
» L’épreuve peut être gardée dans cet état, et produit beaucoup d’effet; mais il est préférable de la transporter sur papier: elle gagne beaucoup de qualités, et l’on n’a pas l’embarras de conserver une grande quantité de glaces. Cette opération, si délicate en apparence, peut se faire d’une manière très-simple et très-sûre : il suffit de coller sur la couleur une feuille de papier blanc et de laisser bien sécher; on arrache alors le tout, et le collodion se détache sans difficulté. L’image apparaît alors avec beaucoup plus d’éclat, et semble avoir été recouverte d’une couche de gélatine. Si l’on a eu soin d’opérer sur une glace polie, et non sur un verre ordinaire, le procédé est infaillible. »
1855
18 de Fevereiro
L’AMI DES SCIENCES.
TI
1er ANNÉE
Nº 7
Pag. 54
APPLICATION DE LA PHOTOGRAPHIE À LA GÉOLOGIE.
- M. le docteur Unger vient d'entreprendre la publication d'un ouvrage dans lequel il se propose de rassembler les vues géologiques les plus intéressantes, vues prises au moyen du daguerréotype, et d’y joindre la représentation des débris d'animaux fossiles. Dans un article de M. E. Conduché, le journal la Lumière fait les réflexions suivantes sur cette intéressante publication.
« Pour le naturaliste qui souvent, à de grandes distances, est obligé de comparer un terrain qu'il étudie à un autre terrain décrit pièce à pièce dans de minutieuses descriptions, ces images seront d'une valeur inappréciable. Que de peines, que de labeurs, que de fatigues épargnés au géologue! aussi ce travail a-t-il déjà obtenu un veritable triomphe en Angleterre et en Allemagne. II ne pouvait en être autrement. En effet, l'image photographique rendant avec une rigueur mathématique les détails de toute nature, il deviendra facile, sur l'inspection d'une épreuve, de préciser presque la nature des terrains que l'on a sous les yeux; on pourra mesurer avec tout le soin desirable les inclinaisons des couches stratifiées, préciser leur épaisseur, donner avec exactitude leurs différentes relations; en un mot, on peut faire en quelques minutes, sur une épreuve, ce qui exige souvent des semaines entiéres sur le terrain lui-même. Quelques publications récentes, faites en France et à l'étranger, prouvent mieux que nous ne pourrions le faire l'importance du travail que nous signalons. Il a été question, dans ce journal, des belles études des frères Schlagintweit sur la géologie des Alpes. La photographie, comme on le sait, a joué un rôle considérable dans leurs recherches; on sait aussi qu'ils vont continuer dans l'Indoustan ce qu'ils ont si bien commencé en Europe. Déjà, dans le courant de l'année derniére, M. Martens a donné un panorama du mont Blanc et des environs, et celui-ci deviendra pour les géologues un excellent guide dans l'étude de la marche et des mouvements des glaciers. Tout récemment, M. Baldus a publié une série de vues d'Auvergne qui éclaireront incontestablement l'histoire géologique de ce pays, tourmenté par tant de révolutions volcaniques.
« M. Tiffereau possède quelques épreuves faites il y déjà longtemps au Mexique: ce sont les exploitations de minerai d'argent de La-Luz, San-Miguel et l'Ascension. Outre les détails pratiques d'extraction du minerai qui sont représentés sur ces épreuves, on peut parfaitement apprécier tous les détails des couches où git le métal, et en tirer parti pour décrire d'une manière précise cette belle industrie. »

sexta-feira, 7 de agosto de 2009

1855, 19 de Fevereiro
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 8
Pag. 438
*
« M de Poilly, qui a présenté en 1854 plusieurs Notes relatives à un procédé de photographie sur collodion, dans lequel il fait usage de la cérine ou céroléine, prie l’Académie de vouloir bien se rappeler la date de ces communications, dans le cas où l’on soumettrait à son jugement un procédé qu’on semble aujourd’hui annoncer comme nouveau, et qui parait à l’auteur de la Lettre ne différer en rien d’essentiel de celui qu’il a fait connaitre.
1855, 12 de Março
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 11
Pag. 584, 585
*
HELIOGRAPHIE. - Note sur un nouveau procédé de morsure pour la gravure héliographique sur acier; par M. Niepce de Saint-Victor.
« Depuis la publication de mon dernier Mémoire, je me suis occupé de recherches ayant pour but de remplacer l’eau-forte dans la gravure héliographique sur acier.
« Les fumigations que j’ai indiquées sont certainement d’un grand secours, mais elles sont d’un emploi difficile; elles donnent souvent trop ou pas assez de résistance au vernis, de sorte qu’il était nécessaire de chercher un autre mordant que l’eau-forte, qui pût agir sur le métal sans attaquer le vernis.
« Dans le grand nombre d’expériences que j’ai faites sur ce sujet, je n’ai rien trouvé de mieux que l’eau iodée ou saturée d’iode, à une température de 10 à 15 degrés au plus, de maniére qu’elle ait une couleur d’un jaune d’or, et n’allant pas jusqu’au rouge orangé.
« On commence la morsure en couvrant la plaque d’eau iodée; puis aprés dix minutes, un quart d’heure, on renouvelle l’eau iodée: une partie a dû se combiner à l’acier en formant un iodure de fer, et l’autre s’est volatilisée, de sorte qu’il est important de changer deux ou trois fois l’eau iodée, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’on juge la plaque suffisammeut mordue.
» La morsure se fait lentement, et de plus elle ne serait jamais assez profonde, si l’on ne terminait pas par l’emploi d’une eau faiblement acidulée d’acide azotique; elle agit alors suffisamment pour creuser le métal plus profondément que l’iode, et sans attaquer le vernis.
« L’application de ce procédé a donné d’excellents résultats à M. Riffaut, graveur, comme ou peut le voir par deux épreuves du portrait d’une jeune femme, que M. Chevreul met sous les yeux de l’Académie. »
1855, 14 de Março
JOURNAL DES ARTS DES SCIENCES ET DES LETTRES
Nº 1
Pags. 7-8
*

La photographie est devenue un art nouveau: on a trouvé le moyen de substituer le papier à la plaque métallique et d'éviter ainsi le miroitage de celle-ci. Le papier, imprégné de sels d'argent, reçoit et retient l'image ; mais cette image est négative, c'est-à-dire que les blancs sont à la place des noirs, et réciproquement. Talbot eut l'idée de se servir de cette image négative comme d'une matrice, pour obtenir, par simple application sur un autre papier sensible, une suite indéfinie d'épreuves avec redressement des teintes. Pour cela il suffit de rendre transparente l'épreuve négative à l'aide d'une couche de cire, puis de l'appuyer sur le papier sensible, ce qui se fait à l'aide d'une glace passant sur l'épreuve, et, enfin, d'exposer le tout au soleil. On obtient ainsi deux à trois cents épreuves.
M. Martin, de Versailles, est parvenu à rendre sensible à l'action de la lumièreun vernis dont il recouvrait les planches d'acier ou de cuivre des graveurs; on peut recevoir alors directement sur la planche le dessin photographique, et l'artiste n'a plus ensuite qu'à graver en suivant le trait.
On a été plus loin: MM. Niepce, de Saint-Victor et Talbot, après de nouveaux essais, ont réussi à obtenir, en peu de minutes, des gravures exécutées sur la planche, directement part l'action même de la lumière, qui fait à la fois ainsi l'office du dessinateur et le travail du graveur.
Les procédés à l'aide desquels on peut multiplier les épreuves photographiques ont déjà produit d'importantes collections en France.
MM. Louis Rousseau et Déveria ont fait paraître, en août 1853, la première livraison de la Photographie zoographique, ou reproduction des animaux rares du Muséum d'histoire naturelle. Tous les plus petits détails y sont reproduits.
MM. Bisson frères ont reproduit des vues de Paris; M. le comte Aguado a donné une collection du Berry; M. Baldus celle de l'Auvergne. La Commission des Monuments historiques a chargé plusieurs photographes habiles de missions pour copier des ruines et des monuments importants. M. Bayard, auquel la photographie doit quelques progrès, a exécuté des copies de statues et de bas-reliefs pleins d'effets et de vérité. Dans une série d'épreuves, MM. Baldus et Marville ont réuni des sculptures du Louvre et de Versailles. M. Benjamin Delessert a montré tout le parti qu'on pouvait tirer de la photographie pour reproduire des estampes rares et précieuses, en donnant celles des gravures de Marc-Antoine Raimondi qu'il possède, et en complétant l'oeuvre du célèbre graveur bolonais par ses recherches. L'oeuvre de Rembrand nous a été donnée par MM. Bisson frères.
D'intelligents photographes ont su appliquer ces procédés à la reproduction des tableaux. M. Bayard a fait des copies d'après M. Guet, et M. Baldus celle de la Mort de François d'Assise, tableau de M. Léon Bénouville, du Buveur de bière de M. Meissonnier et d'un paysage de M. Mercey. Enfin, M. Lesecq a exécuté récemment une série d'épreuves de tableaux estimés.
Les sciences doivent tirer un grand avantage de la photographie. Dans les épreuves microscopiques de Bertsch on voit des détails imperceptibles à l'œil, tels que le duvet qui recouvre les pattes d'une puce; et l'on peut compter toutes les divisions de l'oeil multiple d'une mouche.
M. le comte de Montizon a obtenu à Londres d'admirables épreuves d'après les animaux vivants du Zoological de Garden. MM. Disderi et Baldus ont photographié avec adresse divers animaux au dernier Concours agronomique du Champ-de-Mars, dont ils ont rendu, non-seulement les plus petits détails, mais encore la physionomie et l'attitude particulières.
Les explorateurs des contrées lointaines trouvent dans la photographie un moyen nouveau de rapporter les vues des sites et des monuments qu'ils remarquent; l'appareil photographique, plus simple aujourd'hui, leur donne un résultat aussi prompt qu'exact. Ainsi, MM. le baron Gros et Tafferau en ont tiré un heureux parti, le premier en Orient, le second au Mexique.
Il est à remarquer que dans les récentes épreuves, le travail photographique se fait par le moyen de la lumière elle-même sur la planche d'acier ou de cuivre, procédé expéditif, sûr, et qui n'exige que quelques retouches.
Nous ajouterons qu'une association d'artistes photographiques s'est formée à Paris, sous le titre de Société française de photographie, dans le but de contribuer au progrès de cet art.
GUYOT DE FERE

segunda-feira, 3 de agosto de 2009

1855, 16 de Março
*
VICTOR REGNAULT, é eleito presidente da Société Française de Photographie (ocupará este cargo até 1868).
1855, 19 de Março
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 12
Pag. 642, 643
*
M. E. DE POILLY adresse, de Boulogne, deux portraits photographiques sur collodion, exécutés d’après un procédé qu’il a décrit dans une Note déposée, sous pli cacheté, à la séance du 28 février dernier.
« Pour faire juger, dit l’auteur, de la sensibilité du collodion Poilly, il suffira de dire qu’aprés quatre heures de préparation des plaques, il a fallu moins d’une seconde pour obtenir celui des deux portraits qui a été exécuté en plein soleil, et dix secondes environ pour celui qui a été fait à l’ombre. Je me propose d’envoyer à l’Académie très-prochainement des résultats plus importants, et j’aurais été en mesure de le faire, comme je l’annonçais en envoyant mon paquet cacheté, si je n’avais été détourné de mes travaux par une perte de famille des plus douloureuses. Je poursuivrai ces recherches; car le nouveau procédé est le complément de mon « Procéde sur collodion sec au moyen de la cérine et du sucre de miel incristallisable. » Pour ce dernier, la priorité d’invention, qu’on a voulu me disputer, m’est assurée par la Note dont l’Académie a bien voulu accepter le dépôt dans sa séance du 7 novembre 1853. Dans ma nouvelle Note, dont je demande aujourd’hui l’ouverture, on remarquera la composition de mon bain de fer; comme le rôle de ce bain est très-important, j’ai voulu, dans le cas où je ne me serais pas suffisamment expliqué sur le mode de préparation, permettre cependant à la Commission d’essayer l’effet du liquide convenablement préparé, et j’en envoie un flacon en mème temps que les deux épreuves.
« Conformément à la demande de M. E. de Poilly, le paquet cacheté, déposé le 28 février dernier, est ouvert séance tenante. La Note qui y est contenue a pour titre : « Nouveau perfectionnement pouvant s’appliquer avec avantage au procédé humide et sec (collodion Poilly), procédé donnant des épreuves nacrées positives pouvant servir pour négatives.
»La Note et les épreuves sont renvoyées à l’examen d’une Commission composée de MM. Pouillet et Séguier.
1855, 25 de Março
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 12
Pag. 94
*
GRAVURE HÉLIOGRAPHIQUE. - L'infatigable , M. Niepce de Saint-Victor a cherché à remplacer l'eau forte dans la gravure héliographique sur acier par un mordant qui agisse sur le métal sans attaquer le vernis. L'eau saturée d'iode à une température de dix a quinze degrés au plus, est ce qu'il a trouvé de mieux.
On commence la moisure en couvrant la plaque d'eau iodée, puis, après dix à quinze minutes, on renouvelle le liquide; une partie a dû se combiner à 1'acier en formant un iodure de fer et l'autre s'est volatilisée; de sorte qu'il est important de changer deux ou trois fois l'eau iodée, jusqu'à ce qu'on juge la plaque suffisamment mordue. La morsure se fait lentement, elle ne serait jamais assez profonde si on ne terminait par l'emploi d'une eau faiblement acidulée.
L'habile graveur, M. Riffaut, a oblenu de très-heureux résultats de l'emploi de ce procédé; on a pu en juger par deux épreuves du portrait de Madame Arsène Houssaye que M. Chevreul a présentés à l'Académie.
1855, 2 de Abril
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES

Janvier-Juin
T. XL
Nº. 14
Pag. 774
*
M. IS GEOFFROY-SAINT-HILLAIRE présente à l’Académie une gravure héliographique faite par les procédés de M. Niepce Saint-Victor, et représentant les Yaks arrivés en France il y a un an, d’après un dessin de Mademoiselle Rosa Bonheur. Chargés, par la Société impériale d’Acclimatation, du soin de reproduire ce beau:dessin, M, et Mme Riffault, malgré les difficultés toutes spéciales de cette tâche, sont parvenus à le reporter sur acier et à obtenir une gravure héliographique qui est un véritable fac-simile de l’original.
M Geoffroy-Saint-Hilaire rappelle, à cette occasion, que plusieurs autres gravures héliographiques, dues aux mêmes artistes, ont déjà été présentées à l’Académie par M. Chevreul.
1855, 8 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 14
Pag. 111
*
LA PHOTOGRAPHIE EN PLEINE MER. - Un jeune officier de marine, qui porte un nom cher à la photographie, M. Henri Claudet, l'un des fils du célèbre photographe de Londres, au retour d'un long voyage transatlantique, adresse au rédacteur en chef de la Lumière une épreuve des plus intéressantes. Elle a été faite en pleine mer, à bord du navire que M. H. Claudet commandait en second, la Belle-Assise, qui transportait en Amérique quelques centaines d'Allemands. Le bâtiment filait à peu près sept milles à l'heure, étant environ vers le 26º latitude nord.
« Qu'on se figure, dit M. Ernest Lacan, une foule d'hommes, de femmes, d'enfants dans toutes les attitudes, dans tous les costumes, réunis sur le pont mouvant d'un bâtiment que le flot incline, et reproduits avec autant de netteté et d'exactitude que s'ils avaient posé un à un devant l'objectif. Tous vivent sous le regard qui les observe: l'un pense, la tête appuyée sur sa main; l'autre allume sa pipe; ces deux-là causent; celui-ci rit aux éclats; un enfant sourit aux anges en remuant son hochet; une jeune femme, à demi couchée près de lui, penche sa tête charmante pour regarder son bonnet qui vient de se détacher et qu'une autre jeune femme ramasse. Toutes ces physionomies sont saisissantes de vérité. Au-dessus de ces groupes, qui se perdent dans l'éloignement, les voiles se gonflent, les mâts se dressent comme des colonnes, les cordages se tendent comme les réseaux d'un immense filet. Tout cela est d'une netteté si parfaite, que l'on oublie complétement, en regardant cette vue, qu'elle a été prise au beau milieu de l'Océan, entre deux vagues, et pendant que passagers et navire s'en allaient d'un continent à l'autre. «

1855, 8 de Abril - L’Ami des Sciences

1855, 8 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 14
Pag. 111
*
Exposition PHOTOGRAPHIQUE. – M. le secrétaire de la Société internationale d’industrie d’Amsterdam, nous adresse le PROGRAMMÉ D’UNE EXPOSITION d’épreuves photographiques, gravures héliographiques et appareils pour photographie, qui sera ouverte le 23 de ce mois, dans les salles de la Société ARTI ET AMICITIÆ, à Amsterdam, et durera six semaines. Le défaut d’espace nous empêche de transmettre en entier à nos lecteurs cette invitation à laquelle s’empresseront de répondre tous ceux qui s’occupent sérieusement de photographie ; on en trouvera le programme dans le nº du 24 mars de La Lumiére ; nous donnerons du moins le paragraphe 3.
« § 3. Sont accordées des médailles par la Société INTERNATIONALE D’INDUSTRIE (au nombre de huit en argent, et de vingt-quatre en bronze), avec mention honorable, aux exposants d’épreuves et d’instruments compris dans une des catégories susnommées, pour les obets remarquables par leur supériorité, invention et utilité, sur le rapport d’un jury nommé à cet effet par les directions respectives. »
1855, 9 de Abril
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 15
Pag. 862
*

M. OSCAR GOLDBERG annonce de Berlin avoir fait une découverte qui doit constituer pour la photographie un trés-notable progrés. Il désirerait faire hommage de sa découverte à la France qui a vu naître cet art merveilleux et qui, ayant noblement récompensé l’invention, jugerait peut-être les perfectionnements dignes aussi de quelque récompense.
L’Académie accueillerait avec bienveillance les communications que jugerait convenable de lui faire M. Goldberg , mais ne peut prendre d’autre engagement que de les faire examiner par une Commission.
1855, 15 de Abril
L’AMI DES SCIENCES

T. I
1er ANNÉE
Nº 15
Pag. 120
*
Les journaux racontaient, il y a peu de jours, un fait qui prouve une fois de plus l’utilité de la photographie.
Un malfaiteur avait été arrêté. Examen attentif, confrontations, interrogations, recherches dans les dossiers de la police, rien ne put faire reconnaître son identité ; et pourtant il mettait à la cacher un soin qui annonçait de coupables antécédents. Enfin, en désespoir de cause, on eut recours à la photographie. Le portrait du prisonnier fut tiré à plusieurs exemplaires, et envoyé aux commisaires de polices des villes où l’on présumait qu’il avait résidé ; ce moyen eut un plein succès. Les agents de police de Nantes reconnurent dans cette épreuve les traits d’un malfaiteur dangereux, à la recherche duquel ils étaient depuis longtemps. Nous espérons que ce succés fera adopter définitivement le système de photographie signalétique proposé par M. Moreau-Christophe et si habilement exposé dans le journal La Lumière, par M. Ernest Lacan.
1855, 22 de Abril
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 16
Pag. 125
*
GRAVURE SUR SAVON. - M. Fergusson-Branson (de Sheffield) s'est occupé pendant plusieurs années de chercher une substance qui puisse être avantageusement substituée au bois dans la gravure; et d'après le Journal of the Franklin Institute, le savon lui a enfin fourni ce qu'il cherchait. Voici la manière de s'en servir :On exécute une gravure sur une plaque de savon bien poli, ce qui se fait aussi vite et aussi facilement qu'un dessin au crayon sur une feuille de papier. Chacun des traits produits ainsi est clair, net et parfaitement défini d'après le Journal. Lorsque le dessin est terminé, on prend une empreinte à sa surface, en moulant au moyen du plâtre, ou mieux encore, en pressant la feuille de savon avec de la gutta-percha fondue. On peut employer aussi, dans ce but, de la cireàb cachcter fondue. L'auteur n'a pas essayé l'emploi des moules en soufre, mais il est probable qu'ils donneraient de bons résultats. Cette épreuve, en plâtre, gutta-percha, etc.; étant ainsi obtenue, on en rend la surface conductrice, et l'on y fait déposer du cuivre galvanoplastique par les procédés ordinaires. Le burin que l'on emploie est une aiguille en ivoire. Ce procédé peut avoir une certaine importance; simplifiant la gravure, la ramenant presque à un dessin, il en diminuerait beaucoup le prix de revient, et, par suite, permettrait aux industriels d'employer les artistes les plus habiles pour obtenir des modèles, qui ne sont aujourd'hui que des reproductions souvent défectueuses. L'impression sur tissus, la fabrication des papiers peints, la reliure, la fabrications des porcelaines pourront utilement expérimenter ce procédé.L'auteur termine ainsi la description qu'il donne de sa découverte : « Pour prouver que l'on peut obtenir sur une plaque de savon les détails les plus déliés, aussi bien que les touches les plus fortes et les plus vigoureuses, je dirai-que j'ai fait copier par ce moyen une eau-forte de Rembrandt ; on a pris l'empreinte du savon au moyen de la gutta-percha, et, après avoir reproduit la gravure positive, en prenant une épreuve galvanoplastique sur la gutta-percha, on a obtenu une gravure qui, en dé1icatesse, différait très-peu de l'eau-forte originale. «

1855, 6 de Maio - L’AMI DES SCIENCES

1855, 6 de Maio
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 18
Pag. 144
*
EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE.- La Société française de photographie, présidée par M. Regnault, de l'Institut, ouvrira, le 1er juin, dans ses salons de la rue Drouot, 11, une exposition publique d'œuvres, d’appareils et de produits appartenant à toutes les branches de l'art photographique. MM. les artistes, amateurs et fabricants français et étrangers, sont priés de faire leurs envois avant le 20 mai, selon les réglements insérés dans le bulletin mensuel de la Société. Toutes les demandes concernant la Société, son bulletin et l'exposition, doivent être adressées franco, rue Drouot, 11, au secrétariat qui est ouvert tous les jours de 10 h. à 5 h.
1855, 7 de Maio
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES

Janvier-Juin
T. XL,
Nº. 19
Pag. 1086
*
M. GEOFFRAY fait hommage à l’Académie d’un exemplaire de son ouvrage sur les papiers employés pour la photographie, et joint à cet envoi une série d’images photograhiques obtenues par la voie sèche sur des papiers préparés à la ceroléine.
1855, 21 de Maio
COMPTE RENDU DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Janvier-Juin
T. XL
Nº. 21
Pag. 1153, 1154
*
M. TAUPENOT, professeur de physique au Prytanée militaire de la Fléche, fait connaître une modification qu’il a apportée au procédé de photographie sur collodion, modification qui a, dit-il, pour résultat de donner une grande solidité au cliché sans en diminuer aucunement la transparence et sans nuire à la pureté des lignes.
(Renvoi à l’examen de M. Chevreul.)
1855, 27 de Maio
L’AMI DES SCIENCES
T. I
1er ANNÉE
Nº 21
Pag. 168
*
Bombay a aujourd'hui une Société photographique, laquelle publie un journal dont deux numéros ont paru. « On ne peut douter, dit une publication anglaise (Notes and queries), que cette association ne fournisse les moyens de recueillir de précieux documents sur les antiquités et les curiosités de notre empire du Levant, et de familiariser ceux mêmes de nos compatriotes qui n'ont jamais quitté leurs foyers, avec les scénes majestueuses de l'Inde et les caractères des races diverses qui l'habitent. » II sera curieux, ajoute la Lumière, de constater les différences qui devront nécessairement exister entre les procédés employés sous le ciel brûlant de l'Inde, et ceux que pratiquent les photographes en Europe. C'est la un sujet d'études dont les résultats peuvent avoir une grande importance pour les progrès de la science.