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sexta-feira, 13 de março de 2009

1896, 17 de Fevereiro - Compte Rendu des Séances de L’Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CXXII
Nº. 7
Pag. 404, 405, 406
*
PHYSIQUE APPLIQUÉE. - Sur une application nouvelle de la photographie et du phénakisticope; par M. Georges Guéroult.

M. G. Guéroult demande l'ouverture d'un pli cacheté, déposé par lui le 11 juin 1889. Ce pli, ouvert en séance par M. le Président, contient la Note suivante.

« La Photographie instantanée a permis d'opérer, pour ainsi dire, l'analise des mouvements rapides, et de nous révéler ainsi, dans ces mouvements, des phases qui, en raison de l'imperfection des organes visuels, nous avaient toujours échappé (études de Muybridge sur le galop du cheval, de Marey sur la course, le saut, lc vol, ctc.). Mais, à ma connaissance, personne ne s'est occupé du problème inverse, je veux dire de la synthèse des différentes phases d'un mouvement trop lent pour être sensible à notre vue.
« Prenons, par exemple, la croissance d'une plante, d'un enfant, des cheveux, de la barbe; à de certains moments assez espacés, nous constatons bien un accroissement notable, mais nous ne nous faisons aucune idée de l'allure du phénomène dans l'intervalle de ces momcnts. Il me paraît évident que, si notre vue était assez subtile pour nous permettre de voir l'herbe pousser, nous serions en mesure de découvrir des particularités qui aujourd'hui nous échappent. Nous aurions peut-être même ainsi l'intuition de lois encore ignorées, comme celle que peut fournir la courbe qui réunit un certain nombre de points représentatifs d'un phénomène.
» Je suppose que, à des intervalles de temps déterminés, on prenne la photographie d'un haricot ou d'un rosier, pendant une certaine période de la vie de la plante. Si l'on dispose les photographies ainsi obtenues sur le cylindre d'un phénakisticope, soit circulairement, soit suivant une hélice convenablement choisie, ct qu'on fasse tourner lc cylindre avec une vitesse suffisante, on verra la croissance de la plante s'opérer graduellement. En prenant les photographies à des intcrvalles de plus en plus rapprochés, on aura une image, de plus en plus précise, du mouvement de croissance, de sa rapidité, de la concomitance ou de l'a1ternance de l'accroisscment de certaines parties, etc.
» Sans doute, en altérant dans une proportion détcrrninéc l'une des variables indépendantes, le temps, on modifie la forme du mouvement, mais, par analogie avec les courbes et les surfaces de la Géométrie analytique, il est permis d'espérer qu'on n'en altère pas la naturc et la loi. En tout cas, on connaît exactement le quantum de la déformation produite; il est donc possible d'en tenir compte dans les raisonnements et les déductions.
« On sait que, dans le phonographe, en donnant au cylindre une rotation plus ou moins rapide, on peut à volonté mcttre la même phrase dans la bouche d'un soprano suraigu ou d'une bassc profonde. Avec l'instrument dont j'ai indiqué le principe dans une Communication précédente et qu'on pourrait appeler le photocinégraphe,en changeant à volonté la durée de la rotation du cylindre du phénakisticope, il serait possible de donner a un mouvement lent les apparences d'un mouvement rapide et inversement (1) ([i]).
([i]) (1) Une autre expérience, d'un caractère assez nouveau, pourrait être faite avec les photographies de la plante ou de l'animal, dont on aurait étudié la croissance. Si l'on tournait en sens inverse le cylindre de ce photocinégraphe, on verrait se produire en sens inverse les phénomènes de la croissance: on verrait les fleurs se fermer, redevenir boutons, puis bourgeons, puis disparaître; on verrait la tige se rapetisser et finir par rentrer sous terre. Bref, on pourrait, avec le photocinégraphe, se donner la satisfaction jusqu'ici inconnue de voir rajeunir les choses, on du moins leur image.

1896, 9 de Março - Compte Rendu des Séances de L’Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CXXII
Nº. 10
Pag. 609, 610, 611
*
PHOTOGRAPHIE. - Photographie en couleurs; substitution de couleurs organiques à l'argent réduit des epreuves photographiques. Note de M. Georges Adolphe Richard, présentée par M. H. Becquerel.

« Les essais tentés jusqu'a ce jour pour obtenir par synthèse des épreuves positives durables ne semblent pas avoir conduit à une méthode pleinement satisfaisante. Autant il est facile d'avoir les trois négatifs (Ducos du Hauron) correspondant à chacun des monochromes élémentaires, jaune, rouge et bleu, du sujet, autant il est difficile d'obtenir avec ces trois négatifs un positif sur verre irréprochable, dont les couleurs soient pures et fixes.
» MM. Lumière, dans une récente Communication à la Société française de Photographie et intitulee La Photographie des couleurs, ses méthodes et ses résulats, ont exposé l'état actuel de la question. Après avoir rappelé la découverte mémorable de M. Lippmann qui a conduit à la méthode directe, MM. Lumière ont relaté les essais très complets qu'ils ont faits par la méthode indirecte. D'après ces auteurs, cette dernière méthode n'a pas encore donné des épreuves positives parfaites au point de vue de la stabilité des teintes.
« Les recherches que nous venons d'entreprendre nous-même, dans une voie toute nouvelle, nous ont amené à une conclusion différente. La substitution des couleurs à l'argent réduit nous a permis d'obtenir des épreuves fixes, à tons purs et identiques à ceux du modèle.
« Voici comment nous procédons:
« Nous faisons la sélection des trois couleurs élémentaires d'après le procédé Ducos du Hauron; nous avons ainsi trois négatifs, dont nous tirons les contretypes sur trois supports différents, émulsionnés au gélatino-bromure. Ces épreuves nous donnent en noir les intensités relatives des rouges, des jaunes et des bleus du sujet. Puis nous substituons à l'argent réduit, contenu dans la gélatine de ces positifs ordinaires, une matière colorante organique, rouge pour l'un d'eux, jaune pour l'autre et bleu pour le troisième. La superposition de ces trois monochromes donne toutes les finesses de tons du sujet.
« La substitution d'une couleur organique à l'argent réduit peut être réalisée:
« 1º Par la transformation chimique du dépôt argentique en un sel capable de fixer ou de précipiter la couleur que l'on veut employer: le positif ainsi mordancé ne retient la couleur qu'aux endroits antérieurement noirs, et cela proportionnellement a l'intensité de ces noirs;
« 2º Par la transformation de l'argent en un sel capable de réagir sur les dérivés de la houille, pour former ainsi sur place des couleurs organiques artificielles.
« Ces deux modes de substitution, où les réactions chimiques contribuent seules au résultat, n'ont rien de commun avec les procédés employés jusqu’à ce jour, puisque la lumière n'intervient pas dans la formation ou la fixation de la couleur.
« Les clichés positifs sont faits sur plaques et pellicules au gélatinobromure, que l'on trouve partout dans le commerce: l'obtention de ces épreuves ne nécessite donc aucune indication particulière. Disons, toutefois, que l'une d'elles est faite sur pellicule et que les deux autres sont faites sur verre. L'une de ces dernières doit reproduire l'image inversée du sujet, de façon que les deux clichés sur verre soient superposables lorsque leurs surfaces gélatinées sont mises en regard. Le positif sur pellicule est destiné à être placé entre les deux autres.
» Le repérage ne présente aucune difficulté; l'indépendance des monochromes le rend des plus simples et pcrmet en outre d'apprécier la valeur de chacun des clichés avant de passer à leur coloration, facilité qui n'existait pas dans les procédés employés antérieurement. Ainsi, dans la méthode par les trois couchages successifs sur un même support, il est rarement possible de tirer parti d'une épreuve dans laquelle domine une des couleurs élémentaires. Supposons que l'un des monochromes qui se trouvent en dessous ne soit pas à sa valeur, ce dont on ne s'apercevra qu'après l'achèvement du troisième monochrome: l'ensemble est inutilisable et l'on n'a plus d'autre ressource que de recommencer la série des opérations. Au contraire, nous avons toute latitude pour modifier on changer nos épreuves colorées, puisqu'elles ont toutes trois un support particulier.
« Notre méthode nous paraît avoir, sur les bichromatages successifs employés d'abord par MM. Lumière, l'avantage de ne nécessiter aucune préparation spéciale de la gélatine: on fait usage de plaques et de pellicules du commerce. Elle n'a pas l'inconvénient du procédé au diazosulfite de fer ([i]), auquel ils ont depuis eu recours: les couleurs de nos épreuves sont d'une stabilité absolue, tandis que les images au diazosulfite sont mal fixées et ne se conservent pas. «
([i])
1896
16 de Março
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. CXXII
Nº. 11
Pag. 687
ERRATA
_

(Séance du 9 mars 1896)

Note de M. Georges-Adolphe Richard, Photographie en couleurs :

Page 610, ligne 1 en remontant et page 611, ligne 1, au lieu de diazosulfite de fer lisez diazosulfite de Feer.

1896, 1 de Maio - La Magasin Pittoresque

LE MAGASIN PITTORESQUE
2e. Série
64e Année
T. XIV
Pag, 143, 144
*
LA PHOTOGRAPHIE PAR LA FOUDRE

L'étincelle électrique est peu de chose auprès de l'éclair, cette manifestation lumineuse de la foudre, on ne peut donc s'étonner que les fameux rayons X aient eu des prédécesseurs dans l'arme du divin Jupiter.
Dès 1861 M. Poey, alors directeur de l'observatoire de la Havane, relatant dans 1'Annuaire du Cosmos les plus célèbres observations d'images faites par la foudre, notait que quelquesunes de ces images s'étaient produites à travers des corps opaques. La découverte de M. Rœntgen donne une actualité aux observations faites, on peut dire depuis des siècles, au sujet des photographies du terrible météore. Nous avons éliminé à dessein celles qui prêtaient à discussion pour citer seulement les plus démonstratives, celles qui s'appuient sur l'autorité de savants indiscutables ou qui ont été l'objet de communications à des sociétés scientifiques. II n'est pas douteux que la connaissance des résultats obtenus par les rayons X conduira les sceptiques d'hier à un examen plus soigneux de faits qui se sont reproduits trop souvent pour pouvoir sérieusement être niés. Notre premiére observation est due au professeur Orioli de Corfou:
En septembre 1825, la foudre tomba sur un brigantin Il Bon-Servo, à l'ancre dans la baie d'Almiro, à l'entrée de l'Adriatique. Un matelot rapiéçait une chemise, assis sur une caisse, au pied du mât de misaine lorsque la foudre atteignit le mât et tua le matelot.
On ne put voir ni brûlure, ni déchirure sur les habits. Mais après avoir déshábillé le cadavre, on remarqua sur son dos une trace légère et noire qui partait du cou et se terminait aux reins. Là, était imprimé un fer à cheval parfaitement distinct et de la même grandeur que celui cloué sur le mât, suivant l'usage des marins superstitieux de l'Ionie.
Les comptes rendus de l'Académie des sciences relatent des observations dans lesquelles des fleurs, des feuilles et même un arbre tout entier, ont été ainsi imprimés sur le tronc d'individus foudroyés. L'une d'elles, est due à Franklin.
Le docteur Lebigue, maire de Nibelle (Loiret), a relaté dans le Moniteur Universel du 9 septembre 1864, un fait de ce genre.
« Le 4 du mois, vers dix heures et demie du matin, trois ouvriers étaient occupés à cueillir des poires à deux cents métres du village lorsque la foudre tomba sur le poirier. L'un des ouvriers à ce moment auprès de l'arbre fut tué, les deux autres qui étaient sur le poirier furent jetés à terre et restèrent quelque temps sans connaissance. Quand ils revinrent à eux, ils ne purent remuer les jambes et on fut obligé de les transporter à leur domicile. Chose merveilleuse, l'un d'eux avait des branches et des feuilles de poltier très distinctement daguerréotypées sur la poitrine. Louis Figuier a rapporté dans la Presse du 15 septembre 1860, un fait analogue survenu à Lappion (Aisne). La foudre avait photographié sur le dos d'une femme, un arbre avec toutes ses feuilles.
D'autre part, Raspail raconte qu'un enfant étant monté sur un peuplier pour y dénicher un nid d'oiseau, la foudre éclata et jeta l'enfant sur le sol. Le pauvre malheureux portait sur la poitrine le décalque du peuplier sur un rameau duquel on distinguait même fort bien le nid convoité.
En septembre 1857, un paysan de Seine-et-Marne qui gardait une vache, fut foudroyé sous un arbre. Quelques soins empressés lui rendirent l'existence; mais en écartant les vêtements pour le secourir, on aperçut parfaitement gravée sur sa poitrine, l'image de la vache.
Nous avons à dessein marqué par des italiques les deux observations ou la photographie s'est faite à travers des vêtements restés intacts. Il existe un exemple de matiére plus opaque traversée par les rayons de l'électricité atmosphérique.
En 1812, à quatre milles de Bath (Angleterre) se trouvait un bois au milieu duquel reposaient six moutons qui furent tous tués par la foudre. Lorsqu'on voulut les dépouiller on observa sur le côté intérieur de chaque peau ou entre le cuir et la chair de ces moutons un facsimilé d'une portion du paysage d'alentour si fidélement reproduite que l'on pouvait y distinguer jusqu'aux accidents de terrain. Ces peaux furent exposées en public dans laville de Bath.
Ces images photo-électriques ou keraunographiques, suivant l'expression d'un des hommes qui les ont le mieux étudiées, le Dr Boudin, sont pleinement acceptées par le savant DrTourdes dans son article du Dictionnaire encyclopédique. Il regrette seulement que la dissection de la peau et un examen plus complet des caractères physiques et chimiques de ces taches n'aient pas été faits. Cette absence de renseignements laisse un doute sur leur nature.
II semble dans une observation au moins qu'il y aurait eu transport de matiére colorante. La foudre aurait réalisé, dès 1795, le problème de la photographie colorée. Bernhold rapporte en effet que cette année la foudre tomba dans la maison d'un pasteur et que sa femme fut légèrement atteinte; mais chose singuliére, on vit comme imprimée ou peinte sur le bras droit, vers le coude, une fleur rouge semblable aux fleurs rouges de la robe.
Il nous semble, en réalité, que les images produites par la foudre peuvent être divisées en deux groupes. Dans le premier qui comprendrait tous les exemples donnés jusqu'ici, sauf le dernier, il y aurait production d'une véritable photographie. Une expérience bien connue de Groves donne une idée de ce qui peut se produire.
Le célébre physicien découpait avec des ciseaux une feuille de papier de façon à y figurer par des vides le nom de Volta. Puis, plaçant cette feuille entre deux plaques de verre, il faisait passer dans celles-ci l'étincelle d'une bobine de Ruhmkorf. En regardant ensuite le verre on n'y voyait d'abord aucune trace de caractères, mais en l'exposant à des vapeurs fluorhydriques le nom de Volta apparaissait nettement. La peau n'offre-t-elle pas me bien autre sensibilité que le verre?
Dans le second groupe, au contraire, l'opération produite se rapproche plutôt de la typographie. Le cas de Bernhold en est le type. Nous en rapprocherons ceux où l'on a constaté sur la peau l'empreinte d'objets métalliques qui étaient en contact immédiat ou presque immédiat avec elle (médailles, pièces de monnaie).
Le Journal des Savants de 1790 renferme un exemple trés curieux d'un fait analogue: La foudre étant tombée sur l'église de Lagny, 1'éclair imprima en un instant sur la nappe de l'autel, les paroles de la consécration imprimées en noir sur le missel (qui pridie quam pateretur) en omettant les mots imprimés en rouge (hoc est corpus meus et hic est sanguis).
L'enduit emprunté dans ces cas à un corps pulvérisé, qui est quelquefois placé à une distance très éloignée, peut alors être enlevé par le lavage, tandis que celui-ci ne modifie en rien les images photographiques. La coloration peut être due aussi à une extravasation sanguine et présenter l'aspect d'arborisations vasculaires.
Dans certains cas la photographie au lieu de s'opérer sur le corps de l'homme ou des animaux peut, au contraire, être la reproduction de ce corps sur une surface quelconque. Le professeur Henri a rapporté à l'Association américaine, en 1850, après une sérieuse enquête le fait suivant: Une personne ayant été tuée par la foudre au moment où elle était debout prés d'un mur blanchi à la chaux, on vit sur ce mur l'image de la personne dessinée en couleur sombre.
Tous ces exemples sont extrêmêment curieux, l'avenir nous apprendra l'interprétation exacte qu'il convient de leur donner. L'expérience nous prouve chaque jour que le scepticisme scientifique est et doit être tout autre chose qu'un septicisme négatif.
Dr Galtier Boissière.

1896, 4 de Maio - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CXXII
Nº. 18
Pag. 1017, 1018
*
OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE. - Sur un procédé de photographie de la rétine. Note de V. Guinkoff.

« Il y a quelque temps déjà, en m'occupant des maladies des yeux, je fus frappé des avantages qu'offrirait, pour l'observation clinique et pour l'étude de la région rétinienne en général, la possibilité d'en fixer l'image au moyen de la photographie. Ne pourrait-on pas photographier la rétine? et de quelle maniére? Tel est le problème que je me suis posé.
» Pour photographier un objet quelconque, il faut deux choses: 1º un appareil photographique; 2º cet objet, convenablement éclairé.
« L'appareil est un appareil photographique ordinaire; quant à l'objet, la rétine dans notre cas, nous pouvons bien l'éclairer par la méthode ophtalmoscopique due à Helmholtz, mais il nous est impossible d'en fixer l'image sur la plaque photographique. Tout revient donc à trouver un moyen d'échirage approprié, qui nous permette d'amener l'image de la rétine sur la plaque sensible.
» Après de nombreux essais, je suis parvenu à construire un appareil avec lequel j'ai pu prendre divers clichés de la rétine. Parmi ceux-ci, ceux que j'ai l'honneur de présenter à l'Académie ont été pris par l'auteur sur la rétine de son oeil gauche. Un examen, même superficiel, montrera les résultats très satisfaisants auxquels je suis arrivé. La papille, la macula, les vaisseaux visibles à l'ophtalmoscope sont très nettement reproduits. Je compte apporter très prochainement certaines améliorations à mon appareil, notamment en ce qui concerne l'augmentation du champ d'éclairage, ce qui me permettra de prendre d'un coup la presque totalité du fond de l'oeil, mais il m'aurait déjà été possible d'arriver à de meilleurs résultats, si j'avais pu disposer d'appareils photographiques perfectionnés, sans parler de l'habileté professionnelle qui me fait défaut dans une certaine mesure.
» Je me permets de faire observer les avantages que peut avoir ma méthode au point de vue clinique. Non seulement il est possible de fixer l'image de la rétine dans un temps très court, la pose moyenne étant de deux secondes environ, mais encore l'appareil peut servir comme ophtalmoscope, car il est facile d'observer la rétine sur l'image projetée sur la plaque dépolie. Cette dernière particularité présente l'avantage que de nombreux observateurs peuvent se rendre compte en même temps des faits observés, alors que les ophtalmoscopes les plus perfectionnés ne permettent qu'à trois observateurs au maximum d'observer en même temps.
« J'observe encore que la fatigue n'est pas supérieure pour le sujet opéré à celle provoquée par l'observation à l'ophtalmoscope, comme j'ai pu m’en rendre compte par les poses que j'ai subies moi-mème.
« II est inutile de rechercher, comme dans la photographie ordinaire, la mise au point de l'appareil. La distance de la plaque sera déterminée d'avance par le pouvoir réfringent de l'œil, qui est connu parfaitement par les moyens ordinaires. Et ce point est à considérer, en raison de la fatigue qu'occasionnerait pour le sujet la mise au point directe. L'appareil étant réglé d'avance, il suffit d'en approcher l'œil à la distance convenable pour qu'on prenne immédiatement le cliché. »

1896, 18 de Maio - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CXXII
Nº. 20
Pag. 1155

*
M. S. Claparède adresse une lettre relative au procédé qu’il emploie pour animer d’un mouvement rapide une série d’épreuves photographiques successives.

1896, 26 de Maio - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CXXII
Nº. 21
Pag. 1228, 1229
*
PHYSIOLOGIE. - Sur la photographie de la rétine. Note de M. Th. Guilloz, présentée par M. d'Arsonval.

« Dans une Note recemment parue aux Comptes rendus (1) ([i]), M. V. Guinkoff annonce qu'il s'est posé le problème de la photographie de la rétine. De nombreuses tentatives ont déjà été faites dans cette voie, et, pour ne citer que les plus importantes, je rappellerai celles de Noyes et Sinclair (1862), Roserbrugh (1864), Dor (i884), Jackmann et Werbster, Cohn, Hope (1888), Bagneris (1889), Fick, Gerloff (1891).
« La Note de M. Guinkoff m'engage à signaler, à l'Académie, le procédé que j'ai donné en 1893 (2) ([ii]) et qui m'a permis le premier, je crois, de résoudre la question dans des conditions applicables à la clinique. Cette méthode a déjà été exposée avec tous ses détails (3) ([iii]) , et j'en rappellerai seulement le principe:
« Quand la pupille est dilatée, on peut éclairer le fond de l'oeil et pratiquer l'examen de la rétine au moyen d'une lumière et d'une loupe; on peut donc supprimer le miroir ophtalmoscopique.
» L'observation se fait ainsi sur l'image renversée et c'est cette image que je reprends par l'objectif photographique.
» Au cours de mes recherches, il m'a paru que le temps de pose, si court fût-il, était une condition défavorable, et j'ai dû recourir à l'instantanéité au moyen d'un appareil spécial.
» J'ai l'honneur de présenter à l'Académie seize épreuves instantanées de fonds d'yeux normaux et pathologiques obtenus par ce procédé.
« Ces photographies reproduisent l'image ophtalmologique telle qu'elle apparaît dans l'examen à l'image renversée, avec les reflets de la lentille et de la cornée.
» Un perfectionnement restait a apporter: la disparition de ces reflets qui, cependant, ne sauraient être confondus avec une lésion du fond de l'œil. J'y suis arrivé après plusieurs tentatives, grâce à un procédé nouveau d'éclairage, que j'ai décrit à la Société de Biologie (1) ([iv]), en même temps que je présentais les premiers résultats obtenus.
» Enfin, j'ai établi (2) ([v]) les conditions à remplir pour accroître énormément le champ d'observation dans l'examen à l'image renversée.
« Un appareil, construit sur ces deux nouvelles données par M. Pellin et MM. Poulenc, va être terminé, et j'aurai l'honneur de communiquer prochainement à l'Académie sa description et les résultats qu'il m'aura fournis.
« Je rappellerai également que j'ai donné (3) ([vi]) un procédé de mise au point automatique pour la photographie du fond de l'œil et que, dès mon premier Mémoire, j'avais signalé, en en donnant l'explication, l'innocuité absolue de l'éclair magnésique nécessaire à la prise instantanée de ces photographies (4) ([vii]). «
([i]) (1) Comptes rendus, p. 1017.
([ii]) (2) Société de Biologie, 17 mars 1892.
([iii]) (3) Archives d'Ophtalmologie, août 1893. - Association française pour l'avancement des Sciences. Besancçn; 1893.
([iv]) (l) Société de Biologie, 6 avril 1895.
([v]) (2) Archives d'ophtalmologie, avril 1895.
([vi]) (3) Revue médicale de l'Est, mai 1895.
([vii]) (4) Archives d'Ophtalmologie, août 1893, et Revue médicale de l'Est,1er avril 1895

1896, 8 de Junho - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. CXXII
Nº. 23
Pag. 1363, 1364, 1365
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PHYSIQUE APPILIQUÉE. - Photographie par les rayons de Röntgen d'une balle de 7mm dans le cerveau. Note de MM. E. Brissaud et Londe, présentée par M. Marey.

« La présente Note a pour but de signaler la possibilité d'appliquer les rayons de Röntgen au diagnostic des corps étrangers intracraniens et, en particulier, des projectiles d'armes à feu.

« Le août dernier, M. X... reçut un coup de revolver (calibre 7mm) à bout portant, dans la région moyenne de la bosse frontale gauche. Il affirme n'avoir pas perdu complétement connaissance, mais il lui était impossible de parler ni de faire aucun rnouvernent. Quelques heures plus tard, il répondait par monosyllabes aux questions qu'on lui posait; il avait les yeux fermés, il reconnaissait à leur voix tous ceux qui lui adressaient la parole; il s'efforçait même de leur répondre en anglais, l'idée de répondre en francais ne lui venant pas a l'esprit. Il avait jusqu'alors employé indiffé- remment l'une ou l'autre langue. Lorsqu'il voulut recommencer à parler francais, il n'y put parvenir, et cela dura environ trente-six heures.
» Le Dr Reverdin (de Genève) le vit dix-huit heures après l'accident, et constata une hémiplégie gauche complète, avec une perte de la sensibilité étendue de l'extrémité des doigts au pli du coude. Au-dessus du coude, les réflexes cutanés étaient conservés et toutes les excitations étaient perçues. Aucune tentative ne fut faite pour la recherche de la balle. Le blessé eut pendant neuf jours une fièvre régulièrement décroissante, fiévre n'ayant jamais atteint 39º, sinon le premier jour. Pendant quinze jours, il perdit ses matières et ses urines; puis il recouvra la tonicité des sphincters, sortit de sa torpeur, se remit à manger avec appétit sans avoir éprouvé un seul instant le plus léger trouble de la déglutition, enfin il se leva et apprit a marcher à la faqon des hémiplégiques. La plaie ne fut le siège d'aucune complication, ne donna pas issue à la moindre esquille et fut complètement cicatrisée en moins d'un mois.
» A part la somnolence des premières heures et l'amnésie verbale transitoire exclusivement limitée aux mots francais, l'état psychique ne subit aucune modification. Des accès de fou rire qu'il ne faut pas attribuer à un trouble mental seraient la seule anomalie intellectuelle à signaler si l'on ne savait que ces accès résultent simplement d'une irritation cicatricielle des corps opto-striés au voisinage du genou de la capsule interne.
« Aujourd'hui tout se borne à une hémiplégie gauche spasmodique des deux membres et de la face, sans participation des nerfs facial supérieur, moteur oculaire commun, masticateur. La contracture est de moyenne intensité, malgré l'exagération des réflexes et le clonus du pied; jamais le spasme ne s'est traduit par des convulsions jaksonniennes.

» La pénétration de la balle dans la région frontale gauche n'implique pas que l'hémiplégie actuelle soit le fait d'une lésion de l'hémisphère gauche. La direction de l'arme, d'ailleurs, rend très bien compte du trajet du projectile.
» La balle a perforé le lobe frontal obliquement de gauche à droite, puis, passant en avant du corps calleux et dans le plan même de celui-ci, a traversé l'hémisphère droit d'avant en arrière et de dedans en dehors. Dans ce parcours elle a sectionné 1es fibres de la couronne rayonnante de Reil au-dessus du ventricule latéral (ces fibres sont précisément celles qui forment le faisceau moteur intra-hémisphérique). En arrière, le projectile a respecté les fibres du faisceau sensitif, et l'on comprend ainsi que l'hémiplégie purement motrice ne se soit jamais compliquée d'hémianopie. L'absence de troubles de la déglutition implique que les fibres capsulaires ont été épargnées entre le corps strié et la couche optique. Le rire spasmodique s'explique par une lésion de la partie antérieure du corps strié.
L'aphasie française des premières heures doit être attribuée au traumatisme du lobe frontal gauche. Bref, le trajet de la balle était nettement déterminé par les symptômes. Il n'en était pas moins intéressant de confirmer le diagnostic rationnel par la preuve matérielle d'une biopsie sans exérèse, et c'est cette preuve que viennent de nous fournir les rayons de Röntgen. Les images ont été prises par M. Londe dans le laboratoire de la société l'Optique.
« Si l'image n'a pas toute la netteté désirable, c'est parce que le malade a été pris d'un léger clonus spontané de la tête, dû à la contraction prolongée de ses muscles cervicaux. Mais on distingue parfaitement la silhouette du crâne, la bosse frontale, le sinus frontal, les sinus maxillaires, le rocher, l'os malaire, l'apophyse zygomatique, la cavité orbitaire, etc.
» Le projectile est situé dans la région postérieure, à la hauteur de la deuxième circonvolution temporale, probablement au-dessus de la tente du cervelet. Cette localisation est précisément celle à laquelle aboutit le trajet prévu du projectile, si l'on détermine ledit trajet par la série des points où ont été successivement sectionnées les fibres nerveuses.
» Pour que la localisation eût une rigueur absolue, il faudrait, outre la Photographie dans le plan sagittal, une Photographie dans le plan frontal. Le malade, déjà fatigué par une pose de sept quarts d'heure, n'a pu être soumis à cette seconde épreuve.
» Pour le cas particulier dont il s'agit, l'intérêt de l'expérience consiste non seulement dans la détermination du siège actuel du projectile, mais dans la conséquence pratique de cette détermination. La balle étant située dans la région temporale, ce n'est pas à sa présence qu'est due l'hémiplégie persistante. L'hémiplégie résulte de l'interruption des fibres nerveuses que le projectile a rencontrées sur son passage; eIle n'est pas d'origine corticalle, mais d'origine capsulaire. Une intervention chirurgicale ne changerait donc rien à la situation. »

1896, 6 de Julho - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. CXXIII
Nº. 1
Pag. 49, 50, 51
*
CHIMIE. - Action du zinc sur la plaque photographique. Note de M. R. Colson, présentée par M. Cornu.

« Dans le cours de recherches photographiques, j'ai constaté que le zinc exerce sur le gélatinobromure une action énergique; l'étude que j'en ai faite est résumée dans la présente Note.
» Si l'on décape avec du papier émeri une portion d'une feuille de zinc qui a été abandonnée à elle-même depuis un certain temps, et si on la met en contact avec une plaque au gélatinobromure pendant environ vingtquatre heures, le développement fait apparaître une teinte d'un gris foncé en face de la partie décapée, d'un gris plus clair en face des parties encore brillantes mais non décapées récemment, tandis qu'il ne se produit presque rien en face des parties oxydées. Cette action se manifeste aussi à distancc et au travers de certains corps.
« Il y a donc émission de quelque chose, qui ne peut être qu'une radiation ou une émanation; voici comment j'ai éclairci ce point.
» J'ai disposé sur la plaque sensible une petite lame de zinc pliée à angle droit; une des branches reposait horizontalement sur la plaque, tandis que l'autre s'élevait verticalement; en face de cette dernière branche, à une distance de 3mm, se trouvait un carton vertical, percé d'une fenêtre partant de la plaque. S'il s'agit d'une radiation, on devra observer sur la plaque la trace d'une ombre et d'une pénombre d'après les lois géométriques du rayonnement. Or, rien de tel ne se produit: une teinte grise dégradée s'étend à partir du zinc, non seulement à l'intérieur de la fenêtre, mais tout autour du carton, qui n'a préservé que le trait par lequel il reposait sur la plaque. Dans une autre expérience j'ai placé le zinc sur un pont en carton de 6mmde haut; l'effet s'est étendu tout autour, et aussi en dessous en teinte dégradée. Une pièce d'argent, légèrement soulevée, a laissé passer l'effet en dessous, sauf sur la région même de contact avec la plaque. Dans ces expériences, et dans beaucoup d'autres, l’obstacle est tourné. L'effet est donc dû, non à une radiation, mais a une émanation.
« D'autre part, les éléments de l'air n'interviennent pas, car je n'ai pas trouvé de différence appréciable en développant, dans un même bain, deux plaques du même paquet, soumises, pendant quarante-huit heures, aux deux moitiés d'une même lame de zinc, l'une dans l'air, l'autre dans le vide de la machine pneumatique.
« Il ne rcste plus alors à invoquer, comme cause, que la vapeur de zinc.
« Cette émanation diminue lentement au fur et à mesure que la surface du métal s'oxyde; mais le décapage lui restitue toute son énergie. L'intensité n'augmente pas sensiblement après une exposition, même prolongée, à la lumière solaire.
» Il ne suffit pas de plonger la plaque dans l'eau pour faire apparaître l'image; le révélateur est indispensable. D'ailleurs, rien ne se produit sur les papiers au chlorure et à l'azotate d'argent, ni au bichromate de potasse, ni au sulfate de cuivre, à l'état sec. Il est donc probable que la vapeur de zinc amorce seulement la réduction du bromure d'argent qui est complétée par le révélateur.
« Cette vapeur traverse facilement jusqu'à trois épaisseurs de papier écolier fort, ainsi que le papier photographique albuminé ordinaire, et, plus difficilement, le papier au gélatinobromure; les parties claires ou foncées d'une épreuve ne présentent pas de différence au passage; le papier noir est peu traversé; le carton arrête. Le bois ne laisse passer qu'en faible épaisseur, et d'autant moins qu'il est plus serré. Les métaux, le verre, les substances cristallisées, la gomme, et en général les corps compacts, forment obstacle. L'encre d'imprimerie sèche est traversée, tandis que l'encre à écrire ne l'est pas, sans doute à cause de la gomme et des cristaux qu'elle contient.
» Une plaque, enfermée pendant quarante-huit heures dans une boîte avec du zinc décapé, placé de facon que sa vapeur agisse sur la plaque, non directement mais par diffusion à distarice dans l'air, accuse un voile prononcé, dont sont seules exemptes les parties protégées par le contact immédiat d'un corps non poreux.
« M. Demarcay a montré, en 1882 (1) ([i]), que la volatilité existe déjà dans le vide pour certains métaux, à des températures relativement peu élevées, par exemple pour lc zinc à 184º. Aujourd'hui, grâce a l'extrême sensibilité du gélatinobromure, la production de vapeur de zinc est mise en évidence à la pression et à la température ordinaires. Ce résultat n'est pas seulement intéressant au point de vue théorique; il conduit à plusieurs conséquences pratiques importantes. On peut, par exemple, remplacer la lumière pour certaines reproductions par une feuille de zinc bien décapée; la porosité des corps interposés se substitue alors à la transparence. On voit aussi qu'il est prudent d'exclure lc zinc des boîtes, châssis et appareils photographiques; ou, si on l'emploie, il est indispensable de le recouvrir de corps compacts, comme le papier noir collé à la gomme, sans laisser aucune partie à nu. II faut encore tenir compte de cette action dans la photographie au travers des corps opaques.
« La poudre de zinc, même simplement frottée sur du papier, est au moins anssi énergique qu'une lame de métal (1) ([ii]).
» Le magnésium et le cadmium donnent le même effet que lc zinc, à l'intensité près; je n'ai rien obtenu avec lc plomb, l'étain, le cuivre, le fer et l'aluminium. «
([i]) (1) Comptes rendus, 24 juillet 1882.
([ii]) (1) Je me suis servi surtout de plaques Lumière, marque bleue, et du révélateur au métol.

1896, 13 de Julho - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. CXXIII
Nº. 2
Pag. 87
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M. A. Graby adresse un Mémoire intituié : « Fixage des photographies en couleurs sur papier ».

(Commissaires:MM. Lippmann, Mascart, H. Becquerel.)

1896, 13 de Julho - Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences

Comptes Rendus des Séances de L'Académie des Sciences
Juillet-Décembre
T. CXXIII
Nº. 2
Pag. 105
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PHOTOGRAPHIE. – Procédé pour photographier en creux les objels en relief et vice versa. Note de M. Ernest Moussard, présentée par M. Lippmann.

« Les difficultés que les archéologues rencontrent lorsqu'il s'agit de dérober à l'action du temps quelque précieux document, m'ont suggéré d'un moulage, l'empreinte d’une inscription ou d'un dessin gravé en creux ou en relief; photograplhier cette empreinte qui représente l'opposé de l'objet, et obtenir, avec un seul cliché, l'image réelle de l'inscription ou du dessin. Voici la solution que j'ai imaginée:
« On prend, au moyen d'un moulage au papier ou au plâtre, l'empreinte de l'objet, on photographie cette empreinte qui est l'inverse de l'original, apres avoir eu soin: 1º de placer en bas le haut du moulage à photographicr; 2º de mettre dans le châssis la plaque de gélatino-bromure, le vrrre en dessus et la couche sensible en dessous, de manière à obtenir un cliché négatif du moulage, qui lui-même cst le négatif de l'objet, puis opérer comme à l'ordinaire.
« On obtient alors le cliché d'un objet éclairé de bas en haut, avec lequel on reproduit, sur le papier sensibilisé, l'imagc exacte de l'original et non celle de l'empreinte. C'est cette manière d'éclairer l'objet qui produit l'illusion du creux ou du relief, phénomène d'optique causé par l'habitude que nous avons contractée de voir les objets éclairés par en haut. »