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terça-feira, 21 de abril de 2009

1862, 1 de Fevereiro - Le moniteur scientifique

1862, 1 de Fevereiro
Le moniteur scientifique
Journal des Sciences pures et appliquées spécialement consacre aux chimistes et aux manufacturiers
par le dr . Quesneville
paris
chez
M. Quesneville, rédacteur-propriétaire
55, rue de la verrerie
T. IV
123º Livraison
Pags. 65, 66, 67, 68
*
REVUE PHOTOGRAPHIQUE
SOMMAIRE : Objectif et matériel panoramique de M. Sutton. - Des agrandissements, par M. Chevalier. - L'Exposition de M. Disderi. - Obturateur instantané. - Appareil pour obtenir des épreuves phénakisticopiques. - Théorie de l'image photographique. - Photographie à la lumière de la lune. – Modification an procédé Russell, par M. Tourre. - Collodion sec lavé simplement. - Photographie en ballon. Fonds photographiques.
En Angleterre peu de chose; en France rien! tel est le bilan des grands travaux photographiques pendant les derniers jours de l'année 1861 et le premier mois de 1862. Et cependant, malgré cette disette, nous ne saurions noircir de nouvelles photographiques moins de quatre des grandes pages de ce recueil. C'est, qu'en effet, si notre art restc quelques instants sans faire parler de lui par quelque découverte éclatante, le chroniqueur doit en profiter bien vite pour faire défiler sous les ycux de son lecteur les nombreux travaux que voit naître chaque jour, et qui, perdant toujours un peu de leur importance en présence de nouveautés éclatantes, la retrouvent bien vite, aussitôt qu'ils ne sont plus noyés dans la lumière trop puissante que répandent celles-ci. Entrons donc de suite en matière, et passons en revue lesfaits les plus remarquables qui sont parvenus à notre connaissance.
II nous a été donné de voir, il y a quelques jours, un appareil qui, né en Angleterre depuis trois ans environ, considéré comme une utopie, une impossibilité pratique dans les premiers jours, s'est peu à peu perfectionné, amélioré, de façon telle qu'il constitue aujourd'hui un système commode, simple et susceptible de devenir une application courante. Il s'agit de la lentille panoramique de M. Sutton. Son principe est celui-ci: l'objectif que les rayons lumineux traversent pour venir se peindre ensuite sur la glace sensible consiste non plus en l'assemblage de deux verres (crown-glass et flint-glass), de densilé différente, terminés par des courbes représentant des portions de sphère, mais en une sphère entière, évidée à l'intérieur et remplie d'eau. Les rayons de la sphère intérieure d'eau et de la sphère extérieure de flintglass sont calculés de telle sorte que le premier soit environ la moitié du second; grâce à cette disposition, l'ensemble est parfaitement achromatique, et l'image vient se former avec une grande netteté au foyer du système. Mais la disposition sphérique de celui-ci exagère naturellement les déformations que la faible courbure des objectifs ordinaires produit, d'une manière sensible déjà, sur les épreuves que nous sommes habitués à voir se peindre sur la glace dépolie. Aussi n'obtiendrait-on sur une surface plane comme ccllcs que comportent nos chambres ordinaires, qu'une image informc, et faut-il placer au foyer, au lieu de glaces planes, une glace sphérique concentrique à l'objectif lui-même. Lcs opérations sur une semblable surface seraient absolument inabordables; mais heureusement M. Sutton en a pu modifier la formc. Réfléchissant en effet que les premiers plans, comme le ciel, n'ont généralement pas besoin de se trouver absolument au point, il a remplacé la sphère dont l'emploi eût été impossiblc par une surface représentant une portion d'un cylindre vertical dont labase aurait le même centre que la lentille objective.
Les avantages du système de M. Sutton sont de premier ordre et faciles à apprécier. Dans les objectifs ordinaires, le champ de l'appareil est déterminé par la courbure du verre; plus celle-ci est prononcée, plus le premier est vaste. Mais la déformation croît proportionnellement à cette étendue; aussi les tendances qu'ont les opticiens à augmenter le champ des appareils par l'emploi de fortes courbures, se trouvent-elles bien vite arrêtées par ce grave inconvénient. Mais, dans le cas actuel, l'irnage étant reçue non plus sur une surface plane, mais sur une surface courbe concentrique à l'objectif, on peut, sans crainte aucune de déformation, profiter de la courbure entière de celui-ci. II en résulte que l'on peut au moyen de la lentille Sutton embrasser, comme l'annonce son auteur, un véritable panorama. Là où les lentilles ordinaircs les plus parfaites ne donneraient qu'un champ de 30º environ, la lentille panoramique reproduit nettement tous les objets que renferme un horizon de 120º, c'est-à-dire le tiers de la circonférence. Tel est l'immense avantage que possède sur les autres appareils la lentille panoramique de M. Sutton. Grâce à son emploi, rien ne sera plus facile dorénavant que d'obtenir d'un seul coup ces vastes panoramas que les Bisson, les Lorent, etc., n'avaient pu jusqu'ici exécuter qu'en plusieurs épreuves successives et d'un raccordement difficile. Au moyen du nouveau système on fera sur glace cylindrique une épreuve panoramique que l'on tirera sur papier pour l'agrandir ensuite par les moyens ordinaires, l'usage du papier ayant permis de transporter sur une surface plane l'image qui, jusqu'au dernier moment, était restée sur une surface courbe.
Il semble, sans doute, au premier abord, bien difficile d'accommoder cet appareil aux manipulations photographiques ordinaires, mais les craintes que l'on peut ressentir à ce sujet, ne sont point fondées. Gràce, en effet, à des recherches persévérantes, M. Sutton est parvenu à créer un matériel spécial dont l'adaptation à son système est des plus aisées. C'est ainsi qu'il a fait fabriquer des glaces cylindriques dont la courbure est parfaitement déterminée, des châssis négatifs cylindriques également, qui se placent, comme les châssis ordinaires, à l'extrémité de la chambre noire; et enfin des châssis positifs cylindriques aussi, contre lesquels on appuie la glace, puis une feuille de papicr positif qui, déroulée et traitée, au sortir du châssis, par les procédés habituels, reproduit en plan l'image parfaitement exacte de l'horizon embrassé par les 120º que comporte le champ de cet appareil exceptionnel.
- M. Arthur Chevalier vient de publier une brochure qui ne peut manquer d'intéresser le monde photographique; elle traite des agrandissaments, et c'est là plus que jamais une question à l'ordre du jour. Faire en présence du modèle, ou bien en campagne une toute petite épreuve d'une exécution facile, pour la transformer ensuite dans l'atelier, à son aise et loin des difficultés, en une image majestueuse et grandiose, tel est aujourd'hui le rêve de tout photographe un peu ambitieux. Cette question, du reste, a bien marché depuis quelques mois; M. Quinet a perdu les procès en contrefaçon qu'il avait intentés aux opticiens, la chambre solaire de Woodward est tombée dans le domaine public, et il ne reste plus guère que les appareils à lumière parallèle dont la construction soit encore protégée par des priviléges; aussi un grand nombre d'ateliers s'enrichissent-ils chaque jour de l'un ou l'autre des divers systèmes agrandissants que prônent les inventeurs.
L'exposition ouverte par M. Disderi dans les anciens salons du Jockey-Club vient, du reste, de contribuer, dans une mesure importante, à appelcr l'attention sur les résultats que peuvent fournir les agrandissements. Parmi les nombreux portraits grandis par M. Disderi, d'après les procédés que lui a cédés M.Wothly, il en est un grand nombre qui sont véritablement dignes du plus haut intérêt, el l'on ne peut s'empêcher de féliciter l'auteur du succés pratique qu'il a obtenu. Mais l'on ne ssurait s'empêcher aussi de trouver aussi un peu hardie l'idée de faire des œuvres d'un seul photographe une exploitation exclusive Il y a quelques mois, les photographes français et étrangers se réunissaient au Palais de l'Industrie; M. Disderi n'y figurait pas. Et cependant il est impossible que dans une semblable réunion ses œuvres n'aient pas été admises si elles avaient été présentées. Est-ce donc qu'il n'a pas voulu se mêler à la foule des photographes ordinaires et qu'il a préféré l'isolement? Nous aimons à croire qu'il n'en est rien, et que des circonstances indépendantes de sa volonté l'ont empêché de concourir avec ses confrères. Nous connaissons à Londres des photographes d'un haut mérite dont la fashion anglaise recherche les œuvres remarquables, et parmi lesquels il nous suffira de citer MM. Claudet et Silvy, et cependant ces grands artistes ne dédaignent pas de prcndre part aux expositions générales.
- Puisque nous venons de parler d'appareils photographiques, citons deux nouveautés qui, nous le craignons bien pour elles, resteront longtemps nouvelles et vieilles tout à la fois. C'est d'abord une chambre à obturateur dite instantanée, construite par M. Jamin, l'opticien habile que tous les photographes connaissent. Au contact de la planchette de la chambre noire, derrière l'objectif, est placée une tablette en métal percée d'un orifice circulaire; un contre-poids, qu'une cordelette et deux poulies relient à cette tablette, suffit à la faire remonter aussitôt qu'il se trouve abandonné à la chute libre. Dans sa course ascendante, la tablette présente d'abord une partie pleine, puis l'orifice circulaire, et enfin une nouvelle, partie pleine. Il y a dans cette disposition une bonne idée, c'est de laisser la partie correspondante au ciel, moins longtemps découverte que celle qui correspond au sol, et d'éviter de cette façon la solarisation habituelle des ciels obtenus dans les vues instantanées. Mais, par contre, la course du contre-poids est beaucoup trop courte et par suite le passage de la partie ouverte devant l'objectif est loin d'ètre instantané. Dans les appareils de petites dimensions, comme celui qu’à construit M. Jamin, et comme tous ceux destinés à opérer en campagne, ce n'est pas au moyen de la chute des corps, mais au moyen de ressorts que l'on peut obtenir la fermeture instantanée des appareils photographiques. Nous citerons comme exemple de système de ce genre le petit appareil construit et employé avec tant de succès dans les Indes par M. le major Gordon, dont tous les photographes connaissent les belles épreuves.
- L'autre nouveauté nous a paru d'une originalité sans pareille, mais d'un emploi bien difficile; son but est de produire en une seconde douze épreuves successives d'une personne exécutant un mouvement, de telle sorte que le mouvement commençant à la première épreuve se trouve terminé à la dernière. Introduites ensuite dans un phénakisticope ordinaire, ces épreuves doivent reproduire le mouvement dans son entier et fournir par suite l'expression de la vie la plus complète que l'on ait réalisée jusqu'ici. L'appareil se compose d'une chambre noire munie en avant de deux objectifs stéréoscopiques ordinaires; à l'intérieur cst placé verticalement un tambour dont l'axe est horizontal et parallèle au plan des objectifs. En tournant autour de son axe, ce tambour amène successivement et par un mouvement rapide en avant des objectifs, douze glaces collodionées nitratées qui sont disposées sur sa surface latérale comme autant de pans coupés. Un obturateur intérieur découvre instantanément chaque plaque ao moment de son passage devant les objectifs, et les douze épreuves sont ensuite développées par les moyens ordinaires. Une danseuse exécutant un pas, des collégiens jouant à saute-mouton, un ouvrier sciant du bois, peuvent être saisis de cette façon, et les épreuves ainsi obtenues doivent théoriquement, si elles sont réussies, reproduire dans le phénakisticope le mouvernent avec toute son animation. Mais si l'appareil est construit, sa manipulation est encore à l'état théorique: aucune des épreuves qu'il doit fournir et qu'un photographe jovial appelait photostéréophénakisticopiques n'a encore été montrée en public, et nous craignons bien, tout en désirant que notre craintc ne se réalise pas, nous craignons bien que leur exécution soit presque impossible, et ne se fasse attendre indéfiniment.
- Parlons un peu maintenant des théories, des procédés et des travaux photographiqnes. M. Malone vient de publier, en Angleterre, une étude chimique fort appréciée sur la composition de l'image photographique. Suivant lui, celle-ci est uniquement formée d'or et d'argent, sans matière organique, sans soufre et sans chlore. C'cst aux différents états de division de ces métaux que sont dues, suivant le savant anglais, les différences de coloration des épreuves. Ces métaux, d'ailleurs, semblent subir, au moment de leur séparation, une sorte de véritable dissolution dans l'eau. Déjà des chimistes français avaient établi que, dans l'image photographique, le dessin est formé par de l'argent pur, sans soufre ni chlore, mais ils avaient insisté sur l'influence de la matière organique. Leur théorie est donc en désaccord avec celle de M. Malone; laquelle est la vraie? C'est ce que des travaux ultérieurs nous apprendront sans doute, mais, dans tous les cas, la question est importante, et nous devons espérer qu'il sortira de cette étude, au point de vue pratique, quelques modifications heureuses des manipulations photographiques.
- Dans notre dernière revue, nous citions le fait remarquable de l'obtention d'épreuves sur collodion à la lumière lunaire, par M. Breese, de Birmingham, et nous ajoutions que le fait, quelque extraordinaire qu'il parût, devait être nécessairement vrai. Nous avions raison dans notre manière de penser, car voici que le secrétaire de la Société de Birmingham, ému des critiques de quelques publicistes français, écrit aux Sociétés de Londres et de Paris pour certifier que les épreuves de M. Breese ont été réellement obtenues simplement sous l'action de la lumière de la lune, et que ce sont seulement des questions d'intérêt pécuniaire qui empêchent M. Breese de divulguer le secret de ses opérations. Cherchons donc, comme il a cherché; la reproduction des vues éclairées par la lune est reconnue possible; il ne reste plus qu'à découvrir un collodion assez sensible ou un révélateur assez énergique.
- Quelques lettres récemment reçues d'Amérique nous apprennent que les procédés à sec commencent à s'y populariser. Voilà donc le collodion humide mis en échec dans le pays même où il semblait ne devoir jamais être détrôné. Parmi les procédés en expérimentation, celui du major Russell, basé sur l'emploi du tannin, semble être le privilégié. Et c'est justice. En Angleterre il détrône le procédé Taupenot; en France, tout en étant moins suivi, il est l'objet d'études et d'expérimentations intéressantes. C'est ce que prouve, entre autres choses, une lettre fort intéressante qu'a bien voulu nous adresser à ce sujet un de nos lecteurs, M. Tourre, de Trévouse (Vaucluse), et dont nous croyons devoir extraire les passages suivants :
» En expérimentant l'excellent procédé de collodion sec du major Russell et n'ayant pas sous la main du tannin pur, qu'on trouve difficilement en province, et toujours à un prix assez élevé, je lui ai substitué un tannin impur, qu'on trouve abondamment dans le commerce et à un prix très-bas; c'est l'extrait sec de châtaignier qu'on emploie en quantité considérable dans la teinture en noir sur soie.
« J'ai suivi, d'ailleurs, toutes les indications consignées dans votre Revue photographique, du ler mai et 15 décembre sur ce procédé; seulement, au lien d'employer la solution de tannin pur à 3 p. 100, j'emploie l'extrait sec de châtaignier à 5 p. 100. J'ai obtenu par ce procédé des clichés irréprochables, seulement le temps de pose est 7 à 8 fois plus long qu'avec le collodion humide. Ces clichés sont positifs par réflexion et négatifs par transparence. «
La modification introduite par M. Tourre nous parait, en effet, fort avantageuse; l'idée qui la lui a dictée est extrêmêment rationnelle, et nous ne sommes nullement étonnés qu'un opérateur habile ait obtenu de bons résultats au moyen du procédé Russell ainsi modifié.
- Mais il est un procédé de collodion sec dont les photographes s'occupent beaucoup en ce moment, et qui, de prime-abord, semble devoir les détrôner tous. C'est celui qui consiste à laver simplement la couche de collodion au sortir du bain d'argent, de manière à lui enlever tout le nitrate libre, et à opérer ensuite simplement sur la surface ainsi préparée. Bien des fois dejà, ce moyen a été proposé; comment se fait-il que, d'une pratique si simple, il n'ait pas été adopté préférablement à tout autre ? Sans doute, il présente quelque défaut grave que nous ne connaissons pas, d'ailleurs, car nous n'avons jamais eu l'occasion de l'expérimenter. Nous engageons nos confrères à faire mieux que nous, et à rechercher si, véritablement, le collodion simplement lavé est susceptible de se conserver sensible comme le collodion préparé a la résine, à la gomme, à l'albumine, au tannin, etc. S'il en était ainsi, le plus grand desideratum de la photographie en campagne se trouverait obtenu.
- En Amérique, à Boston, M. Black a fait, dans ces derniers mois, d'intéressants essais de photographie en ballon, et il parait avoir obtenu de forts bons résultats. Cependant, semblables opérations paraisssent à priori bien difficiles, et l'on a peine à concevoir comment le photographe peut, au milieu des oscillations de la nacelle, saisir le moment de calme nécessaire pour ouvrir l'obturateur de son appareil. M. Nadar, à Paris, a fait également, et sous le patronage de S. M. l’Empereur, des expériences de photographie en ballon, mais nous ne croyons pas que, jusqu'ici, ses hardies tentatives aient été couronnées de succès.
- Une des grandes préoccupations des photograhes est le choix des fonds d'ateliers; l'importance de cette question a grandi, dans ces derniers temps surtout, par suite du développement des portraits-cartes. Deux industriels, MM. Bellavoine et Capelli s'en sont préoccupés presque simultanément, et tous deux lui ont trouvé une bonne solution, en livrant aux artistes des fonds de toile ou de drap veloutés, et de teintes parfaitement dégradées. Et à ce propos, nous ne saurions mieux terminer qu'en recommandant aux photographes l'emploi des fonds à plusieurs plans, à peu près inconnus en France, et dont les opérateurs anglais tirent un parti si précieux.

Th. Benfield.

1862, 25 de Maio - L’AMI DES SCIENCES

1862, 25 de Maio
L’AMI DES SCIENCES
T. VIII
8eme AnnÉe
nº 21
Pag. 321, 322
La photographie date d'hier; elle a déjà fait des miracles, et elle en fera bien d'autres. D’où vient sa puissance? C'est que l'homme, présent par le génie, disparaît comme ouvrier. Il met la nature à sa place, elle dessine, elle peindra pour lui.
L'homme se repose et dit au soleil: Un peu de tes rayons, et ma besogne sera filite. Et le soleil, complaisant comme un grand artiste, trace les contours de ce front fatigué ou fixe l'imperceptible sourire de ces lèvres délicates. Quelquefois il se rit des ordres que lui donne le roseau pensant, et cette charmante femme de vingt ans, il lui impose d'un air dur dix années de plus. Mais ces dix années, si lourdes pour une jeune tête, vont lien aux monuments: aussi c'est dans leur reproduction que la photographie triomphe.
Malgré tout, nous l'avouons, ce qui nous frappe dans la photographie, ce n'est pas l'art. Par sa lunette, elle nous regarde dix secondes, tandis que le peintre, qu'il s'appelle Van-Dyck, Rembrandt ou Rigaud, contemple son modèle pendant de longues heures. Il l'épie, il le suit, il en rêve. Il note toutes les fluctuations, tous les éclairs, toutes les joies et toutes les mélancolies de son âme. Et quand le pinceau a fini sa tâche, ce n'est pas une unique attitude, une seule pensée, un sourire de commande, que vous avez devant vous: c'est l'être tout entier, avec ses mille nuances fondues par le génie dans un jet magistral.
Là sera toujours l’infériorité de la photographie. C'est une machine merveilleuse, mais qui va devant elle droit comme un boulet de canon ou plutôt comme un rayon de soleil, sans hésiter, mais sans interroger. Et c'est précisément cette rapidité, cette instantanéité, qui rendent admirable l'invention nouvelle en dehors de toute préoccupation esthétique. Que les phénomènes célestes s'acconplissent, que nos batailles ébranlent la terre, et la photographie, avec une précision et une sûreté inimaginables, notera tous les changements successifs et nous en laissera, sans jamais se tromper ni se lasser, la trace indélébile.
La photographie nous amuse aujourd'hui; mais dans cent ans on comptera avec étonnement les résultats et les mesures dont elle aura enrichi la science. Cette fois, on ne pourra pas accuser les savants de n'avoir pas prévu et de s'être montrés plus attachés à la routine que l'ignorant public. On n'a pour s'en assurer qu'à lire les éloquents rapports présentés aux deux chambres par Arago et par Gay-Lussac, au sujet des récompenses nationales demandées pour les premiers inventeurs, Niepce et Daguerre.
Quelques années après la découverte de Daguerre, on se servit de la photographie pour recueillir des panaromas, à l'aide d'appareils mobiles faisant le tour de l'horizon pendant que l'image était reçue travers une fente verticale trés-étroite. Mais on n'avait pas songé à appliquer le même pincipe à la topographie ordinaire. On doit celte application à M. Chevallier, ancien médecin militaire. L'ingénieux instrument qu'il a imaginé dans ce but a été breveté le 18 février 1858. M. Benoît, dans son rapport la Société d'encouragement, qui a voté une médaille à M. Chevallier, a donné à cet instrument le nom de planchette photographique: ce nom nous semble trè-bien choisi.
M. Ed. Paté a publié sur la nouvelle planchette une notice étendue (1) ([i]); c'est à elle que nous devons de pouvoir faire connaître à nos lecteurs cette précieuse application de la photographie.
Pour obtenir sur un plan un tour d'horizon, M. Chevallier reçoit l'image sur une plaque verticale, à travers un secteur fixe très-limité. La chambre obscure étant en station en un certain point, la plaque sensible fixe l'image de la portion d'horizon qui correspond à la position actuelle de l'objectif. Qu'on fasse tourner horizontalement la chambre obscure de manière à embrasser une nouvelle portion d'horizon, qu'en même temps la plaque verticale soit animée d'un mouvement de rotation autour d’un horizontal,et il est évident qu'on reproduira sans confusion et sans lacune toute la vue comprise entre les limites des positions de la chambre obscure si les deux ratations effectuées sont égales tel est le principe de la planchette photographique. On peut d'ailleurs opérer d'un mouvement continu, et obtenir rapidement un tour d'horizon complet.
Si le centre de l'objectif correspond au milieu du rayon vertical inférieur de la plaque, l'image étant renversée, c'est le ciel qui est reporté vers la circonférence, tandis que les objets plus voisins, c'est-à-dire ceux qu'on veut surtout relever, sont rejetés vers le centre et trop réduits. A l'aide d'une planchette à coulisses, on peut alors retourner l'objectif et le faire correspondre au milieu du rayon vertical supérieur de la plaque. L'image étant toujours renrersée, c'est, au contraire, les parties basses qui s'étendront sur la circonférence, et les parties hautes qui viendront avec le ciel converger vers le centre. Tous les objets dont il importe d'établir exatement les dimensions forment dans ce cas, sur la plaque, une couronne qui entoure un cercle central, image du ciel.
Il est bon d'ajouter que l'on peut déduire très-simplement du plan lui-même, et en s'aidant de la règle à calcul, les hauteurs des différents points du panorama au-dessus de la station choisie.
Cet appareil a de grands avantages sur la planchette ordinaire, à laquelle il succédera certainement dans un temps restreint: les erreurs de viséc deviennent impossibles; aucun oubli n'est plus à craindre; il sutfit d'une seule mise au point, l'appareil donnant lui-même toutes les directions et tous les éléments nécessaires au calcul des cotes; enfin, comme on peut obtenir avec un seul cliché un nombre quelconque d'épreuves positives, on peut aussi fire exécuter simultanément autant de reproductions do plan demandé qu'il est nécessaire.
En résumé, la planchette photographique simplifie extrêmêment la topographie ordinnaire. Elle est appelée à rendre de grands services en campagne, où elle pourra permettre de suivre d'instant en instant les changements de position des armées ennemies. Grâce à elle, la topographie des pays inconnus devient possible; que le voyageur, en passant, photographie les aspects changeants qui se déroulent devant lui, et s'il a pris soin de numéroter ses épreuves, il pourra, deux ou trois ans après, dans le loisir du cabinet, construire des cartes très-exactes des contrées qu'il aura traversées. Nous prédisons donc à M. Chevallier et à son invention un brillant succès: ce será justice.
([i]) (1) Notice sur la planchette photographique de M. A. Chevallier, par M. Ed. Paté, lieutenant au 2e régiment du génie; chez J. Dumaine, rue Dauphine.

segunda-feira, 20 de abril de 2009

1862, 23 Junho - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1862, 23 Junho
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. LIV
Nº. 24
Pag. 1283
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M. A. Chevallier fait hommage à l’Académie des autographes de huit Lettres adressées, de 1826 à 1829, à son père et à son grand-père par M. Nicéphore Niepce, Lettres qui, étant des documents pour l’histoire de la photographie, lui semblent mieux placées dans les archives de l’Académie que dans une collection privée.

domingo, 19 de abril de 2009

1862, 27 de Outubro - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1862, 27 de Outubro
Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
T. L V
Nº. 17
Pag. 674, 675
*
M. Chevalier (Arthur) présente des épreuves photographiques agrandiesde 6 à 8 fois au moyen d’un appareil optique construit par son père et modifié par lui. Parmi ces épreuves se trouvent des images de pièces anatomiques qui peuvent, pour un cours public, venir en aide aux démonstrations du professeur, les détails y étant amplifiés au point d’être distincts même du pourtour de l’amphithèâtre.
En s’occupant des moyens d’obtenir ces images agrandies et nullement défigurées, M. Chevalier songeait surtout au parti qu’on en pourrait tirer pour l’enseignement de l’anatomie et de l’histoire naturelle, et il avait mentionné expressément ce but de ses recherches dans une Note déposée sous pli cachetée le 2 juin 1862.
Ce paquet est ouvert sur sa demande, et il est donné lecture de la Note qui y était incluse.
La séries d’images agrandies présentées par M. A. Chevalier est renvoyée à l’examen d’une Commission composée de MM. Babinet et Velpeau.
L’instrument au moyen duquel a été opéré le grossissement est mis sous les yeux de l’Académie.

segunda-feira, 6 de abril de 2009

1869, 12 de Abril - Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences

1869
12 de Abril

Compte Rendu des Séances de L'Académie des Sciences
Janvier-Juin
T. LXVIII
Nº. 15
Pag. 852, 853, 854, 855, 856
*
RAPPORTS.

TOPOGRAPHIE. - Rapport sur la planchette photographique inventée par A. Chevallier, et construite par M. Duboscq

(Commissaires: MM. Regnault, Fizeau, d'Abbadie rapporteur.)

« Dès que Daguerre eut employé la chambre noire pour fixer les images sur une plaque métallique, Arago vit tout de suite que le topographe pourrait emprunter à la photographie ses moyens rapides d'investigation. Cette prévision du grand physicien suscita diverses idées pour une solution pratique du problème, et, cinq ans plus tard, M. Martens montra que l'on pouvait fixer sur la surface d'un cylindre une suite d'images reçue à travers une fente étroite et un objectif mobiles. On n'obtenait ainsi qu'un demitour d'horizon, mais M. Garella, Ingénieur en chef des Mines, ne tarda pas à perfectionner l'appareil, de manière à obtenir les images sur une surface plane et à prendre, à la rigueur, un tour d'horizon entier. Ces dispositions étaient ingénieuses, mais quand il s'agissait ensuite de construire une carte plane, il fallait recourir préalablement soit à de longs calculs, soit à des réductions graphiques, où la possibilité des erreurs se joignait à des retards inévitables.
« Dix-sept ans après l'invention de Daguerre, A. Chevallier posa enfin d'une manière précise le problème à résoudre, en établissant que, pour obtenir un plan sur le papier, il fallait construire dans chaque station un rapporteur spécial, formé photographiquement par l'ensemble des signaux à relever, que l'instrument enregistre automatiquement selon les écartements angulaires où l'œil les aperçoit de la station choisie.
» Ce résultat est obtenu en promenant autour de l'horizon, par un mouvement d'horlogerie, un objectif vertical qui reçoit les images des signaux situés autour de la station. Reçues ensuite par un prisme à réflexion totale solidaire avec l'objectif, ces images sont renvoyées de haut en bas à travers une fente placée au-dessus d'une glace sensibilisée et horizontale. L'axe de cette fente fait partie du plan vertical mobile qui contient à la fois l'axe optique de l'objectif et le centre autour duquel il se promène en azimut. La fente s'ouvre automatiquement et sans secousse, après que l'objectif et le prisme ont déjà acquis un mouvement circulaire uniforme. Quand le tour d'horizon est terminé, cette fente se ferme d'elle-même, et l'on peut tourner horizontalement tout l'appareil, jusqu'à ce que l'aiguille d'une boussole attachée coïncide avec le zéro de son cercle divisé. En ouvrant alors une fente spéciale, on laisse la lumière tracer sur le bord de la glace un trait qui ajoute à l'épreuve la direction du méridien magnétique. Cette précaution sert à orienter le cliché et permet au dessinateur du plan définitif de se retrouver dans la combinaison ultérieure de plusieurs tours d'horizon.
» Dans ce cercle d'images photographiées, tous les signaux conservent entre eux les vrais écartements angulaires sous lesquels on les voit de la station. Pour les cas rares où un signal serait trop haut ou trop bas par rapport à l'objectif, une petite lunette à éclimètre, mobile autour d'un bras horizontal et qui surmonte tout l'appareil, permet de rapporter ce signal à un jalon placé dans le champ de l'instrument. Enfin,une ligne déliée, produite par un fil situé à la hauteur de l'axe optique, montre tous les points du panorama photographique dont l'altitude est égale à celle de la station où 1'on opère. En mesurant la distance de cette ligne au sommet de chaque signal et en s'aidant d'une table numérique, on obtient aisément les altitudes relatives. L'usage de tout cet appareil n'exige d'autre connaissance spéciale que celle de la photographie.
» Pour comprendre la grande simplification apportée ainsi dans l'art de lever les plans, reportons-nous aux méthodes employées jusqu'ici:
» Après avoir dirigé péniblement sur chaque signal l'axe optique de la lunette du théodolite, on lit et l'on écrit successivement les chiffres du niveau, des deux limbes et de leurs verniers. Quand les relèvements sont très-nombreux on est forcé de consacrer plusieurs heures à un seul tour d'horizon. Puis on place convenablement un rapporteur: on lit d'abord et l'on pointe ensuite un à un chaque angle horizontal. Ces opérations successives sont fort longues: souvent on y commet des erreurs d'autant plus difficiles à redresser qu'elles remontent plus haut. Le théodolite ordinaire ou théodolite à lecture n'est réellement préférable que si l'on veut approcher des limites de l'exactitude en appliquant le calcul à la construction de chaque triangle.
» Au contraire, le théodolite autographe ou planchette photographique achève dans une demi-heure le tour d'horizon le plus compliqué. On sera donc porté à pousser bien plus loin le nombre des détails en multipliant les signaux artificiels, car on enregistre involontairement les moindres accidents du paysage et mème des signaux dont on ne prévoyait pas le besoin. L'opérateur évite ainsi ces précautions supplémentaires que dans les méthodes usuelles on est obligé de prendre pour bien marquer la station, afin d'y relever, dans une seconde opération, les signaux importants qu'on avait omis, par ignorance ou par mégarde, de noter dans la première. Pour construire enfin le plan ou la carte, on applique directement la règle
sur l'épreuve photographique, car dans la méthode nouvelle chaque station a son rapporteur spécial. Le dessinateur n'a jamais à s’y préoccuper des lectures ni des transcriptions d'angles qui, disparaissant dans le résultat final, ne sont, dans tous les cas, que des séries de rapports et en quelque sorte des intermédiaires destinés à disparaître dès que le travail est terminé.
« A ces avantages de la planchette photographique il faut ajouter qu'elle affranchit l'opérateur de ces fautes d'attention si souvent difficiles à reconnaître ou mème à délimiter quand on s'en doute après coup. Le nouvel instrument jouit du précieux avantage des appareils automatiques, car la lumière s'y charge elle-même de faire les observations. De plus, on peut tirer d'un seul cliché autant d'épreuves qu'on voudra et plusieurs dessinateurs rédigeront ainsi au besoin un même plan en expéditions multiples. Les méthodes de contrôle sont toujours précieuses pour constater les faits, et celle que nous venons de mentionner ne peut s'employer lorsqu'on a opéré au théodolite, ni à plus forte raison quand on a fait des levés avec la planchette d'arpenteur. Au lieu de leurs levés discontinus et si souvent insuffisants, on obtient une véritable intégration en azimut, et en même temps une courbe d'égal niveau que le cliché donne sans calcul préalable.
» II n'est pas sans intérêt d'examiner les objections qu'on peut élever contre le théodolite imprimant de Chevallier. Le cliché qu'il fournit présente dans les angles azimutaux une incertitude de 4 ou 5 minutes, ce qui donne lieu à une erreur d'environ 1 mètre à une distance de 1000 mètres. Cette incertitude, due à des causes encore inconnues, peut varier ou même grandir un peu dans les épreuves positives, selon la qualité du papier et son retrait inégal par suite des lavages et autres manipulations de la photographie. L'emploi d'une règle spéciale pourvue de microscopes pourrait atténuer ces erreurs, qui, en rendant l'instrument impropre jusqu'ici à fournir des plans de la dernière présion, lui laissent toujours un avantage
immense, même dans ces reconnaissances exactes qui doivent précéder les opérations de la grande géodésie. Il est d'ailleurs difficile de prévoir le degré de perfection qu'une grande habitude de l'appareil permettra d'atteindre.
»Comme le topographe ne fait pas des vues artistiques, il n'y a pas lieu de blâmer l'inégalité des teintes qui résulte des variations de la lumière. Le rayon de nos rapporteurs ordinaires est de 9 à 10 centimètres seulement: dans le rapporteur photographique il est de 1 5 centimètres, ce qui donne une précision plus grande; et si la déformation produite par la convergence des lignes vers le centre vient jeter quelque doute sur l'identification d'un signal, on peut toujours s'éclairer en comparant les images des signaux voisins et en examinant la hauteur relative de chacun d'entre eux. Cette dernière donnée, souvent omise dans nos anciennes méthodes de levés, ne s'y obtient que par des opérations relativement fort longues.
« L'inventeur a ajouté à son appareil une boussole qui donne l'angle à 3 ou 4 minutes près. Il s'est aussi ménagé les moyens d'entourer chaque épreuve d'une division en degrés imprimés photographiquement au moyen d'une glace type. Cette addition est de luxe, mais elle plaira aux personnes que l'habitude amène à considérer avant tout les angles azimutaux.
« Après avoir suivi, pendant plusieurs années, les perfectionnements de détail que l'inventeur ne cessait d'ajouter à son idée fondamentale, votre rapporteur a voulu connaître les résultats de la pratique. II s'est assuré personnellernent, auprès de M. Viollet le Duc, que cet architecte éminent est compléternent satisfait du plan du château de Pierrefonds levé par A. Chevallier: on sait d'ailleurs combien l'oeil d'un artiste est sévère à l'égard de légéres imperfections dans les proportions d'un travail d'art où chaque relief doit conserver sa vraie grandeur pour donner un ensemble harmonieux.
« Sans insister sur un monument de Paris où l'architecte avait compté, non sans raison, sur un effet de perspective pour dissimuler une irrégularité de construction, nous citerons le levé partiel des environs de Toulon, qui, fait par la photographie sous les yeux de deux savants officiers, MM. Mouchez, Capitaine de vaisseau, et E. Paté, Capitaine du Génie, signala une erreur dans le plan directeur auquel on le comparaît. L'invention de Chevallier est ainsi non-seulement un rapide moyen de fonder une topographie, mais encore un précieux instrurment de contrôle pour les plans déjà exécutés. Dans les féconds travaux de la paix, il servira à refaire, sans trop d'efforts, notre carte du cadastre, où tant d'erreurs se sont glissées. En temps de guerre, il pourrait avancer nos principes de tactique, en retraçant fidèlement les divers épisodes d'un combat. Mais c'est surtout en achevant promptement le plan directeur pour l'attaque d'une place à peine investie que le théodolite imprimant sera utile, car il exécute rapidement, et il épargnera la vie de plus d'un officier du Génie, souvent trop porté à s'exposer au canon de l'assiégé. Dans ce cas, en effet, on conçoit l'avantage d'un appareil qui peut fonctionner discrètement derrière un épaulement, en ne découvrant au tir de l'ennemi qu'un tube et un objectif.
» Après douze années d'études incessantes, Chevallier est mort l'an dernier au moment où il espérait voir sa découverte adoptée par les savants spéciaux. Elle abrége beaucoup le temps consacré aux opérations sur le terrain d'où les intempéries et tant d'autres accidents bannissent le calme et le loisir. On y réalise aussi une économie notable dans le personnel et dans les délais nécessaires pour la confection des plans. En effet, c'est une machine à levers topographiques, qui introduit dans la planimétrie une révolution complète et heureuse. Cet appareil laisse à désirer pour les manipulations de la photographie qu’on voudrait parfaire à chaque station et dès l'achèvement du tour d'horizon. Mais il est légitime de compter sur ce progrès.
« En conséquence, votre Commission vous propose d’honorer de votre haute approbation l'invention si neuve et si ingénieuse de la planchette photographique. »

Les conclusious de ce Rapport sont adoptées.